Greek Crisis

jeudi 24 juin 2021

La dernière pluie



Impressions furtives. C’est l’été grec sous sa forme la plus fantomatique qu’elle soit, au besoin, en faisant semblant que tout cela ne contredit pas ouvertement... les réalités vécues. Athènes, et d’abord son centre-ville, n’est qu’un reliquat sinistré, ce que tout le monde remarque facilement. Nos rares touristes s’aperçoivent par exemple déjà, qu’il suffit de cheminer à peine pendant dix minutes à pied, pour se rendre d’un quartier allogène... à un lieu hallucinant. L’ancienne ville d’Athéna dans tous ses contrastes... d’une ville africaine, plus l’électricité et Internet.

La femme grecque de 1821. Athènes, juin 2021

Symboliquement, nos Evzones gardent toujours la tombe du Soldat inconnu, le monument fut inauguré le 25 mars 1932 devant l’ancien Palais royal. Ce dernier, avait été d’ailleurs transformé en “Parlement” pour les besoins du supposé “renouveau démocratique” d’il y a un peu moins d’un siècle. Encore une fois, la démocrature, celle des années 1920 à 1930, s’est terminée en clash... sous la surveillance historique depuis déjà 1831, de l’Anglocratie et des Rothschild.

Un siècle plus tard, le même Régime Xénocrate, se prétend-il célébrer le bicentenaire de Révolution nationale et chrétienne des Grecs. En réalité, il célèbre sa mainmise mafieuse et assassine sur le pays et sur le peuple grec. Car en ce lointain 1821, la Révolution des Grecs avait été sitôt usurpée par l’initiocratie.

Désormais, deux siècles plus tard, elle sera ouvertement muée en idiocratie... transhumaniste comme techno-féodale, sous la gouvernance des monstres psychopathes, à l’image par exemple de l’exécutant Mitsotákis.

Et l’on fait semblant de célébrer dans la foulée la femme grecque des années de la Révolution de 1821... pendant que dans Athènes de 2021, c’est de la figure de la femme issue de la nouvelle population musulmane qui finira par s’imposer dans pas longtemps... joyeux bicentenaire !

Nouvelle... Athènes. Juin 2021

Des femmes mais aussi des hommes. Près d’une femme grecque est agressée chaque jour, voire violée par des jeunes musulmans issus de la bande des... envoyés d’Erdogan, et de Sóros. Comme cette semaines cette jeune femme grecque, violée enceinte par trois Pakistanais et un Afghan. Les Pakistanais ont été arrêtés par la Police, le Premier ministre du Pakistan a envoyé son ambassadeur à Athènes visiter les prisons grecques pour déclarer dans la foulée que “ces événements surviennent généralement partout car les femmes grecques sont légèrement vêtues”.

Le Pakistan est comme on sait l’allié culturel et géopolitique de la Turquie et cette semaine en visite officielle en Égypte, le... petit timonier d’Athènes, Mitsotákis qui n’a rien retenu de Thucydide, vient de déclarer que “vis-à-vis de la Turquie, la seule diplomatie possible est celle du dialogue et que les différents seront bientôt réglés”, très bonne blague.

Et à l’occasion musiciens. Athènes, juin 2021

Donc tout finit par se régler... ou par se dérégler, c’est selon. En attendant, vive l’été grec. Durant le premier long week-end de la Pentecôte, de nombreux athéniens ont quitté leur ville, laissant derrière eux leurs compatriotes paupérisés. Ces derniers, à l’occasion musiciens de jour... sont restés en ville pour “amuser” les passants et les touristes. Leur musique est triste, et les passants même se raréfient, dans une ville dont l’âme est déjà offerte... au diable. Impressions... sans doute furtives.

De nombreux habitants ont quitté la ville. Athènes, juin 2021

On a alors beau invoquer les sept douleurs de la Sainte Vierge... matérialisées par des épées, rien n’y fait visiblement. Les athéniens... issus du passé grec de la ville, savent que leur ville est tombée aux mains sales du méta-monde galopant. La tendance nous dit-on est lourde, comme elle est autant globale.

Comme il est dit ailleurs au sujet du COVIDisme, “rappelez-vous, l’élite suppose qu’elle est la crème-de-la-crème génétique, et suppose que tous les autres sont des déchets génétiquement inférieurs et donc finalement sensibles à leurs techniques de contrôle mental”.

Il s’agit d’une opération de masse dans laquelle l’erreur humaine rend impossible une sélection efficace de la “qualité”, que celle-ci soit définie par le mérite objectif ou par la possibilité de servir la classe supérieure parasitaire. Dans la vision élitaire du monde, seule l’élite est “élite”. Tous les autres sont de la merde et donc sacrifiables”.

Et à Athènes également, le centre décisionnel appartient aux élites mafieuses de la politique comme à leur crime organisé. Partout donc, c’est le crime autant organisé des mafieux inferieurs ou des sous-traitants qui domine, le tout, entrecoupé par la zone touristique, telle une carte-postale... ayant définitivement perdu son cachet.

Les sept douleurs de la Sainte Vierge. Athènes, juin 2021

La messe à l'église russe. Athènes, juin 2021

Un pompier gradé, disait récemment à un ami que les Gitans vivant dans l’Ouest d’Athènes constituent une autre ville... intouchable dans la ville, à part celle des quartiers musulmans plus près du centre. Ces Gitans brulent des milliers de pneus de voitures par jour pour en extraite des métaux, achètent et vendent de la drogue et des armes, la Police ne pénètre plus dans ces quartiers et quand les pompiers s’y déplacent car les feux débordent, alors ils sont caillassés.

Et quand ce pompier engage enfin la discussion avec les Gitans, ces derniers lui expliquent que “depuis Mitsotákis, ils sont bien mieux libres dans leur fief, en plus, ce Mitsotákis paye mieux que SYRIZA de Tsipras pour chaque vote acheté sur place. Cent euros au lieu de cinquante, ce n’est pas rien”.

Tendances donc lourdes ; l’islamisation d’un presque tiers de la vieille ville d’Athènes, remplacement de sa population, fuite des Grecs et des étrangers d’Europe et des Balkans vers les quartiers périphériques, une criminalité qui explose, celle des étrangers, celle des Grecs aussi entre eux.

Anciens métiers. Athènes, juin 2021

Dont les cambriolages, parfois un peu politiques, car visant par exemple des opposants au Régime du criminel Mitsotákis de toute évidence devenus quotidiens, tout comme les assassinats, et toujours ces suicides qui ne font que rarement la Une de la presse.

Comme dans la nuit du 22 juin, quand un homme s’est jeté du huitième étage d’un immeuble à Athènes. Fin de... série.

En attendant la fin, plus du tiers de la population active ne travaille pas, les anciens métiers, déjà ne sont plus, et les nouveaux se font de plus en plus introuvables.

Dans la capitale ; comme un peu partout à travers le pays, de nombreux patrons dans la restauration cherchent des employeurs, même si les cafés ne sont pas souvent remplis.

Cafés, pas souvent remplis. Athènes, juin 2021

Au bout d’un an d’apraxie et devant la déception d’une saison touristique plutôt tiède, nombreux sont les jeunes et les moins jeunes qui s’accommodent de l’assistanat... à messager COVIDien.

Deux cent euros par mois et au mieux, vivant chez les parents, sous l’emprise de l’Internet et de Netflix. Sans parler des autres drogues, légalisées comme supposées illégales mais directement promues par le Régime. Non, en Thessalie ou en Crète, on ne produit pas que des escargots.

Escargots de Crète. Athènes, juin 2021

C’est comme déjà une répétition... renforcée d’une certaine histoire. La “Mort à Venise”, le célèbre film franco-italien réalisé par Luchino Visconti, sorti sur les écrans il y tout juste cinquante ans, n’aurait désormais plus besoin de tournages extérieurs. Son scénario devenu classique du genre, inspiré de la nouvelle, homonyme que Thomas Mann publia en 1912, raconte un épisode qui se déroule en 1911 à la Belle Époque, dans une Venise visitée par la bourgeoisie insouciante, avant les drames qui vont surgir.

Un siècle plus tard, l’effondrement provoqué, celui des sociétés humaines déjà en Occident est en cours. Sous le couvercle COVIDien ou climatique, les initiés organisent alors la pénurie, la raréfaction des ressources, des matières premières ainsi que de la vie pour tous, sauf pour leur caste. Venise, et ainsi la mort.

Mitsotakis symboliquement rayé. Athènes, juin 2021

Mais la vie des humbles pour l’instant, elle se poursuit. On nourrit toujours nos chats adespotes en Grèce et à Athènes, et l’on poursuit dans nos agapes après les messes qui ne sont plus suivies comme avant.

Et on a beau rayer... Mitsotákis de la carte, si ce n’est que symboliquement, COSCO le fleuron des Chinois vient d’acheter pratiquement tout ce qui en restaient du port du Pirée en dehors de son contrôle, quand la “gouvernance” actuelle est autant le VRP des GAFAM et des Big Pharma.

COSCO aussi au large. Le Pirée, juin 2021

On nourrit toujours nos chats. Athènes, juin 2021

D’après les dernières statistiques européistes, un tiers des Grecs sont des paupérisés, quand une famille avec deux enfants... se débrouille avec 920 euros par mois. Visiblement, C’est l’été grec, sous sa forme la plus fantomatique qu’elle soit, même en faisant semblant.

Agapes après la messe. Athènes, juin 2021

Dans les cafés, les habitués évoquent déjà un peu moins la vaccinomanie ambiante, le Régime dit que “tout va bien”, on parle alors football et pêche à la ligne.

Il y a donc ceux qui pêchent même au Pirée, sous le regard intéressé des matous il faut préciser. Ces derniers ne repartent d’ailleurs pas bredouilles, impressions... sans doute furtives.

Ceux qui pêchent. Le Pirée, juin 2021

Impressions... sans doute furtives. Le Pirée, juin 2021

Bel été grec pourtant et déjà la canicule habituelle toutes les trois semaines, Athènes sous 40 degrés Celsius. Et pendant que les forces du mal émergent dans le désert de la non-réaction des peuples, il serait peut-être bon de tirer quelques conclusions.

Tout d'abord, nous vivons une grande mutation du système en place ; désormais il est orienté vers l'abolition de tout... pseudo contrat social qu'il aurait conclu avec ses sujets après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les “citoyens” perdent tous les droits qu'ils ont acquis ou qu'ils ont reçus à l’époque, “pour que le système puisse alors fonctionner correctement”. Puis, viendra sous peu... la suppression des sujets.

Mais durant l’été grec sous sa forme la plus fantomatique qu’elle soit, il y a Netflix, Internet, le fragmentaire dominant... ainsi que l’inertie des sociétés et de la vie, face au génocide organisé. Donc espoir ?

Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie !
Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie. Athènes, juin 2021

* Photo de couverture: Nos gardes Evzones. Athènes, juin 2021