dimanche 29 novembre 2020

Blancs moutons



En ces temps devenus restreints, on n’a pas trop l'habitude de voir des animaux de ferme dans les parages. Tels, nos moutons blancs ou d’une autre teinte de leur laine, que l’on rencontre un peu partout dans nos campagnes... et qui ne courent pas les rues. Seulement voilà, en dépit du confinement, nous avons été extrêmement chanceux d'avoir pu rencontrer aux alentours d’Athènes quelques-uns de ces animaux domestiques. Ce sont les dignes porte-voix des mammifères herbivores ruminants ; tous dignes et... autant vaccinés !

mercredi 25 novembre 2020

Symboles de liberté



Il fut une époque dans ce pays, où la voiture était un sacré symbole de liberté et de réussite. Encore financièrement inabordable pour la majorité des Grecs, c’était alors grâce au grand écran que la classe moyenne naissante des années 1960 pouvait déjà rêver de ce cocon... où l’on peut fumer, s’énerver, chanter, et d’abord se déplacer à sa guise. Et pour l’ambiance, celles et eux de la classe aisée portaient assez couramment des couleurs vives, d’ailleurs, le cinéma commercial de ces années-là en rajoutait largement. Certes, la mauvaise grippe saisonnière circulait... au besoin partout, emportant hélas les plus âgés comme les plus fragiles, sauf que personne ne songeait à imposer un régime confinatoire et encore moins à restreindre la circulation. Sévices il faut dire qu’aux yeux des contemporains, étaient synonymes à l’anomalie barbare que l’Occupation allemande leur avait imposé à peine deux décennies auparavant. Question peut-être aussi de bon entendement!

dimanche 22 novembre 2020

La dernière dignité



Semaine après semaine, les confinés du pays grec rêvent de leur délivrance. Les jeunes comme les plus âgés se souviennent alors de leurs bistrots, au moment juste du café. Retrouvailles en d'autres temps encore... démasqués, pas si lointains. Au village thessalien de ma mère dans la région de Kardítsa, mon oncle Dimítris tenait d’ailleurs beaucoup à son bistrot. Il s’y rendait même tous les jours, rien que pour les réunions entre amis autour d’un café.

vendredi 20 novembre 2020

Contre la léthargie



Automne sous scellé. Les Grecs luttent comme ils peuvent contre la léthargie exacerbée. Déjà, la société humaine fluidifiée, voire liquide, celle des réseaux, ne remplace pas l’immédiateté du contact de la société chaude et bouillonnante. Et pendant qu’à Thessalonique il n’y a plus un seul lit disponible en réanimation et que les cliniques privées viennent d’être réquisitionnées dans un système de Santé qui craque de partout, l’Union des commerçants du pays adresse son cri d’alarme au gouvernement. “Nous mourons, contrairement à ce qui s'était passé lors du premier confinement, les ventes dans les supermarchés sont en baisse, de même que les ventes en ligne. Les Grecs sont à sec. Laissez-nous ouvrir en décembre”. Automne et ses couleurs.

mardi 17 novembre 2020

Évagoras contre Erdogan



Pendant que les mesures restrictives de liberté s’imposent largement pays après pays sous prétexte de totalitarisme sanitaire, il y a d’autres actualités parallèles, celles que les enfermés “devraient” plutôt ignorer. Telles, les avancées récentes par l’épuration ethnique et par la guerre, que pratique la Turquie. En Arménie et aussi à Chypre. Dans le Karvachar et le Davidank, les Arméniens brûlent leurs maisons avant la “cession” à l'Azerbaïdjan, tandis qu’à Chypre, les Turcs annexent la ville de Famagouste, restée ville fantôme depuis que l’armée turque a envahi l’île en 1974. Dans un sens, la barbarie tient autant d’une “charge virale” historique.

samedi 14 novembre 2020

Restart



Moments que l’on croit figés. Reconfinement intégral écrasant dans tout sa durée. En dépit des annonces initiales prétendument rassurantes, les gouvernants nous préviennent déjà des suites. L’univers concentrationnaire prétendument sanitaire durera sans doute plusieurs mois. Le pays est déjà en train de bouillir à feu moyen, les morts en plus. La cacophonie gouvernementale en dit déjà long de la scénarisation imposée autour de la maladie. Les politiciens, en bien piètres comédiens ont bien du mal à assumer leur rôle... pendant que nos vrais comédiens alors meurent de faim.

mercredi 11 novembre 2020

Sous l'ombre de la Grande Guerre



Constantinople le 21 Juillet 1921 - Mon cher Georges - Cela fait plusieurs jours que nous n'avons pas reçu de lettres et nous sommes fort inquiets. Tu nous as gâtés et maintenant nous attendons une lettre tous les deux jours. Vendredi dernier je me suis rendu en compagnie de l'oncle Constantin à l'église de St Georges et nous avons prié pour que Dieu te garde. Nous t'embrassons, moi et la petite Lisa. Ton frère qui t'aime. Constantin Mágnis”.

dimanche 8 novembre 2020

Reconfinement à la grecque



Reconfinement à la grecque. Total comme radical et peut être bien... à durée indéterminée. C’est le basculement vers une radicalité programmée, digne d’un univers concentrationnaire New Age d’ailleurs annoncée, lorsqu'on lit bien entre les lignes... de commande. Depuis le déconfinement pendant la phase d’initialisation en mai dernier, les déclarations des COVIDosaures aux affaires ont été d’abord rassurantes et néanmoins assez floues, soufflant le chaud et le froid en même temps, histoire d’entretenir la peur pour intimider les rédactions. Guerre psychologique et guerre tout court.

mardi 3 novembre 2020

Europe nécropolitaine



Mois de novembre mal débuté, à l’image du mois précédent, voire, des mois à venir. Presque partout en Europe occidentale, l’instrumentalisation de la vraie maladie par la fausse démocratie devient alors la règle. Comme on pouvait l’entendre sur la radio athénienne 94.3 vendredi 30 octobre, “nous voilà en plein basculement brusque vers un nouveau monde totalitaire, imposé par les richissimes pervers mentaux qui se trouvent à la tête des GAFAM. En Europe, cette mutation est incarnée par la branche régionale de la mondialisation, à savoir, le nouvel Empire germanique actuellement sous Merkel, celui que la propagande appelle toujours l’Union européenne. Désormais et dans nos pays, il est en train d’effacer les dernières empreintes d’un capitalisme présumé populaire”. Univers bientôt concentrationnaire... plus l’islamisme et la Wi-Fi.