vendredi 24 juillet 2020

Entre loups et chacals



Les premiers touristes, sur terre ferme ou loueurs de voiliers fréquentent déjà les cafés du port. Après avoir, dans un premier sens évité le COVID-19 dans leurs pays, ils se disent que leur bref rêve du grand bleu grec enfin se réalise. Illusion grecque... et alors cauchemar turc. Le patron du café discute d’abord et surtout en ce moment avec les clients bien d’ici. Entre Grecs, on scrute le ciel comme on scrute les médias pour revisiter ou refaire l’histoire du pays réel et son actualité avec. Cela fait plus de dix ans que la Grèce n’est plus dans le rêve. De surcroît, en ce mois de juillet plus qu’entamé, l’ensemble des forces armées grecques sont mises en état d’alerte depuis quelques jours, voilà pour commencer et pour commenter.

Les premiers touristes. Péloponnèse, juillet 2020

Il va de soi que toutes les permissions des militaires ont été annulées, tandis que certains réservistes de la Garde nationale ont déjà été mobilisés dans nos îles de l’Égée. L’ensemble des bâtiments de la Marine nationale sont déjà en position entre Lesbos et la Crète. Ceci, face à la barbarie de l’agresseur historique Turc, ses NAVTEX dans les eaux territoriales grecques, ceci prétendument “pour de la prospection pétrolière”, ainsi que la tentative d’encerclement de l'île de Kastelórizo par près 17 bâtiments turcs.

Kastelórizo, île de l’extrémité grecque au-delà de Rhodes a été le théâtre déjà d’opérations dans les airs, l’aviation grecque a dû chasser celle de la Turquie qui survolait l’île franchissant le mur du son. Certes les pilotes n’ont pas tiré, sauf que la bataille a duré plus de deux heures et que les touristes sur place apeurés, se sont précipités sur le premier ferry du jour pour quitter Kastelórizo et ainsi gagner Rhodes, voire Athènes, presse grecque du 23 juillet.

Kastelórizo, île de l’extrémité grecque au-delà de Rhodes. Presse grecque, juillet 2020

On dirait que même depuis le café du port... en plein Péloponnèse éloigné, on scrute comme en mer Égée orientale, les possibles prochains mouvements du navire de prospection turc Oruc Reis. Mitsotákis a fait sitôt appel à Berlin, bonne blague. La presse allemande de Berlin comme... d’Athènes s’empresse pour évoquer le prétendu “succès de l’intervention réussite d’Angela Merkel durant la nuit du 22 juillet, ce qui sans doute aurait fait éviter la guerre entre la Grèce et la Turquie. Les deux pays doivent trouver un terrain d'attente.”

Mes amis généraux à la retraite me disent pourtant “que cette intervention de Berlin est une bien mauvaise affaire qui ne présage rien de très rassurant. Nous disposons de la force nécessaire ainsi que du moral qui en faut pour donner aux agresseurs Turcs toute la leçon qui doit être la leur et nous pouvons faire confiance à nos militaires. Nous n’accordons par contre aucune confiance aux politiques.”

La presse allemande de Berlin comme... d’Athènes, juillet 2020

La tension n’est pas tout tombée, les États-Unis et l’UE ont adopté une position similaire à celle de Merkel et quant à Mitsotákis, la marionnette de Berlin, une de plus et de trop, son rôle pourrait s’avérer alors fatal. Lui et son clan auraient déjà émargé sans le dire, le recul définitif de la souveraineté grecque, y compris face aux Turcs et déjà, devant le totalitarisme européiste du Quatrième Reich des chacals et des nordistes assimilés, ayant imposé au passage le mémorandum pour tous les autres, en conclusion du récent sommet à Bruxelles. “Sinon, nos politiciens ne seraient pas placés au pseudo-pouvoir, le mémorandum avale les gouvernements les uns après les autres sauf que rien de différent n’en ressort, tout est verrouillé”, voilà pour le sentiment populaire largement partagé en dépit du grand bleu.

Bientôt, ils nous diront “que les circonstances actuelles nous amèneront à traiter l'affaire devant la justice internationale et c'est alors un succès, vu le compromis”. Le parasite Tsipras avait été placé au pouvoir pour trahir la Macédoine grecque et autant les luttes sociales ; Mitsotákis à son tour c’est pour livrer l’Égée et sa suite. C'est tout un programme et nous le savons, la prétendue justice internationale s’occupera alors du reste.

Cependant, l'inconnue tient autant du degré de la folie néo-hitlérienne islamo-totalitaire d'Erdogan, son faux pas de trop qui fatalement provoquera la réaction militaire grecque, ainsi que les initiatives qui peuvent être entreprises sur le terrain par les militaires grecs au-delà des politiques. Enfin, il ne faut pas sous-estimer la réaction populaire en Grèce en cas de crise nationale paroxystique ; devant et surtout face à la pourriture politicienne. Peuples et alors nations ne tiennent pas toujours... qu’enfermés dans les programmes, c’est autant connu.

Photo du moment. Presse grecque, juillet 2020

On apprendra à l’occasion que toutes les permissions des militaires turcs ont été également annulées, car telle est la logique des choses... courantes en ce moment, presse grecque du 23 juillet. Du possible théâtre... au théâtre des opérations il n’y a parfois qu’un pas.

Il y a comme on dit... feu, au propre comme au figuré. Plus de 72 incendies de forêts, de préférence à proximité des stations balnéaires ont été déclenchés en Grèce depuis deux jours, difficile de ne pas établir le lien entre le contexte géopolitique et/ou interne en cette autre déstabilisation, opérée certes pour une énième fois, presse grecque. Présent sur place et plus précisément à Corinthe, le ministrion Hardaliás a été pris à partie par un citoyen en colère. Perdant de son sang-froid qu’il n’en a pas, Hardaliás croyant riposter, a ouvert même la porte de sa voiture, prêt à découdre pendant qu’elle était encore en mouvement, presse grecque.

Peuple et alors colère, faisant parfois payer le crime... par le crime. Le 16 juillet, un citoyen a fait irruption dans un Centre des impôts agressant trois agents... à la hache, deux d’entre eux hospitalisés depuis, sont toujours entre la vie et la mort, presse grecque.

En même temps, près de Corinthe où le grand incendie a été déclenché il y a trois jours avec plusieurs départs... de feu simultanés, les habitants des localités près de l’Isthme à Kehriés ont été évacués. La route côtière entre Corinthe et Épidaure est coupée, pour s’y rendre il faut alors passer par Nauplie. Dans le ciel de notre Argolide nous avons déjà constaté hier en fin de journée, ces nuages sombres émanant de l’incendie que le vent pousse depuis la région de Corinthe. Les habitués du café en sont tristes, et quant à nos touristes, le plus souvent laissés dans l’ignorance, ils finissent par nous interroger au sujet de notre ciel si brusquement assombri, sauf bien naturellement pour ce qui tient de la guerre en mer Égée.

Voiture ayant foncé sur un rassemblement à Lesbos. Juillet 2020

Et pendant ce temps... de guerre, le ministrion de service Pierrakákis, annonce dans la foulée l’introduction et bientôt l’apocalypse généralisée de la 5G en Grèce avant la fin de l’année 2020, de même que le pistage informatique y afférent, “car la transition numérique c’est pour notre plus grand bien”, presse grecque.

Les affaires tournent et pour ce qui est des autres piètres histoires grecques, il y a toujours de cette actualité de la colonisation migratoire qui dégouline, sauf qu’elle disparaît comme par magie des écrans des “grands médias” et pour cause. Pourtant, rien ne change si l’on compare avec le passé récent.

Ainsi, au 21 juillet, plusieurs habitants de Lesbos ont été réunis sur la route conduisant à l'usine-unité de production d'électricité de l'île, car à plusieurs reprises les migrants-colons du camp voisin de Mória ont tenté d'y mettre le feu, tout comme ils allument plusieurs foyers d'incendies aux environs. Cette réunion des habitants avait autant comme but la mise en place de patrouilles comme de groupes d'autodéfense, ils ont même chassé un véhicule appartenant à une ONG immigrationniste.

Finalement, la voiture en question a été escortée par la police pour ainsi pouvoir quitter les lieux. Seulement, quelques moments après, un autre véhicule a heurté ces habitants sur les lieux de leur rassemblement causant 6 blessés et bien entendu la dispersion de cette réunion populaire. Les sources disponibles évoquent “une erreur de conduite, un homme âgé serait au volant de la deuxième voiture”. Affaire disons... un peu étrange, presse locale de Lesbos.

Lesbos en d'autres temps, 2011

Toujours à Lesbos, près de 60 migrants clandestins... mais attendus, ont débarqué à la mi-juillet depuis la Turquie et c'est la troisième embarcation qui passe à travers les mailles de la surveillance, réelle et moins réelle des côtes depuis le 1er juillet, presse locale.

La colonisation se poursuit. Les ONG immigrationnistes qui ne chôment pas, avaient même conclu des contrats avec six hôteliers de Lesbos de l'ouest pour y installer de leurs migrants musulmans, téléchargés par voie maritime grâce aux circuits subventionnés des voyagistes de la colonisation musulmane de l’Europe, qui plus est, ouvertement prônée, à savoir, Erdogan, l’UE, l’ONU et Sóros.

L’affaire des ONG colonisatrices sur Lesbos était d’abord tenue dans le secret des mafieux, sauf qu’elle a fini par être déballée au grand jour. Les habitants mis en colère se sont mobilisés et enfin, la municipalité a menacé les hôteliers que de leur imposer certaines règles d'urbanisme plutôt draconiennes, plus les amendes qui en découlent. Sous la pression populaire appuyée par la municipalité, le projet a été abandonné, espérons pour toujours, presse locale. .

Toujours et déjà à Lesbos, 2011

Et au sujet de l’Allemagne “médiatrice”, on sait par exemple que Horst Seehofer de la CSU, longtemps ministre de Merkel a très exactement soutenu et financé les nationalistes et assassins des “Loups gris” turcs en Allemagne. Ceci explique aussi cela, presse grecque en juillet.

Espace de Égée, pays grec. Années 2010

Depuis le Péloponnèse au mythe en ce moment brûlé, on scrute toujours le ciel comme on scrute les médias pour enfin revisiter l’histoire du pays réel et l’actualité avec. On sait aussi que déjà 2000 soldats des Etats-Unis débarquent en ce moment à Alexandroúpolis en plus des blindés et des hélicoptères de combat, le plus grand port grec près de la frontière terrestre avec la Turquie, l’opération est semblable à cet autre... débarquement actuel Étatsunien à la Rochelle en France, presse grecque.

Le patron du bistrot n’est pas rassuré, autant que nos pêcheurs d’ici. Signes qui ne trompent pas, pour les cérémonies évoquant les événements de triste mémoire, ceux justement de l’invasion de la Turquie immuable à Chypre en cet autre juillet 1974, la “gouvernance” du clan Mitsotákis a dépêché sur place son député Kairídis, connu pour ses positions... aimables envers la Turquie et immigrationniste fanatique à la sauce Sóros plutôt patenté. Le signifiant... comme le signifié sonnent alors l’alerte, “le pays est rongé par ses parasites, Tsípras ou Mitsotákis peu importe”, voilà pour le café du port alors unanime. “Espérons que nos militaires n’iront pas se plier... non pas devant les Turcs, mais devant les politicards.”

L’affaire de Chypre fut d’ailleurs d’abord un cas d’école dans la trahison des apparatchiks xénocrates de la Grèce contemporaine, avant toute autre considération géopolitique comme diplomatique, voire même militaire. Le peuple le sait lorsqu’il cogite encore, dans tous les autres cas, on plonge alors dans la catégorie autant pléthorique des consciences endormies. “Ces politiciens des partis historiques ayant osé agir de la sorte depuis 1974 doivent être tous fusillés” peut-on lire désormais ouvertement sur Internet grec, ou même entendre dans les cafés.

Nos militaires. Garde Evzone, Athènes, 2018

Ceux parmi nous, liés aux mafieux de l’État de la partitocratie, au besoin au sens large alors se taisent, ils nous écoutent seulement parler, ils sont peut-être d’ailleurs parmi les informateurs de l’autre camp.

Finalement, seuls nos touristes, après avoir dans un sens échappé au COVID-19, se disent encore que leur bref rêve grec enfin se réalise. Eux, comme nos politiciens.

Mihális notre pêcheur, a fini par changer de sujet pour évoquer sa rencontre du jour avec les dauphins des lieux. Voilà pour enfin un peu de rêve. Il a aussi donné quatre poissons à la chatte du port, celle que nous avons pu faire stériliser. Elle s’est empressée pour apporter... son butin à ses petits, ensuite elle en sera délivrée. Mais au bistrot, on scrute toujours le ciel comme on revisite l’histoire du pays réel et son actualité avec. Entre loups et chacals.


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La chatte du port. Péloponnèse, juillet 2020


* Photo de couverture: En mer Égée actuellement. Presse grecque, juillet 2020