mardi 5 mai 2020

Au-dessus de la mêlée



Déconfinement partiel, pays en confit. Le jour d’après ressemblera au jour d’avant, l’économie en moins, plus la géopolitique du chaos à tous les étages. Des journalistes évoqueront... d’après leurs cahiers de charge le retour à la routine, seulement, on cheminera plutôt de surprise en surprise. La guerre hybride ne cessera pas, bien au contraire, ses fronts se multiplieront, Covid-19 compris, allant de l’immigrationnisme ambiant, aux mensonges des politiciens quant à la reprise des affaires ou à la rentrée du travail.

Pays en confit. Péloponnèse, mai 2020

Plus que jamais notre réalité avance masquée à l’instar de Bill Gates et de son projet chthonien de vaccination des sujets soumis à l’empire mondial, si besoin, numériquement tatoués, en vue de la... solution finale revisitée. L’Union européiste germanique s’y colle également comme de coutume, cette fois pour récolter des fonds. Cependant, les peuples sont désormais mieux informés qu’il y a quelque temps. Internet, autant que l’expérience vécue sont passés par là. “Leurs années sont comptées car sinon, ce sont les nôtres qu’il va falloir compter”, me disait récemment un habitant de ce Péloponnèse que l’on dit encore profond. Le juste milieu n’est plus tenable, une fois de plus, notre temporalité devient celle des extrêmes.

Nos imposantes forteresses d’antan encore debout, celles ayant jadis servi même de lazarets, sont aussi là pour nous rappeler que l’histoire est truffée d’invasions autant que de fléaux. En ce nouveau siècle déjà bien terne, la mécanique sociale globale aura imposé dans la foulée et en si peu de temps, d’abord son virus visiblement inventé, sa géopolitique du pire, le confinement en tant que mode de destruction des classes moyennes restantes et enfin, comme le remarque Houellebecq à sa manière, “une certaine obsolescence qui semble frapper les relations humaines” et ce n’est pas rien.

Sauf que comme me l’écrivait l’autre jour mon ami Olivier Delorme, “de tout cela peut sortir le meilleur - si les peuples sortent de leur passivité et refusent les nouveaux sacrifices qu’on va leur demande - ou le pire - s’ils continuent à subir. L’avenir n’est écrit nulle part et il sera ce que les gens auront ou pas le courage d’en faire. Je trouve pour ma part cette crise salutaire parce qu’elle montre à tous ceux qui ne refusent pas de voir, à quel point nous sommes dans l’impasse et comment il n’est plus possible de continuer dans cette voie... Mais ce n'est pas le début de la fin, seulement la fin du début.” Qu’on se le dise, la quarantaine revisitée à la manière du siècle d’avant, ne présage rien de très rassurant au sujet du siècle d’après qui est le nôtre, cependant, l’avenir n’est écrit nulle part, n’en déplaise à Bill Gates et à George Sóros.

Migrants... en soldats éclaireurs. Lesbos, 2020, presse grecque

La véritable actualité grecque en cette deuxième journée de déconfinement partiel revient sitôt à l’essentiel, à savoir, la survie économique et la guerre que la Grèce est en train de subir à plusieurs niveaux. Il s’agit essentiellement de l’agressivité caractérisée de la Turquie islamo-totalitaire, autant que de l’invasion migratoire qu’elle coorganise. Une partie de la presse revient donc sur les événements des deux derniers mois autour des camps-villes pour migrants dans nos îles de l’Égée orientale. Violences, incendies, razzias et en somme terreur, exercées sur les habitants grecs et notamment, l’infiltration en ces hauts-lieux de l’anomie arrangée des services secrets de la Turquie, lesquels organisent la phase actuelle des opérations en vue du prochain épisode dans la guerre en cours. Le tout, avec la collaboration des ONG à la Sóros, de l’ONU, voire sous les applaudissements intéressés de l’Allemagne et de sa babiole, l’Union européiste.

La constatation ne tombe pas du ciel, sauf que 90% des médias font désespérément de tout leur possible pour que le problème reste si possible masqué. Sauf qu’il explose désormais de partout. Les “épisodes” vécus depuis début février ont été bel et bien organisés par les services de renseignement turcs en collaboration avec des ONG. On le sait. Les incidents initiés par les immigrants illégaux notamment à Mória, à Lesbos, ont été organisés par les services de renseignement turcs MIT en collaboration avec une ONG bien répertoriée pour ce qu’elle est réellement, ce que les services de sécurité grecs savent d’ailleurs pertinemment.

“Tout ce qui s’y déroule réellement tient de la mise en œuvre concrète d’un plan élaboré par les services secrets turcs afin de déstabiliser en interne la Grèce, ceci aussi en cas de conflit armé avec son voisin. Plus de 2000 individus du camp de Mória, pour la plupart des jeunes d’origine afghane, ont pris part à une opération bien similaire à celles menées par des terroristes djihadistes de l’État islamique en Syrie, principalement dans des zones densément peuplées.”

Migrants... en soldats éclaireurs. Lesbos, 2020, presse grecque

“Cette opération aux caractéristiques militaires, exécutée par les migrants clandestins, a d’abord consisté à terroriser les habitants, à encercler la ville, à bloquer les artères y donnant accès pour ainsi isoler le centre névralgique Mytilène du reste de l’île de Lesbos. Selon nos sources fiables, la manœuvre a été réalisée d’abord par environ 70 terroristes de l’État islamique, lesquels ont joué un rôle essentiel dans ces incidents. Une troupe alors dirigée par 9 à 12 individus dont certains ont été postés à des endroits stratégiques pour diriger l’ensemble de l’opération, et qui communiquaient via des téléphones satellitaires. Les services secrets turcs MIT, sont de fait les organisateurs de l’ensemble ou d’une partie en tout cas de ce plan non seulement à Mória, mais également dans toutes les îles où sont hébergés ces illégaux. Le tout, sous la coordination présumée de l’agent en chef des opérations spéciales Ilhan Kaya ainsi que de Bairak Serhat, ce dernier ayant d’ailleurs de l’expérience depuis l’invasion turque en Syrie.”

“Serhat visite d’ailleurs souvent nos îles, où très exactement des campements pour migrants sont installés. Notons que parmi les meneurs impliqués dans cette opération en vue de provoquer, voire d’aggraver des incidents, figurent également deux djihadistes tchétchènes ; ils appartiendraient au groupe extrémiste islamiste tchétchène du bataillon de reconnaissance et de sabotage dit des martyrs de Tchétchénie. Ces individus sont arrivés en Grèce via la Bulgarie, munis de passeports albanais. Les objectifs de la Turquie sont plus qu’évidents.”

“D’abord et avant tout, elle entraîne ses hommes pour des opérations de déstabilisation de plus grande envergure, toujours d’après ce qu’elle entend déclencher en Grèce, en utilisant naturellement ses innombrables agents qui arrivent chez nous déguisés en réfugiés demandeurs d'asile. Ceux mêmes qui perçoivent des allocations en réalité versées par les contribuables Grecs paupérisés. Ces opérations militaires à l’initiative de la Turquie, mettent également à rude épreuve les structures de l’État grec, comme elles épuisent financièrement, psychologiquement et socialement les habitants des zones qui subissent les vagues de cette colonisation organisée. La situation à laquelle notre pays sera bientôt confronté sera alors pénible, sauf que nos dirigeants politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux”, quotidien “Dimokratía” du 4 mai.

Protestation populaire en Crète contre l'installation de migrants. Le 4 mai, presse grecque

Protestation populaire en Macédoine grecque contre l'installation de migrants. Le 4 mai, presse grecque

La situation est déjà pénible. Le 22 avril, un éleveur de Lesbos a été attaqué par trois migrants armées de couteaux, lesquels exécutaient à leur habitude des opérations de razzia, enlevant le bétail pour ensuite égorger et consommer les animaux, agressant les habitants, détruisant et saccagent leurs biens et leurs églises, occupant leur terre et détruisant même leurs oliviers, plus de 4.000 oliviers ont été ainsi arrachés à Lesbos par ces colons... il faut dire surprotégés. D’après l’avocat de l’éleveur, son client a été contraint pour se défendre à faire usage de son fusil de chasse, blessant deux migrants. Il a été arrêté par la police, son procès aura lieu dans quelques semaines, et ensuite, il a été remis en liberté surveillée.

Pourtant, les migrants qui rodent toujours... équipés d’armes blanches n’ont pas été interpellés ni conduits devant la justice comme ils n’ont jamais été... “dérangés” pour toutes les violences et destructions qu’ils ont fait subir aux habitants de Lesbos. Le tout, notons-le en plein confinement. La mise en liberté surveillée de cet habitant de Lesbos est accompagnée de plusieurs mesures d’usage, en plus d’une disposition alors inhabituelle, lui interdisant de se rendre à sa bergerie, pourtant c’est sa propriété et autant son lieu de travail comme surtout, l’unique source de revenus.

Comme le souligne son avocat qui est également un élu local, “la justice et l’État font ainsi preuve de deux poids et deux mesures, et l’on sait par les sources de la Police que des instructions sont données depuis le ministère, pour que la sévérité dans l’application des lois s’épuise sur les Grecs pour alors épargner les migrants, qui plus est, illégaux et souvent même au comportement malfaiteur. Il s’agit pour tout dire du reniement complet de la norme, de ce qui est d’ailleurs prévu par notre Constitution quant aux obligations de l’État et de l’exécutif en matière de protection des citoyens grecs, tout de même seuls et uniques propriétaires de leur pays.”

“Je dois enfin préciser que les trois migrants agissant en éclaireurs, ils étaient suivis d’une vingtaine d’autres et je répète que ces individus se baladent tous armés de couteux en toute impunité. Si mon client, au lieu de prendre son fusil avait tenté de... discuter avec les envahisseurs pour les dissuader à lui voler ses biens et ses bêtes, il serait peut-être assassiné”, témoignage de l’avocat de l’éleveur, joint au téléphone depuis Lesbos par Lámbros Kalarrýtis lors de son émission du 4 mai sur 90.1 FM, cité de mémoire.

le court-circuit est prévisible. Péloponnèse, mai 2020

La véritable actualité grecque en cette deuxième journée de déconfinement partiel, la voilà qui revient sitôt à l’essentiel. Dès ce 4 mai, les Grecs manifestent contre le transfert organisé de plusieurs centaines et ensuite milliers de migrants chez eux, en Crète et aussi en Macédoine grecque. Le chemin a été montré par ceux de Lesbos et de Chios en, février, ils ont même pris les armes contre les policiers, ces derniers étaient dépêchés sur place en protecteurs des constructeurs des campements-villes musulmanes.

Non finalement, le coronavirus en soi ne constitue pas un danger essentiel pour les Grecs ; la mise à mort de leur économie sans en construire une nouvelle réellement nationale, si, autant que la guerre en cours initiée par la Turquie et ses alliés, UE comprise. Visiblement, le courant ne passera toujours pas entre les Grecs et le valet Mitsotákis aux commandes commandées, le court-circuit est déjà même prévisible.

De nombreux badauds dispersés. Presse grecque, le 5 mai

Et pendant que la presse aux ordres “révèlera” que “de nombreux badauds ont été gentiment dispersés par la police portuaire près d’Athènes afin de diminuer le risque de propagation du coronavirus suite au déconfinement”, une certaine obsolescence frappe autant les agissements des montres élito-morphes. Car les peuples en savent désormais davantage qu’il y a un certain temps, surtout grâce à Internet. En ce moment même, certains blogs patriotes et souverainistes grecs viennent d’être supprimés par Google, avec l’aimable collaboration de la clique des politiciens et des agents des ONG à la Sóros, devenus en somme autant, la nouvelle police de la pensée. Leurs années sont pourtant comptées car sinon, ce sont les nôtres qu’il va falloir compter, rien que parce que le juste milieu n’est plus tenable et de que nouveau, notre temporalité est redevenue celle des extrêmes.

Plus que jamais notre réalité avance masquée, sauf pour certains des grands plaisirs qui s’offrent encore à nous. L’autre jour, deux dignes représentants Monachus-Monachus des mammifères phocidés bien de chez nous, ont fait leur apparition très près du petit port vide de bateaux et ainsi empli de poisson. Mes photos, vu mon matériel disons simple n’ont rien donné, mais par chance, un photographe professionnel y était, et il a publié ses propres clichés sitôt sur Internet.

Les dignes représentants Monachus-Monachus. Péloponnèse, mai 2020. Presse locale

Déconfinement partiel, pays en confit. De tout cela peut alors sortir le meilleur, si les peuples sortent de leur passivité et refusent les nouveaux sacrifices qu’on va leur demande, ou le pire, s’ils continuent à subir. L’avenir n’est écrit nulle part!


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De tout cela peut alors sortir le meilleur. Péloponnèse, mai 2020


* Photo de couverture: Nos imposantes forteresses d’antan. Péloponnèse, mai 2020

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