lundi 28 décembre 2020

Reniflant l'orage



Année 2020 finissante. “Le Sauveur est venu pour nous”. Voilà pour le message déjà du moment, accroché en façade de certains immeubles à Athènes ces jours-ci. Actualité sinon brûlante, celle des hommes naturellement. Tel devient même le cœur du récit de notre temps présent. Aventureux et sinistre, truffé comme il est d'événements épouvantables et plutôt mal dissimulés sous une politique... occultiste. Effectivement, au-delà des apparences, il n’ y a pas grand-chose à fêter, hormis sans doute pour les “grands médias” aux ordres.

Le Sauveur est venu pour nous. Athènes, décembre 2020

Ceux-là précisément, viennent de recevoir près de vingt millions de perfusion en deuxième dose d’entretien, de la part du “gouvernement”. Quoi qu'on en dise la propagande est toujours payante, sauf qu’il y a urgence en la matière. Car chaque jour qui passe laisse derrière lui des cendres, celles du “grand récit” mainstream.

Pour le reste, l’opération militaire de la “vaccination” ne fait que démarrer. Les prétendus nombreux camions transportant les... munitions vaccinales pénètrent en Grèce depuis la frontière terrestre du nord, escortés par les forces de l’ordre et au besoin même, par l’armée. Drôle de guerre. Le peuple est certes désormais quasiment conscient du... complot, sauf qu’il a déjà mangé tout son pain blanc.

De la propagande à la communication politique, il n’y a plus aucune différence. Ainsi, les laquais du gouvernement Mitsotákis tentent tant bien que mal de préparer toute l’opération ainsi que son camouflage, d’ailleurs officiellement appelée...“Liberté”. Car tel est le nom de code utilisé pendant cette Troisième Guerre mondiale pour designer la bataille... de la vaccination en Grèce, une méthodologie aussi connue pour être celle des services de renseignement et des sociétés secrètes.

Mais qui choisit ces noms? Sans doute les centres de planification et de conduite des opérations, dépendant de l'État-major... des Big Pharma et chez nous autant de Bruxelles, centres alors nerveux de la chaîne de commandement opérationnelle des mondialistes initiés, regroupant les capacités adéquates de planification et de conduite des opérations au niveau stratégique. Nomenclature barbare et corruption sont alors de mise, et autant celle du langage. Thucydide le décrivait déjà admirablement au sujet de la Guerre du Péloponnèse quand il écrivait “comment les mots ont perdu leur sens... pour en somme, signifier très exactement leur contraire”.

Le peuple... a déjà mangé son pain blanc. En Attique, octobre 2020

Rappelons que le nom d'une opération d’envergure doit respecter le principe de base de la pseudo-neutralité, il ne doit pas choquer ni provoquer de réactions. Mieux encore pour ses concepteurs, il doit si possible incarner un message positif. Ça y est, nous y sommes. Et sur le terrain, sitôt arrivées à destination, les... munitions vaccinales sont stockées sous bonne garde, le secret surtout domine, comme dans un bon vieux film d’espionnage, et pour commencer, les camions sont immatriculés ailleurs qu’en Grèce.

Sauf qu’on peut même parfois en rire, c’est permis et c’est même recommandé par les temps qui courent. Car nous venons finalement d’assister à cet ahurissant spectacle comique vaccinal, rien que par l'arrivée... légendaire et annoncée “à la frontière, de 3 millions de vaccins”, qui au final, ont été seulement au nombre de neuf mille ; tout juste assez pour vacciner les chefs, puis les prétoriens subalternes ainsi que leurs autres conseillers nommés par la mafia très officielle, rien que pour faire voir comment et combien l’État “grec” continue alors d'exister. Et que n'avons-nous pas entendu ces derniers jours, à la fois de la bouche des responsables gouvernementaux comme de leurs perroquets journalistes, au sujet des deux millions de vaccinations par mois, sitôt passées passés à un million, puis à 300000 et voilà que l’opération officiellement encadrée même par certains généraux et colonels, consiste à l’arrivée en Grèce et pour le moment de neuf mille vaccins conditionnés dans deux gros cartons chargés à bord d’un petit camion de fret... immatriculé en Pologne. Entre temps toute la crème brûlée des politiciens pourris que compte le “Parlement” se fait ostensiblement vacciner devant les caméras. Cirque d’hiver.

Opération tout de même militaire, en dépit de son aspect comique. Car on dirait enfin que le réseau... Échelon des Big Pharma ne souhaite pas que des échantillons de leurs “vaccins” puissent être dérobés et alors, peut-être même analysés ailleurs qu’aux endroits prévus. En tout cas, jamais par le passé les campagnes de vaccination n’ont été encadrées et organisées de cette manière ; chaque année par exemple en Grèce, on pouvait se faire vacciner contre la grippe chez le pharmacien du coin, ou sinon au cabinet de son médecin traitant.

Les laquais du gouvernement Mitsotákis. Presse illustrée, décembre 2020

Événements épouvantables et plutôt mal dissimulés. Et il n’y a pas que la seule instrumentalisation du COVID-19 qui est actuellement dans l’air du temps. Le service du bandit politique et alors “crétin ravi” Mitsotákis, demeure en tout temps comptable des opérations en cours par l'entremise de l'appareil gouvernemental et parlementaire, devenu le premier suppôt du système méphitique actuel, mis en place par l’élite des parasites et des dérangés mentaux mondialistes.

Ainsi, il y a eu d’abord l’examen au “Parlement” du projet de“loi sur la Culture et l’Archéologie” le 10 décembre dernier, relatif à la création du “Musée-Moulin” à Lesbos, tout comme à d’autres dispositions sur le fonctionnement du musée historique local “Anogeianákis” en Crète. Seulement, par un article spécial et distinct le “législateur” a également inséré d’autres dispositions, en somme, pratiquement dissimulées.

Ni plus ni moins, il s’agit de l'emprunt et de l'exportation “temporaire” d'objets provenant des collections des musées qui désormais est autorisé, respectivement aux termes et conditions alors autant inédites que scandaleuses. “Par décision de l'organe compétent du ministère de la Culture et des Sports, émise après avis du Conseil, il est autorisé pour la promotion du patrimoine culturel du pays et si des garanties suffisantes sont fournies pour leur transport, leur exposition et leur retour en toute sécurité, s’agissant de l'exportation à long terme des objets des collections des musées grecs, et qui peuvent également être des monuments entiers, afin d'être exposés dans des musées ou des lieux similaires à l’étranger pour une durée, qui ne peut excéder cinquante ans, renouvelable une fois”.

Musée archéologique de Díon. Macédoine centrale, Grèce, 2019

Finalement, d’après le texte publié au Journal officiel, la période dite d’exportation à long terme a été fixée à vingt-cinq ans, avec possibilité de renouvellement de cinq ans à vingt-cinq ans supplémentaires. Soulignons que la disposition pour la prise d'une telle décision d'exportation à long terme fait désormais référence à l'obligation d'obtenir un simple avis consultatif et non pas un avis conforme du Conseil National des Archéologues. Cela signifie que même si le Conseil des Archéologues n'est pas d'accord pour le départ à bien long terme d'une pièce, voire même d’un monument entier, le Ministère de la Culture peut parfaitement passer outre à cette mise en garde logique de la part des spécialistes.

Car le règlement actuel, jusqu’à l’adoption du nouveau texte, autorisait l'emprunt de certains trésors archéologiques, sous réserve de réciprocité avec les musées étrangers pour une période n'excédant pas cinq ans et qui ne pouvait être renouvelée qu’une seule fois, d’ailleurs très difficilement. Il va de soi que l'adoption de ce projet de loi en catimini, s'est déroulée en violation de la Constitution et du règlement même du “Parlement”, et en violation du principe démocratique de l'État de droit. On apprend à l’occasion que ces mafieux du gouvernement seraient déjà en train de préparer ... l’exportation de l’Aurige de Delphes, l'une des plus célèbres sculptures de la Grèce antique, et l'un des cinq seuls grands bronzes qui nous soient parvenus de l'époque classique conservée au musée archéologique de Delphes. Des avocats, des archéologues et des citoyens s’organisent pour attaquer cette nouvelle anomalie légalisée devant les tribunaux... Espoir ?

Mitsotákis... l’aurige de Sóros en Grèce, est alors un grand criminel politique, sauf qu’il se croit bien protégé, derrière une pseudo-justice aux ordres, autant coopté par ses maîtres par lesquels il a été engagé et préparé en parfaite marionnette du dernier théâtre de la démocratie occidentale en Grèce. Le phénomène n’est pas que grec, depuis la France, Olivier Todd par exemple nous le rappelle alors à sa manière.

L’Aurige de Delphes, 2019

Nous saurons que la monde a changé quand ceux qui nous ont mis dans le pétrin seront devant un tribunal – et je ne parle pas d’une simple commission parlementaire. On nous prie de croire que les gens qui ont péché sous les régimes précédents et qui sont toujours là ont fait leur examen de conscience. C’est trop facile! Il faut en finir avec l’impunité. On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières. La société française a besoin de morale, et il n’y a pas de morale sans punition. Ce n’est pas qu’une question de principe”.

Il existe maintenant un vrai risque d’explosion sociale, parce que les Français savent que leurs dirigeants sont incapables de les protéger. Si l’on accepte encore et toujours un pouvoir qui raconte n’importe quoi grâce à sa maîtrise des moyens de communication et qui s’entête à ne pas régler les problèmes économiques, l’étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais la guerre civile”.

En Grèce, pays déjà bien avancé dans la programmation initiatique des “élitosaures”, une bonne partie des “négligeables” souhaitent que le monde politique rende des comptes... de manière radicale et alors définitive, c’est-à-dire... par sa disparition physique. Exemple parmi une myriade d’autres commentaires de saison, cette réaction d’une femme devant la nouvelle relative à l’exportation possible de l’Aurige de Delphes. “Eh bien nous, nous leur prêterons Charon, car la coupe est pleine, déjà ils ont cimenté une partie de l'Acropole et ils projetaient d’installer des éoliennes à Delphes, eh bien nous, nous installerons des potences pour les exécuter à Sýntagma”.

Oui Charon, le passeur des Enfers dans la mythologie grecque, l’expression est toujours vivante à travers la culture traditionnelle forcément populaire ; et quant à Sýntagma, c’est l’historique place de la Constitution qui se situe face au bâtiment du “Parlement grec”.

Épidaure, le célèbre théâtre... sous surveillance. 2019

Année 2020 finissante. Actualité brûlante, celle des hommes naturellement, balancés d’une dictature à l’autre. On se souviendra à ce propos du témoignage de Jeanne Tsátsos sur son frère, le poète Yórgos Séféris, publié par la “Revue des Deux Mondes” en décembre 1976, il y a très exactement 44 ans.

Le dernier choc national qui atteignit Georges fut la dictature de 1967. Au début il pensait qu'elle serait provisoire. Mais à mesure que passaient les mois puis les années, il ne tenait plus en place. Il me semble que je le vois encore dans le fauteuil du salon. Ce devait être dans les premiers jours de 1969. Il ne venait plus très souvent chez nous. Comme il traînait la jambe, l'escalier le fatiguait. C'est moi qui allais toujours le voir. Je l'emmenais souvent marcher dans le jardin. Ce matin-là, il était venu avec sa femme qui avait quelques courses urgentes à faire, et qui nous laissa seuls. Il était accablé. Son visage était celui de l’homme de mer qui renifle l'orage”.

Yórgos Séféris au théâtre de Dionysos. Athènes, 1965

-Je ne peux pas dormir. Comment sortirons-nous de cet esclavage ? Une catastrophe menace le pays, cela est sûr. Mais menace-t-elle simplement ? Chaque jour tout ce qui contient une vérité, tout ce qui contient une vie, est étranglé. - Et là, dans son bureau, lentement, il me lut son premier projet de déclaration contre la dictature. Il y fit des changements et encore des changements. Il ne fallait pas qu'elle fût trop longue. — Maintenant je pense à trois dates. La première c'est le 28 mars, dès que je reviendrai de Delphes. La deuxième... Je l'interrompis”.

— Arrête-toi avant la deuxième. Tu la publieras à la première date, le plus vite possible. Si tu n'étais pas obligé d'aller à Delphes, je te dirais de faire encore plus vite. Temporiser est fatal. Le secret fuit. Il m'écoutait avec attention. — Bien, le 28 mars donc. Tu sais, toi, car tu as vécu l'occupation. Le dimanche 23 il partit pour Delphes. De là-bas il m’écrivit une carte sibylline. - Compagnon d'Ulysse, il échappait à Polyphème en se cachant sous un Bélier. Au dos de la carte il avait écrit. - Mercredi. Spectacle magique. Nous rentrons ce soir. Baiser. Georges”.

Tel devient même le cœur du récit de notre temps présent, quand le secret fuit. Voilà pour le message du moment, reniflant l'orage. Temporiser est fatal.
Temporiser est fatal. Animal adespote, Athènes, octobre 2020

* Photo de couverture: Coucher du soleil au temple de Poséidon. Cap Sounion, octobre 2020