samedi 14 novembre 2020

Restart



Moments que l’on croit figés. Reconfinement intégral écrasant dans tout sa durée. En dépit des annonces initiales prétendument rassurantes, les gouvernants nous préviennent déjà des suites. L’univers concentrationnaire prétendument sanitaire durera sans doute plusieurs mois. Le pays est déjà en train de bouillir à feu moyen, les morts en plus. La cacophonie gouvernementale en dit déjà long de la scénarisation imposée autour de la maladie. Les politiciens, en bien piètres comédiens ont bien du mal à assumer leur rôle... pendant que nos vrais comédiens alors meurent de faim.

Reconfinement. Athènes, novembre 2020

Pendant que le ministrion du... Développement Ádonis Georgiádis déclare non sans un certain embarras, “nous nous sommes trompés d’appréciation sur la situation, d’où le reconfinement”, Mitsotákis... l’inhabité, comme on l’appelle parfois, est sur une autre planète. Devant le “Parlement” cette semaine, il a cru bon reciter le couplet que ses maîtres étrangers lui ont appris à dire, histoire d’habituer déjà le peuple à la sémantique de la novlangue signifiant sa servitude finale. “2021 sera l’année du Grand Redémarrage, lorsque nous aurons laissé toute cette aventure bien derrière nous”. Mitsotákis alors comme Schwab, ironisent déjà certains sur Internet.

Oui, Klaus Schwab, Allemand et ingénieur économiste, co-auteur du récent... manuel de guerre totale que les pseudo-élites ont préparé depuis un moment déjà, contre les peuples et les nations, sous le titre ainsi sans équivoque, “COVID-19 : La Grande Réinitialisation”.

Comme il est très justement noté ailleurs, le personnage, fondateur et président exécutif du Forum Économique Mondial, est “un déshumanisé cynique et dingue, ses plans morbides sont dans son livre, à lire si vous voulez savoir quels sont les cinglés qui nous gouvernent et ce qu’ils veulent faire de nous. Il est l’organisateur de cela et se délecte sur tweeter du matin au soir des confinements”.

Temps de jadis. Mer Égée, 2013

Hélas, il n’y a aucun complotisme car il y a tout simplement complot, ou pour le dire autrement, de la programmation mise en œuvre. D’où d’ailleurs toute cette surréaction du méta-monde mainstream, toujours cette semaine mais en France cette fois, devant le succès de la diffusion sur Internet du film documentaire indépendant “Hold-Up : Retour sur un chaos”, produit par Pierre Barnérias, Nicolas Réoutsky et Christophe Cossé, qualifié de... “conspirationniste”.

Comme me l’écrit Jean-Pierre, ami du blog et ami tout court, “vous comprenez pourquoi ils ne veulent pas que ce film puisse être diffusé. Déjà, car il contient un passage bien cruel, une séquence extraite d’une conférence d’il y a quelques mois à l’École Polytechnique. Et vous savez qui est en train de faire cette conférence à de jeunes étudiants de Polytechnique ? C’est l'effroyable transhumaniste Laurent Alexandre qui prêche pour dire qu’ils sont des dieux, et que nous sommes des inutiles”. Toute la vérité de la... programmation alors crue. On pourrait à la limite prendre Laurent Alexandre pour un lanceur d’alerte excentrique et néanmoins engagé auprès des robots, autant promoteur du marché du séquençage génétique et des molécules. Ou sinon, pour un illuminé, plaidant en faveur d’un au-delà pour tous, sauf bien entendu pour la caste des castes, d’après un casting de provocateur mais qui constitue déjà son... gagne-pain, et ce gagne-pain, il est tout de même énorme.

Au bout donc du chemin, le chaos. Votre pauvre blog, déjà vieux de neuf ans avait dès 2011 entrepris d’analyser les faits grecs, hélas sans trop se tromper. La stratégie du choc, décomposée et décrite par Naomi Klein a donc fonctionné, certes de manière hésitante dans un premier temps pour ensuite s'éterniser. En observateur participant de la dite “crise grecque”, c’est alors avec amertume que je constatais d’emblée, combien cette montée du méta-capitalisme du désastre, aux méthodes de chocs régressifs, utilisant des chocs psychologiques, amène tout droit à une régression du sujet.

Désormais en Grèce, ces cicatrices de la crise sur le corps et la psyché du social, devenues plaies béantes, voire des amputations, ont fini par être d’abord palpables au quotidien, avant d’incarner la nouvelle règle en matière sociale. On vise ainsi le peuple, la nation, la société, sa culture et d’ailleurs son territoire. C'est comme on se souvient en 2015 avec SYRIZA, qu'un premier cycle dans expérience et l'expérimentation mémorandiennes, s'est achevé. Depuis, l'installation de la Troïka à Athènes devient officiellement permanente. Elle disposera d'un immeuble entier, des locaux, et de nombreux relais directs au sein de l'administration.

Temps ancien. Dans l'île d'Astypálea, 2013

Temps ancien. Café à Astypálea, 2013

Temps ancien. Café à Astypálea, 2013

Le Cheval et ses Troïkans ont finalement pénétré les remparts de la cité et tout tend à démontrer que c'est pour la longue durée. Passant par le biais d'un État Grec et de son système politique, toujours plus satellisés, la Troïka, à force de concentrer sur elle-même l'essentiel des pouvoirs, serait parvenue à s'immiscer en chaque chose jusque dans les moindres aspects de la vie privée des citoyens, et déjà à l'essentiel : la survie de tous.

Le Mémorandum cette temporalité première inaugurale et initiatrice des temps nouveau, entité d'abord immatérielle et invisible, s'est rapidement concrétisé et par quelle violence, au point de dégrader les hommes, les liens sociaux, les imaginaires et le rapport au temps. Certes, des nouvelles solidarités et pratiques de résistance ont été enfantées par le besoin, étant donné l'urgence et la dématérialisation simultanée des millions de vies à l'échèle d'un pays tout entier. Sauf qu’elles ont échoué dans leur concrétisation, disons politique.

Maintenant et avec le recul, on a l’explication. Rien ou presque, ne peut être enfanté en espérant passer par nos institutions pseudo-démocratiques, qui plus est, investies par les montres élitomorphes. Leur programme, alors très vaste dès sa conception, le demeura visiblement de toute évidence encore longtemps. Le Mémorandum “grec” et le droit colonial des “créanciers” deviendraient alors de vérités ne varietur, reposant sur une autorité présentée comme transcendante, la Troïka, régnant sur les débris d'un pouvoir social et sociétal dont la légitimité se dissipe dans un processus prétendument inéluctable.

Le totalitarisme sanitaire actuel sous le prétexte de la vraie et difficile maladie, tel qui s’exerce déjà chez nous en Euroland sous le commandement allemand, celui des GAFAM comme de Sóros, avec l’aimable participation de la Chine ; cet enfermement des sociétés et des êtres humains, n’est donc que la suite augmentée, du “programme local grec”, ceci bien entendu à une échelle bien plus grande et par un processus désormais accéléré.

Pays à vendre. Astypálea, 2013

Économie réelle. Astypálea, 2013

Économie réelle. Astypálea, 2013

Seulement, dans la... version grecque du programme, il y a eu en plus de tout cela, la géopolitique de toujours, dont la rapacité historiquement prouvée côté turc, ainsi que la volonté allemande de régner dans les Balkans. Rien de très nouveau, hormis encore les GAFAM et leur gouvernance mondiale, en somme techno-féodale, si chère par exemple à Jacques Attali.

Inutile de dire que les politiciens d’Athènes sont bien moins... que de seconds couteaux. Il s’agit de marionnettes dont les familles rapaces profitent depuis des années des miettes du système ; les miettes pour eux s’élèvent tout de même à plusieurs millions d’euros. Certains en Grèce, à l’instar du journaliste Trángas, prétendent ouvertement “que Mitsotákis, le pion de Berlin, celui qui ne réfléchit pas forcement lorsqu’il agit et quand il s’exprime, serait en réalité un semi-psychopathe, lequel avait été par certaines périodes... sous traitement médicamenteux adéquat”, 94,3 FM, semaine du 2 novembre, zone matinale. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’en donneurs d’ordre, les monstres élitomorphes d’en haut, doivent même bien se moquer de l’image qui se dégage de leurs petits “animaux domestiques”, pris un par un et pays par pays.

Sauf que les peuples se réveillent et que l’information sur Internet n’est pas encore complétement verrouillée comme en Chine, d’où d’ailleurs l’urgence... sanitaire. Car justement, pour ce qui est de son volet non-sanitaire, l’irrégularité devient alors la règle, bafouant bien simultanément toutes les constitutions encore en place. Le tout, à travers tout un train de mesures et par un discours surtout celui de la peur, encore identique à tous les étages et dans tous les pays.

Et en Grèce, il y a bien les “particularités locales” du programme, initié... sous le soleil il y a déjà un moment. Je me souviens de mon bref séjour à Astypálea, cette île unique sous forme de papillon en mer Égée. C’était en 2013, en cette époque désormais bien lointaine, on pouvait encore voyager, boire son café et ainsi serrer la main des autres humains. L’île ne vit pas forcement que du tourisme. Les bergers rencontrés se prétendaient toujours heureux et satisfaits de leurs richesses à quatre pattes. Ils pensaient même, que l’heure semblait être venue pour enfin confirmer et surtout reconnaître leur suprématie... sur l’avenir.

Les Allemands à Astypálea, 1943

Les Allemands à Astypálea, 1943

Même endroit à Astypálea, 2013

Lorsque les métiers de la ville sont en train de mourir comme en ce moment, nous, bergers d’ici, nous n’avons pas à nous plaindre. Je dirais que nous ne connaissons pas la crise du tout. Nous vivons comme avant et nous vivrons... comme après. Le seul problème, c’est que nos enfants et nos petits-enfants ont du mal à reprendre l’activité derrière nous. Même en étant au chômage et après tant d’années d’études. Mais tout est question de temps. Lorsqu’ils verront qu’autrement ils mourront de faim, ils arriveront alors corps et âme”. Paroles et alors espoirs formulés en ce lointain 2013.

Ils vivent comme avant, et ils ont le sens de la mémoire collective. En tout cas ils l’avaient en 2013. La période sous domination italienne, de 1912 à 1943, demeure par exemple plutôt vivante chez les plus âgés des habitants des îles du Dodécanèse comme Astypálea. “Les Italiens, nous laissaient alors se servir dans leurs entrepôts lorsqu'on avait faim durant la guerre” se rappellent encore certains Astypaliótes bien vieux. “C'est seulement ensuite, avec l'arrivée des Allemands que tout a changé d'un coup. Ils ont bombardé les entrepôts des Italiens, ces derniers, sont ainsi sitôt devenus leurs prisonniers. Les Allemands ont fait embarquer une centaine d’Italiens dans une barge. Ramenée au large de l’île l’Amorgos bien en face... ils l’ont fait couler. Mes parents et les autres habitants, avaient alors ramassé les cadavres des pauvres Italiens sur les plages du nord de l’île. L’enfer sur terre. Pauvres Italiens... et pauvres de nous”, témoignage d’un habitant d’Astypálaia, âgé de 75 ans en 2013. Sur le vieux port de l’île, Eléni Metaxotoú, dite, “la fille du Roi de Sýrna” tient toujours l’unique kiosque et débit de tabac, se souvient aussi de tout.

Eléni Metaxotoú, Astypálea, 2013

Il était donc une fois un roi sur son île, Sýrna non loin d’Astypálea, aussi nommée Agios Ioannis sur les cartes nautiques. Son royaume s’étendait sur cette petite île de la mer Égée, d’environ 11 km2, mesurant 4 km de long sur 2,5 km de large. Theódoros Metaxotós, son père, surnommé “le roi de Sýrna” vécut sur son île seul avec la famille, ses bergers et ses bêtes jusqu’aux années 1970, où il quitta définitivement son royaume pour Astypálea.

Metaxotós a connu l’occupation italienne, la guerre de 1940, les raids des parachutistes du Fallschirmjäger -Bataillon Brandenburg, la brève gérance Britannique ainsi que les… ingratitudes de la République Hellénique après 1947. Sa fille Eléni s’en souvient. “Sauf que la fin de la Guerre ne nous a pas apporté la sérénité. Lorsque la Grèce est enfin arrivée, et que nous nous croyons libérés, le maire d’Astypálea d’alors, un ancien collabo des Allemands, a décrété que Sýrna appartenait désormais à la commune. Et nous avons été chassés. Il a fallu ensuite négocier pour revenir un an plus tard sur notre île et presque repartir à zéro, avec seulement trente bêtes. Dans les années 1970, nous avons définitivement quitté Sýrna pour Astypálea ; mon père a aussitôt déclaré un cancer et il est mort ainsi”.

La libération du Dodécanèse. Rhodes 1947

J’ai été convoquée ensuite par les autorités à Rhodes la capitale du Dodécanèse, pour recevoir la décoration de mon père, déjà médaillé par les Britanniques. Cela se nomme un État… Puis… et j’en suis outrée, j’ai envie de mourir de colère car j’ai appris récemment que les Allemands iront installer des photovoltaïques et des éoliennes sur Sýrna. J’ai honte, nous avons résisté et voilà qu’ils reviennent. Nous leur donnons notre soleil, notre vent et ils nous les revendent ensuite, c’est n’importe quoi… Mais qui va écouter une vieille comme moi ? Ils prétendent que c’est plutôt positif pour l’île. Le vent de l’Égée les emportera tous et nous avec… Enterrez-moi à Syrna pourtant, près de la chapelle. J’ai envie d’être enterrée à Syrna, j’ai les larmes aux yeux lorsque je lève mon regard vers le Sud”. Voilà ce qu’elle m’avait dit Eleni Metaxotoú, la fille du roi, rencontrée il y a sept ans sur le port devant son kiosque à Astypálea.

En 2013, la communauté des Astypaliótes étaient déjà divisée. Au vieux café aux murs ornés de toute une imagerie historique du passé grec et parfois italien, les discussions étaient parfois bien vives. Le ton alors montait. “Les retombées seront positives, il y aura des emplois créés, puis l’île aura peut-être son autonomie en électricité”. Le maire de l’île à l’époque, Panormítis Kontarátos insistait sur ce point.“Les retombées du projet Sýrna peuvent être positives, surtout que les habitants d’Astypálea n’auront pas à supporter les éventuelles nuisances grâce à la distance entre les deux iles. Notre pays tout comme l’archipel, traversent une bien mauvaise phase, ainsi nous luttons pour notre futur”.

Astypálea des Allemands et de Volkswagen en 2020

Réunion sur... l’écologie et l’avenir à Astypálea. Septembre 2020

Peu avant de quitter l’île en 2013, j’avais remarqué la présence de certains Allemands, débarqués à Astypálea pour prospecter le terrain et même acheter des domaines et plus généralement des biens immobiliers. Et voilà qu’en 2020, ces mêmes Allemands sont de retour et que le vieux café aux murs ornés vient de fermer ses portes définitivement. Signe que les temps... ont changé.

Outre les éoliennes et les photovoltaïques dont le projet avance en dépit des plantes de la Société Ornithologique grecque, étant donné que Syrna et les autres îlots constituent les dernières réserves pour les oiseaux, migrateurs ou non ; voilà que Volkswagen se voit dans un sens... offrir l’île dans son intégralité pour expérimenter son modèle pseudo-écologique, du tout électrique. Véhicules particuliers, utilitaires et même les camions municipaux sur place sera concerné par le modèle du... Grand Restart allemand.

L’annonce a été faite en ce début de mois de novembre 2020, conjointement par Mitsotákis et par la direction de Volkswagen, “ce n’est qu’un début et ce n’est qu’un modèle”. On dispose même de la version mainstream depuis l’AFP sur cette affaire.

La Grèce et le géant allemand de l'automobile Volkswagen ont annoncé mercredi 4 novembre avoir signé un accord de décarbonisation de l'île d'Astypálea, en mer Égée, à travers un parc automobile tout électrique. Appelé -Smart and sustainable island- ce projet vise à remplacer les véhicules circulant actuellement sur cette île de 1 300 habitants, visitée chaque année par 72 000 touristes, par un millier de véhicules électriques Volkswagen. L'État grec doit engager six millions d'euros pour inciter au retrait des vieux véhicules tandis que Volkswagen offrira à bas prix des véhicules aux habitants ou entrepreneurs d'Astypálea, selon une source gouvernementale grecque. Pour sa part, le Premier ministre grec a indiqué qu'Astypálea devrait devenir un modèle de développement durable pas seulement au niveau national mais aussi au niveau européen et mondial. La décision de Volkswagen d'investir en Grèce est un vote de confiance pour les perspectives de développement en Grèce”, a-t-il relevé”. Nous voilà donc rassurés.

Le chef-lieu, Chóra. Astypálea, 2013

Sur l’île, la gouvernance du Restart a même organisé un colloque à ciel ouvert en septembre dernier, histoire de cultiver le prétexte du débat démocratique lorsque toutes les décisions ont été prises depuis plusieurs années déjà. Les courageux représentants des habitants des petits îlots concernés par le projet ont toute de même dénoncé... le complot devant tout le monde.

La presse même nationale, elle ne peut pas toujours ignorer ce faits “La quasi-déportation des habitants des îlots de Lévitha et Kínaro est progerammée, afin de faciliter les entreprises des éoliennes. Cette situation a été mis en évidence par le représentant du Mouvement pour la protection des îles. S'adressant au vice-ministre du Tourisme, il a même déclaré ceci: Ces résidents sont menacés de déracinement à travers un processus méthodique qui dure depuis bien des années. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si leurs habitants n’ont pas été recensés lors du Recensement de la population en 2011, et c’est la première fois que cela nous arrive. En dépit de nos appels, les recenseurs ne se sont pas déplacés, de sorte que nos îles, puissent être présentées comme inhabitées, pour être ainsi totalement cédées à la société promotrice du parc des éoliennes”.

Il y a à notre avis, également une autre raison pour laquelle les habitants de nombreux îlots de l’Égée n’avaient pas été recensés. C’est que la Turquie revendique bon nombre de ces îlots grecques, surtout et d’abord lorsqu’ils ne sont pas habités, et comme c’est la Troïka qui est aux affaires, c’est-à-dire l’Allemagne, promotrice comme on sait de la Turquie et de son islamisme en Europe, tous les gouvernements “grecs” exécutent alors prioritairement les ordres de Berlin... et au besoin même, ceux des transhumanistes.

Production locale. Astypálea, 2013

Car dans la variante grecque du Restart, les... boutons locaux à actionner sont tout simplement allemands ; davantage même qu’ailleurs en Europe. Il y a comme on dit parfois, des suites dans l’histoire, comme par exemple, au sein du gouvernement Mitsotákis. D’abord, la famille Mitsotákis est entièrement tournée vers l’Allemagne et qu’en même temps, une partie non négligeable de cette même famille travaille chez Sóros, 94.3 FM, semaine du 2 novembre.

Ensuite, ce n'est pas non plus un hasard, si les ministres Skylakákis et Pikramménos sont les descendants directs d’ancêtres ayant été des Collabos notoires des Allemands pendant l’autre Occupation des années 1941-1944. Transhumanisme ou pas, pour le Reich en Grèce.... on prend visiblement les mêmes et on recommence. Le père de Panagiótis Pikramménos qui est l’actuel vice-président du gouvernement Mitsotákis, fut un collaborateur de Goebbels. Le dignitaire nazi, avait accordé à Pikramménos, l’exclusivité des droits ainsi que tous les moyens techniques adéquats dans la diffusion de la propagande allemande en Grèce pendant l'Occupation. Quelle coïncidence, vraiment.

Regard d'en haut. Astypálea, 2013

Retour à 2020 et à son chaos. Vers la fin du film documentaire “Hold-Up : Retour sur un chaos”, on y voit une sage-femme, Nathalie Derivaux, émue aux larmes, commenter des propos du polémiste Laurent Alexandre sur les élites, les dieux, et... les inutiles. C’est effrayant. Hitler ne disait pas les choses aussi directement. Ces gens décideront de la manière dont nous... les inutiles aurons le droit de vivre, et peut-être bien de la manière dont on va disparaître. Sauf que les nazis d’Hitler sont toujours présents aux affaires dans leur version actualisée et requinquée, car il faut bien pouvoir... affronter les défis du 21e siècle. En Grèce, ce sont même les enfants des Collabos qui participent au pouvoir, c’est autant vrai qu’à Berlin on n’a pas forcément la mémoire courte.

N’oublions pas non plus, le projet européiste de l’Union dite européenne, dont la naissance n’est pas sans rapport avec le nazisme Hitler. L’historien et écrivain anglais Mark Mazower, mentionne un article intitulé “Das Jahr 2000 - L’Année 2000”, texte étonnant car futuriste, que Joseph Goebbels publia dans la revue “Das Reich”, le 25 février 1945.

Car à travers cet ultime effort de propagande, deux semaines seulement après la conférence de Yalta, le haut dignitaire nazi établissait alors le lien entre l’Europe du futur et le national-socialisme bien de son temps. “Une Europe unifiée sous la direction de l'Allemagne, sera alors cette Europe certainement unie de l'an 2000, celle des enfants de nos enfants en ce moment futur, quand cette guerre ne sera qu'un lointain souvenir”. Nous sommes déjà à 2020 et le projet semble se concrétiser. Domination, élitisme, despotisme, et au bout de la douche écossaise des confinements... le génocide.

Depuis la forteresse. Astypálea, 2013

Le temps presse. Le... sacrifice d’abord lent est en cours, initié par les confinements à répétition dont le but est de saper le moral des peuples et ensuite leur santé, en passant par la destruction d’un gros tiers de l’activité économique. Mitsotákis, la marionnette recitant son papier, estime désormais que “les confinements à répétition iront même jusqu’à la fin juin 2021”, un peu à la manière des... astrologues. Notons que les mêmes papelards circulent visiblement partout en cette Europe des gouvernements... de la gouvernance. Les déclarations et les actes sont le plus souvent similaires.

Et pendant ce temps on meurt. Du COVID-19, mais surtout et bien davantage des autres pathologies, d’autant plus que les patients atteints d’autres maladies sont moins bien soignés ou même pas du tout soignés. Sous la Troïka, la Grèce a fermé 17 hôpitaux, dont trois grands établissements à Athènes et à Thessalonique, spécialisés dans les maladies infectieuses. En 2020 et pendant que le gouvernement Mitsotákis n’a pratiquement rien fait pour améliorer le système de Santé après la dite première vague du COVID-19 au Printemps dernier, nous voilà en pleine panade orchestrée.

Les opérations ne sont plus pratiquées sauf cas exceptionnels, tandis que de nombreux blocs opératoires sont transformées en lits COVID-19 en réanimation, et parfois même, les unités IRM sont carrément fermées, témoignage d’un médecin, 94,3 FM, semaine du 9 novembre. De nombreux malades par exemple, atteints de cancer doivent se tourner vers des cliniques privées et alors... payer. Ceux qui n’ont pas les moyens vont alors mourir. Au même moment, un employé de la logistique, travaillant pour un gros fournisseur de médicaments, témoigne aussi de son côté quant à l’aventure très actuelle... de la psyché des Grecs. Depuis déjà moins d’une semaine de reconfinement, nous avons enregistré une augmentation quant aux demandes pour de médicaments psychotropes, de l’ordre de 27%, 94,3 FM, semaine du 9 novembre.

On se suicide aussi davantage. Tel cet homme à Aígio dans le Péloponnèse, âgé de 75 ans, la semaine dernière. Il s’est d’abord suspendu sur le côté extérieur d’un pont routier, avant de sauter dans... le vide. “Je ne peux plus supporter cette vie, mon état de santé pèsera encore plus lourd sur ma famille qui est pauvre, elle ne pourra pas. Je ne peux plus peser sur eux”, voilà pour le dernier mot laissé par ce pauvre homme le 11 novembre 2020. La terrible scène... a même été filmée. La mort en direct. Ce qui fait dire au journaliste Trángas que “Mitsotákis est un assassin”, 94,3 FM, semaine du 9 novembre.

L'homme à Aígio, âgé de 75 ans. Le 11 novembre 2020

Moments que l’on dit figés. L’acteur connu Chrístos Avlonítis est décédé à l’hôpital le 12 novembre, suite à ses blessures. Il était tombé en conduisant sa moto à Athènes le 18 octobre dernier. Il y a pourtant un... détail, rapporté par son amie, la chanteuse Violéta Íkari.

Malheureusement, j'ai appris que Christos est décédé de la misère et de la faim... C’est exactement comme je vous le dis. Épuisé comme il était car il avait faim, il était monté sur sa moto et il est tombé se cassant les côtes. Emmené à l'hôpital il est décédé plus tard d’une hémorragie interne. Chrístos était d’abord un ami, sauf qu’à partir d'aujourd'hui, son image devient alors le symbole de l'artiste paupérisé comme un grand nombre d’entre nous, de ce proche qui se trouve désormais dans le besoin. Chrístos était très digne. Et il n'a jamais demandé de l'aide à personne, c'était sa seule erreur, nous le pardonnons, comme nous pardonnons autant à ceux qui savaient mais qui n’ont pas pu agir à temps”.

Par contre, je ne peux pas pardonner à ceux qui savent, qu’ils peuvent mais qui s'en moquent. Et alors, puisque l'État s’en fiche des artistes comme autant de leur survie dans la dignité, pourquoi devrions-nous rester spectateurs de ce comportement misérable et ne rien faire? Autant que nous le pouvons, agissons”.

Chrístos Avlonítis, acteur

Christos l’acteur, l’homme âgé à Aígio dans le Péloponnèse comme tant d’autres morts actuels comme futurs sont décédés du COVID-19, sans avoir contracté la maladie. En réalité, telle est la planification du complot en cours. Dans mon entourage, deux personnes âgées sont décédées de... chagrin, et au village thessalien, mon oncle ayant fait une chute va mal. “Il a été diminué depuis que le premier confinement a été mis en place”, dit ma cousine. “Privé d’amis au café, privé de sa promenade, isolé mais encore vaillant... il s’est vidé en deux mois. Ayant un peu repris du poil de bête durant l’été, c’est ce foutu deuxième confinement qui est en train de l’emporter... et peut-être même si cela se poursuit, il nous emportera nous aussi dans pas longtemps”.

Fête populaire. Astypálea, 2013

Sauf que les peuples se réveillent et qu’il ne faut pas céder à la peur. Scène vécue cette même semaine dans la superette du coin ; s’agissant d’un échange entre un jeune employé et une cliente d’un certain âge. “Nous sommes encore enfermés par ce Mitsotákis. Les enfants ne travaillent plus, les petits-enfants vont mal. Il nous prive de tout, y compris de notre fête nationale. Est-ce bien un Grec ce Premier ministre ? Non madame, Mitsotákis n’est pas un Grec, il n’est même pas un être humain. C’est un monstre... placé au pouvoir par les monstres. Et vous le savez bien... dans notre tradition, les monstres on les brûle alors vivants, une bonne fois pour toutes. Oui... un monstre. Je n'avais pas pensé à cela. Merci Monsieur et courage... on les aura”.

Moments que l’on croit parfois volés. Mitsotákis alors comme Schwab. Sous le soleil de l’Égée comme partout ailleurs des voix s’élèvent. On les aura !
Sous le soleil de l’Égée. Astypálea, 2013

* Photo de couverture: Sous le soleil. Astypálea, 2013