dimanche 29 novembre 2020

Blancs moutons



En ces temps devenus restreints, on n’a pas trop l'habitude de voir des animaux de ferme dans les parages. Tels, nos moutons blancs ou d’une autre teinte de leur laine, que l’on rencontre un peu partout dans nos campagnes... et qui ne courent pas les rues. Seulement voilà, en dépit du confinement, nous avons été extrêmement chanceux d'avoir pu rencontrer aux alentours d’Athènes quelques-uns de ces animaux domestiques. Ce sont les dignes porte-voix des mammifères herbivores ruminants ; tous dignes et... autant vaccinés !

Vieille maison écroulée. Athènes, novembre 2020

Drôle d’époque... à l’insécurité plutôt globale, particulièrement lorsqu’elle est décrétée. Actuellement en Grèce, le vrai débat de même que la pire propagande, tournent autour du futur vaccin ; rien de très original dans un sens. D’après les sondages aux résultats publiés par la presse mainstream, près de la moitié des Grecs, malmenés, autant par le COVID-19 que par les indéboulonnables politiciens éternels, s’en méfient comme de la peste. Les Hellènes se méfient, non pas des vaccins en général, car nous avons été tous vaccinés par le passé et pour cause, mais plutôt, de ce vaccin biotechnologique anti-COVID, celui que la caste des politiciens actuels veut absolument imposer au besoin par la force, ou sinon par le chantage. C’est déjà une affaire de gros sous ; même la presse mainstream, par exemple en France, finit par l’admettre.

Le PDG de Pfizer a, en effet, vendu pour 5,6 millions de dollars d’actions juste après l’annonce des résultats d’efficacité de son vaccin. La compagnie assure que cette vente était prévue dans le cadre d’un plan fixé plusieurs mois à l’avance, mais beaucoup s’interrogent aux Etats-Unis sur les informations dont disposaient les dirigeants de Pfizer au moment où ce plan a été mis en place au mois d’août. Le bénéfice ainsi empoché apparaît aussi approprié à certains, compte tenu des sommes colossales investies par le gouvernement américain dans le développement du vaccin. D’autres sociétés, dont Moderna, font l’objet des mêmes critiques : son PDG ainsi que plusieurs de ses dirigeants ont déjà vendu pour plusieurs dizaines de milliers de dollars d’actions”. Toujours en Grèce comme en France, des réticences viennent autant de la part de certains médecins, disons bien placés. Thália, une amie médecin généraliste établie à Athènes ne dit pas autre chose. “Pour commencer, Mitsotákis et les siens veut rendre la vaccination obligatoire pour le personnel des hôpitaux, ce n’est pas gagné... ils auront bien de surprises”.

Ainsi, Mitsotákis, en bon serviteur de Bill Gates, des autres GAFAM et du patron de Pfizer... son ami, vient d’annoncer que “la vaccination que nous voulons très massive, ne sera pas obligatoire en Grèce”, cependant, a-t-il précisé, “ceux qui s’y refusent, risquent par exemple de ne plus pouvoir voyager en avion”. Voilà donc pour le chantage en cours, mais on a l’habitude. Comme du temps du referendum, celui que l’autre salopard politique Tsípras avait trahi en son temps en 2015. Le... “vaccin” à l’époque c’était alors l’euro, et le chantage ouvertement formulé par tous les médias mainstream, par presque toute la classe politique en passant par François Hollande et Angela Merkel, était clair. Soit, vous votez OUI à l’austérité, c’est-à-dire à l’Occupation et vous demeurez membres de la “famille européenne”, soit vous votez NON et on vous mettra dehors.

L’histoire est désormais connue, elle fait même partie intégrante de l’amertume largement partagée depuis par les peuples de l’Europe. Les Grecs avaient voté NON à 62%... et à peine six jours après, ils ont été complétement trahis par “leurs” politiciens. Et voilà qu’en 2020, ces mêmes politiciens insistent tant pour nous administrer cet autre vaccin... car bien entendu soudainement, ils ne nous veulent que du bien.

Donnant quelques herbes aux moutons rencontrés. Périphérie d'Athènes, novembre 2020

Tables et les chaises d’un restaurant fermé. Athènes, novembre 2020

Hotte à flux laminaire hors-service. Athènes, novembre 2020

Seulement voilà, le confinement, tout comme l’apparente apraxie, deviennent de fait une excellente bouilloire d’idées... très populaires, chemin faisant et donnant par exemple des herbes aux moutons que l’on rencontre parfois. Dans ces parages autorisés, les promeneurs tournent certes en rond, sauf qu’ils ont tout leur temps pour méditer à partir de ce qu’ils observent au hasard des réalités tangibles et néanmoins mortes. Telles les tables et les chaises empilées d’un restaurant fermé, de même qu’une étrange hotte à flux laminaire abandonnée, visiblement hors-service. Ou encore, comme d’après le slogan de son fabricant français : “La science a besoin d’air pure”.

La science a certainement besoin d’air pur en ces temps étrécis, d’autant plus qu’elle est partiellement instrumentalisée au service des délirants nouveaux nazis du “Great Reset”, ce nouveau “Mein Kampf” de notre siècle, s’agissant du... manuel d’instruction écrit par Klaus Schwab et par Thierry Malleret que l’exécutant Mitsotákis exhibe sur son bureau.Les secteurs privés et publics sont concrètement en train de fusionner au profit d’une toute petite caste apatride. La société du futur qui va nous être proposée repose sur des principes assez simples : travail, salariat, discipline, consommation, surveillance et censure généralisée. Pour les peuples les moins soumis, un phénomène de balkanisation libanisation ou africanisation est déjà en cours. Des guerres internes liées à la race, la confession, la tribu, le genre, etc. traverseront ces sociétés pour les épuiser et finalement les faire accepter ce nouveau modèle de société matérialiste portée par le Nouvel Ordre Mondial”.

Nous pensions à tout cela lors de notre promenade ; nous avons même discuté nos idées autour de nous car les badauds confinés partagent finalement leurs appréhensions assez facilement, et pas que sur Internet. L'idée est aussi de contribuer à partager cette vision des enjeux enfin dévoilée, car en face les monstres ne se cachent plus, pour que nos concitoyens se rendent compte de l’étendue, comme de la gravité du Putsch quasi-mondial qu’en ce moment est en cours d’exécution.

Nous avons la mer, le vin et les couleurs. En Attique avant le confinement, novembre 2020

Nous avons aussi... nos viandes. Nouvelle rôtisserie. Athènes, novembre 2020

Nous avons aussi... nos chats. Athènes, novembre 2020

Dans sa correspondance, récemment traduite et publiée en français, Níkos Kavvadías d’abord marin et ensuite grand poète grec, avait écrit ceci : “nous avons la mer, le vin et les couleurs”. Telle est donc notre réponse à Schwab et à ses sbires locaux.

Certains Grecs donc réfléchissent, du moins une bonne moitié du pays réel. En attendant mieux, il y a parfois ce côté bien pratique de l’économie, si possible encore concrète dans nos quartiers, les riverains alors se précipitent sur la rôtisserie qui vient d’ouvrir dans leur coin. Car finalement en Grèce, nous avons la mer, le vin les couleurs, et si possible nos mets, sans oublier bien entendu nos chats qui rôdent autour. D’ailleurs le slogan de la rôtisserie, “vente à emporter” est naturellement d’époque: “Pour faire passer le confinement, il vous faut de la brebis”.

Ainsi... entre nos moutons et nos brebis, je me suis remémoré la conversation que j’ai eue avec un éleveur de chèvres et de moutons dans une île de la mer Égée. Les vaccins étaient déjà d’actualité, c’était alors l’époque... initiatrice du virus H1N1, vers 2009.

Finirons-nous tous par devenir ces moutons que l’on vaccine ? Je voudrais savoir qu’en est-il des bêtes, maintenant que l’élevage s’est industrialisé depuis bien des années”. Sa réponse fut éloquente, elle devrait même faire réfléchir tout citoyen responsable.

À partir du moment où nous avons commencé à vacciner nos bêtes, la mortalité liée aux maladies a certes sensiblement baissé. Sauf qu’en même temps, nos animaux deviennent parfois fous. Ils ont de telles crises qu’ils se jettent dans les ravins, on dirait qu’ils ne supportent plus les vaccins”.

Moutons rencontrés. Périphérie d'Athènes, novembre 2020

Chats rencontrés. Périphérie d'Athènes, novembre 2020

Ce qui m’a le plus frappé, c’est que parmi nos animaux vaccinés, nous n’avons plus de nouveaux vrais béliers. Les mâles deviennent passifs, ils ne bougent même plus tellement. Il fut un temps, avant les vaccinations, dans chaque troupeau apparaissaient deux à trois vrais béliers, ces animaux étaient alors plus dynamiques que les autres, plus intelligents et mieux indépendants. Cela leur donnait une indépendance d'autant plus redoutable, qu'ils devenaient les chefs naturels du troupeau. Ils comprenaient mieux le berger et alors, ils guidaient les autres bêtes. Actuellement il n’y a plus de chefs. Nos animaux sont devenus tous misérables”.

Ce qualificatif de - “misérables” - nous a fait donc réfléchir davantage. Encore une fois, nous pensions déjà à l’époque, que la sagesse populaire demeure sans égal lorsqu’elle désigne les réalités avec tant de justesse. C’est à se demander si par exemple, la baisse de la sexualité comme également de la virulence des Grecs, ne constitue pour autant un facteur exprimant ce même phénomène, celui que nos éleveurs observent sur leurs animaux. Car on sait déjà que le contrôle, entre autres de la sexualité, est souvent lié à la maîtrise, voire, à la domination des réactions populaires.

Montagnes grecques. 2020

Confinés de tous les pays, tenez bon, résistez, et n’oubliez pas de faire l’amour”, voilà ce que l’on peut entendre parfois à la radio, comme en zone matinale sur 94,3 FM la semaine passée. Visiblement, en ces temps devenus restreints, les moutons se font bien rares dans les parages, et... les vaccins ne seront pas une mince affaire à imposer. Ce qui ne veut pas dire que la maladie ne galope pas en ce moment, toute proportion gardée. Désormais, sa létalité se situe dans la moyenne européenne, bien loin du triomphalisme à quatre sous des Mitsotakiéns il y a à peine deux mois.

Kikílias, ministre de la Santé, un médecin qui n’a jamais vraiment exercé ; surtout un joueur de basket marié à une ancienne mannequin Miss Grèce en 1990, a même mis fin très brusquement à son interview télévisée, vendredi soir. Visiblement agacé, il n’a pas su répondre à la question des journalistes pourtant mainstream : “Qu’allez-vous faire de tous ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, s’agissant d’une part importante de la population grecque d’après les sondages ?

Temps COVIDien, temps de l’insécurité globale. Sous les montagnes de Thessalie, voilà que notre cousin, hospitalisé du COVID-19 à Tríkala durant près de deux semaines, vient de quitter l’hôpital. Affaibli certes ; il est pourtant guéri. “Vous devez vous reposer durant un petit mois”, voilà pour les conseils des médecins.

Pour faire passer le confinement, il vous faut de la brebis. Athènes, novembre 2020

Et la vie continue, autant pour... nos blancs moutons vaccinés. Ils nous ont même fait penser à la célèbre chanson de ce “pauvre” Fabre d’Églantine, besogneux, et sans cesse à l'affût de spéculations lucratives. Guillotiné à Paris en 1794, il aurait fredonné son “Il pleut, il pleut, bergère” en montant à l'échafaud.

Et quant à nous, nous avons la mer, le vin et les couleurs. Comme nous avons également notre Hermès de Greek Crisis, joueur, virulent... et d’ailleurs vacciné de manière cohérente. Le minimum nécessaire, en somme éprouvé, pour ce digne porte-voix des félins.
Hermès de Greek Crisis, joueur et virulent. Athènes, novembre 2020

* Photo de couverture: Blancs moutons. Moyenne montagne grecque, années 2010