jeudi 6 août 2020

L’été de tous les dangers



Visiblement, c’est l’été de tous les dangers. Dangers réels ou alors périls occultés, tout s’entremêle. Les Athéniens quittent la ville car on les voit désormais sur toutes les plages, tandis que les annonces devenues officielles font état de treize cas de COVID-19 détectés à Póros, l’île aux vieilles pierres où jadis Démosthène a mis fin à ses jours.

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mercredi 5 août 2020

Les 101 COVIDiens



Épidaure vide, le COVID-19 fait son plein. L’ébullition a même gagné notre petite bourgade de ce Péloponnèse proche de l’Attique. Le coronarisme fatalement tangible alors refait surface. Il était... grand temps. D’abord les rumeurs et ensuite les informations, pour le moment encore... presque non officielles et néanmoins avérées. L’île de Póros qui n’est guère loin ainsi que Galatás, la commune du Péloponnèse située juste en face, connaissent une certaine disons vague de COVID-19, plutôt fort remarquable et déjà remarquée.

dimanche 2 août 2020

Raisins et raison



Fruits de saison, pépins d’époque. Les aoûtiens... diminués sont de retour ainsi que votre blog, par... ses brèves allongées du mois des figues et des raisins, actualité oblige. Car au pays des Centaures, ce ne sont pas les raisins qui manquent parfois mais plutôt la raison. Son image est d’ailleurs belle et la carte-postale reste de mise. Ferrys qui arrivent suffisamment emplis, les quelques voiliers de location, la saison qui commence tout juste pour finir juste après le 15 du mois, les employés déjà au chômage, voilà pour ce qui est des données dites de base. Bonnes vacances !

dimanche 26 juillet 2020

Bilan



Juillet sur sa fin et c’est dès lors un temps de bilan. Votre humble blog pourrait même s’éclipser pour quelques jours durant le mois d’août, non pas en vacances comme on dit, mais plutôt dans une courte mise en veille, au temps des veilleuses déjà du siècle. Réflexion et alors retrait, les livres sous le bras, le crayon à la main. Bilan ainsi à grands traits.

samedi 25 juillet 2020

Feu



Soudainement, le feu. Et d’abord, les hurlements des sirènes des pompiers du coin, hier à l’heure du repas de midi, c’est à-dire vers 14 heures dans les usages grecs. Nous voilà, à notre tour, touchés par une certaine actualité. Un seul foyer de départ et pour une fois, notre incendie... bien à nous est comme dit accidentel.

vendredi 24 juillet 2020

Entre loups et chacals



Les premiers touristes, sur terre ferme ou loueurs de voiliers fréquentent déjà les cafés du port. Après avoir, dans un premier sens évité le COVID-19 dans leurs pays, ils se disent que leur bref rêve du grand bleu grec enfin se réalise. Illusion grecque... et alors cauchemar turc. Le patron du café discute d’abord et surtout en ce moment avec les clients bien d’ici. Entre Grecs, on scrute le ciel comme on scrute les médias pour revisiter ou refaire l’histoire du pays réel et son actualité avec. Cela fait plus de dix ans que la Grèce n’est plus dans le rêve. De surcroît, en ce mois de juillet plus qu’entamé, l’ensemble des forces armées grecques sont mises en état d’alerte depuis quelques jours, voilà pour commencer et pour commenter.

lundi 20 juillet 2020

Patrie ou barbarie



Fête marquant le cœur battant de l’été grec. Grande journée de Saint-Élie le Thesbite, prophète de l’Ancien Testament commémoré le 20 juillet. Prophète des Cieux, surtout entre la mer et la terre des montagnes. Tout en hauteur comme les chapelles qui lui sont dédiées. Pour nous, c’est le retour à notre bourgade désormais habituelle du Péloponnèse. Nous avons ainsi salué nos amis, les remerciant pour leur hospitalité, ceux de l’Argolide dite perdue en en réalité retrouvée.

mardi 14 juillet 2020

L'ordre du monde



Été grec parsemé de nuages. Le tout petit pays encore réel vit de sa pêche, des oliviers et des souvenirs. La prise est chaque fois maigre, cependant, elle reste largement suffisante pour remplir la poêle du jour. Les filets sont fatigués, par endroits même déchirés par les coquillages dévoreurs de poisson capturé. Nous y sommes. Entourés de bêtes comme d’autres merveilles du vivant, nous deviendrons peut-être plus intelligents, si ce n’est que par un temps à moitié figé comme en ce moment. Entourés de la sorte, notre sociabilité s’élargit, voire elle s’embellit.

jeudi 9 juillet 2020

Les derniers des Minoens



De ce monde débridé, les nouvelles nous parviennent morcelées et à certains intervalles. Elles se dévoilent en réalité filtrées au gré des journées qui passent décidément vite, actualité décantée d’après les gens de passage, les rares visiteurs, les skippers qui sont d’escale, leurs clients et naturellement les habitants...ces derniers toutefois équipés de deux téléviseurs. L’été grec y est entier, sauf et on le ressent, pour les affaires humaines.

vendredi 3 juillet 2020

Le blason de la Grèce



La vraie vie nous regarde inlassablement d’en haut à sa manière. Au plus profond possible du pays réel, on découvre encore un peu de ce parcellaire élémentaire de la Grèce. Ce parcellaire très précisément que les visiteurs du siècle dernier avaient vu et connu alors intact et cela pour la dernière fois. “Décomposez la Grèce et vous verrez qu’il ne restera pour finir qu’un olivier, une vigne et un bateau. Autrement dit, avec les mêmes éléments, vous pouvez la recomposer”, écrivait Odysséas Elýtis, poète du Prix Nobel en 1979.

dimanche 28 juin 2020

Agapes



Il fut un temps pas si lointain, où le pays réel dansait et chantait à chaque occasion. Car des occasions il y en avait. Sa pauvreté, abritée sous sa dignité était généralement synonyme de litote, plutôt que de misère. La classe aisée quant à elle, si bien commode du pays d’en haut, elle avait parfois des bonnes idées. Photographier par exemple la vie de tous les jours, autant que les paysages que l’on croyait alors figés pour toujours. La photographie était encore une pratique onéreuse, voire un art. Le Smartphone... compresseur est arrivé comme on sait un petit siècle plus tard.

mardi 23 juin 2020

Les nuisibles



Petite pêche... grandeur nature. L’étrange saison 2020 se confirme dans toutes ses apories ; l’été enfin calendaire est désormais officiel. Timidement mais sûrement les hôtels préparent leur ouverture, pas tous il faut dire. Le lustre grec se montre certes plus beau que jamais, sauf que sous ce lustre c’est plutôt le royaume des tragédies qui domine les esprits.

jeudi 18 juin 2020

Forteresses et pyramides



Forteresses et remparts de jadis comme à Árgos. En ces temps troubles, le drapeau veille toujours sur la ville surplombant sa plaine et son littoral. C’est, par ailleurs, le triomphe de la vie locale en l’absence totale de visiteurs. Au café du commerce blessé, on commente comme si de rien n’était les différentes péripéties et autant nouvelles du moment. “L’année, eh bien, elle finira comme elle a commencé, nous perdrons deux à trois ans avant la fin du virus et ensuite on avisera. Certains ne survivront pas à la nouvelle crise.” Forteresses et alors pyramides, surtout d’autrefois.

dimanche 14 juin 2020

Chats de Saint-Nicolas



Il y a d’abord le théâtre humain mondial et son actualité aux troubles dépressifs persistants. Ensuite, il y a ces autres moments locaux bien à nous, aux petits recoins du tangible. En cette fin de semaine et c’est une première, une équipe de vétérinaires bénévoles a fait irruption dans notre bourgade du Péloponnèse proche de l’Attique, pour y rester trois jours. Leur mission, la voilà enfin à la hauteur des enjeux grecs... tels en tout cas que nous les concevons parfois depuis nos lucarnes du pays réel. Ébullition, ferveur et alors miaulements.

jeudi 11 juin 2020

Impressions dissoutes



Saison des impressions plutôt dissoutes. Nous tournons au ralenti. Et tous comptes défaits... nous tournons autant en rond. Le beau pays s’habille pour son été, les apparences sont sauves, un supposé calme y règne alors. Bravo. Le premier long week-end de l’après confinement aura tout juste masqué la presque léthargie du préposé large commerce. Les gouvernants, pareils à eux-mêmes, pavoisent sur l’ouverture progressive du tourisme, “l’avenir redeviendra prometteur” nous disent-ils, d’abord et surtout le leur.

dimanche 7 juin 2020

D'une poésie à l'autre



Certaines rencontres iront bien plus loin que d’autres. Le cadre coutumier alors explose même entre diplomates quand surtout, il n’est naturellement plus question de politique. Notamment, lorsqu’ils sont d’abord poètes, voire, futurs lauréats du prix Nobel de littérature. Une telle rencontre a eu lieu en 1957, entre Yórgos Séféris et Aléxis Leger, dit Saint-John Perse, tous deux poètes, écrivains et diplomates, respectivement grec et français, lauréats du prix Nobel de littérature en 1963 et en 1960. Temps sinon indépassables dans un sens.

lundi 1 juin 2020

Enfants du Pirée



Péloponnèse proche de l’Attique. Les premiers ferrys sont de retour fin mai avec l’arrivée des chatons nouveaux. Pays aux cafés certes déjà rouverts, on croit alors revivre les temps d’avant, mais c’est une illusion. Belle illusion et néanmoins nécessaire, tant la petite joie populaire, celle de la proximité, est grande ; elle vient accompagner les inquiétudes et la morosité ambiantes. Juin déjà.

vendredi 29 mai 2020

Machination



Au pays déconfiné les terrasses restent souvent vides. Terrasses des cafés comme terrasses privées. Aux villages du vieux Péloponnèse, réinvestis dans tout le sens du terme par les retraités acquéreurs de l’Europe du nord, l’aporie est de mise. Certaines demeures sont closes, les habitants s’inquiètent vraiment des pensionnés propriétaires, restés bloqués pour cause de COVID-19 dans le... grand nord au-delà du parallèle boréal de Zagreb à Limoges!

lundi 25 mai 2020

Cafés et terrasses



Petite victoire, grande joie. Les églises, les cafés et les tavernes ont rouvert après deux mois et demi de fermeture. Notre sociabilité est de retour, elle est cependant blessée et surtout appauvrie. Mais on fera avec, comme on sait se débrouiller à la seule et unique manière héritée des anciens. Se retrouver, échanger, agir et si possible... travailler. Contre vents et marées.

jeudi 21 mai 2020

Visitez la Grèce pour apprendre la vérité !



Le déconfinement grec est désormais total, à l’exception toutefois notable de certaines îles... ainsi que de l’économie. Les cafés et les tavernes ouvriront de nouveau ce lundi 25 mai, bien entendu sous certaines conditions. Déjà, la vente de boissons alcoolisées ainsi que la musique des bars sont frappées d’interdiction sur les plages et quant à nos touristes tant espérés après l’ouverture progressive des frontières à partir de juin, ils devront alors et à l’instar des Grecs, suivre si possible les dites règles du nouveau recul social... après avoir été entassés dans les avions. Folie moderne!

jeudi 14 mai 2020

Épidémocratie



Mois de mai bien entamé. Péloponnèse mythique. On assiste à la floraison des oliviers et ce sont alors des milliers de petites fleurs blanches qui tapissent les arbres face à la mer. L’été ante portas et voilà que les plages de l’Attique autour d’Athènes sont déjà fréquentées. C’est enfin le temps des premières baignades, pour ne considérer que l’image apparemment idyllique du pays. Sinon, l’économie reste au point mort, tandis que la bande des Mitsotákis aux manettes prépare alors un arsenal juridique complet, rien que pour interdire les futures manifestations et rassemblements... sous prétexte de menace sanitaire. Il faut bien dire que de la devise nationale en Grèce “La liberté ou la mort”, c’est plutôt de la mort de la liberté dont il est déjà question, le prétexte étant d’ailleurs rapidement trouvé.

vendredi 8 mai 2020

Nativisme confiné



Beau pays, tout en contrastes. Ceux du village le quittent rarement, sinon pour travailler dans la marine marchande. Mai des coquelicots et de la lumière. Le déconfinement graduel admet déjà les promenades aux alentours et l’ouverture des églises, après leur fermeture contrainte et forcée tant critiquée. Petites chapelles dans une nature luxuriante, le cadre paraît idyllique. Lieux d’émerveillement où l’on découvre de nouveau des animaux de trait ou de somme, ils retrouvent il faut dire en cette année virale... un peu de leur glorieux passé.

mardi 5 mai 2020

Au-dessus de la mêlée



Déconfinement partiel, pays en confit. Le jour d’après ressemblera au jour d’avant, l’économie en moins, plus la géopolitique du chaos à tous les étages. Des journalistes évoqueront... d’après leurs cahiers de charge le retour à la routine, seulement, on cheminera plutôt de surprise en surprise. La guerre hybride ne cessera pas, bien au contraire, ses fronts se multiplieront, Covid-19 compris, allant de l’immigrationnisme ambiant, aux mensonges des politiciens quant à la reprise des affaires ou à la rentrée du travail.

samedi 2 mai 2020

Cava dei Greci



Époque charnière, semaines qui défilent. Admettons que du confinement à la déconfiture, le chemin ne serait guère long. L’horizon du mois de mai enfin atteint et c’est déjà l’été grec qui s’annonce. Au village, on vit toujours au rythme des caïques d’ici ou alors de courte escale, comme dans l’après-midi du premier mai. Un chalutier d’Égine est venu décharger sa prise jusqu’à l’entrée du port, il y avait même de la crevette à bord mais en quantité exclusivement destinée au grossiste du coin. Petite déception, grande curiosité !

mercredi 29 avril 2020

C’est Byzance !



Hermès de greekcrisis n’en revient pas. Les métronomes du temps perdu annoncent cette semaine la fin progressive du confinement. “C’est long nous le savons mais c’est nécessaire ; ce que nous avons décidé et mis en œuvre c’est pour votre bien, nous avons gagné une première bataille.” Voilà pour le discours officiel, à peine paraphrasé. Il faut dire qu’il y a de la grogne qui monte depuis le pays réel, celui de l’économie pratique alors boiteuse.

samedi 25 avril 2020

La caisse



La vie ne s’arrêtera pas pour cause de confinement ou même de son monde d’après. On l’espère en tout cas. Au village, on trouve déjà le temps long et on se balade alors fréquemment sur les bords de mer. La surveillance est devenue discrète, les policiers n’en font plus un plat, sauf... pour traquer les pauvres adeptes de la pêche des amateurs. Notre ami dénoncé l’autre jour ne cédera pas, il faut dire que les garde-côtes lui ont infligé une amende de 150 euros. De la pêche au péché... le chemin est parfois bien court.

mercredi 22 avril 2020

Chagrin de joie



Les confinés de tous les pays attendent leur délivrance. Le temps se fait bien long, même en plein Péloponnèse rural et côtier. Arrêt prolongé du moteur et alors, plus rien ne tourne tout à fait comme avant. Maigre consolation, le poisson est abondant car il n’est plus pêché, le capitaine Yánnis s’en plaint même. “C’est une excellente prise, je ne vends pas cher, mais voilà, je suis amarré depuis tôt ce matin et je n’ai pas vu un seul client. Je sens que le poisson restera pour nous et pour notre congélateur car rien ne se perd, surtout par les temps qui courent.” En effet.

vendredi 17 avril 2020

Douleur du Vendredi saint



Le pays réel à l’arrêt, privé même de sa Résurrection. Du jamais vu jusqu’à notre nouveau siècle, décidément biscornu. “Pâques est pour les Grecs la plus grande fête de l’année. Le soir du Vendredi saint, dans toutes les villes et tous les villages, la foule accompagne en procession le catafalque du Christ, couvert de fleurs, jusqu’à l’église”, précise à l’attention des lecteurs francophones le traducteur Michel Volkovitch en introduction au recueil de Yórgos Ioánnou “Douleur du Vendredi saint”, précision d’ailleurs toujours utile par les temps qui courent.

lundi 13 avril 2020

Confinosaures



Les confinés du pays sommaire et déjà du monde d’après, se réveillent parfois assez tôt. On guette les chalutiers de retour au port, c’est vrai que le poisson est abondant sauf que les prises ne sont pas à la hauteur car la demande est en forte baisse et que la pêche des amateurs reste toujours interdite. Les chats, plus imperturbables que jamais, iront pêcher aux premiers instants de la journée... en bons professionnels, clarté éclatante sur ces plages du Péloponnèse que visiblement les touristes déserteront alors massivement l’été prochain. Temps nouveaux ?

vendredi 10 avril 2020

Du virus à l’Anschluss



Au pays des Atrides, la pêche des amateurs est désormais interdite, de même que la plongée ou la baignade. La vieille femme qui pêche pour sa survie sur un port vide, ne peut compter désormais que sur la seule solidarité des patrons des chalutiers professionnels. Le pouvoir Mitsotákis fidèle à sa mission de promotion du nouvel ordre mondial multiplie alors et par décrets, mesures et interdictions mesquines, sans le moindre fondement. Et toujours, en violation de la Constitution. Triste alors loi fondamentale, systématiquement violée depuis dix ans, lorsque les nazis de Berlin et du 4ème Reich européiste ont imposé à la Grèce sous prétexte d’une farce appelée dette, une nouvelle colonisation sans égal depuis l’autre temps qui fut le leur, celui des Panzers.

lundi 6 avril 2020

Démocraties lunaires



Avril et son poisson sous une pluie battante. L’ensemble du pays confiné affronte ainsi... les éléments réunis, plus la tempête, sale temps. “On en a vu d’autres”, répètent inlassablement les vieux du village pendant que les plus jeunes creusent de leurs doigts accoutumés, le... trou béant de leurs smartphones. “Rien n’est comme avant et ce n’est que la leçon inaugurale”, insistent les vieux. C’est également vrai lorsque par ce temps exceptionnellement mauvais, nous n’avons pas commémoré la Révolution nationale de 1821, la fête nationale du 25 mars. L’exception est d’autant plus triste car le contexte est, au dire de tous, suffisamment sournois.

mardi 31 mars 2020

Le pays réel s’y prépare



Ce premier mois de mars apocalyptique se termine. Le virus galope en Europe mais déjà moins en Grèce. Le pays réel reste confiné et au sujet des politiciens, ils sont décidément attendus à la sortie du tournant. Du fond du Péloponnèse... simplifié, c’est plutôt le capitaine Yánnis qu’est le plus attendu en ce moment. Lui et son poisson, plus que jamais chaque matin. “La mer, c’est avant tout la liberté, autant que notre survie”, insistent-ils les habitants. Histoire, disons-le, de former un petit cercle... à une certaine distance et aux allures d’Agora, si ce n’est que pour quelques minutes seulement, maintenant que les cafés restent fermés. Mars apocalyptique.

samedi 28 mars 2020

Allemagne fétide



Le temps historique file à toute vitesse, la vraie vie toujours sous clôture. La petite bourgade du Péloponnèse aux bistrots fermés et aux habitants confinés a sitôt perdu l’essentiel de son âme. Les habitants munis des autorisations “coronaristes” quittent le domicile uniquement pour de maigres petites courses et encore. Le seul pompiste a déjà mis la clef sous la porte, du moins provisoirement. La destinée collective pratique ainsi mise entre parenthèses, dans la rue, les échanges entre nous deviennent de plus en plus brèves, et toujours à deux mètres de distance. Célébrons sinon le calme plat, d’ailleurs sous la pluie. Seuls nos chats, animaux adespotes par excellence rodent alors partout sans avoir trop à se méfier des humains et notamment de leurs véhicules.

mardi 24 mars 2020

Confinement à la grecque



Confinement à la grecque. La mesure a été annoncée dimanche soir pour entrer en vigueur lundi 23 mars à six heures du matin. Calquée sur le modèle français, elle autorise les sorties jugées essentielles dont les balades à proximité du domicile. Seul le montant de l’amende est différent, 150€ en Grèce au lieu de 135€, initialement dans l’Hexagone. Sitôt l’annonce faite, du jamais vu et comme ailleurs, les habitants de la petite bourgade du Péloponnèse se sont massivement promenés dans la soirée comme rarement en cette saison. “Profitez-en, demain tout sera fichu.” Rires. On aborde les sujets du jour et avant tout, les maladies de notre temps, pour finalement envier aux pêcheurs professionnels du coin, leurs sorties toujours autorisées, en les regardant jalousement depuis la terre, plus ferme que jamais. “Capitaine Yánnis et les siens ont bien de la chance.”

vendredi 20 mars 2020

Temps mort



Temps modernes. Passage obligé et soudain de la culture de la paix à celle de guerre. Nos supposés points d'équilibre se brisent comme souvent en histoire humaine, nous l’avions pourtant oublié. Points d'équilibre alors semblables au prix du pétrole brut, lequel n’est guère loin de cette barre si chère aux économistes, fixée à 20 dollars le baril. “Sous cette barre on le sait, on peut basculer d’un moment à l’autre de la guerre à la paix.” Du coronavirus... au “coronavirage”, le voilà ce vieux jeu qui nous rattrape.

vendredi 13 mars 2020

La dernière pluie



L’agressivité de la Turquie se déchaîne chaque jour davantage ; Erdogan menace et provoque. En face, l’armée grecque utilise ses ventilateurs géants pour renvoyer les gaz lacrymogènes lancés par les assaillants en territoire turc. Depuis deux jours des chasseurs F-16 turcs ont violé l’espace aérien grec près de la frontière à deux reprises, manifestement pour photographier les positions des forces terrestres grecques déployées dans la zone. Jeudi matin, les avions turcs ont été interceptés et obligés à faire demi-tour par les chasseurs grecs. On apprend également que les sous-marins des deux pays sont déployés en mer Égée, plus sur la terre ferme... le coronavirus. “Préparons-nous à mener la guerre sur tous les fronts” entend-on depuis nos radios, voilà pour l’ambiance.

mardi 10 mars 2020

Aux frontières de l'Apocalypse



Temps apocalyptiques. Apocalypse, le mot est grec et il désigne l’action de distinguer ce qui est couvert et caché. On plonge alors dans le domaine de la vérité dévoilée aux hommes, avant ou même après toute théologie. C’est aussi d’époque. Le pays réel redécouvre la géopolitique qui est la sienne et aux dernières nouvelles depuis notre frontière aux portes de l’Europe, l’armée turque utilise ouvertement ses véhicules blindés pour abattre les barrières, comme elle lance ses djihadistes mélangés à ses propres commandos à l’assaut... de la Grèce car les migrants ont été mis visiblement et par endroits en retrait. Pour l’instant.

samedi 7 mars 2020

Culture de guerre



Aux dernières nouvelles la guerre, peut-être préalablement... à son ouverture totale se précise et elle se diversifie. Les consciences à leur tour s’aiguisent à travers un élan de solidarité nationale qui traverse désormais l’ensemble du pays réel. Des réservistes des forces spéciales rejoignent la frontière avec la Turquie depuis la Crète, tandis que de nombreux comités de citoyens et des municipalités, prennent en charge une bonne partie de l’approvisionnement des soldats et des policiers qui gardent la frontière. On scrute les nouvelles, on se couche chaque soir en se disant que pourvue qu’encore cette nuit, les nôtres puissent tenir. Il faut empêcher coûte que coûte, entend-on de partout, l’invasion du pays par ces migrants musulmans fanatisés, lancés sur nos frontières par la piraterie islamo totalitaire de la Turquie d’Erdogan. Le contexte est comme on dit gentiment, bien grave. Printemps grec... aux portes de l’Europe.

mardi 3 mars 2020

Menace asymétrique



Les médias mainstream finissent par évoquer la guerre et la tentative d’invasion pour ce qu’elles sont. Le “gouvernement” parle de menace asymétrique et met l’armée en état d’alerte, toutes les permissions des militaires sont annulées. “Tous ceux à gauche qui chez nous, estiment que notre patrie ne doit plus être habitée par les Grecs mais par les envahisseurs, qu’ils nous le disent alors ouvertement”, radio 90.1, grande écoute le 2 mars au matin. En plein carnaval... les masques tombent.

dimanche 1 mars 2020

Invasion ante portas



La guerre en cours, l’invasion ante portas. Plusieurs dizaines de milliers de migrants sont transportés gratuitement en autocars jusqu’à la frontière grecque par les soins du régime islamo-totalitaire d’Erdogan, de même que face aux îles grecques de la mer Égée orientale. La barbarie de la politique turque se frotte désormais aux Puissances, de la Syrie à la Grèce, tandis que les migrants savamment mêlés aux agents de la Turquie et aux islamistes, incarnent alors cette arme humaine à destruction massive, instrumentalisée pour ainsi... en finir avec les nations européennes.

jeudi 27 février 2020

Les armes ont parlé



Les armes ont parlé. Les citoyens des îles grecques de l’Égée orientale, notamment ceux de Lésbos et de Chíos ont fait usage de leurs armes à feu, fusils de chasse pour l’instant, après avoir été sauvagement agressés, tabassés, gazés par les compagnies de MAT, les CRS grecs, lesquelles ont eu l’idée fatale de faire usage de leurs armes de service, si ce n’est que pour de soi-disant sommations. Forces de l’ordre que le gouvernement du salopard politique Mitsotákis a dépêché sur place pour briser la résistance populaire et nationale devant la décision gouvernementale de construire sur ces îles, quatre villes...nouvelles pour migrants musulmans que la Turquie nationaliste et islamo-totalitaire rejette sur nos îles dans le but à terme, de remplacer la population et ainsi occuper un jour la mer Égée.

dimanche 16 février 2020

“Tsipras est Turc”



Réalités décousues... qui nous donnent du fil à retordre à n’en plus finir. On rencontre un peu de tout à Athènes en ce moment, depuis des écoliers en sorties scolaires visitant les vieux quartiers sous l’Acropole, aux postiers qui manifestent visiblement sans trop y croire, histoire de dénoncer la dernière ligne très droite avant la privatisation de leur service. Sans oublier le fisc “grec” qui est de fait comme officiellement une société étrangère anonyme sous contrôle allemand via la Troïka, laquelle modifie de manière définitive en ce moment même le statut des agents de la dite administration fiscale.

vendredi 7 février 2020

Point de non-retour



La guerre en cours se précise et se prépare pour atteindre des seuils plus nuisibles que jamais, sur le plan local comme national. Certes, depuis les contrées paisibles et largement désertées de la Thessalie comme de la Macédoine grecque, on ne voit pas venir cette guerre pour l’instant, mais ce n’est qu’une affaire de peu de temps.

vendredi 31 janvier 2020

Cloaque bourbeux



Histoire en cours de devenir entre gesticulations et gestation. Temps sombres. Et pour ce qui est du pays réel, il reste partagé entre son mauvais présage quant au futur et la fausse insouciance dont il est... porteur. Vivons au jour le jour sous le soleil, même hivernal. Rien n’est jamais acquis... hormis la paupérisation, et plus personne ne remarque la distribution d’un bol chaud plein de pâtes que les bénévoles distribuent de manière devenue assidue en plein centre d’Athènes. Aux mêmes endroits, les terrasses sont déjà pleines, car l’histoire se fabrique comme elle se déboutonne depuis la nuit des temps, inégalités croissantes, voire “normalisées”. Temps présent !

dimanche 26 janvier 2020

Nous voulons récupérer nos îles



Pays parsemé d’îles, où la mer est d'un bleu azur et les plages de sable fin. Pays même aux clichés fort imposants à son sujet, pour ne pas dire imposés. Déjà, la politique dite d’austérité, autrement-dit, son Occupation et son dépeçage à tous les niveaux au prétexte de la supposée dette, doublée d’une pression fiscale assommante, enfonce toujours et encore son peuple dans la pauvreté, le chômage chronique, le départ vers l’étranger de près de 700.000 Grecs, pour finalement entraîner la population dans la déception et la dépression collective. Et ce n’est pas fini. La crise migratoire, autrement-dit, l’invasion organisée par les tenants du mondialisme, atteint ces dernières semaines un seuil critique. Aux îles grecques de la mer Égée orientale, le nombre total de migrants essentiellement musulmans dépasse déjà par endroits celui de la population grecque et chrétienne des autochtones, c’est l’explosion donc, et on y est.

samedi 18 janvier 2020

Joli vernis !



Soleil hivernal. Images trompeuses du temps présent sur Athènes comme sur sa Riviera. Départ des petits ports au lever du jour et dans l’après-midi pour une sortie de quelques heures, promeneurs du dimanche... charmés par le commerce ambulant, il faut dire que le cadre se montre idyllique. Sur ces petits ports, on vend naturellement du poisson très frais et aussi ces objets à un euro pièce, ou enfin, du miel directement issu de son producteur. Les plus téméraires parmi ceux des classes aisées du pays se baignent déjà en mer, belles couleurs, joli vernis.

lundi 6 janvier 2020

Année.. à la noix !



Les fêtes s’achèvent. En ce 6 janvier c’est l’Épiphanie, Théophanie pour les pays orthodoxes, plus la neige des abords d’Athènes jusqu’en Crète. L’attraction désormais légendaire de la ville de Tríkala en Thessalie occidentale ferme ses portes jusqu’au mois de décembre prochain. En attendant, on trouvera toujours sur le marché la production locale, dont les noix de Tríkala, réputées et... méritantes. 2020, année déjà plutôt... à la noix, si l’on juge par certaines actions disons inaugurales qui minent autant davantage le système de la géopolitique actuelle.

mercredi 1 janvier 2020

Bonne année 2020 !



Calendrier inflexible. Devant les... arythmies du monde actuel, Greek Crisis tient vous remercie pour votre soutien en 2019, et vous adresse ses vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année.

A bientôt pour une année 2020, enfin celle de l’espoir...

Bonne année 2020, santé, espoir et vérité !


* Photo de couverture: Moyens de métamorphose, costumes, signes visibles du théâtre antique. Athènes, 2019