mardi 2 février 2021

Tyrannicide



Les terrasses des bistrots fermés désespérément vides, les cœurs débordent d’amertume. Après le fiasco... des vaccins, les promoteurs du chaos inventent en attendant, leur nouveau discours de la peur. Les... mutants. Sauf que la plus grande mutation, la plus terrible surtout, est celle compromettant l’ensemble de la société, surtout quand elle est imposée. Les commerces sont fermés de nouveau, ou plus exactement, redevenus inaccessibles car on y accède seulement sur rendez-vous et encore. On regarde alors les vitrines dans ce pays, comme si l’on observait des espèces communes en voie de disparition. Muséum national d'Histoire naturelle... et son jardin des plaintes.

On regarde alors nos vitrines. Tout à moitié prix. Athènes, février 2021

Seulement voilà, l’instrumentalisation du COVID-19 ne pourra pas tenir lieu de paravent pour l'action gouvernementale tyrannique, au-delà d'un délai que l’on suppose raisonnable. Car il y a toujours la vraie actualité des affaires gréco-turques, celle que la clique au pouvoir dissimule toujours sous le tapis de la junte prétendument sanitaire. Et surtout par les temps qui courent, la presse turque, déjà elle pavoise. Non sans raison. Pour la première fois en cette année 2021, la Grèce officielle n’a pas honoré la mémoire des trois de ses marins, tombés en opération le 31 janvier 1996 à Ímia, îlot grec de la mer Égée que la Turquie revendique, de même que la moitié de l’archipel. “Ímia , ce n’était que le début, la Turquie doit prendre la maîtrise de 153 îles et îlots en mer Égée, actuellement sous contrôle grec”, déclare ouvertement Cem Gurdeniz, amiral turc à la retraite. Sans commentaire ; on se souviendra seulement de la démesure d’Hitler ; à l’époque c’était au sujet des Sudètes.

En ce 31 janvier 1996 pas si lointain, un hélicoptère militaire grec, un appareil AB.212ASW a été abattu par les forces armées turques, et depuis, chaque année à la date anniversaire de cet événement, ceux de la Marine nationale, voire même parfois les politiques, jettent une couronne de fleurs dans la mer à l’endroit précis où l’hélicoptère avait sombré. Au moment des faits il a été rapidement remonté à la surface les jours suivants, ainsi que les dépouilles des trois héros tombés à Ímia. Les lieutenants Panagiótis Vlachákos et Christódoulos Karathanásis, et le major Éktoras Yalopsós.

Christódoulos Karathanásis, Panagiótis Vlachákos et Éktoras Yalopsós

Débris de l'hélicoptère abattu à Ímia en 1996. Internet 2021

La Grèce officielle honorait la mémoire des trois de ses marins, sauf cette année. 2021, est pourtant l’année dite du grand bicentenaire. Mon ami Olivier Delorme le rappelle d’ailleurs dans un texte d’actualité, à la fois riche en éclaircissements historiques, et également très émouvant. “En mars 2021, les Grecs commémoreront le bicentenaire du déclenchement de leur guerre d’indépendance contre l’Empire ottoman. Au terme de neuf ans de combats, qui firent environ deux cent mille morts, dont nombre de victimes de massacres à caractère génocidaire perpétrés par les Turcs à Chios - qui inspira la toile de Delacroix et L’enfant grec de Hugo -, à Kassos, à Psara, ce conflit accoucha d’un État national des Grecs qui comptait un peu plus de sept cent mille habitants mais en laissait deux fois plus dans l’Empire ottoman”.

Revenons à Ímia. 1996, la Grèce se trouvait sous gouvernement Simítis, du PASOK dit socialiste. Ce Premier ministre réputé “très technique” par la propagande toujours ambiante, demeure encore cet homme politique laquais de Berlin... domestiqué par Washington et pour finir, grand promoteur du système mafieux et immigrationniste de l’escroc Sóros en Grèce. Et faisant suite à l’intervention du Président Clinton, Simítis avait à l’époque exprimé toute sa gratitude à l’égard des Américains pour, supposons-le, comme le répétaient les médias mainstream de l’époque, “avoir calmé l’agressivité de la Turquie”.

N’en empêche, c’est sitôt après que ce même Simítis avait accepté, en signant les accords de Madrid en 1997, que certaines zones de la mer Égée grecque puissent figurer sur les cartes... désormais placées entre parenthèses, autrement-dit, “potentiellement et possiblement revendiquées par la Turquie”. Bien entendu, Simítis agissant de la sorte, mettait en cause la souveraineté de “son” pays sans la moindre légitimité car en violation de la Constitution grecque. Et en 2020, au sein du cabinet actuel de Mitsotákis, les hommes de Simítis sont fort nombreux représentant près de la moitié des ministres et collaborateurs, surtout que ces termites autoproclamés de la nation deviennent de ce fait, dominants.

J’effectuais mon service militaire. Dodécanèse, 1996

Je me souviens très bien de cette crise de 1996 d’autant plus qu’à l’époque, j’effectuais mon service militaire au sein d’une unité de blindés dans le Dodécanèse, basée non loin de l’îlot Ímia. Nous faisions parfois la grimace dans l’étroitesse de nos chars, sauf que le cœur y était toujours et sans faille. Surtout quand les avions turcs photographiaient notre cantonnement au jour J-1, et que le jour J, notre unité se trouvait déjà en position de combat à proximité des plages.

Entre temps, il y a eu l’intervention de Washington, et de la sorte, les désormais tristement célèbres déclarations de Simítis. La guerre visible n’a pas eu lieu, sauf que les Turcs ont abattu l’hélicoptère de la marine nationale grecque près de l’îlot. Panagiótis Vlachákos, Christódoulos Karathanásis et Éktoras Yalopsós y ont été tués, Simítis et les siens les ont aussitôt oubliés, pas nous. Notons que la version officielle des faits, évoque toujours la thèse de l’accident. Je me souviens que dans la matinée déjà du 31 janvier 1996, je discutais en aparté avec le Colonel qui commandait notre unité à ce sujet. Il me disait qu’incontestablement, l’hélicoptère avait été abattu par les Turcs, et que les politiciens, tout comme le... très haut commandement, avaient encore une fois trahi le pays.

Vingt-cinq ans plus tard, en 2021, le sociopathe Mitsotákis poursuit dans la logique du fait accompli... établi de la sorte sous Simítis depuis Ímia. Seulement cette fois-ci, il s’agit de la moitié de la mer Égée et il y a aussi Chypre bien entendu. Et pendant ce temps l’éternelle Turquie perpétue ses massacres et sa purification ethnique à Afrin visant les Kurdes et personne n’en parle en Europe.

Quatre-vingt pour cent des habitants d'Afrin ont été contraints de migrer vers d’autres villes, au moins 498 civils ont été tués dans des attaques contre des civils à Afrin, tandis que 82 autres ont été tués sous la torture. Les attentats à la bombe ont blessé au moins 696 civils, dont 303 enfants et 213 femmes. Les Turcs dans la région ont entraîné la démolition de 64 bâtiments scolaires, comme d'autres institutions telles que l'Université d'Afrin. Dans les écoles, les manuels pédagogiques kurdes ont été interdits, remplacés par d’autres en turc et en arabe, selon un rapport récent”.

Archipel grec de la mer Égée. Années 1950

Et en Grèce, les médias aux ordres sous le salopard Mitsotákis, font tout pour étouffer la vérité des faits, pendant que leur crime perpétuel... se poursuit sous nos yeux, derrière le cache misère de la dictature sanitaire, inventé à partir d’un virus qui ne menace en rien la Grèce. Car, il n’y a pas que la presse turque qui se félicite de la date anniversaire de cette guerre étouffée à Ímia. On comprendra que, sous Mitsotákis, ceux qui sont tombés pour la patrie ne sont plus honorés, même pour faire semblant.

Et sur le terrain cette fois-ci à Athènes, les gauchistes immigrationnistes, l’armée de racailles affiliée à Soros, vient d’organiser un rassemblement devant le monument dédié à la mémoire des trois héros tombés à Ímia , dans le but d’empêcher tout hommage patriote. Naturellement, la Police a toléré ce rassemblement, pendant qu’elle traque les Grecs à la moindre occasion... pour non-respect des règles pseudo-sanitaires.

Pendaison pour les traîtres à la Grèce. Athènes, années 2010

Et contrairement par exemple à Papadópoulos, funeste parmi les Colonels de l’autre junte des années 1967-1974, Mitsotákis n’est pas de culture grecque, comme il n’éprouve aucun sentiment d’appartenance ni d’amour envers ce pays. Lui comme bien d’autres, il incarne plutôt la suite dans les xénocrates historiques récents ainsi placés aux commandes : Tsípras, Papandréou et j’en passe. Tous traîtres, “au besoin payés par certaines puissances étrangères, Turquie comprise, et par des intérêts d’initiés, tels les conspirés mondiaux des GAFAM et des Big Pharma”, d’après ce que le pays réel en déduit ou qu’il en sait, à l’instar du journaliste Trángas depuis sa radio Crash le 2 février.

Et quand le système politique d’un pays comme en Grèce devient alors totalement factif, la réponse tout autant politique est parfois exprimée par la rue, d’ailleurs tel fut le cas dès les premières années sous la Troïka de Bruxelles et de Berlin. Ainsi, en guise de slogans ou de graffitis, les manifestants arboraient souvent des panneaux avec écrits dessus “Pendaison pour les traîtres à la Grèce - Vengeance - Non pas des élections, mais la Révolution - Grecs Libres”.

Soldats de jadis. Grèce, 1940

Le Président Stephanópoulos, et le Général Baltzóis au centre. Athènes, années 1990

Grecs Libres. Athènes, années 2010

Le général Yannis Baltzois, publie aussi son témoignage 25 ans après les faits. “Je servais à l'époque au bureau militaire de la présidence de la République en tant que chef de l'état-major particulier du président de la République hellénique ; à l'époque sous Kostís Stephanópoulos”.

Et pourtant, bien que si globalement au soir du 31 janvier, la gestion à chaud de la crise par le haut commandement militaire semblait être correcte, d’après toujours les annonces officielles ; on peut désormais révéler les erreurs critiques et substantielles qu’ont été commises par nos dirigeants militaires et fondamentalement, par le chef d'État-Major des armées - CEMA - de l'époque, à savoir l'amiral Chrístos Lybéris. Cependant, nous n’évoquerons pas ici les énormes erreurs commises par les dirigeants politiques du pays, car elles sont évidentes comme elles ont été largement démontrées depuis”.

Pendant que les commandos turcs avaient mis pied sur Ímia, lors de la réunion cruciale chez nous, le CEMA consulte alors le lieutenant général D.N., commandant des forces spéciales grecques. Toute la question posée fut bien entendu celle de l’évacuation des commandos turcs de la partie ouest de l’îlot de Ímia. Mais ensuite, l'échange qui s'en est suivi a été extrêmement étonnant”.

La Garde Evzone devant la tombe du Soldat inconnu. Carte-postale, années 1930

CEMA: Général, pouvez-vous reprendre l'ouest d’Ímia et chasser les Turcs?
Lieutenant général D.N.: Mon chef, bien sûr, nous le pouvons, les forces spéciales grecques ont la capacité de mener à bien cette mission. Mais, comme vous le savez, les Turcs n'y sont pas allés pour se balader et ils ne partiront pas, rien que parce que nous le leur demanderons bien poliment. Nous devrons sans doute utiliser nos armes, nous serons donc impliqués dans le combat. C'est pourquoi, mon chef, êtes-vous prêt à me fournir de l’appui, s’agissant du feu naval, si nécessaire, et si je vous le demande?
CEMA: Non”.
Lieutenant général D.N.: Si un tir aérien est nécessaire, êtes-vous prêt à me le fournir?
CEMA: Bien sûr que non”.
Lieutenant général D.N: Alors, mon chef, allez les faire sortir vous-même”.

Vengeance. Athènes, années 2010

Le général Yánnis Baltzóis, m’avait dit pratiquement la même chose lors d’une discussion entre amis il y a deux ans ; ensuite, nous avons évoqué l’affaire de Chypre... ainsi que la tradition de la trahison devenue historique chez les politiciens en Grèce.

Et ce n’est pas fini. En 2021, la caste actuelle des politiciens parasites, de Mitsotákis à Tsípras... en passant par Varoufákis, entend en finir avec la Grèce comme avec son peuple. “Elle réchauffe le plat des élections anticipées dans pas longtemps, quand on sait que des proches de Mitsotákis viennent d’acquérir comme par hasard, la société Singular Logic, celle-là même qui organise et qui gère comme on sait l’informatique des comptes et des décomptes des élections en Grèce, depuis plus de trente ans”, radio Crash, le 2 février. Notons que sur Singular Logic, pèsent déjà quelques soupçons... d’arithmétique disons trop arrondie, ce qui rend l’affaire électorale, disons encore plus.... passionnante que d’habitude.

Ainsi, l’oligarchie... “démocraturiste” actuelle, mafia parmi les mafias, exerce alors tout son pouvoir de censure et de persécution à l’encontre de toute voix critique, voire, révélatrice de vérité. Universitaires, juges, militaires, médecins, avocats, enseignants, tout le monde y passe, à l’exception notable des courageux et des résistants, car fort heureusement ils existent.

Non pas des élections, mais la Révolution. Athènes, années 2010

Parmi eux, Mihális Arvýthis patron de chalutier de l’île de Kalymnos, la grande île grecque la plus proche de l’îlot Ímia. Il fut l’observateur participant des faits et des gestes en cette année charnière 1996, et autant par la suite. Il vient d’être interrogé par Dimítris Philippídis, journaliste à la radio grecque de New-York, Hellás FM.

Et comme Mihális Arvýthis ne mâche pas ses mots, on comprend que seule une radio de la Diaspora grecque aurait pu diffuser une telle interview... devançant ainsi les radios du pays, plus censurées et plus contrôlées que jamais. Extraits. “Le destin a voulu faire de moi un des acteurs de ce moment historique. Nous ne pensions pas un seul instant que l’issue aurait pu être aussi tragique. Le maire de Kalymnos avait fait appel à moi, et c’est à bord de mon bateau que nous avons mis le cap sur Ímia, dans le but de hisser notre drapeau national sur l’ilot, et nous l’avons fait. Je connais très bien les eaux comme les lieux, d’ailleurs à l’époque j’apportais souvent des vivres à un berger, membre de ma famille qui s’y trouvait de manière quasi-permanente”.

Par la suite, les commandos turcs ont occupé Imia et hissé leur drapeau, il y a eu après la terrible nuit du 31 janvier et l’intervention des Etats-Unis. Car surtout, et en dépit des mensonges des politiciens, la Grèce a accepté de céder sa souveraineté sur Ímia à partir de cette nuit. Les jours suivants, j’y ai amené une équipe de journalistes grecs pour y voir plus clair et surtout, pour vérifier la véracité des propos du ministre lequel prétendait que l’îlot restait toujours grec. L’expérience fut apocalyptique. Des avions turcs survolaient la zone pour nous intimider, puis, trois navires militaires turcs nous ont poursuivis de près dans le but même de nous faire couler”.

Dans notre idée, nous devrions autant alerter notre État-major sur la situation d’après le terrain, sauf qu’à notre retour, tout notre matériel ainsi que les séquences filmées, nous ont été confisqué par les garde-côtes... bien de chez nous. L’émission programmée fut annulée et les journalistes ont été même menacés. Un d’eux m’a dit, - laisse tomber, nous ne pouvons plus réaliser cette émission, je ne peux plus t’en parler. Quelques mois plus tard, j’ai emmené un compatriote de la diaspora, lequel a de nouveau hissé notre drapeau sur l’îlot, et sitôt... nos garde-côtes se sont empressés pour le dégager”.

Fermés pour toujours. Athènes, années 2010

J’ai 66 ans, je vais m’exprimer librement sans aucune crainte, je m’en fiche des conséquences, ma seule préoccupation actuelle c’est d’entraîner mes petits-fils pour qu’ils deviennent des patriotes comme moi. Voilà la vérité. L’hélicoptère a été abattu, touché même par plusieurs balles. Mon travail principal c’est la maintenance des bateaux, j’ai réparé et entretenu plus d’un millier de bateaux dans le coin. Ainsi, leurs propriétaires, surtout lorsqu’il s’agit de chalutiers, m’ont depuis apporté plusieurs débris de l’hélicoptère, remontés à la surface avec leurs filets. Un jour, quelqu’un m’a apporté un morceau de sa carlingue, criblé de balles. Aussitôt, mon épouse a reçu des menaces par téléphone. Je devais rendre cette pièce, ou sinon elle me retrouverait assassiné dans pas longtemps. Ainsi, j’ai rendu la pièce à la Capitainerie du port”.

Deux ans plus tard, des nôtres ont repêché la boîte noire de l’hélicoptère ainsi que d’autres pièces. Dégouté des politiciens, dégouté des mensonges, dégouté de leurs décisions durant cette nuit honteuse que nous avons tous vécu ici, je n’ai pas voulu la rendre, je l’ai alors dissimulé chez moi durant un an... mais finalement, je l’ai rendu aux autorités. Les officiers qui se sont présentés chez moi pour récupérer les pièces, mandatés par le ministère, ont voulu m’acheter, me proposant une faveur ou de l’argent. J’ai refusé, j’ai dit - Ces pièces ne m’appartiennent pas, elles sont à l’État”.

Voilà mon verdict. Honte à tous ceux qui font semblant d’être des politiques, ils sont tous vendus. Ils reçoivent des subsides des gouvernements étrangers et ils sont à leurs ordres. Durant cette nuit du 31 janvier, nous avions pris les Turcs en tenaille, nos bâtiments de la marine nationale étaient positionnés dans la zone pour agir efficacement et rétablir la situation. Sauf que les politiques ont préféré donner Imia aux Turcs, car depuis, nous ne pouvons plus y accéder comme avant, ainsi, plus personne ne peut prétendre que la souveraineté grecque dans la zone est celle qui prévalait avant ce 31 janvier 1996”.

La fin de la peur. Athènes, années 2010

Les Turcs tiennent les lieux en ils ne nous laissent plus passer, eh bien, les Grecs doivent enfin se réveiller pour mettre au pouvoir des politiques et des militaires... ayant des couilles, car ceux que nous avons actuellement, ils n’en ont pas. Nous avons besoin d’être gouvernés par ceux qui n’ont pas peur et qui sont prêts à se battre pour sauver la Patrie, car la situation va de mal en pire. Sachez aussi que nous, Grecs d’ici, habitants de Kálymnos, nous n’avons aucune peur. Nos pêcheurs affrontent chaque jour les bâtiments turcs, et ceci, à moins de deux mètres de distance. Sauf que les nôtres, nous laissent sans autre défense que nos propres moyens. C’est ridicule de voir que nos garde-côtes dépêchent parfois sur place de petites embarcations, pendant que les Turcs utilisent des bâtiments de plus de trente mètres chacun”.

Il m’est arrivé de faire tourner en rond trois navires turcs avec mon bateau de neuf mètres, je le fais pour leur monter qui nous sommes, et même s’ils me tuent, je m’en fiche, ce sera pour moi un honneur que de tomber pour la Patrie”.

Les terrasses des bistrots désespérément vides, mais au pays, les cœurs débordent de colère. Le temps du café et des pâtisseries de toute manière, il prend fin. Mitsotákis, tout comme l’ensemble du système politique gouverne par la peur, et par le choc permanent. Peur de mourir, peur d’un virus promu en arme de destruction massive, au même titre que l’euro et l’Union européenne par exemple. Seule la fin de la peur mettra un terme à cette situation.

Le temps du café et des pâtisseries. Péloponnèse, été 2020

De ce fait sans doute, notre ami Konstantínos Vathiótis, Professeur de Droit Pénal à la Faculté de Droit de l'Université Démocrite de Thrace, vient d’annoncer aujourd'hui sa démission, il l’a fait directement... sur la radio Focus FM de Thessalonique.

Aujourd'hui c’est le moment de ma dernière leçon, qui ne se déroulera ni dans l'amphithéâtre ni devant le tristement célèbre écran de télévision… cette cellule numérique érigée par la ministre, d’après les instructions sataniques des mondialistes. Ma dernière leçon se déroulera donc en direct, devant les auditeurs”.

Ce cours, est celui de l'annonce de ma démission dans quelques heures, du poste de Professeur de Droit Pénal à l'Université Démocrite de Thrace. Chaque minute perdue est précieuse, et le peuple grec doit comprendre où nous en sommes actuellement. Les événements indiquent qu'une nouvelle attaque en règle est imminente contre les Grecs. Je ne peux pas continuer à être enfermé, piégé dans une cellule numérique. Je refuse de m'humilier de cette manière”, a-t-il déclaré.

Les terrasses des bistrots fermés. Athènes, février 2021

L’Université a d’abord voulu lui interdire comme thématique enseignée, celle de la violation de la Constitution et des droits des citoyens par la mise en place illégale des confinements à répétition ; sans succès. Ensuite, et pour l’intimider, l’administration centrale de sa faculté lui a fait part “des dénonciations” naturellement “anonymes d’un étudiant, au sujet de ses cours, ne respectant pas la neutralité de l’opinion généralement admise par les universitaires”.

Réveillez-vous et agissez”, poursuit-il notre ami Konstantínos. “Nous vivons déjà sous la coupe d'un régime tyrannique, et ce qui arrivera sera encore plus terrible”.

Il est peut-être grand temps de revisiter Aristote. “Les véritables formes de gouvernement, sont celles dans lesquelles un seul, ou une minorité, ou une majorité gouvernent en vue de l’intérêt commun ; mais les gouvernements qui exercent le pouvoir en vue de l’intérêt privé, que ce soit d’un seul, ou d’une minorité, ou d’une majorité, sont des perversions. Parmi les formes de gouvernement où un seul exerce le pouvoir, nous appelons royauté celle qui a en vue l’intérêt commun. Parmi ces formes, la perversion de la royauté est la tyrannie car la tyrannie est une forme de royauté qui n’a en vue que l’intérêt du monarque”.

De nos jours plus que jamais, le tyran se dissimule. Car la tyrannie la plus aboutie est sans doute celle qui est parvenue à cacher jusqu'à son nom et bien entendu ses intentions. Inutile de dire que pour Aristote, le tyrannicide... est toujours un juste retour de bâton, il le qualifie même de naturel.

Hermès toujours innocent. Athènes, février 2021

Le très lointain 1996, nous ne l’oublions pas et quant à 2020, il est déjà bien loin dans un sens. On regarde nos vitrines comme si l’on observait des espèces communes en voie de disparition mais l’essentiel n’est plus là.

L’avenir, plutôt proche nous le dira. La fin de la peur ?

Chez Greek Crisis, Hermès toujours innocent, s’occupe de son jouet ; Mimi... sous antibiotique alors se repose. Muséum national d'Histoire naturelle... et sa ménagerie !
Mimi... alors se repose. Athènes, février 2021

* Photo de couverture: Statue inachevée. Athènes, années 2010