Greek Crisis

dimanche 18 juillet 2021

Le virus de Mykonos



Le Régime fait décidément du cas par cas. On nous dit alors que la “mutation Delta” est partout, et même qu’elle galope ; par exemple et surtout dans les Cyclades. En effet, de tout temps, les hommes se sont servis de symboles pour qualifier ce qu’ils sont ou évoquer un moment déterminant de leur vie... de débauche. De même que les tenants du pouvoir. Samedi 17 juillet, Athènes interdit la musique à Mykonos, comme elle y impose le couvre-feu, entre une heure et six heures du matin. Bonne nuit les petits.

Mykonos...déjà célèbre. Années 1960

La nouvelle a fait sensation. Pour la presse mainstream internationale tout s’explique. “Douche froide à Mykonos. Les autorités locales ont imposé samedi un couvre-feu de 1h à 6h sur la très touristique île grecque. -Nous appelons les habitants, les visiteurs et les commerçants de notre belle île à appliquer fidèlement les mesures afin que la dissémination du virus puisse être rapidement contrôlée et que Mykonos puisse revenir à la normale- a déclaré dans un communiqué le vice-ministre à la Protection civile, Níkos Hardaliás”.

Pour la presse grecque soumise, la tonalité dans le verbe est pratiquement la même. “L’Adjoint au maire de Mykonos trouve ces nouvelles mesures excessives car elles vont complètement détruire le tourisme cette année. Commentant depuis la chaîne de la télévision publique ERT les mesures d'urgence, et notamment l'interdiction de circuler durant la nuit ainsi que la prohibition de la musique 24h sur 24, le maire adjoint de Mykonos, Aléxandros Koúkas a déclaré: -Nous ne les attendions pas ces mesures. Elles sont tombées très brusquement sur l'île qui accueille en ce moment 20.000 visiteurs”.

La vie encore réelle. Cyclades, années 1950

Il a même souligné que ces mesures détruisent complètement le tourisme et il a enfin exprimé son espoir quant à la non-prolongation des mesures au-delà du 26 juillet. Aléxandros Koúkas a également rappelé que Mykonos constitue en Grèce une île de pionniers pour ce qui est de la vaccination”.

Il faut dire que restaurateurs et les tenants des bars en cette Cyclade... de Sodome et de Gomorrhe, sont largement vaccinés... sauf contre la cocaïne qui circule allégrement et parfois même littéralement sous leur nez. Ils avaient d’ailleurs menacé ouvertement le gouvernement de jacquerie devant l’ultimatum de l’application du pass dit sanitaire, imposé à la restauration. Peine perdue... et surtout trahie. Et dire que les Mykoniátes sont à 89% vaccinés d’une première dose et de 77% de la deuxième, dépassant pratiquement même... les Israéliens en la matière.

Prison de haute sécurité à Tríkala. Thessalie, juillet 2021

Depuis la Thessalie, ses Météores... et ses prisons de haute sécurité, on observe ce chaos Cycladique avec distance et même avec humour ! Le “confinement” à Mykonos, ou plus exactement le couvre-feu et les autres mesures restrictives font apparaître cette vérité, mille fois répétée par les esprits encore logiques.

La vaccination est sans effet sur les variants, car les touristes sont aussi en grande partie vaccinés ou supposés testés négatifs ; elle pourrait même faciliter la tâche aux... mutants comme il l’estiment certains spécialistes. Reste à savoir si les nouveaux malades le seront bien gravement ou pas, en attendant que d’autres destinations touristiques comme en Crète Héraklion, ou encore Santorin et Paros dans les Cyclades, suivront le chemin de Mykonos et autant celui du Régime. On dirait plutôt que la programmation du chaos avance comme prévu, entre dramatisation et répression.

Car déjà, l'île bourdonne. Il y a d’abord ses entrepreneurs qui sont les perdants dans cette évolution car la perte financière serait-elle à terme de taille. Mais ce sont aussi les innombrables prostituées... modèles comme modelées, louées à l’occasion pour les besoins de l'île aux barons de la drogue, et qui voient maintenant leur tâche... entachée de silence, pour ne citer que certains métiers annexes à travers le... miracle Mykoniáte des trente dernières années.

Les télévisions-poubelles se focalisent ces derniers jours sur le cas des lycéens... devenus “gentils participants” aux nuits folles... car spécialement invités aux dites “fêtes corona”, organisées dans les villas privées de Mykonos et gardées comme on sait par la pègre, et parfois même par certains policiers complices. Les vraies questions n’ont pourtant pas été posées et pour cause.

Ces jeunes sont revenus à Athènes positifs et souvent même malades, sauf qu’ils ont débarqué à Mykonos munis de tests négatifs, lesquels ont été vérifiés par les garde-côtes. Et la bonne question c’est de savoir qui finalement organise ces “fêtes corona” effrénées, et surtout qui pratique la... drague d’une certaine catégorie de jeunes via Facebook pour qu’ils se rendent sur l'île aux vents... mauvais, à de fins plutôt précises. Peut-être que la Justice... plus aveugle que jamais, devraient aussi mobiliser ses médecins légistes pour que ces jeunes puissent être examinés... autrement que pour les effets COVID.

Makrónissos, l’île des prisonniers politiques, années 2010

Car, comme l’indique le vieux journaliste Hadjáras, “ces questions portent en réalité sur le lien avéré, entre les soirées privées frénétiques et le trafic de cocaïne, commercialisée comme on sait par la mafia albanaise, laquelle contrôle Mykonos et son... tourisme avec. Ce n’est guère un secret, des hommes qui recherchent de nouveaux partenaires sexuels entre étudiants et même jeunes... non accompagnés et qui ne peuvent plus... pratiquer de la sorte du côté de la Thaïlande, le font désormais à Mykonos. Le tout, avec la garantie de la mafia albanaise que personne ne les dérangera”.

C’est d’autant vrai, car déjà, d’après l’autre vieux journaliste Trángas et son ami et collègue Chíos ; eux, ils figurent également parmi les initiés supposés atypiques, l’affaire est plus complexe. Ni plus, ni moins, Trángas et Chíos prétendent que le clan des Mitsotákis, en plus de la... pègre transhumaniste à la Klaus Schwab, il serait également liée à celle plus terre-à-terre, de la mafia albanaise et grecque.

La Police grecque et ses dits Services Secrets, ne sont pas dirigés par le ministre Chrisochoḯdis, mais par le Premier ministre et en réalité, par son neveu Grigóris Dimitriádis. Ainsi, le pantin Chrisochoḯdis, s'il veut retrouver ceux qui ont été recrutés par le cabinet Mitsotákis, ces truands qui vendent de la cocaïne à Mykonos, et qui sont les rois des Clubs de Mykonos, et qui sont intouchables et indéboulonnables car ils apportent près de 4 milliards d'euros en revenus noirs par an au système politique ; s'il veut vraiment les retrouver, il peut aller poser la question à Grigóris Dimitriádis, le bureau de ce neveu et conseiller de Mitsotákis est situé juste à côté du bureau du Premier ministre”.

Notons que depuis près de vingt ans, Chrisochoḯdis est ce ministre... historique des socialistes, de la droite et du centre, nommé toujours au même poste. Certains en Grèce prétendent qu’il serait alors l’homme de l’État profond des Etats-Unis, voire du Mossad. Sans doute... une fois de plus c’est du conspirationnisme.

En tout cas, la seule réaction rapide et supposée simple des “autorités grecques” et de la dite “Justice” devant les “fêtes corona” à Mykonos, se résume au couvre-feu et à l’arrêt de la diffusion de la musique, c’est-à-dire, du pire bruit qu’il soit en réalité. Qu’on se le dise, Mykonos n’est pas devenue Makrónissos, l’île des prisonniers politiques des années 1947-1960. Tout laisse penser que les fêtes organisées dans les villas appartenant à l’hyperclasse paraphrasée et autant à celles des seigneurs de la drogue auront toujours lieu, même si la gouvernance tératologique actuelle, dépêche des drones à Mykonos “pour mieux contrôler la situation”.

Ces mêmes drones, qui laissent tout de même passer chaque jour par centaines, les envahisseurs depuis la frontière avec la Turquie en Thrace... ces derniers sont accueillis bien entendu sans PCR, ni pass sanitaire, ni même vaccin. Ils sont détenteurs du Pass Sóros, c’est l’essentiel dans projet de société ouverte de l’UE qui utilise l’immigration pour diluer l’homogénéité ethnique.

Les envahisseurs. Thrace, juillet 2021, presse locale

En attendant, c’est toujours à Mykonos on invente... les solutions du futur. On vient d’apprendre que en deux jours seulement de couvre-feu, les locaux utilisent leurs zodiacs surmotorisés pour transporter leurs fêtards, au besoin “cocaïnés” sur les îles voisines. D’après les premiers reportages, deux mille fêtards quittent Mykonos vers 21h, pour y revenir vers 6h du matin le lendemain. Supposons seulement que toute cette meute n’a pas le mal de mer et que Poséidon ne s’est pas encore vraiment fâché. Dommage.

En réalité, les annulations sont déjà fort nombreuses, car on en parfait zombisé plutôt aisé, on ne vient pas à Mykonos pour la beauté des paysages mais pour en rajouter dans la laideur de son âme ; ainsi, les promoteurs de ce tourisme du barbarisme ont eu pour leur grade, c’est-à-dire zéro. “Nous avions fait confiance aux assurances données par le Premier ministre Mitsotákis. Mais le gouvernement a trop tardé et en réalité, il n’a rien fait pour arrêter les fêtes corona organisées de manière sauvage”.

Dans les Cyclades, années 1950

Notre couverture vaccinale est optimale, et nous nous sommes appuyés sur l'engagement du Premier ministre, qui a déclaré qu'il n'y aurait jamais de confinement général. Alors nous sommes allés nous faire vacciner en masse, et nous avons essayé de convaincre le plus grand nombre possible de nos employés pour qu’ils se fassent vacciner également, et à la fin, ce qui vient de se produire. Et voilà que désormais nous payons tous les pots cassés”.

Tout le mois de juillet va être perdu. Samedi soir, la circulation à Mykonos était devenue molle, et ne ressemblait pas du tout à l'île du divertissement. Les entrepreneurs se disent choqués et surpris par les mesures d'urgence, tandis que des dizaines de milliers de travailleurs sont bouleversés. Il y a beaucoup d'annulations. J'ai parlé à au moins trente hôteliers qui sont mes amis. Et ils en sont à 10 ou 15 annulations par heure”.

Fin de partie ? Pas vraiment et pas encore. Depuis avril 2020, le ministrion Hardaliás avait averti que “la prochaine phase sera celle de l’adaptation progressive à un nouvel ordre des faits”. Tout est dit, y compris au sujet de la pourriture de Mykonos, Cronos dévore ainsi toujours ses enfants.

Adaptation... progressive. Télévision grecque, avril 2020

Le Régime fait donc autant du pas à pas. La couverture utilitaire pseudo-sanitaire cache un projet politique ; pour nous, il n’y a jamais eu le moindre doute. La biopolitique de la dernière... calamité est venue pour durer et le psychopathe Mitsotákis, l’ami des pédophiles est justement nommé à son poste pour parfaire le génocide des Grecs. Les pourris de Mykonos ayant voté pour lui à 80% commencent tout juste à s’en rendre compte... et encore. Bonne nuit les petits.

Laissons Mykonos crever comme il se le doit, restons ici en Thessalie et plantons nos légumes” me dit mon cousin et voisin au village près des Météores. “Nous avons de l’eau et de la terre. Et enfin, nous avons toujours nos chats !
Nos chats. Thessalie, juillet 2021

* Photo de couverture: L'ancienne prison à Trikala. Thessalie, juillet 2021