Greek Crisis

samedi 10 juillet 2021

Aux portes de Trézène



Juillet de l’air marin. Aux portes de Trézène, les vacanciers, Grecs comme étrangers en profitent sous le double règne du provisoire et de l’obsolescence. Le Régime, quant à lui, prépare activement les prochaines étapes dans la mise en place des mesures d’Apartheid para-sanitaire. Une application-phare... téléchargeable, décidera d’ici la fin de la semaine prochaine du droit d’accès aux cafés et aux tavernes, terrasses comprises. Pour les non vaccinés dépourvus de tests rapides à 20 euros, c’est alors l’exclusion qui est annoncée. Les restaurateurs protestent plutôt à moitié, surtout et d’abord ceux des îles. Air marin... chargé en iode !

Sur l'embarcadère. Péloponnèse, juillet 2021

Sur un embarcadère près de Póros, les pompiers ont monté à bord de la navette locale ; car il a fallu porter secours aux usagers bien abrutis d’un petit yacht. Il avait été conduit tout droit sur les rochers, entre la plage et la petite île fortifiée. Cette dernière, avait également servi de lazaret par le passé, car en ces temps révolus, les maladies visiblement rigolaient moins qu’en ce moment. Trézène, terre pourtant de Thésée.

C’est autant vrai à notre époque, d’abord en ce qui concerne les “responsables” aux manettes. D’après certaines sources sur Internet grec en ce début juillet, des patients et leurs proches ont rencontré par hasard Sotíris Tsiórdas, le chef des épidémiologistes officiels du Régime. Ceux justement que la gouvernance du sociopathe Mitsotákis, a exempté par décret de toute poursuite devant la justice.

Trézène, terre de Thésée. Juillet 2021

La scène se déroule au service des urgences de l’hôpital Attikón à Athènes. Après une très longue attente, les patients et leurs accompagnateurs ont aperçu Sotíris Tsiórdas, souriant et accompagné de deux ou trois suiveurs. Il faisait le fier, demandant aux patients quel problème ont-ils eu, et s'ils ont été vaccinés. Sauf que la chaleur mélangée à la souffrance, ont déclenché une bonne explosion de cette colère collective, laquelle s’est exprimée sitôt spontanément”.

La scène donc suivante relevait plutôt... du festival de l’incroyable... Il y a eu de nombreuses voix, des jurons et même quelques tentatives d'attaque envers Tsiórdas. Le hasard de cette journée avait déjà fait... que 80% des patients admis aux urgences, étaient des vaccinés récents ou plus anciens”.

Trézène, terre de Thésée. Juillet 2021

Et quand un accompagnateur a crié - regardez notre état, comment sommes-nous devenus nous avec vos vaccins - la réponse de Tsiórdas fut plus que claire. Nous n'avons obligé personne à se faire vacciner, vous le saviez que c'était de votre responsabilité individuelle”. En attendant toujours l’application-phare... téléchargeable ; car on n’arrête jamais le “progrès”.

Celui du Régime déjà... comme autant celui de la variante dite “Delta” du coronavirus grand réformateur des sociétés humaines et autant maladie tout de même difficile, si instrumentalisée. En attendant, et pour évoquer un peu les réalités tangibles en pays moribond, plus de 1.500 hôtels sont en ce moment bradés en Grèce. Le tout, au beau milieu de la supposée saison touristique. Elle représente pour l’instant et au mieux au niveau des arrivées, 25% de ce qu’elle fut durant la dernière vraie saison, celle de 2019.

Le pays attend ses figues. Péloponnèse, juillet 2021

La Grèce prévoit déjà ses figues, comme elle attend toujours ses touristes. Sans doute en août, ou plutôt, avec tant de doutes. En attendant, le Régime dépêche ses garde-côtes contrôler les certificats de vaccination et de test à l’embarquement au Pirée comme ailleurs, tandis que les premières sanctions administratives et financières, amendes et suspensions frappent certains bars en Crète... pour avoir accepté les clients debout.

Les restaurateurs de Mýkonos ont même fait savoir à la Police locale, qu’à la première amende distribuée, ils fermeront sitôt leurs établissements. Donc, la méta-modernité coronavirale simplifie visiblement aussi le cadre des luttes sociales.

Trézène, Chapelle de Saint Jean. Juillet 2021

Les plus aisés parmi les... nécrophiles culturels en visite dans les Cyclades, Grecs comme étrangers et d’abord à Mykonos, se déchaînent dans les villas ou à bord des yachts, là où déjà la cocaïne circule comme elle l’a toujours fait en ces lieux, c’est-à-dire sans masque. Propagande ou pas du Régime, c’est autant vrai que les virus, alors tous les virus circulent ainsi sans le moindre embarras.

Le ministère a même fait semblant d’ignorer qu’à bord d’un ferry de retour de l’île d’Ios, un certain nombre de jeunes Grecs issus des classes parasitaires des beaux quartiers de la capitale... avaient déjà de la fièvre. Non, ces gens-là, Grecs comme étrangers, ne se sont pas rendus dans les Cyclades ou dans le Péloponnèse pour se recueillir devant ce qui reste de Trézène, la ville de Thésée. Le ministrion Pétsas vient finalement d’admettre. “Il va falloir réajuster certaines mesures, car c’est autre chose une taverne à Athènes, qu’un bar dans une île accueillant de nombreux touristes”.

Donc le virus devient mutant, visiblement, suivant la fréquentation des lieux et le profil ethnique des clients. C’est en tout cas, ce qui découle du terrain des... covidodromes, voire ; de celui des embarcadères. Ainsi, certains Belges ayant embarqué au Pirée à destination de l’île de Póros, ont voulu nous raconter un peu de leur aventure en la matière. “Comme nous étions touristes et bien fiers de l’être, les responsables nous ont fait signe d’embarquer sans contrôle, contrairement aux Grecs”. La messe... est dite !

Trézène, terre de Thésée. Juillet 2021

Sauf que pendant que les garde-côtes contrôlaient les certificats de vaccination et de test à l’embarquement au Pirée, personne n’a surveillé les chalutiers turcs, lesquels sillonnent la Mer Égée, de Syros à Cythère, comme jamais par le passé. Sans parler bien entendu des navires de guerre du pays d’Erdogan.

Les Grecs n’y prêtent d’ailleurs plus attention, et peu de médias en parlent en ce moment. Le quotidien, le seul quotidien évoqué est celui du coronavirus, des mesures de coercition annoncées par les sbires locaux du Régime globaliste. Sauf que le vrai quotidien amer, reste celui de la mort économique permanente.

D’après une enquête récente, sur 365 jours par an, 179 ont été travaillés en Grèce pour payer les impôts, les taxes et les cotisations. Autrement-dit, jusqu'à la fin juin, chaque contribuable travaillait uniquement pour payer ses impôts et cotisations à l'État, et les 186 jours restants, seront enfin travaillés pour couvrir ses besoins de subsistance. Thésée est bien loin, et derrière la chapelle de Saint Jean de Trézène, c’est alors Chrístos Fourniádis repose, notamment en paix.

Chrístos Fourniádis repose surtout en paix. Trézène, juillet 2021

Chrístos Fourniádis, 1898-1968, fut professeur de français au Lycée de Póros, mais il était surtout un éminent historien et un archéologue local. C’est d’ailleurs lui qui a mis en lumière de bien nombreuses antiquités de Trézène.

D’après un texte de Vassílis Koutouzís, l’autre enfant du pays, amoureux de son histoire, “Fourniádis avait l’habitude de donner deux drachmes au chef de bande parmi les enfants du village et une drachme aux autres gamins, pour qu’ils l’aident sur le chantier des fouilles. Il a été par la suite à l’origine de la création du Musée Archéologique de Póros et il convient de noter également, que lorsque Fourniádis s'est rendu compte que la fin de sa vie s’approchait, il a convoqué le professeur de théologie au Lycée de Póros Apóstolos Painesákis, pour lui faire part de sa volonté de léguer sa riche bibliothèque au Lycée de Poros”.

Notons enfin que durant la Révolution de 1821 qui va conduire la Grèce à l'indépendance... trahie après 400 ans de domination ottomane, une Assemblée nationale a approuvé la Constitution de Trézène, en mai 1827, et les Grecs se sont donné un chef unique en la personne de Kapodístrias, l’ancien ministre du Tsar, qui fut donc sitôt élu Gouverneur de la Grèce.

Stripsonoúris assoiffé. Aux portes de Trézène, juillet 2021

Juillet toujours, celui de l’air marin. Aux portes de Trézène il faut chaud, et voilà que Stripsonoúris est assoiffé ; il nous remercie ainsi d’avoir rempli sa gamelle d’eau.

Phèdre, Thésée et Hippolyte le fils de notre héros, sont peut-être encore quelque part dans les parages.

De même que Gatoúlis ; nous voilà donc rassurés !
De même que Gatoúlis. Trézène, juillet 2021

* Photo de couverture: Air marin. Trézène, juillet 2021