Greek Crisis

mardi 8 juin 2021

Défenseurs du terroir !



Pendant que la croisière s’amuse, le pays se défait. La “gouvernance”, celle des monstres actualisés avale tout: population, travail, droits, richesses, culture, terroir... ciel, mer et montagne, tout y passe. À Athènes, ceux déjà de la famille Mitsotákis aux commandes, sont historiquement les pires agents de la Xénocratie à l’instar du système politique grec, entier comme mafieux, et cela se voit. La pieuvre des criminels s’attaque à tout, tirant largement profit... du vivant qui vivote. Le pays souffre de la pire urgence existentielle de son histoire depuis 1940. Urgence ontologique et non pas sanitaire... quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse.

La croisière s’amuse. Péloponnèse, juin 2021

Le Régime s’attaque donc à tout, et alors à nos montagnes. La foutaise... écologisante des éoliennes participe d’ailleurs pleinement du totalitarisme européiste berlinois ; les éoliennes sont allemandes, ceux qui les installent sont issus des grands du BTP grec et autant magnats de la presse parmi les oligarques d’Athènes. Une presse aux ordres, subventionnée à raison de dizaines de millions d’euros par le gouvernement, pour n'administrer que la peur, pierre angulaire indispensable à la propagande univacciniste du Régime.

Et ça marche suffisamment, déjà, l’ère confinatoire des neuf derniers mois sur douze depuis mars 2020, a fini par anéantir de bien nombreuses résistances. Comme à Ágrafa, en ce pays montagneux aux faits bien rudes entre la Thessalie et la Grèce Centrale. Contrées aux habitants, longtemps indépendants sur les hautes terres étroites de la chaîne du Pinde, combattants naturellement irréguliers, bandits des passages et résistants tenaces face aux envahisseurs, voilà pour les héros de jadis de ces lieux.

Manifestants contre les éoliennes. Ágrafa, juin 2021 (presse nationale)

Entre la Thessalie occidentale et l’extrémité nord de l’Eurytanie en Grèce-Centrale, ces montagnards ont toujours lutté contre les éléments, humains ou naturels, aléas de l’histoire compris.

Leur résistance avait été largement vaincue sous le Régime... confiniste, sauf que cette semaine, certains habitants et quelques collectifs parmi les défenseurs disparates du dernier terroir, ont de nouveau affronté la Police prétorienne, laquelle protège comme partout, les promoteurs... du Grand Reset et leurs bulldozeurs.

Pays montagneux aux faits rudes ; faits à vrai dire accomplis depuis 2018. Il faut préciser que le projet pharaonique germano-compatible de l’installation des éoliennes menace cette région montagneuse dont l’autonomie et l’autogestion furent même respectées sous les Ottomans, c’est pour dire. La décision du “tournant éolien” date d’avril 2018, d’après un décret du ministrion de l’Énergie sous SYRIZA, lequel a été prolongée et même étendu dans ses prérogatives par le gouvernement Mitsotákis.

Ágrafa et le lac Plastíra. Thessalie, 2019

Pauvre pays, dévasté durant la décennie 1940, entre l’Occupation et la Guerre Civile. Grèce des montagnes, déjà vidée de plus de 700.000 habitants entre 1945 et 1949 et dont le coup de grâce se concrétise sous les escrocs politiques actuels, l’énergie pseudo renouvelable en plus.

Et quant au journalisme... pas très regardant des faits globaux, il se félicite, même implicitement du... “tournant énergétique” que prend alors la Grèce.

Athènes face au défi de la fin de la houille. La Grèce, longtemps troisième productrice de charbon d’Europe, veut fermer la plupart de ses centrales thermiques en 2023 et mettre fin à sa production d’ici à 2028. En Macédoine-Occidentale, les habitants s’inquiètent des conséquences socio-économiques. L’ensemble de ce bassin minier, le plus important des Balkans, propriété de la compagnie électrique grecque D.E.I - contrôlée par l’État - va cependant bientôt disparaître. Le gouvernement de droite Nouvelle Démocratie a programmé l’arrêt des dernières centrales thermiques dans deux ans et la fin de la production de lignite en 2028, suivant l’objectif de neutralité carbone de l’UE d’ici à 2050”.

Dernier terroir. Péloponnèse, juin 2021

La Grèce veut désormais privilégier le gaz naturel en provenance de Russie ou de Norvège, grâce à différents gazoducs. Ou celui tiré de ses propres ressources potentielles en Méditerranée. Elle souhaite aussi développer les énergies renouvelables, profitant de son climat ensoleillé et venteux. Selon le plan de sortie du lignite, dévoilé en septembre 2020 par le ministère de l’environnement et de l’énergie, la Macédoine-Occidentale deviendra une région verte: on y développera l’agriculture intelligente, le photovoltaïque ou le tourisme”.

Politiciens marionnettes, largement contrôlés et... pour ainsi dire “subventionnés” par les constructeurs des éoliennes, faisant de leur... mieux.

Dernier terroir. Péloponnèse, juin 2021

Certes, “c’était une fierté de produire l’électricité de tout le pays et maintenant on va importer du gaz d’Azerbaïdjan”, sauf que le reportage ne dit pas que la dépendance de la Grèce vis-à-vis de l’Azerbaïdjan est d’abord géopolitique. Bakou est une annexe d’Ankara, la famille Erdogan participe même directement aux capitaux des compagnies Azéries du gaz et du pétrole ; et enfin, dans la... projection événementielle de Berlin, de Bruxelles, voire de Washington, la Grèce et Chypre, seraient en phase de devenir les satellites de la Turquie.

Le reportage n’évoque pas non plus le fait que cette même houille grecque devenue inutile... elle est sitôt exportée à bas prix en Allemagne pour y produire de l’électricité, Crash radio, mai 2021. Car l’Allemagne inaugure de nouvelles centrales thermiques quand elle ordonne à la Grèce de fermer les siennes. Manólis, notre ami agent électricien depuis près de quarante ans confirme les faits. “Ce n’est pas seulement un scandale, c’est un crime contre notre autosuffisance en énergie... donc un crime de plus contre la Grèce”.

Accessoirement et comme par hasard, en cet étrange juin 2021, Berlin exige désormais ouvertement la fin du véto encore possible au sein de la dite Union européenne, quand les autres pays entendent, si ce n’est qu’en dernier recours, défendre leurs intérêts nationaux... supposés encore vitaux.

Dernier terroir. Péloponnèse, juin 2021

Pendant ce temps à Athènes, les banques situées au cœur du Régime, intensifient leurs attaques via la vermine habituelle de leurs laquais. La guerre est totale. Ainsi, l’Association... des employés d’Alpha Bank à Athènes, exige“la mise à l’écart des collègues qui ne veulent pas se faire vacciner. Ces gens ne doivent plus recevoir leur salaire”.

Voilà donc pour la voie tracée à suivre pour les prochains mois, maintenant que le Régime admet que les non-vaccinés restants... “seront difficiles à convaincre et que seulement 22,4% de la population grecque est à ce jour complétement vaccinée”.Durant l’hiver prochain, les non-vaccinés n’auront pas les mêmes droits que les vaccinés, et notamment, ils n’auront plus la liberté de se déplacer”, assène encore depuis les télés poubelles Matína Pagóni, la vedette des médecins cosmétiques du Régime.

Pourtant, la liberté de circulation est le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d'y revenir ; vielles croyances on dirait... de type woke.

C’est décidément de saison, car formant un ensemble de “catastrophes” imposées, et on y perd même littéralement son latin... et son grec avec. Il n’y a qu’à lire le sociologue, universitaire, essayiste et chroniqueur canadien Mathieu Bock-Côté, dans son analyse du concept de “racisme systémique” en délire. “Cette inquisition vient d’atteindre son sommet aux États-Unis avec l’université Princeton qui s’en prend au racisme systémique en abolissant, dans son département d’études classiques, l’obligation de maîtriser, et même d’étudier, le grec et le latin”.

Entre la plage et la grève. Péloponnèse, juin 2021

Ni latin, ni grec, ni enfin logique d’Aristote. Entre la plage et la grève, en face des éoliennes cette fois du Péloponnèse, nous voilà revenus à notre... chronique des derniers païens revisitée. Passage encore obligé par le livre du regretté Pierre Chuvin. Sa “chronique proprement dite, déroule la fresque narrative des mesures successives de mise à l’écart, puis de proscription des cultes polythéistes. Ce livre qui décrit la montée d’une intolérance portée parfois, de tous côtés, par les meilleurs esprits, est aussi un appel à la compréhension et à la tolérance, aujourd’hui, et un défi aux orthodoxies despotiques”.

Entre la plage et la grève et pendant que la croisière s’amuse, le pays se défait. Sauf peut-être chez les défenseurs du dernier terroir.
Défenseurs... du dernier terroir. Péloponnèse, juin 2021