Greek Crisis

mardi 15 décembre 2020

Adieu la démocratie, adieu Coralie...



Érosion rapide. Peuples tenus en laisse, pays présumés de cocagne et qui ne le sont plus, tout un monde lequel décidément attend son heure, mais alors laquelle ? Insidieusement, la “gouvernance globale”, cette préhension se découvre pour ce qu'elle est réellement en sa tyrannie. Elle a déjà tellement érodé les espaces de liberté et de vie de chaque citoyen en y substituant un inébranlable système totalitaire de contrôle étatique, et en somme privé. Car depuis si longtemps, le pouvoir politique est confisqué par ceux qui n’ont jamais eu de patrie.

En laisse à bord d'un ferry. Grèce, années 2010

Vocabulaire disons politique du temps qu'il fait. Contrôle qui devient encore plus astreignant grâce à l’informatisation, la propagande en plus. Le but, maintenir les capacités de réaction des peuples jusqu’à les anéantir complétement. Forcer à la… tératogenèse des réalités humaines, déjà par l’instauration d’un chaos destructeur des sociétés et des pays, histoire de faire croire aux citoyens... que la meilleure liberté c’est l’esclavage de ne disposer de soi-même que pour la satisfaction des besoins très primaires, et encore.

Et en plus de cela, en face de la Grèce... il y a la Turquie. Nos gardes, nos soldats, nos Evzones, retournent certes toujours à leurs postes sur la frontière, celle-là même que les “responsables politiques” rejettent, surtout... pour l’offrir aux ennemis. La semaine dernière, Bruxelles par son sommet, c’est-à-dire l’Allemagne et quelques autres pays selon leurs intérêts et d’abord ceux des castes aux commandes, ont... définitivement encouragé la Turquie dans son agressivité. D’après le communiqué officiel pondu à Bruxelles, la souveraineté grecque sur le Dodécanèse et sur la Crète est insidieusement mise en cause, puisque les missions illégales de prospection pétrolière du navire turc Oruc Reis dans la zone sont désormais déconnectées de tout contexte de sanctions de l’Union européiste visant la Turquie, si ce n’est que jusqu’à la date du 25 mars 2021.

Nos Evzones sur la frontière. En Thrace, années 1950

Allemands et Turcs ensemble, sont de retour en mer Égée, la Turquie officielle exige même du maire de l’île d’Anticythère, située entre le Péloponnèse et la Crète, de rendre les clefs à Ankara “car son île est illégalement occupée par la Grèce, ainsi que 19 autres îles”. Pendant ce temps, le multi-collabo Mitsotákis déclare “que les sanctions envers la Turquie ne doivent pas devenir une fixation, il suffit déjà que de les évoquer pour exercer de la pression sur la Turquie”.

Rien n’est laissé au hasard, et court-circuitant même au besoin son ministre des Affaires étrangères, Níkos Déndias, c’est sous les ordres de Berlin que Mitsotákis poursuit dans sa diplomatie secrète, quand sa collaboratrice Eléni Souraní est en contact régulier avec Ibrahim Kalin, porte-parole et assistant du président turc, radio 94.3 FM, 14 décembre. Bien entendu, après les fuites dans la presse, le ministère des Affaires étrangères à Athènes dément.

Allemands et Turcs sont de retour en mer Égée. Années 2010

Allemands en mer Égée. Années 1940

Ensuite, il y a encore ce récent épisode d’espionnage. Deux citoyens grecs, musulmans de Thrace Occidentale, l'un d'eux travaillant au Consulat turc à Rhodes, et l'autre, à bord d’un ferry assurant la liaison entre Rhodes et Kastelórizo, transmettaient aux agents de la Turquie des photos comme d’autres informations, essentiellement sur les mouvements des troupes et des navires grecs, au bénéfice de la... mère Turquie. Une fois arrêtés par la Police grecque, ils ont avoué. “Je l'ai fait pour rendre service à ma mère patrie, la Turquie”.

L'affaire prend d’ailleurs une nouvelle dimension. D'après les rares médias grecs qui ne sont pas... aux ordres du gouvernement, on apprend que... les deux espions ont été relâchés après leur interrogatoire, pour sitôt se rendre au consulat turc à Rhodes et bénéficier ainsi de l’abri de l’asile diplomatique. “Cela aura évité aux Turcs de venir les récupérer directement à Rhodes... disons autrement. Donc l'affaire serait-elle... vendue”, estime une partie de la presse grecque, ainsi que certains journalistes sur 94.3 FM en ce 14 décembre.

Oui, on le sait. Ne soyons donc guère surpris si l'Europe, cette “Europe” très exactement initiée par les seuls... initiés gnostiques, allant de Richard Coudenhove-Kalergi à Jean Monnet, figure de synarque et de technocrate, porte-parole... très autorisé de la haute finance anglosaxonne, se trouve en ce moment largement occupée par l'Allemagne et par Sóros et que, de ce fait, elle a déterminé son choix. D’après déjà un premier niveau d’analyse, elle préserve ses relations économiques et géopolitiques avec Ankara, abandonnant carrément son “partenaire et allié” grec, en Grèce comme à Chypre. D’après certains géopoliticiens en Grèce, cette Europe allemande serait même en train de marchander dans les coulisses... ses frontières méridionales, c'est-à-dire, les frontières de la Grèce.

Allemands occupants sur l'Acropole. Années 1940

On sait que des envoyés des Mitsotákis, une famille ayant tissé des liens très étroits avec l’Allemagne depuis les années 1940, discutent en ce moment à Berlin de l’ensemble des exigences expansionnistes de la Turquie, afin de déterminer la part qui peut être cédée tout de suite, de même que celle qui le sera un peu plus tard. Cette dernière seulement pour sauver les apparences, elle viendra quelques mois plus tard pour ainsi laisser place au délibéré des magistrats de la Cour internationale de Justice, toujours en faveur de la Turquie. Dóra Bakoyánnis, sœur... officielle de Kyriákos Mitsotákis, vient de le répéter comme par hasard cette semaine. “Avec la Turquie, nous devons ouvrir le dialogue qui nous amènera devant la Cour internationale de Justice”.

Les dirigeants à Berlin négocient alors de l’étendue de la mutilation de la souveraineté nationale grecque, bien naturellement loin des médias alors complices. Ces autocrates sont avant tout à la recherche d’astuces diplomatiques et communicationnels pour emballer la haute trahison des marionnettes d’Athènes, sans que le peuple se rende compte de la façon dont l’affaire sera bientôt ficelée.

Mitsotákis aurait donc tout accepté, de toute manière, tout laisse croire que c’est un pion, entièrement guidé par la chancellerie allemande. Pendant que le petit monde des initiés se prépare pour que cette nouvelle tragédie nationale puisse aboutir jusqu’au bout, la caste de la vermine politicienne et journalistique en Grèce, évoque ostensiblement le COVID-19, c’est pratiquement le seul sujet d’actualité pour les médias mainstream. Sans oublier non plus la dictature prétendument sanitaire qui se renforce, dont le but est en réalité, la destruction économique et nationale finale du pays, car telle est l’autre “grande mission” des Mitsotákis au pouvoir, avec l’aimable collaboration de l’ensemble du système politique grec, maintenant que les masques sont tombés.

Pays de la mer Égée. Années 2010

Fouilles archéologiques. Pays de la mer Égée. Années 2010

D’après pourtant un deuxième niveau d’analyse, cet abandon apparent du “partenaire et allié” grec, en Grèce comme à Chypre, ne serait alors qu’un détail... à travers le grand remodelage planétaire en cours, s’agissant d’imposer la gouvernance mondiale de fait, en passant par le chaos COVIDien, fabriqué de toute pièce.

Car dix ans d’occupation européiste, mondialiste et germanique en Grèce n’ont pas suffi pour mettre complétement à terre le petit et moyen commerce. Par contre, rien qu’en dix mois de totalitarisme à la COVID-19, tout laisse croire que cet objectif issu du “grand redémarrage”, puisse... enfin se réaliser en si peu de temps. C’est à ce titre effrayant de voir combien par exemple en France ou en Italie, la destruction de l’économie réelle, ne demande que seulement quelques mois de “travail”, quand la méthode imposée à la Grèce avait nécessité près d’une décennie “d’efforts”.

Tel est d’ailleurs le témoignage et l’analyse des représentants effrayés, du petit et moyen commerce en Grèce. “Il n’y a plus de marché, sauf pour les très grandes entreprises, et c’est un plan désormais avoué, la fin de la classe moyenne. Déjà, 30% des petites entreprises en Grèce sont au bord du gouffre et elles ne rouvriront plus jamais. Rien que durant le mois d’août dernier, on a enregistré 10 milliards d'euros de perte pour créances impayées pour ce qui est des petites et moyennes entreprises ; elles ont basculé comme on dit, dans le rouge. Pour l’ensemble de l’année 2020, le tourisme et la restauration ont perdu près du 80% de leur chiffre d’affaires habituel, et d’ailleurs, entre les deux confinements, plus de la moitié du chiffre d’affaires annuel des magasins de vente au détail de chaussures et d’habillement a été également perdu. Désormais c’est bien clair, le gouvernement sert les intérêts des grandes entreprises, grecques et surtout internationales”, Yánnis Hadzitheodórou au micro de Yórgos Trángas, 94.3 FM, le 14 décembre.

Petits commerçants. Athènes, années 1970

Café du soir. Grèce de l'Égée, années 2010

Pandelís Philippídis qui préside l’Association des commerçants de Thessalonique est également très pessimiste. “Nous sommes tous désemparés. Après dix ans de crise, et pour tenir, nous avons mis tous nos économies à contribution, nous avons même souvent vendu une partie de nos biens pour renflouer nos caisses. Désormais, et pour ce qui est déjà de Thessalonique, toutes ses petites et moyennes entreprises peuvent potentiellement faire faillite, d’ici le printemps prochain. Les entrepreneurs ne peuvent plus rien envisager quant à l’avenir, ni programmer. Nous nous attendons à plus de 150.000 faillites d’ici la fin supposée du COVID-19, ce qui se traduira à plus d’un demi-million de chômeurs supplémentaires”, au micro de Yórgos Trángas, 94.3 FM, le 14 décembre.

Yórgos Kalérgis, n’a pas attendu le printemps ni la fin du COVID-19. Il s’est pendu dimanche 13 décembre dans son établissement fermé, le bistrot “Novel” en ville de Vólos, en Thessalie. Il nous a également laissé sa dernière lettre. “Les politiciens qui nous achèvent, eux, ils n’ont rien à perdre. Albert Einstein disait que le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. Bonne nuit.” Il avait 64 ans, radio 94.3 et presse grecque.

Yórgos Kalérgis, il avait 64 ans. Presse grecque, décembre 2020

Voilà que Mitsotákis et les autres de cette bande, sont de ce fait placés au pseudo pouvoir pour nous exterminer et ils le réalisent alors en ce moment même, un génocide pour l’instant à bas voltage.

Cependant, notre force à nous tous c’est d’être ensemble là où nous nous trouvons et de tenir. Sonia, notre voisine qui est enseignante au degré secondaire, est effarée de ce qu’elle vit en ce moment. “Au fil des semaines en... télé-enseignement, nos élèves se décomposent, ils dépriment. Cela se voit, cela se lit sur leurs visages. Une de mes élèves, au visage désormais bien pâle, ne sort plus de chez elle depuis quinze jours, ses pensées deviennent même suicidaires. J’ai alerté ma direction, comme j’ai alerté ses parents.” Sale temps. “Nous n’oublions pas qu’une vague de suicides chez les jeunes, chez les entrepreneurs comme parmi les chômeurs balaie de nouveau le pays, et les merdias ont reçu l’ordre de ne pas en faire l’écho”, la remarque est du journaliste Trángas sur 94.3 FM, le 15 décembre.

Le bandit Bil Gates, autant que les autres conspirés planétaires des... GAFAM et des... sectes, à la manière de Merkel et de Schwab, puis enfin ce Bourla le PDG de Pfizer, tous amis de la marionnette Mitsotákis, imposent en ce moment même la pérennisation de l’état d’urgence sanitaire. Ils ne se cachent d’ailleurs même plus. Le télé-enseignement deviendra désormais la règle, ainsi que le commerce électronique, le télétravail, conduisant tout droit à l’incapacité de créer des richesses et des revenus pour l’immense majorité des humains. Alors, le dernier des “socialismes” instaurera à terme son prétendu revenu universel numérique, ceci, après l’assassinat de la société, de l’économie palpable et bien entendu des nations, préfigurant ainsi l’extermination finale du “surplus d’humanité”.

Telle est leur nouveau siècle, sauf qu’il ne doit pas devenir le nôtre. C’est en cours et c’est précisément le “Great Reset” voulu par l’élite mondialiste, représentant comme le dit Nicolas Bonnal, la révolution ultime permettant de créer une masse informe et anonyme d’esclaves connectés au réseau, confinés chez eux, menacés par une série interminable de pandémies conçues par ceux qui ont le vaccin miraculeux prêt... avant la solution finale. D’ailleurs, comme nous l’annonce, parmi les initiés des... initiés, l’inénarrable Jacques Attali... celui des sectes et autant démiurge de politiciens clones, “nous ne sortirons plus jamais de l’État d’Urgence !”, vaccinés ou pas d’ailleurs.

Famine et morts par milliers, provoqués par les Allemands en Grèce. Occupation, années 1940

La Grèce de la mer Égée. Années 2010

Basculement donc par le chaos pour de régimes politiques qui n’ont plus rien de démocratique dans leur fonctionnement. “Adieu la démocratie ? Ma réponse. Si les référendums ne servent plus à rien, si la grève est sans effet, si le Parlement est contourné et si la présidentielle ne consiste qu'à choisir entre des clones, il ne reste plus rien de la démocratie”. Voilà ce que Coralie Delaume avait écrit sur Twitter en mars dernier.

Nous nous souviendrons toujours d’elle avec amour, notre camarade de combat... Car Coralie est décédée dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 décembre 2020, à 44 ans, des suites d’un cancer. J’étais sur le point de terminer ce texte quand j’ai appris la terrible nouvelle de sa disparition. Elle, qui comme le rappelle notre ami Olivier Delorme, “elle, n'avait aucune illusion ni sur Turcs, ni sur Erdogan !” Je me souviens des discussions et des débats entre nous, parfois devant un auditoire, j’y étais parfois à Paris, aux côtés de Coralie, d’Olivier Delorme et de Frédéric Farah.

Elle avait enfin noté pour une dernière fois sur sa page Facebook au 2 novembre dernier. “Comment pourtant peut-on passer sous silence cette sensation de noyade des acteurs économiques, qui ayant à peine eu le temps d’extraire leur tête de l’eau, se retrouvent à nouveau submerger par une seconde vague qui leur sera fatale ? La situation des restaurateurs, des petits commerces spécialisés est évidemment dans toutes les têtes. Crise des gilets jaunes, succession des confinements… Comment la cohorte des petits commerçants, qui frôlent la ruine personnelle depuis des mois, va-t-elle tenir face à ce qui ressemble de plus en plus à une mise à mort ? ”Elle a même réalisé sa première... et hélas dernière vidéo composée, diffusée depuis sur son canal YouTube en octobre dernier.

Coralie Delaume, 1976-2020

Érosion... parfois rapide. Peuples tenus en laisse, pays de cocagne qui ne le sont plus, tout un monde qui attend son heure mais alors laquelle? Cependant, notre force à nous tous c’est d’être ensemble et d’assaillir nos ennemis.

Nous sommes alors toujours et encore en première ligne dans ce pays. Allemagne, Troïka, Turquie et enfin, le totalitarisme COVIDien. “J'ai vu en effet que la situation est de plus en plus difficile pour la Grèce. Que se passe-t-il avec les Balkans et la mer Égée ?” me demandait-elle dans un mail, déjà en 2016. Car Coralie n’ignorait rien de l’imbrication des enjeux... comme autant de certains crimes.

Bien évidemment, le pays européen qui est en première ligne face à la Turquie, c’est la Grèce. La Grèce dont on a complètement détruit l’économie à coups de Troïka et de mémorandums. La Grèce dont la population est à bout, ce que l’on peut comprendre. Le peuple grec a le sentiment que sa souveraineté est bafouée sans cesse et dans tous les domaines, que l’on ne tient compte de son avis sur rien, et que l’Europe - qui ne semble nullement décidée à prendre des sanctions économiques contre la Turquie - ne l’aide pas”.

Adieu Coralie, adieu la démocratie... nous sommes en guerre.
Grèce de la mer Égée. Années 2010

* Photo de couverture: Espaces de liberté et de vie. Grèce, années 1960