samedi 16 mars 2019

Printemps du peuple



Appareillages depuis le Pirée. Le grand port, ses bistrots visiblement peu fréquentés en semaine, ceux qui pêchent et rarement, ceux qui s’y baignent déjà. Entre grisaille passagère et beau temps qui s’installe sans surprise, les discussions ont de quoi alimenter les truismes et les faux débats faute de mieux. Très exactement comme en politique. Élections prochaines et multiples obligent, les partis s’y préparent. Leurs candidats, un ramassis d’amoralistes et d’arrivistes, alors tous répugnants mandataires des Folamour planétaires.

vendredi 15 mars 2019

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mardi 12 mars 2019

Dame-Carême



Lundi 11 mars, Lundi Pur. Week-end prolongé pour certains, mais surtout début du Carême. C’est la période de “Sarakostí”, littéralement celle des quarante jours de Carême avant Pâques, la plus grande fête de l’Orthodoxie comme du Christianisme oriental. Lundi donc Pur, jour du pain azyme, celui que l’on nomme “lagána” depuis l’Antiquité, table de la seule gastronomie issue de la mer, journée également où de coutume, petits et grands iront faire voler leurs cerfs-volants comme à Athènes sous l’Acropole.

samedi 9 mars 2019

Les limites de l’âme



Printemps enfin. Week-end prolongé pour cause de Carnaval et de Lundi Pur, moment inaugural du carême orthodoxe en ce 11 mars. Il est de tradition en Grèce de déguster les plats de la mer comme on aime les nommer. Surtout, c’est la première échappée alors massive pour les habitants des grandes villes. Les Athéniens quittent la ville par milliers, la classe moyenne ramenée à 30% de la population ne se laissera pas abattre... sans fête. Enfin, remâcher sur la politique c’est que du temps perdu parfois aux yeux des Grecs. Ce qui compte cette semaine, c’est reprendre goût aux choses, à certaines choses en tout cas. Le pays réel de promenoir en promenoir, unique Printemps du peuple.

jeudi 28 février 2019

Oh my Greece



Météo changeante, temporalité contemporaine. La Grèce continentale sous la neige, Athènes sous la tempête, d’importants dégâts en Crète. Ponts coupés, villages en partie engloutis sous les eaux et par la boue, véhicules emportés, victimes humaines. “C’est grave certes mais c’est climatique”, me dit-il mon ami Sífis, il est Crétois. “Dans vingt ans, le droit de vote, le suffrage universel auront disparu au profit d’un vote obligatoirement censitaire. D’où d’ailleurs toute cette décadence programmée des dites démocraties occidentales, nos marionnettes grecques qui s’agitent dans le bocal, comme celles des autres. On ne prend plus de la hauteur, c’est terminé.” C’est... rassurant.

mercredi 20 février 2019

Choix politiques



Le pays se traîne dans son nouvel âge des extrêmes. Février entre soleil et tempête de neige, Februarus, des Romains, mois des morts consacré aux purifications. Un peu partout, candidats et partis louent en ce moment leurs QG et autres permanences de campagne. Européennes, puis très probablement législatives en vue, et surtout l’approche des élections municipales et régionales, tout ce... concentré démocratique c’est alors pour le mois de mai prochain. Scène vécue, un candidat aux municipales commande un café à emporter, il en profite pour saluer un par un tous les clients du café. Surprise générale et aussitôt embarras. Personne ne répond, février, mois des morts consacré aux purifications.

jeudi 14 février 2019

Un monde fini



Modèle anthropologique inédit. Les sociétés humaines, balancées comme elles sont, entre guerre hybride et paix abrupte n’ont guère le choix des moyens de leur destinée, si ce n’est qu’en changeant de paradigme. Mieux vaut tard que jamais. En attendant, les apparences se fissurent jour après jour, celles surtout servant à faire admettre l’épiphénomène de la normalité. Sous ces apparences, grecques par exemple, les ferrys attendent les futurs touristes, le Péloponnèse s’annonce comme d’emblée mythique, et déjà, depuis le pont de la vielle nationale, les visiteurs, entre autres chinois, photographient le Canal de Corinthe, ouvrage emblématique du siècle d’avant. Futur en vue.

mardi 5 février 2019

Assemblée... "prostituante"



Prémices de printemps sur pays embourbé. Journées illuminées, alternant avec la poussière d’Afrique ou sinon avec les orages. Des enfants qui jouent sur la plage aux premiers rayons du soleil, des touristes fixant les gardes Evzones devant la tombe du Soldat inconnu, truismes encore répétés faute de mieux. Enfin, il y a nos chiens adespotes faisant leur sieste et profitant du jour sous les hôtels de luxe place Sýntagma. Les Grecs, quant à eux, ils scrutant leurs journaux sans les acheter, et c’est également un passe-temps en place et lieu d’un temps de passage. Finalement qui sait ?

mercredi 30 janvier 2019

Culture populaire



Le quotidien reprend parfois le pas sur le prétendu politique. De la situation, il faut parfois en rire, à défaut d’autre défense pour l’instant. Ces médiocres politiciens marionnettes imposent le chaos jour après jour, et même ils s’en vantent. Le pays réel se retrouve alors dans ses tavernes pour chanter et grignoter. Culture populaire encore vivante, le sourire qui revient entre deux discussions et on y fait face. Encours de fin de mois.

vendredi 25 janvier 2019

Du déchet au dégoût



Des orages violents sur tout le pays. Heures sombres, journées historiques. Le “Parlement” d’opérette à Athènes est protégé derrière un cordon de sécurité impressionnant, mis en place par la police. L’accord macédonien de Tsípras a été ratifié finalement, vendredi 25 janvier. Le texte a pu recueillir les 151 voix nécessaires, plus exactement 153 sur 300 élus siégeant actuellement à la Chambre. Piètre majorité SYRIZA, d’abord perdue la semaine dernière et néanmoins aussitôt retrouvée, grâce aux huit apostats des petits partis. Tsípras, déjà cas d’école depuis 2015 sur la scène politique mondiale plutôt crépusculaire, il apparaît ainsi tel un “Quisling” moderne ; en cet ultime siècle européen. Tsípras, “Éphialtès” comme il est si fréquemment surnommé dans son pays natal.

mardi 22 janvier 2019

"Tsipras acheté"



L’heure du bilan, on y est presque. Bilan provisoire, déjà lourd. Le grand rassemblement populaire du dimanche violemment dispersé, d’après un plan on dirait désuet mais qui se répète cependant sans cesse au gré... des besoins primaires de la caste des mondialisateurs et assimilés qui nous gouvernent. Le grand jeu de chaises musicales au “Parlement” est en cours afin de permettre la ratification de l’accord macédonien de Tsípras, les petits partis sont pulvérisés puisqu’ils n’ont plus suffisamment de députés pour former un groupe parlementaire. Peu importe, c’est leur rôle qui prend fin. Les soi-disant casseurs et les Aubedoriens qui n’ont pas été du reste auront de leur côté “travaillé” sur le terrain ; lorsque les politiciens lobbyistes auront parachevé leur forfait: faire régner la peur, l’amertume, voire l’impuissance. Bûches brulées, pays sur les braises.

dimanche 20 janvier 2019

Pays réel



L’appel fut grand et la foule immense. “C’est pour défendre la démocratie et la patrie devant le fait accompli de l’accord macédonien de Tsípras, face à ceux qui trahissent sans vergogne et d’ailleurs sans la moindre légitimité populaire.” “Nous défendons notre culture et notre histoire”. Un grand rassemblement populaire en Grèce, rarement vu par son ampleur, près de six cent mille manifestants à Athènes. Et il n’y avait plus un seul autocar disponible au Nord de la Grèce dans ses régions de Macédoine et de Thrace, ils ont été tous affrétés pour emmener plus de cent mille manifestants à Athènes. “Nous ne sommes pas des fascistes mais des patriotes défendant notre pays et la démocratie. C’est pour notre culture et pour notre histoire”, ou encore, “Référendum, NON au Putsch parlementaire.” Voilà ce que nous avons vu et entendu ce 20 janvier place Sýntagma à Athènes. Pays réel.

mercredi 16 janvier 2019

Prostitution politique



Nous arrivons à un tel point grave, à un point de rupture. La parodie SYRIZA s’ajoute à la parodie méta-démocratique pour enfin poignarder le pays prétendument paisible, et ceci jusqu’à l’os, et ceci manifestement de manière irréversible. Sans majorité conforme à la lettre et encore moins à l’esprit de la Constitution après le départ programmé du gouvernement des opportunistes de Kamménos et entre le soir du 15 et celui du 16 janvier, SYRIZA se maintiendrait-il sollicitant la confiance de la Chambre par un vote de confiance, uniquement grâce à ces arrivistes apostats élus de Kamménos, comme autant, grâce aux élus itinérants d’autres partis politiques. Un “Parlement” et une Chambre d’enregistrement de décisions prises partout ailleurs sauf en Grèce, Chambre devenue autant celle de la prostitution politique, des Syrizístes et des autres. La politique, le plus vieux métier du monde.

dimanche 13 janvier 2019

Géopolitique tombale



Athènes, sous un soleil hésitant et une bonne partie du pays toujours sous la neige. Ombre et lumière comme évidemment pour les affaires humaines. Semaine grecque largement crépusculaire, marquée par la démission théâtralisée de Pános Kamménos de son poste de Ministre de la Défense dimanche 13 janvier, une démission accompagnée du retrait du gouvernement. Semaine autant marquée par la visite de la Chancelière Angela Merkel deux jours auparavant, histoire d’inspecter... la bonne marche de la colonie. Les habituels valets politiques se sont exécutés comme d’habitude. Le pays... sous la neige

mardi 8 janvier 2019

Salage en cours



Neige et verglas. Première semaine de l’année et voilà que le surnommé manteau neigeux vient de couvrir près du 51% territoire du pays d’après les météorologues. On est loin... de l’Été Grec de Jacques Laccarière, gorgé du soleil et des parfums de la Grèce comme de l'odeur des feuilles de figuier qu'on froisse dans ses mains. Par les temps qui courent les médias en rajoutent... de la poudreuse aux yeux des Grecs, pendant que rien ne change, hiver grec.

mardi 1 janvier 2019

Bonne année !



Nouvelle année. Au soir du 31 décembre et sous une pluie glaciale et battante, les artistes interprétaient comme ils l’ont pu pour les besoins des dites festivités, organisées comme tous les ans par la municipalité d’Athènes. Sous une Acropole alors arrosée, l’image retransmise en simultané par les télévisions grecques convient bien à la situation du pays. Pétards mouillés. Pourtant tout le monde dans la mesure du possible, a pu enfin souffler un peu durant cette coupure calendaire des rythmes et des... arythmies du pays réel. Bonne année 2019 !