jeudi 28 novembre 2019

Basse époque



Pays trempé... comme une soupe. Encore une fois, on croit à notre vieille soupe aux tripes, celle que l’on déguste aux bourgades supposées paisibles, voire même visitables, du pays réel. Écran de fumée pour dissimuler la guerre, s’agissant du grand remplacement qui est en cours. Remplacement grand et alors rapide. Les migrants musulmans en tant que futurs colons basculent par milliers chaque semaine du côté des frontières de la Grèce, frontières que le “gouvernement” Mitsotákis garde soigneusement ouvertes à tout vent mauvais. Sous les seuls ordres de Berlin et de la sphère Sóros, Mitsotákis, tout comme avant lui Tsípras, la dernière des pacotilles politiques, accomplit le plus grand crime contre le pays et contre son peuple depuis l’existence de la Grèce contemporaine. Telle est en réalité sa mission.

Pays réel. Région de Delphes, novembre 2019

Les dits grands médias dissimulent la réalité comme ils le peuvent, et il faut plutôt mieux suivre les médias locaux ainsi que certaines rares émissions sur les grandes radios, pour se faire une idée sur le cataclysme du moment. Ou sinon, tout simplement, il suffit d’habiter le nord de la Grèce ou les îles, ces hauts lieux des passages et des passeurs pour voir ce qui s’y déroule jour et nuit sans relâche, les médias y sont presque inutiles pour la description. Et c’est l’Apocalypse. Les habitants subissent les événements médusés, comme ils s’organisent avec les moyens du bord devant cette dernière opération de guerre hybride et... de type Attila, orchestrée, rappelons-le, par Berlin, Ankara et Sóros entre autres.

“Notre population est en phase d’être remplacée, toutes nos structures s’effondrent, la Police, les hôpitaux, la voirie, tout. Sur les plages de notre île, plus de deux cent migrants sont arrivés rien qu’entre samedi et dimanche, voilà pour l’étendue du désastre. Les ONG agissent sans vergogne en dehors de tout contrôle, car sur notre île, elles ont tout simplement remplacé l’État. Ainsi, ONG, FRONTEX et autorités grecques restante, travaillent exclusivement et de concert dans le seul but d’accueillir les migrants et jamais pour empêcher ou même entraver cette déferlante”, le maire de Samos, 90.1 FM, Zone Matinale du 27 novembre. Même à Athènes cette désorganisation alors voulue s’accélère. Dans les hôpitaux, à l’instar du grand hôpital public pour enfants à Athènes, les jeunes migrants s’organisent en bandes pour voler et pour agresser le personnel hospitalier, la situation devient plus qu’intenable, reportage médias grecs de la semaine.

Voilà comment envahir un pays sans même tirer une salve. Pour l’instant en tout cas, car les salves arriveront bien à temps, lorsque les nids des agents de l’armée turque déguisés en migrants recevront l’ordre de saboter la Grèce de l’intérieur, ceci, avec... toute l’aimable collaboration des migrants musulmans, le jour où la Turquie attaquera, et ce jour n’est sans doute guère lointain. “Allumez vos radios, écoutez mon cri d’alarme, la Turquie attaquera et dans pas longtemps” présage alors le journaliste Trángas depuis sa zone en radio matinale sur 90.1 FM, et il fait autant comprendre que le gouvernement Mitsotákis exige désormais son retrait des ondes, de ce fait, sa dernière émission aura lieu le 15 janvier prochain.

Pays supposé paisible. Athènes, novembre 2019

Migrants du moment. Grèce du Nord, presse grecque, novembre 2019

Les migrants s'organisent en bandes dans les hôpitaux. Médias grecs, novembre 2019

A Delphes, depuis la bien lointaine harmonie Apollonienne, les animaux adespotes des lieux suivent discrètement les derniers touristes de la saison, mais pendant ce temps l’hybris et le désordre gagnent du terrain, un voile mauvais et même hideux gagne une fois de plus et peut-être une fois de trop le pays, et il n’y a que les gouvernants marionnettes qui font semblant de ne rien comprendre. Et quant au policier poignardé il y a une semaine par un migrant illégal au nord de la Grèce, seuls ceux des associations culturelles des Grecs du coin et ancien Pontiques lui ont rendu visite à l’hôpital; son ministère est visiblement aux abonnés absents.

Silence, on les fait tourner. Car parfois, même la presse mainstream à l’instar de “Kathimeriní”, fait état de l’installation d’un nombre important de migrant dans un hôtel de la ville de Sparte, sans en avertir ni la municipalité et encore moins les habitants, Kathimeriní du 27 novembre. Opérations comme il se doit... gardées secrètes, aux autocars escortés par la Police pour mener à bout l’opération de colonisation, ville après ville, village après village. Les Spartiates présents sur place ont vivement réagi, bien écœurés. La doctrine du choc, aussi pour le grand remplacement. Détail important, d’après les reportages, les hôteliers en question sont le plus souvent en faillite, et ils doivent par conséquent une somme importante au fisc “grec”, administration fiscale appartenant depuis les accords Tsípras de 2015 - 2016, entièrement à la Société Anonyme AADE, structure essentiellement pilotée par Berlin via Bruxelles pour ne rien oublier des fondamentaux quant à l’autre colonisation de la Grèce, celle d’en haut. En tout cas, l’hôtel à Sparte, devenu cantonnement pour colons musulmans, est dans un bien piètre état, ce que ses derniers clients touristes n’ont pas omis que de faire remarquer.

Au même moment, la psychologue Iríni Agapidáki vient d’être nommée par Mitsotákis à la tête de la “Coordination nationale pour les jeunes migrants non-accompagnés”, détail de l’histoire, Agapidáki provient d’un établissement universitaire de Chypre financé par le financier Sóros, presse grecque de la semaine.

Visiteurs à Delphes, novembre 2019

Migrants. Grèce du Nord, novembre 2019 (presse grecque)

Les Pontiques et le policier blessé. Grèce du Nord, novembre 2019

On évoque également dans la presse grecque de la semaine, le récent livre français sur “Tsípras, une histoire grecque” de Fabien Perrier, rien que pour rappeler que le voyage et la prestation de Tsípras à New York en 2013 et déjà dans le cadre d’un think tank estampillé Sóros, voyage comme on sait arrangé par Varoufákis et financé par le financier que l’on connait de la sorte, y compris du côté allemand d’ailleurs.

Les jours sont graves, les nuits sont lourdes. Toujours en Macédoine grecque et dans la ville de Serres, il y eu cette manifestation des habitants contre l’installation chez eux d’un nombre encore croissant de migrants. Temps modernes !

Et n’en déplaise aux islamo-gauchistes et autres Sorites actuels, en somme, à tous les partis de la gauchosphère, la question avait été tranchée une fois pour toutes par un grand philosophe, d’ailleurs issu des entrailles de la gauche, mais c’était en 1991. C’est la réponse de Cornelius Castoriádis à la question suivante: L’immigration ne va-t-elle pas devenir le problème explosif de la France et de l’Europe ?

“Cela peut le devenir. Le problème n’est évidemment pas économique: l’immigration ne saurait créer des problèmes dans des pays à démographie déclinante, comme les pays européens, tout au contraire. Le problème est profondément politique et culturel. Je ne crois pas aux bavardages actuels sur la coexistence de n’importe quelles cultures dans la diversité. Cela a pu être - assez peu, du reste - possible dans le passé dans un contexte politique tout à fait différent, essentiellement celui de la limitation des droits de ceux qui n’appartenaient pas à la culture dominante: juifs et chrétiens en terre d’Islam. Mais nous proclamons l’égalité des droits pour tous, autre chose, ce qu’il en est dans la réalité. Cela implique que le corps politique partage un sol commun de convictions fondamentales: que fidèles et infidèles sont sur le même pied, qu’aucune Révélation et aucun Livre sacré ne déterminent la norme pour la société, que l’intégrité du corps humain est inviolable, etc. Comment cela pourrait-il être ‘concilié’ avec une foi théocratique, avec les dispositions pénales de la loi coranique, etc. ? Il faut sortir de l’hypocrisie qui caractérise les discours contemporains. Les musulmans ne peuvent vivre en France que dans la mesure où, dans les faits, ils acceptent de ne pas être des musulmans sur une série de points, droit familial, droit pénal. Sur ce plan, une assimilation minimale est indispensable et inévitable - et, du reste, elle a lieu dans les faits”, “Une société à la dérive”, Seuil 2005, page 228.

Sóros, Tsípras et le livre de Fabien Perrier. Presse grecque, novembre 2019

Manifestation des habitants contre la colonisation par les migrants. Serres, novembre 2019, presse grecque

Elle a eu lieu mais c’est de moins en moins le cas. Sur ce blog également, nous n’avons jamais adhéré aux bavardages actuels sur la coexistence de n’importe quelles cultures dans la diversité, et encore moins au totalitarisme sournois des dits “droits de l’homme”.

“Quant aux droits de l’homme” - répondait encore Castoriádis en 1997 quelques mois avant sa disparition - “si on prend la question d’un point de vue général, c’est une expression un peu abstraite, on ne sait pas vraiment ce qu’elle découvre. Certes il y a une Déclaration, mais elle n’est pas exhaustive, on ne sait pas si on devrait l’élargir et établir d’autres droits. Et d’autre part, la plupart des droits qui y figurent sont soit formels, soit partiels. Par exemple, aucune déclaration des droits de l’homme ne dit que l’être humain a le droit de participer aux décisions qui le concernent. Mais pour moi, un des principaux mots d’ordre politiques doit être: ‘Pas d’exécution de décisions sans participation à la prise de décision’. Ce n’est pas ce qui se passe. La prétendue représentation est une comédie, les représentants ne représentent pas le peuple mais une oligarchie”, “Une société à la dérive”, Seuil 2005, page 277.

Ce n’est vraiment pas ce qui se passe, et voilà qu’une vingtaine années après 1997, la comédie du droit-de-l’hommisme totalitaire actuel, impose à la fois le migrationnisme et l’ultime para-capitalisme car ils sont de fait consubstantiels.

Pays trempé... comme une soupe, ou sinon à la manière d’un café ou d’une flânerie... sous les éléments.

A la manière d'un café... sous les éléments. En Attique, novembre 2019

Une flânerie... sous les éléments. Athènes, novembre 2019

Encore une fois, on croit à notre vieille soupe aux tripes, celle que l’on déguste aux quartiers supposés paisibles du pays réel, parfois même discernables depuis nos balcons. “Nous traversons une basse époque, c’est tout” avait dit Cornelius Castoriádis, et c’était seulement en 1986.

Discernables depuis nos balcons. Athènes, novembre 2019


* Photo de couverture: Notre vieille soupe aux tripes. Athènes, novembre 2019