vendredi 4 septembre 2020

Le temps des salopards



Le calendrier se précise et on y va tout droit. Le chantage est désormais ouvert et c’est le Norvégien de l’OTAN, l’ami des Turcs et des compagnies pétrolières qui s’avance alors... à la manière des mafieux. “Athènes a démenti jeudi soir des discussions avec Ankara sur une désescalade en Méditerranée orientale, après un tweet du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, affirmant le contraire. Les informations qui ont été révélées sur des discussions techniques présumées à l’Otan ne correspondent pas à la réalité, a affirmé jeudi soir le ministère des Affaires étrangères grec dans un communiqué”. Voilà pour la version édulcorée des faits, celle de la presse trop habituelle.

Forces armées grecques en mer Égée. Presse grecque, septembre 2020

Aussitôt, la Turquie se dit prête à négocier, sans évidemment retirer ses unités navales des eaux territoriales grecques et elle est naturellement favorable à l’initiative du Norvégien, ce qui serait un préalable à toute discussion. C’est un coup monté... un de plus.

Au même moment, la Turquie très officielle met en cause le Traité de Paris de 1947, c’est-à-dire, elle ne reconnait pas la souveraineté grecque sur les îles du Dodécanèse. Plus précisément et d’abord, c’est l’île de Kastellórizo qui est visée, tout comme il a été annoncé officiellement.

En ce pays, le soleil se lève sur les forteresses de jadis comme de toujours, de la mer Égée et jusqu’au Péloponnèse. Là où d’ailleurs un nouvel incendie très important, vient d’être déclaré comme par hasard avec le retour du vent, entre Corinthe et Épidaure. La semaine dernière c’était le site archéologique de Mycènes. Finalement le pays est en feu... et cela à tous les étages.

Le soleil se lève. Péloponnèse, septembre 2020

L'agresseur Turc. Presse grecque, septembre 2020

En somme, il n’y a rien à discuter avec la Turquie. Pour le Norvégien de service, “les discussions techniques présumées à l’Otan” avec toute l’armada turque dans les eaux grecques signifie tout simplement que la Grèce doit reculer déjà ses frontières et sa souveraineté avec, établis d’ailleurs par les Traités internationaux.

Sauf que la Turquie d’Erdogan, agitateur connu des Frères musulmans d’en haut, et porteur entre autres du grand projet de l’islamisation de l’Europe, est un pays ouvertement révisionniste des Traités, et il ne reculera pas sans le recours à la force. Tout comme... Hitler.

Nous ne sommes pas d’hier dans ce beau coin du monde des drames. Sávvas Kalenterídis, analyste géopolitique et ancien officier des services secrets grecs, dans son analyse du jour, se référant aux rapports et aux déclarations des responsables turcs, a raison d’estimer que“la guerre elle a déjà commencé tant à travers les médias, les réseaux sociaux et les déclarations sournoises des politiciens et des journalistes turcs, et certainement elle est mise en scène et orchestré par l'État turc”.

Militaires Grecs et Russes. Presse grecque, septembre 2020

En l’état actuel des choses, la Turquie ne peut pas faire face à une guerre contre la Grèce, car elle souffre d’une faiblesse majeure. Sa défense aérienne est défaillante, alors que de nombreux chars et l’artillerie de sa 1ère armée, d’habitude basée à l'est d'Évros près de la frontière grecque, se trouve actuellement en Syrie et plus précisément à Idlib. Erdogan a donc pour objectif d’exercer de son terrorisme comme de son chantage sur la Grèce, histoire d'atteindre si possible sans guerre et sans effusion de sang les objectifs nationalistes qu'il s'est fixés en Méditerranée orientale et en Mer Égée”.

On y va donc. Mitsotákis et sa parentèle ainsi que certains de leurs conseillers qui seraient à notre très humble avis des agents d’Ankara, prennent des positions ouvertement pro-turques depuis plusieurs années déjà. Comment serait-il possible au peuple et à la nation de confier sa destinée à cette crème politique brulante?. Il se peut pourtant, que les évènements, ainsi que les actions des militaires sur le terrain, les obligent à ne pas agir suivant la programmation xénocrate, celle précisément qu’elle les a portés au pouvoir.

L'Armée grecque en Thrace en 1920. Presse grecque, septembre 2020

Piètre temps. Car au même moment, Mitsotákis et sa bande viennent d’interdire toutes les manifestations en Grèce jusqu’au 15 septembre, sous peine d’amende de 5.000 euros par participant, ainsi que l’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans ! Encore une fois, les apprentis dictateurs d’Athènes évoquent “le risque sanitaire”. En somme, ils craignent les manifestations programmées des parents d’élèves contre la muselière obligatoire pour les élèves, imposée dès la maternelle pour la rentrée des classes fixée au 14 septembre.

Pendant des rencontres supposées “utiles”, qu’ont eu lieu récemment entre militaires de la Russie et de la Grèce, la Turquie a illégalement décrété un nouveau NAVTEX dans les eaux territoriales grecques, pour des exercices de tir de la Marine nationale russe, que Moscou, non sans un certain embarras, vient de démentir. C’est connu... la géopolitique c’est aussi la guerre des déclarations.

Le vide. Port de Póros, septembre 2020

Il y a le feu. Nos ports, déjà peu remplis, se vident. Les plaisanciers et autres loueurs de voiliers, auront fini par consommer leur rêve grec de cette année, de surcroît coronovirulent, ignorant tout de la situation du pays visité. La Grèce pour eux c’est un lieu consommé, voire consommable ; certains Grecs semblent partager d’ailleurs la vision de l’aveuglement.

D’autres Grecs pourtant s’en vont, car ils n’en peuvent plus. Il y a donc assez de cette propagande COVIDaliste, véhiculée par les marionnettes aux commandes, pendant que de nombreux compatriotes se suicident chaque jour et que les médias généralement les ignorent. Tels sont d’ailleurs les ordres donnés aux médias pouritures dominants. On le sait aussi...

Début septembre, une mère de deux enfants, âgée de 40 ans s’est suicidée en se jetant du balcon de son appartement situé au 5ème étage, dans le quartier aisé de Kalamáki, sur la Riviera d’Athènes. Elle venait d’être licenciée de son travail. En 24 heures, c’est la troisième tentative de suicide dans le quartier. Un homme s’est suicidé de la même manière, ainsi qu’une femme qui s’est jetée du 2ème étage, mais qu’elle a miraculeusement survécu.

Du temps où Samarás était aux commandes, mon cousin s’est suicidé en janvier 2014 exactement de la même manière. Depuis, Tsípras avait arrosé la presse avec de subventions et l’ordre de ne plus évoquer les suicides, comme déjà évoqué sur ce blog et bien sur d’autres médias. Papandréou, Samarás, Tsípras et Mitsotákis ont tous fait de même. “Bande de salopards”, comme le dit ma cousine, la veuve de Kóstas. “Un jour nos familles se vengeront et tous ces gens seront pendus devant le Parlement”. Voilà pour notre pays réel, familial et familier en guerre et en feu. Notons que la version officielle des économistes évoque déjà une chute du PIB de 15% pour le deuxième trimestre de l’année en cours. Quelle bonne blague!

Première pleine lune. Péloponnèse, septembre 2020

Première pleine lune de septembre. Fumée et alors feu. On avance... Le calendrier se précise, on y va tout droit.

Vieux pays aux forteresses de jadis et aux éternels animaux adespotes. Vivement... l’hiver!


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Animal adespote. Péloponnèse, septembre 2020


* Photo de couverture: Forteresse de jadis. Péloponnèse, septembre 2020