mardi 11 décembre 2018

Gros temps



Gros temps en mer annoncé pour bientôt. Les chalutiers rentrent au port pour s'amarrer le long du quai, dimanche matin à l’heure du marché. Un marché à proximité des bateaux bien concis et pourtant salutaire, y compris pour les animaux adespotes des lieux. Comme nous, ils doivent passer l’hiver. Vente directe. En face, la plage, forcément celle de l’été est déserte. En cette saison, même les ruelles sous l’Acropole redeviennent calmes, en tout cas jusqu’à Noël. Hiver, et l’actualité grecque de la semaine a été rythmée en quelque sorte, par les gilets-jaunes français. L’Europe... comme pour évoquer l’hiver des peuples.

Vente directe. En Attique, décembre 2018

Dans les cafés d’Athènes les jeunes restés au pays se disent qu’il va falloir peut-être le quitter. Autour d’une table, une amie de la famille, visiblement connaisseuse du situationnisme qui prévaut aux autres pays de l’euro-délire réellement existant, expose devant les parents et notamment devant le jeune fils fraîchement diplômé. “Si tu pars, tu trouveras une vie plus stable, un salaire disons normal et cependant insuffisant. Le problème c’est surtout le logement et certains autres frais. Tu vois, tout n’est pas rose ailleurs, pourquoi crois-tu que les gilets-jaunes envahissent les rues de Paris et partout en France ?”

Le jeune hésite, il se ronge les ongles, ce qui lui permettent manifestement et temporairement de faire face à l’afflux d'énergie. Difficile pourtant que de canalise toute son impatiente, ou peut-être même la frustration alors ressentie. “Que faire ? Ici en informatique je trouverai du travail, seulement, il sera très mal payé, et surtout, je vais cumuler les CDD... sans parler du job non déclaré.” Le père aussi, il hésite. “Ici du moins il y a toujours, enfin je l’espère, ton logement, le nôtre.” Ils quittent le café, et d’ailleurs il se vide. Temps mort pour une partie majoritaire du pays, aux terrasses des cafés parfois vides et parfois remplies, mais disons que c’est l’hiver et le froid et ses truismes.

Sur les ondes radio, une femme médecin en chef au sein d’une unité de soins intensifs dans un hôpital public dénonce pour une énième fois le manque de moyens. “Nos unités sont à moitié fermées. Nous manquons de personnel et de budget, le matériel manque aussi. Le gouvernement se vante de son excédent primaire, il distribue des cadeaux à sa clientèle politique tandis que nos malades meurent. Je suis chef de service, j’ai plus de trente années d’ancienneté et je gagne 1.800€ net après tant de diminutions successives de mon salaire, tandis que mes collègues jeunes, ils gagnent moins de mille euros par mois. D’après nos calculs, les médecins du public ont perdu en moyenne 55% de leurs revenus en huit années. Heureusement que nous oublions tout cela devant nos malades, dans les salles d'opération... pour ainsi revenir dans la réalité une fois rentrés chez nous. Nos jeunes médecins ont quitté et quittent encore le pays par milliers”, radio 90.1 FM, zone matinale du 10 décembre.

Bords de mer en hiver. En Attique, décembre 2018

Sous l'Acropole. Athènes, décembre 2018

En terrasse. Athènes, décembre 2018

D’après les données de l’Agence fiduciaire sous contrôle étranger, bruxellois et germanique, de la dite “Autorité Indépendante des recettes publiques - AADE”, “l’État grec”, doit plus de 2,6 milliards d’euros aux citoyens et aux entreprises du pays, le chiffre est en hausse d’après la presse grecque de la semaine. État aux investissements publics inexistants, sauf pour la camarilla des Syrizístes et assimilés. Dernier cas en date, un certain Manólis Petsítis de la bande à Tsípras, humble serveur dans une pizzeria d’Athènes jusqu’à 2015, devenu conseiller du... Premier ministre, il mène depuis une vie de palais, il est officiellement employé collaborateur de six entreprises liées aux affaires de l’État, et il cumule un revenu de plus de 200.000€ par an, au lieu de la modeste somme de 5.000€ par an avant que... la politique et les affaires de haut niveau ne découvrent ses... talents apparemment cachés, presse grecque de la semaine. Des broutilles diront les vrais maîtres-fous du pays, sauf que les citoyens sont en colère.

Le serveur si servi mène alors la belle vie de manière ostentatoire, il a même publié sa photo... derrière le pupitre des déclarations officielles du Premier ministre. C’est bien connu, les gamins font passer parfois entre eux leurs jouets et autres ballons. En même temps, dans l’autre vraie vie, celle des Grecs d’en bas, la Police locale ainsi que les services sanitaires ont été saisis sur l’île de Lesbos, un... concitoyen tue les chats et les chiens adespotes de son village pour se nourrir, presse locale et athénienne de la semaine. Ailleurs dans Athènes, on y découvre des annonces du type: “Madame Betty D. cherche à cohabiter, elle est propre, elle a peu d’affaires et elle sait très bien s’occuper du ménage”, ou encore: “Je recherche du travail en domestique interne, Maya.” Hiver, déjà celui des peuples.

Athènes aussi, capitale des restes culturels comme autant des... restes humains. Ainsi, à deux pas d’un immeuble des années 1920, emblématique d’un passé finalement si lointain entre Art déco et architecture mauresque, on y découvre ceux qui se droguent en plein jour dans les parcs par dizaines, sans évoquer les campus universitaires devenus zones à risque et foyers du crime organisé où tout y est: meurtres, saccages des Antifa et assimilés, vendeurs de drogue, violeurs, trafiquants de cigarettes et autres... “Lumières” du siècle qui est le nôtre. Le nihilisme des mondialisateurs, pratiqué et ainsi alimenté d’en bas pour déstabiliser encore davantage nos sociétés minées par les économismes du totalitarisme ambiant. L'entre-deux-guerres qui se prolonge en quelque sorte à travers une guerre totale à bas voltage.

Entre Art déco et architecture mauresque. Athènes, décembre 2018

Restes humains. Athènes, décembre 2018

Madame Betty. Athènes, décembre 2018

Maya... domestique interne. Athènes, décembre 2018

Derrière une vitrine oubliée, c’est le discours d’Emmanuel Macron à la Pnyx, datant du 7 septembre 2017 qui se vent encore sous forme de fascicule. Discours disons... historique: “Je ne saurais cependant me limiter à l’émotion, si vive soit-elle, que procurent ces lieux de mémoire. Et je veux plutôt me mettre à leur écoute. Parce que ces lieux nous obligent, puisque c’est ici que fut inventée la forme moderne de l’État, ici que cette cité d’Athènes construisit patiemment, par la souveraineté du peuple, la souveraineté de son destin, nous devons nous demander sans complaisance ‘qu’avons-nous fait, nous, Européens, de notre souveraineté ?’. Puisque c’est ici que fut pris le risque de cette démocratie qui confie au peuple le gouvernement du peuple, et considère que le plus grand nombre, c’est mieux que le petit nombre pour édicter une loi respectable, interrogeons-nous: qu’avons-nous fait, nous, de la démocratie ?”

“Et ces paroles que non loin d’ici, PERICLES prononça en l’honneur des guerriers morts au combat, écoutons-les résonner encore fortement. ‘La liberté’, disait-il, ‘est notre règle dans le gouvernement de la République, et dans nos relations quotidiennes. La suspicion n’a aucune place’. Mais nous, Européens, nous faisons-nous encore confiance ?” Périclès n’est plus depuis si longtemps et 2017 même est déjà bien loin.

La presse grecque ironise au sujet de l’opportunisme de Tsípras lorsque son habilleur imaginé pour les besoin d’un dessin humoristique, lui préparerait alors un gilet-jaune à sa taille, tandis que sur la Place de la Constitution comme devant l’Ambassade de France, toujours cette semaine, les passants ont découvert une étrange poignée de gilets-jaunes issus de cette gauche morte, s’agissant de Panagiótis Lafazánis et des chefs de l’Unité Populaire (l’ancienne aile gauche de SYRIZA jusqu’en 2015), ces... politiciens périmés ont ainsi frôlé le ridicule. Musée des Arts et des traditions populaires. Non, le peuple ne s’improvise pas, et encore moins ses luttes.

Discours d’Emmanuel Macron. Athènes, décembre 2018

Tsípras... gilet-jaune. Presse grecque, décembre 2018

Lafazánis et les siens en gilet-jaune. Athènes, décembre 2018, presse grecque

Apories ainsi de notre temps, le terme en grec signifie à la fois la déshérence que la surprise, le questionnement, l’interrogation. Encore une fois, nous nous éloignons du centre perdu, celui de Lorentzátos dont il était aussi question à travers notre dernier texte sur ce blog et la remarque de Juan Asensio au sujet de l’œuvre de Lorentzátos, toujours pertinente.

“Aporie sans doute, car nous ne pouvons désormais plus faire comme si nous étions des enfants sauvages, vieillards vicieux redevenus insouciants et courants nus dans les bois, appliquant quelque ridicule précepte rousseauiste dont l'application pratique n'a jamais signifié qu'une mort plus ou moins prochaine, moins la nôtre que celle de mon prochain contraint de redevenir créature nue. Et quand bien même nous retrouverions quelque improbable état de nature édénique, celui-ci ne signifierait en aucun cas la reconquête de l'innocence: c'est les mains couvertes de sang, le cœur rongé et l'esprit assailli de mauvais rêves que nous jouerions à poursuivre l'antique Pan jusqu'à lui faire souhaiter une seconde mort encore plus discrète que la première.”

Le centre perdu donc de Lorentzátos autant que de Yórgos Seféris, car c’était un autre 11 décembre, en 1963, lorsque Seféris prononce en français son allocution de réception du prix Nobel, intitulée “Quelques points de la tradition grecque moderne”, où il présente le cortège des poètes-phares qui l'ont précédé dans le combat pour la langue grecque et termine en exprimant sa solidarité avec son peuple:

Zíssimos Lorentzátos et son chat (photo Internet)

Bateaux de pêche. En Attique, décembre 2018

Animal adespote près du port. En Attique, décembre 2018

“Maintenant je voudrais terminer ce court exposé avec un homme que j’ai toujours gardé près de moi; il m’a soutenu dans des heures difficiles, où toute ressource semblait perdue. Dans ce pays de contrastes qui est le mien, il est un cas extrême. Ce n’est pas un intellectuel. Mais l’intellect réduit à lui-même a parfois besoin de fraîcheur, comme les morts qui réclament du sang frais avant de répondre à Ulysse. Il avait appris à lire et à écrire un peu, à l’âge de trente-cinq ans, afin de pouvoir raconter, dit-il, ce qu’il avait vu pendant la guerre de l’indépendance, où il avait pris une part très active. Il s’appelle Jean Makriyánnis.”

“Je le compare à un de ces vieux troncs d’olivier de chez nous, façonnés par les éléments et qui peuvent, je crois, enseigner la sagesse. Lui aussi a été façonné par les éléments humains, par bien des générations d’âmes humaines. Il était né, vers la fin du XVIIIe siècle, dans la Grèce continentale, près de Delphes. Il nous raconte comment sa pauvre mère allant ramasser des fagots, avait été prise des douleurs de l’enfantement et lui donna naissance dans un bois. Ce n’est pas un poète, niais le chant est en lui, comme il a toujours été dans l’âme du peuple. Quand un étranger, un Français, lui rend visite, il l’invite à table: ‘Mon hôte’, raconte-t-il, ‘voulait aussi entendre de nos chants; je lui en ai fabriqué quelques uns’. Il est doué d’une force d’expression singulière; son écriture fait penser à un mur que l’on bâtit pierre à pierre; tous ses mots fonctionnent et ont des racines; il a parfois des mouvements de style homériques.”

“C’est l’homme qui m’a le plus enseigné en matière de prose. Il n’aime pas les faux semblants de la rhétorique. Dans un moment de colère, il s’écrie: ‘Et vous avez nommé un nouveau chef à la citadelle de Corinthe, un pédant! Son nom était Achille et en entendant le nom d’Achille, vous avez cru qu’il s’agissait de l’illustre Achille et que le nom allait combattre. Ce n’est jamais le nom qui combat; ce qui combat, c’est la valeur, l’amour de la patrie, la vertu’. Mais en même temps, l’on comprend l’amour qu’il a du patrimoine antique, quand, à des soldats qui veulent vendre deux statues à des étrangers, il dit: ‘Même si l’on vous paye dix mille thalers, n’acceptez pas qu’elles quittent notre sol. C’est pour elles que nous nous sommes battus’. Quand on songe que la guerre avait laissé de nombreuses plaies sur le corps de cet homme, on a le droit de conclure que ces paroles ont quelque poids.”

Sous l'Acropole. Athènes, décembre 2018

Caïque et son protecteur Saint-Nicolas. Attique, décembre 2018

En Attique, décembre 2018

“Vers la fin de sa vie, son destin devient tragique. Ses plaies lui donnent des souffrances intolérables. Il est persécuté, jeté en prison, jugé et condamné. Dans son désespoir, il écrit des lettres à Dieu: ‘Et tu ne nous entends pas, tu ne nous vois pas...’ C’est la fin. Makriyánnis est mort vers le milieu du siècle dernier. Ses Mémoires ont été déchiffrés et publiés en 1907. Il fallut bien des années encore pour que les jeunes prissent conscience de sa véritable envergure.”

Sous le Saint-Empire européiste germanique des souffrances intolérables comme du regroupement politique et colonial de territoires en Europe centrale, du Sud, et occidentale de la dite Union européenne, certains vieux troncs d’olivier de chez nous comme de chez les autres peuples existent toujours, en dépit des attaques systémiques ou prétendument “anti-systémiques” initiées par les nihilistes, porteurs, entre autres, de l’acculturation de l’ultime capitalisme... plus la wifi.

Entre les Antifa et les autres Sorites (poulains du spéculateur Soros) assimilés, passés par là, le buste de Grigórios Xenópoulos vient d’être vandalisé dans le quartier de l’Académie à Athènes. Comme il a été noté par l’éditorialiste de “To Pontíki”, “la statue vandalisée, incarne une victime de plus, de cette sorte de mouvement étudiant vulgarisé et alors barbare, lequel opère de façon incontrôlable, anarchisante, détruisant le patrimoine intellectuel de la Grèce moderne, le tout, sous le couvert de la tolérance du système politique dans son ensemble, autant que sous la couverture idéologique de cette espèce de gauche totalitaire comme d’une société devenue profondément inculte et hypnotisée.”

Grigórios Xenópoulos (1867-1951) fut un auteur et dramaturge issu de Zakynthos, île Ionienne, un des plus importants et des plus joués, car certains de ses romans, nouvelles et pièces calqués sur la réalité ont été portés à l’écran et au théâtre. Xenópoulos avait autant vécu la fin de cette réalité sociale italienne des îles Ioniennes, dominée ainsi par l’esprit de division entre la noblesse et les “popolari”, disons les... gilets-jaunes d’alors. Et c’est cette idéologie politique et également rupture avec le peuple lequel se révoltait de temps à autre pour réclamer l’égalité que l’œuvre de Xenópoulos en témoigne alors si merveilleusement Sauf que pour les assistés de Soros, et ils ne sont pas les seuls, on doit passer outre de ce que les peuples peuvent authentiquement léguer, y compris à travers leurs luttes.

Grigórios Xenópoulos et l'hybris. Athènes, décembre 2018

Sous le Saint-Empire... Athènes, décembre 2018

Ces derniers mois, l’acculturation imposée s’officialise même, lorsque l’histoire, la langue ainsi que la littérature enseignées à l’école, subissent une purge significative pour ce qui tient de l’esprit national, chrétien et en somme celui liée à la résistance du peuple grec. Les termes, “amour de la patrie” ou “résistance” ont ainsi été bannis du vocabulaire enseigné, le tout, sous le couvert de la tolérance de tout le système éducatif, enseignants compris sauf certaines rares exceptions. Sous SYRIZA/ANEL, le Ministère de l’Éducation Nationale, est d’ailleurs devenu très officiellement et ainsi dans les faits, Ministère de l’Éducation, il fallait comme on dit oser. Autrement-dit, “l’éducation de Soros”, comme le signale Státhis Stavrópoulos dans son papier du jour, éditorialiste et dessinateur de presse issu de la gauche et patriote, oui, c’est parfois possible, “To Pontíki”, 11 décembre 2018.

Tsípras et sa bande haïssent la nation, la leur, tout en adoptant si possible les arguties des nationalismes des autres, ce qui fait le jeu des mondialisateurs apatrides et si ouvertement condescendants vis-à-vis les peuples. Ainsi, cette gauche Syrizíste a vendu, et très bien vendu on dirait, son internationalisme en échange du nihilisme des mondialisateurs et de leurs semblables, rapaces du travail des autres comme diraient peut-être encore les marxistes. Même tard, les peuples s’en aperçoivent, et ils finissent ainsi par haïr autant les mondialisateurs que leur personnel politique, de gauche comme de droite. Certains Grecs, ont même réalisé combien et comment l’ensemble du système politique, gauche muséale du PC grec et nazillons de l’Aube dorée compris, participent à ce jeu lequel doit un jour cesser.

Ceux qui dans ce pays arrivent encore à réfléchir au-delà de notre survivalisme accablant et qui concerne tout de même près de 70% de la population, sont alors très préoccupés. Après huit années de Troïka, de luttes et de trahisons de toute sorte, surtout devant la menace mortelle qui pèse désormais sur le pays et sur le peuple grec, ces Grecs donc capables de raisonner, représentant disons moins du 20% de la population, ils savent que la solution ne réside pas dans le système politique actuel. Ils sont aussi las de notre bien large littérature crisique, car pour ce qui est des analyses de la situation, tout ou presque a été dit, écrit et frappé à maintes reprises sur les claviers ou sur les écrans tactiles. Ce qui compte désormais c’est de trouver les formes de résistance et d’organisation inédites et novatrices pour d’abord tenir, et pour ensuite renverser la situation. Histoires de la sorte interminables à raconter, comme actuellement au coin du feu, à travers les braises de cette autre Grèce.

Héros représenté, de la Guerre d'Indépendance. Grèce, décembre 2018

On répare les filets de pêche. En Attique, décembre 2018

En attendant mieux de nous mêmes, on répare nos filets de pêche, comme on peint les figures des héros de la Guerre d’Indépendance de 1821 sur nos camions. Saint-Nicolas protégera sans doute nos bateaux, dont l’icône est parfois bien visible, tandis que les monastères, plus Orthodoxes que jamais, connaissent un certain engouement de la part des Grecs, une façon peut-être pour y écrire... des lettres à Dieu à la manière de Makriyánnis.

Les chalutiers rentrent au port pour s'amarrer le long des quais. Gros temps, et pas qu’en mer en ce moment. L’air devient irrespirable tous les soirs à cause du bois brûlé pour se chauffer, y compris à Athènes. L’hiver passera, espérons-le, pour votre blog, nous avons besoin du soutien de nos lecteurs et amis pour continuer à offrir chaque semaine une vision différente des réalités grecques et européennes.

L’hiver passera, espérons-le, et d’abord on dirait pour nos animaux adespotes.

Animaux adespotes. Athènes, décembre 2018


* Photo de couverture: Retour au port. En Attique, décembre 2018