samedi 28 mars 2020

Allemagne fétide



Le temps historique file à toute vitesse, la vraie vie toujours sous clôture. La petite bourgade du Péloponnèse aux bistrots fermés et aux habitants confinés a sitôt perdu l’essentiel de son âme. Les habitants munis des autorisations “coronaristes” quittent le domicile uniquement pour de maigres petites courses et encore. Le seul pompiste a déjà mis la clef sous la porte, du moins provisoirement. La destinée collective pratique ainsi mise entre parenthèses, dans la rue, les échanges entre nous deviennent de plus en plus brèves, et toujours à deux mètres de distance. Célébrons sinon le calme plat, d’ailleurs sous la pluie. Seuls nos chats, animaux adespotes par excellence rodent alors partout sans avoir trop à se méfier des humains et notamment de leurs véhicules.

Mimi de greekcrisis... en confinement instructif. Péloponnèse, mars 2020

Confiné pour confiné, il y a de la lecture à disposition, et même si nous ne referons sans doute pas toute l’histoire du monde, nous aspirons à nous occuper de son futur. Il y a même urgence, surtout face... à l’état d’urgence. Cette semaine, la fête nationale du 25 mars en célébration de la Révolution nationale et chrétienne des Grecs en 1821 pour se débarrasser de quatre siècles d’islamocratie et de tyrannie ottomane, aboutissant ainsi à la Grèce actuelle en tant qu’État contemporain, plus de celui de Chypre en 1960, n’a pas été célébrée comme d’habitude, de même que la de l'Annonciation et de l'Orthodoxie du même jour.

Ni défilé militaire, ni célébration dans les écoles, sauf ces avions de chasse F-16 et Mirage 2000, survolant l’ensemble du territoire pour enfin salué d’en haut le peuple confiné. Le pays réel retiendra surtout le message d’un des pilotes, diffusé en direct lors des survols, message ferme et autant plein d’émotion. “Nous sommes unis, nous sommes le peuple, nous sortirons vainqueurs car à chaque crise, nous faisons bloc.” Comme aussi, il retiendra mais de manière différente, le message de la nouvelle Présidente de la République Katerina Sakellaropoúlou prônant son “nouveau patriotisme” lequel passe autant à travers le droits-de-l’hommisme; car tout sonnait alors faux dans l’intonation de sa voix. Rappelons que cette Syrizíste historique pur jus, éprouve visiblement tant de peine, lorsqu’il s’agit d’évoquer la patrie et la lutte du peuple pour sa liberté. “Les tripes n’y sont pas”, comme le font remarquer les Grecs à travers les réseaux sociaux du pays réel.

On se souviendra pourtant, à l’instar d’une petite partie de la presse actuelle, du défilé historique des soldats d’élite grecs, les Evzones, c’était par exemple à Paris pour le 14 juillet 1919, faisant suite à la victoire sur l’Allemagne et ses alliées d’alors et visiblement de toujours. Car au sujet de l’Allemagne, pendant que tous les médias systémiques français occultent alors presque tout, en Grèce à l’instar je dirais de l’Italie, on n’hésite pas à dire à l’heure de grande écoute, que ce pays, poursuit dans sa voie néo-nationaliste, lorsqu’il se refuse tout changement dans la politique monétaire de sa zone vassalisé appelée par euphémisme Union européenne, voire, il n’admet pas la mise en place d’un semblant de mécanisme européen de liquidités au service des pays touchés par la crise du coronavirus.

Evzones à Paris en 1919. Presse grecque, mars 2020

La grippe et... l'Allemagne. Paris 1918, source Internet

Le ton est ainsi vite donné à Athènes. Pour le journaliste Trángas c’est en ce moment même que l’Union européenne se dissout.

“Les Allemands une fois de plus, notons-le, dans une situation d’extrême crise sanitaire et de profonde récession économique internationale, érigent alors et encore un mur contre l’Italie et l’Espagne, pays qui pleurent pourtant la mort de milliers de leurs. L’Union européenne est en train d’être démantelée de la sorte, car il est désormais prouvé dans la pratique que les Allemands et leurs alliés à l’instar des Hollandais ou des Finlandais, veulent exploiter et même assécher tous les pays du Sud satellisés à la manière de la Grèce. La téléconférence des dirigeants d’hier n’a rien donné. L’Italie et l’Espagne ont opposé leur veto et demandé qu’aucune déclaration commune ne soit faite au sujet de l’émission des euro-obligations, une idée également soutenue par le gouvernement grec. Il n’y a donc aucune raison de rester dans cette Europe inhumaine, occupée par l’Allemagne. Il n’y a aucune raison, puisque cette Europe, dans ces conditions extrêmes, disons actuellement en état de guerre, n’a rien à offrir à ses États membres. Il est autant prouvé, que nous avions profondément raison que d’insister dans notre farouche opposition depuis dix ans, face à toutes ces expressions de la politique des gouvernements mémorandaires grecs, justement sous la Troïka. Vous n’avez pas besoin d’être de gauche ou de droite pour comprendre que les Allemands ainsi que leurs amis à Athènes, recherchaient avant tout la spoliation de l’ensemble des biens publics, la satellisation de la Grèce transformée en protectorat allemand, de même que la suppression de notre souveraineté nationale.”

“Il s’avère maintenant que les Huns de Berlin ne veulent que notre argent en nous exploitant, détruisant nos biens et nos vies, et ils se moquent de savoir s’il y aura des centaines de morts ou des milliers d’Européens perdus à cause du coronavirus. Tout ce dont ils se soucient, ce sont les excédents primaires, mais aussi, comment nous, gens du sud en particulier, empêcherons-nous désormais les migrants d’atteindre le nord de l’Europe. Il est temps de cesser de croire à ce qu’on appelle l’Europe unie, qui est de fait une dictature économique allemande, conduisant à la multiplication des citoyens à deux ou trois vitesses, tout comme au déclin complet de la démocratie dans des pays comme le nôtre. Depuis dix ans, je crie haut et fort qu’il n’y a pas de solidarité européenne, ni de cohésion européenne et encore moins d’aide de l’Europe. Il est temps que le gouvernement Mitsotákis et les germanophiles d’Athènes comprennent qu’il faut enfin regarder ailleurs”, émission sur 90.1 FM, matinée du 27 mars 2020.

Ailleurs, on n’est guère tendre non plus. “L’UE est morte, rien que parce que ce sont les Cubains qui finalement dépêchent de leur l’aide en Italie, de même que la Russie, laquelle vient d’envoyer sur place des unités de son armée, spécialisées dans la guerre biologique. Oui, une unité russe... opérant sur le territoire d’un pays membre de l’OTAN, il fallait aussi le faire. L’Allemagne a donc creusé la tombe de l’UE et en ce moment même, elle est train de la sceller, sauf que le raisonnement de l’élite allemande alors et toujours apparent, persiste et signe... pour ne rien comprendre de la réaction des autres nations, pour surtout, ne rien compromettre de sa suprématie. Ça passe et ça casse car on connait l’élite allemande depuis déjà les deux guerres mondiales”, presse grecque de la semaine.

“Disons qu’à Berlin, on estime que l’économie allemande sortira moins affectée de cette crise, n’oublions pas que les lits disponibles en soins attentifs ont été supprimés partout ailleurs en cette Europe sous la botte économique, financière et austéritaire allemande, et voilà pense-t-on à Berlin apparue, l’occasion rêvée qui tombe du ciel et du coronavirus, à savoir, installer désormais la Troïka partout, à commencer par l’Italie, pour spolier durant le prochain petit siècle, les avoirs des autres pays et nations,” émission de Lámbros Kalarrýtis, 90.1 FM, le 26 mars, cité de mémoire.

Sauf que même si les gouvernements marionnettes seraient prêts à courber l’échine pour ne rien changer, les peuples désormais suffisamment informés ne l’entendent déjà plus de cette oreille. Et tout s’y mêle désormais. En Grèce et sur les réseaux sociaux, l’idée se repend ici ou là d’une jacquerie généralisée et au besoin... virulente après le confinement, suite déjà à la création de 28 bourgades musulmanes pour les envahisseurs dépêchés par la Turquie, ce que les Grecs ne pardonneront jamais à Mitsotákis lequel a ainsi rusé en plein confinement, sans oublier la haute trahison déjà de tous les gouvernements, sous le néo-totalitarisme de la Troïka.

Vieille publicité supposée désuète. Péloponnèse, mars 2020

Animal adespote. Péloponnèse, mars 2020

Ceux qui nous demandent à nous montrer responsables face au coronavirus, ont alors sciemment détruit le pays, son système de Santé, affaibli ses forces vives comme armées, conduit les Grecs à quitter leur patrie, voire à se suicider par milliers. Entre les suicides et les autres décès liés au contexte imposé par les salopards d’Athènes au service de l’européisme allemand, on estime que les disparus se comptent par quelques dizaines de milliers.

Le principal donc coronavirus historique en Europe ce sont les “élites”, celles de l’Allemagne en tête, et quant à notre bien bas monde, ce sont les... gentils organisateurs de la mondialisation à l’anglo-saxonne qui doivent autant rendre l’âme, autrement-dit, les clefs et les cadenas du monde occidental. Ailleurs et déjà, les citoyens se préparent à déposer plainte visant les responsables irresponsables comme en France, ce qui ne passe pas inaperçu sous l’Acropole. Tout comme on commente le fait que le professeur Didier Raoult ne participera pas aux prochaines réunions du conseil scientifique en France.

Activité presqu'à l'arrêt. Péloponnèse, mars 2020

Et inlassablement en Grèce, il faut aussi tenir compte de l’agressivité de la Turquie, laquelle s’aggrave sur la frontière nord comme en mer, sans oublier les violations de l’espace aérien grec par les chasseurs turcs, qui d’ailleurs se sont multipliés le jour de la fête nationale grecque du 25 mars. Au même moment, la Turquie arme de vieux navires emplis d’arsenaux de taille accompagnés parfois de djihadistes mercenaires, ceci à destination de la Libye. Un tel bateau escorté d’un bâtiment militaire turc vient d’être bloqué par trois navires de guerre, grec, français et italien, radio 90.1 FM, le 27 mars. Et enfin, il ne faut pas négliger l’autre guerre encours, s’agissant des migrants utilisés au besoin en armes biologiques... coronovirulantes par la Turquie et qui franchissent toujours... disons paradoxalement la frontière maritime, aux larges des îles grecques. Aux dernières nouvelles, la Turquie semble évacuer ses mercenaires migrants de la frontière terrestre sur l’Évros, nouvelle à confirmer dans la durée, car il faut attendre et suivre la situation sur place, presse grecque du 27 mars.

Toutefois, cette même Turquie insiste dans son nationalisme exacerbé, sans rien perde de son agressivité... historique, au moment même où ses citoyens tombent comme des mouches en pleine rue frappés par l’épidémie, et que deux nouveaux cimetières sont en ce moment aménagés à la hâte à Constantinople, lorsque partout en Turquie, les médecins sont obligés d’enregistrer les décès pour cause de pneumonie sans la moindre mention au coronavirus, reportage de Lámbros Kalarrýtis, 90.1 FM, le 26 mars, cité de mémoire ; à suivre également l’excellente analyse sur le même sujet de mon ami Olivier Delorme, historien, première et deuxième partie.


Le pays réel grec observe et suit toute cette déferlante contemporaine, on se prépare au pire, avec déjà le pire... de la dite crise, installé depuis dix ans. Et l’on sait que la pétrification Troïkanne conduira à coup sûr à l’effondrement total, et vraisemblablement, pas qu’en Grèce. On se souviendra qu’il y a 2500 ans, Athènes, la grande cité grecque s’est presque confinée lorsqu’elle a fait face à la première épidémie de mémoire d’homme si bien décrite par Thucydide, symptômes compris.

“En général on était atteint sans indice précurseur, subitement en pleine santé. On éprouvait de violentes chaleurs à la tête ; les yeux étaient rouges et enflammés ; à l’intérieur, le pharynx et la langue devenaient sanguinolents, la respiration irrégulière, l’haleine fétide. À ces symptômes succédaient l’éternuement et l’enrouement ; peu de temps après la douleur gagnait la poitrine, s’accompagnant d’une toux violente ; quand le mal s’attaquait à l’estomac, il y provoquait des troubles et y déterminait, avec des souffrances aiguës, toutes les sortes d’évacuation de bile auxquelles les médecins ont donné des noms. Presque tous les malades étaient pris de hoquets non suivis de vomissements, mais accompagnés de convulsions ; chez les uns ce hoquet cessait immédiatement, chez d’autres il durait fort longtemps.”

“L’on souffrait constamment du manque de repos et de sommeil. Le corps, tant que la maladie était dans toute sa force, ne se flétrissait pas et résistait contre toute attente à la souffrance. La plupart mouraient au bout de neuf ou de sept jours, consumés par le feu intérieur, sans avoir perdu toutes leurs forces. Si l’on dépassait ce stade, le mal descendait dans l’intestin ; une violente ulcération s’y déclarait, accompagnée d’une diarrhée rebelle qui faisait périr de faiblesse beaucoup de malades.”

“Le mal, qui commençait par la partie supérieure du corps et qui avait au début son siège dans la tête, gagnait ensuite le corps entier et ceux qui survivaient aux accidents les plus graves en gardaient aux extrémités les traces. Il attaquait les parties sexuelles, l’extrémité des mains et des pieds et l’on n’échappait souvent qu’en perdant une de ces parties ; quelques-uns même perdirent la vue. D’autres, aussitôt guéris, n’avaient plus dès lors souvenir de rien, oubliaient leur personnalité et ne reconnaissaient plus leurs proches” ; Thucydide, Livre II-49.

Près d’un tiers des Athéniens sont morts dans d’horribles souffrances, de même que la sœur de Périclès et ses deux fils, Xanthippe et Páralos, touchés par l'épidémie de 430 av. J.-C. et Périclès, décèdera d’ailleurs à son tour peu après ; notons enfin le célèbre tableau de l’épidémie proposé par le peintre Michael Sweerts “La Peste dans une cité antique”, huile sur toile, entre 1652 et 1654.

La Peste dans une cité antique, de Michael Sweerts

Ossements d'Athéniens morts par l'épidémie de 430 av. J.-C. Fouilles contemporaines. Source Internet grec

Le pays réel grec... observe ! Péloponnèse, mars 2020

Un paramètre intéressant lié au désastre occasionné par l’épidémie, fut d’après les sources antiques, la nouvelle réponse qui s’est alors imposée, apportée d’urgence au problème de l’immigration, que les Athéniens ont adopté sitôt la maladie disparue. D’après Thucydide, et comme le démontrent autant les synthèses de la bibliographie scientifique contemporaine, au moment où un grand nombre de métèques résidaient à Athènes, tout a basculé d’un coup à leur égard.

La peste fut un désastre démographique pour la ville-cité. Le nombre de citoyens qui étaient tués parmi le tiers de la population totale perdue, métèques et esclaves compris reste alors inconnu avec exactitude. Il est toutefois prouvé que cette épidémie a modifié l’équilibre démographique entre citoyens et métèques, on dirait aujourd’hui migrants, et elle a entraîné un durcissement supplémentaire des restrictions visant les métèques, initiées dans les années 450. Une loi adoptée en 451, restreignant la citoyenneté athénienne à seulement ceux nés de parents citoyens athéniens.

L’hostilité envers les résidents étrangers, plutôt que de diminuer, elle a même progressé après la guerre du Péloponnèse. Ainsi, la réaction à long terme des citoyens athéniens devant les pertes de la peste et la guerre fut de resserrer les règles de la citoyenneté plutôt que de les ouvrir, et ainsi d’augmenter le nombre de citoyens en permettant exclusivement aux métèques les plus riches et aux plus ingénieux, d’accéder à la citoyenneté. Les Athéniens semblaient certes inquiets de devoir conserver le nombre nécessaire de citoyens au sein de leur cité, mais ils n’étaient pas convaincus qu’ils devaient à nouveau ouvrir la citoyenneté aux non-Athéniens, voir également dans la littérature historique sur le sujet.

Temps des citrons... amers. Péloponnèse, mars 2020

Andreas Hilboll. Presse grecque, mars 2020

Temps des citrons plutôt amers, et temps comme on dit à l’arrêt brusque. La presse grecque rend autant hommage jeudi 26 mars à Andreas Hilboll ce scientifique Allemand, enseignant invité à l’Université de Crète, très apprécié, décédé à l’âge de 42 ans, suite à la... mauvaise pente parfois bien surprenante que le coronavirus impose finalement à tout âge, presse grecque du 27 mars.

Le temps passe, la vraie vie sous clôture. On comprendra autant que ce genre de pouvoirs extraordinaires dont celui du confinement, sont de ce fait invoqués dans une situation impliquant les effets du coronavirus, suggérant un peu partout des actions préparatoires à l’exercice du pouvoir davantage... inconstitutionnelle et antidémocratique. On dirait que devant le réveil des peuples, un nouveau régime est à l’essai aux Etats-Unis et l’Europe, en tout cas aux yeux de certains. On sait d’ailleurs que depuis la Seconde Guerre mondiale, le secret a été utilisé pour accumuler des pouvoirs bureaucratiques déguisés sous couvert de planification d’urgence dans la gestion des catastrophes. Des conditions exceptionnelles pour l’accumulation du pouvoir politique et autant du capital qui sont ainsi créées ou redistribués de force par le chaos et par la catastrophe.

Il n’est peut-être pas tout à fait un hasard si un certain Bill Gates avait préconisé son scenario catastrophe du possible coronavirus il y a seulement quelques années, ou que la Banque mondiale avait-elle lancé il y a peu... des obligations spécifiques, visant à fournir un soutien financier d’urgence en cas de pandémie. C’est tout de même un peu étrange.

Temps des citrons. Péloponnèse, mars 2020

Dans la vraie vie pourtant, nos chats animaux adespotes par excellence rodent partout, obligeant les municipalités à multiplient leurs actions de... prise en charge, maintenant que les humains sortent au compte-gouttes. “Le maire de Chios Stamátis Kármantzis, en collaboration avec le maire adjoint, responsable des animaux adespotes, Yórgos Kliamenákis, ont mis en place tout un programme d’alimentation pour les adespotes,” presse grecque du 25 mars.

Confiné pour confiné, nous disposons de la lecture, et même si nous ne referons sans doute pas l’histoire du monde, nous aspirons à nous occuper suffisamment de son futur. Il y a même urgence à le faire, surtout face... à l’état d’urgence. En Suède par exemple, le “gouvernement” poursuit dans sa pente eugéniste d’inspiration nazie, la vie continue comme avant et la mort sévit. Ils viennent d’installer des conteneurs réfrigérés devant les hôpitaux pour accroitre la capacité des morgues et c’est alors tout. Cela me fait dire qu’il aurait un programme préparant à l’assassinat de la population alors âgée du pays, et les raisons sont économiques”, estime Panagiótis Létsios, orthodontiste travaillant en Suède, interviewé lors d’un reportage de la presse grecque le 27 mars.

Hermès de greekcrisis... confiné. Péloponnèse, mars 2020

Et pendant que... notre Hermès se trouve confiné et visiblement fier de l’être, les affaires des humains tournent de plus en plus au vinaigre. Dans la foulée des événements, la presse mainstream française par exemple, occulte comme elle peut la colère et le veto du jeudi soir, formulé par l’Italie et l’Espagne, devant le nazisme européiste allemand, ce dernier ne voulant en rien sacrifier son contrôle totalitaire sur ses prétendus partenaires de la zone euro. Jacques Sapir, dans son analyse, certes un peu prudente, suggère à sa manière plutôt le même constat, à savoir, la fin de l’UE allemande, Union... à l’haleine bien fétide.


L’histoire parallèle des zombis affairistes et pour tout dire autant génocidaires, retiendra qu’au moment du coronavirus, les sbires politiques des mondialisateurs en chef et autres navets du genre, ont trouvé l’époque opportune pour réclamer “davantage de gouvernance mondiale appuyée sur les Droits de l’Homme”, presse grecque du 25 mars. En Grèce, il s’agit du salopard Georges Papandréou, l’agent de Sóros et de la Goldman Sachs Group lequel a introduit par la filouterie la Troïka en Grèce ; et comme le dit Thanássis, l’ancien tenant du bistrot d’ici, “il devait être pendu place Sýntagma à Athènes.” Ailleurs, c’est le grand ami des bancocrates et de l’ONU, le travailliste britannique James Gordon Brown qui réclame à son tour la mise en place d’un gouvernement mondial pour faire face à la pandémie, presse britannique du 26 mars.

L’histoire nous rattrape. “La maladie, impossible à décrire, sévissait avec une violence qui déconcertait la nature humaine. Voici qui montre combien elle différait des épidémies ordinaires les oiseaux et les quadrupèdes carnassiers ne s’attaquaient pas aux cadavres pourtant nombreux, restés sans sépulture ou, s’ils y touchaient, ils périssaient. Ce qui le prouve, c’est leur disparition avérée ; on n’en voyait ni autour des cadavres, ni ailleurs. C’est ce que l’on pouvait constater sur les chiens accoutumés à vivre en compagnie de l’homme”, écrivait alors Thucydide, il y a 2500 ans.

La maladie, impossible à décrire, autant que la nature des pseudo-élites on dirait. Sauf peut-être pour nos chats accoutumés à vivre en compagnie de l’homme, Mimi de greekcrisis, confinée, en sait sans doute quelque chose.

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Mimi de greekcrisis confinée. Péloponnèse, mars 2020


* Photo de couverture: Univers clos. Péloponnèse, mars 2020