mardi 4 décembre 2018

Gilets-jeunes



Temps des alarmes. Début décembre et à travers les medias grecs, les Gilets-jaunes occupent une bonne place dans l’actualité. Analyses certes parfois approximatives, voire désemparées devant les faits et surtout les gestes depuis les ultimes... Lumières de Paris. Parfois, avant de conclure d’ailleurs par une tournure d’avertissement: “Ne l’oublions pas, la France indique parfois la cadence à suivre, aux autres pays d’Europe, ce mouvement peut alors s’étendre ailleurs”, radio 90.1 cette semaine. Dire alors sans quoi que le peuple “fait sécession”.

Dans Athènes, novembre 2018

En même temps à Athènes c’est plutôt le mutisme qu’y règne, la circulation automobile est souvent fluctuante, comme on aime dire, sans entraves. Surtout, lorsque les échoppes ferment le centre-ville se vide, car alors le vieux cœur urbain trop serré se replie sur ses plaies ouvertes sur le néant. Dans les quartiers périphériques, certains cafés et bistrots ouverts durant la crise ont déjà fait faillite, d’autres ouvriront sans doute, et c’est parfois histoire de blanchir de l’argent par le biais d’activités légales, dans une économie de plus en plus déréglée, donc criminelle, d’en haut comme d’en bas.

L’autre jour, le propriétaire très âgé d’une maroquinerie de quartier, exprimait volontiers toute sa peine. “La boutique c’est jusqu’à ma retraite, que d’ailleurs je repousse. Quant au voisinage, eh bien il n’existe plus, nos liens, notre entraide, le simple fait que de dire bonjour parfois. Je m’enferme chez moi, j’ai arrêté de fumer et je réserve un euro par jour pour acheter les croquettes des chats, heureusement, mes deux enfants travaillent ici et ils n’ont pas quitté le pays. Ma fille est infirmière pour 600€ par mois, et mon fils employé dans la téléphonie pour à peu près le même salaire. Occupons-nous d’abord de notre état de santé, il faut rester en bonne santé, et pour le reste on avisera.”

Situation alors grecque D’après les récentes statistiques officielles, 4.312.395 personnes ont de dettes impayées envers l’administration fiscale, c’est-à-dire un demi-million de plus qu’en septembre dernier, et parmi eux, 1.797.492 contribuables verront leurs biens, lorsqu’ils en ont encore, saisis par le fisc, ce qui est déjà le cas pour 1.148.583 d’entre eux, presse grecque de la semaine. Notons que la population grecque dépasse à peine les dix millions d’habitants et qu’entre les banques, cédées à des fonds rapaces internationaux sous la gouvernance des escrocs de SYRIZA, et qui réclament des saisies par milliers et les saisies du fisc qui n’est pas grec non plus, près du 25% de la population se voit confisquer ses biens, essentiellement immobiliers, auxquels s’ajoutent ceux qui les ont déjà bradés pour les mêmes raisons.

Aux yeux des historiens du futur, il s’agit de la plus grande dépossession des biens publics et privés d’un pays et de sa population, sans lui déclarer la guerre, disons de type traditionnel. Une banque réclame même de la famille d’un entrepreneur qui s’est suicidé à Thessalonique, la somme de 590.000€, c’est pour dire, presse de la semaine.

Le siège du Conseil d'État... peint. Athènes, novembre 2018

La paupérisation très ordonnée de la classe moyenne, comme presque de toutes les autres classes sociales c’est tout un programme, et les Grecs commentent également les événements français, parfois sous un air de déjà-vu. “Oui, nous avons connu une période peut-être analogue durant les premières années de la crise. Dès l’arrivée de la Troïka et durant les grandes manifestations, c’était en mai 2010, les salopards du système ont envoyé sur place les casseurs anarchistes mettant le feu en marge des manifestations, et notamment à une agence bancaire, trois employés dont une jeune femme enceinte y ont trouvé la mort, et déjà, durant un temps les Grecs ont été tétanisés, puis retournés chez eux durant un moment.”

“Cette histoire se repete depuis, sauf que désormais nous savons... mais entre temps, SYRIZA l’imposteur tout comme l’ensemble de la classe politique, ces gens jouent la comédie ayant livré le pays aux étrangers et notamment à l’Allemagne. En attendant mieux ou sinon le pire, nous croquons notre kouloúri à cinquante centimes et nous buvons parfois notre café bien amer.” Mentalités grecques.

Signe encore des temps eschatologiques qui sont les nôtres, ceux de la paupérisation... plus la technologie, sur les affiches des théâtres en ce moment et non loin des... demeures des Sans-abri dans la ville d’Athéna, on y découvre “Alarmes”, cette pièce et en même temps critique hilarante contre la technologie moderne de Michael Frayn.

Petits pains ronds. Athènes, novembre 2018

Alarmes, la pièce. Athènes, novembre 2018

Emplacement... Sans-abri. Athènes, novembre 2018

Emplacement... Sans-abri. Athènes, novembre 2018

Cependant, les alarmes ne manquent pas. Depuis plus d’une semaine, de bien nombreux Lycées surtout en Grèce du Nord, en Macédoine, en Thrace et dans les îles de l’Égée, sont occupés et bloqués par leurs élèves. Ces derniers, manifestent alors au sujet de la trahison de Tsípras, s’agissant de “son” accord Macédonien de juin dernier, accord déjà rejeté par l’immense majorité, surtout en Grèce du Nord (voir les articles sur ce blog et sur ce sujet depuis février 2018).

Ainsi, et à défaut de Gilets-jaunes, la Grèce connaît en ce moment ses... Gilets-jeunes, dont l’élan patriotique est indéniable et d’ailleurs aussitôt attribué par le gouvernement des Tsiprosaures, comme pour le presque disons ensemble de la gauche grecque, aux agissements des Néonazis de l’Aube dorée. Peine perdue, car au-delà des manigances des Aubedoriens, les jeunes du pays réel, après avoir vu et vécu la paupérisation de leurs parents, le saccage des biens du pays par les escrocs qui gouvernent et par les rapaces mondialisés, après avoir senti le saccage et pour tout dire le viol de l’ultime espoir politique issu des années de crise, à savoir l’imposture de la Gauche à la SYRIZA, voilà que leur pays, la Macédoine grecque (plus de la moitié de Macédoine géographique), est ainsi offerte aux convoitises culturelles et même territoriales ouvertement exprimées chez les Slavomacédoniens du pays voisin, un peuple arrivé dans la région plusieurs siècles après la Macédoine de Philippe, d’Alexandre et d’ailleurs de la langue grecque.

Et ce n’est pas rien que cette mobilisation des jeunes, lorsque leur mouvement est tant dénigré par les pseudo-élites au Ministère de l’Éducation antinationale, comme d’une bonne partie de la presse mainstream, ainsi que des partis qui siègent au pseudo-Parlement, à l’exception évidemment des Aubedoriens, lesquels se frottent certes les mains, sauf que le pays réel fait de toute évidence la différence entre patriotisme et nationalisme. C’est d’ailleurs le manque total et délibéré de patriotisme qui caractérise les dirigeants actuels qui alimente le nationalisme et les Aubedoriens avec.

Il faut ici noter que le système nourrit et conserve comme il peut les Aubedoriens, histoire de discréditer toute idée et réaction patriotique, la baptisant ainsi fasciste etc. La suite est connue, car trop répétée et refaite alors jusqu’à l’usure. Le système des politiciens, d’ailleurs Sorites d’en haut (financées directement ou indirectement par les fonds du financier Sóros), insulte les élèves patriotes et en même temps, il mobilise les Antifa et autres Sorites... d’en bas, comme à Athènes, lors d’une manifestation peu suivie. Ceci dans le but de créer un climat, voire une réalité d’affrontement, à la manière d’une Guerre civile de bas voltage, histoire de garder le pays divisé et ainsi tétanisé. Il faut enfin noter, que ce même système traîne alors les pieds lorsqu’il s’agit de faire avancer le procès des Aubedoriens pour des faits tout de même avérés, à savoir, l’assassinat en 2012 du chanteur Pávlos Fýssas, à l’époque inconnu du grand public. C’est tout de même... étrange.

Élèves de la Macédoine grecque. Presse grecque, novembre 2018

Lycéens de la Macédoine grecque. Presse grecque, novembre 2018

Antifas et assimilés. Athènes, novembre 2018

Patriotes et antifascistes. Écoliers de la Macédoine grecque. Presse grecque, novembre 2018

En dépit des apparences, celles que les propagandes nourrissent bien entendu, les Gilets-jaunes français et les... Gilets-jeunes grecs relèvent de cette même sécession du peuple, signifiant cette même rupture de légitimité faussaire, s’agissant du simulacre des élites et de leur système. C’est certes frappant que de découvrir certains slogans de première vue “populistes et poujadistes” des lycéens grecs du type “La Démocratie a trahi et vendu la Macédoine”, sauf que c’est vrai, à la seule différence près, qu’il s’agit d’une pseudo-démocratie, autrement dit d’une “gouvernance” laquelle légifère depuis Bruxelles et depuis les entrailles du système Soros sans la moindre légitimité, en violation d’ailleurs constante de la Constitution comme de l’avis du peuple, referendum de 2015 compris.

Après tout, la décision Macédonienne de Tsípras (de Zaev et d’abord de Soros), n’est que la suite logique des politiques d’austérité et du démantèlement du pays, des droits des travailleurs et des citoyens, de la mise à mort de la classe moyenne, en somme, du dictat imposé par le système néocolonialiste et impérial de Bruxelles et en réalité de Berlin, avant d’arriver à ce qui n’était pas perceptible dès le départ des années de la Troïka depuis 2010: l’agenda géopolitique touchant désormais le noyau des intérêts grecs, dans les Balkans et dans le monde.

C’est comme si on disait pour ainsi faire comprendre les réalités grecques... si exemplaires, que dans un cas supposons-le imaginaire, la France, après avoir souffert durant dix ans de politiques austéritaires ayant entraîné la paupérisation généralisée de sa population, le manque total d’espoir en l’avenir, l’effondrement rapide et alors sans retour de sa classe moyenne, la destruction du Service public, le pays se verrait obligé que de céder son siège permanent au Conseil de Sécurité à l’ONU prétendument à l’Union Européenne et en réalité à l’Allemagne, ainsi que de transmettre... les clefs de son armement nucléaire à Berlin. Puis enfin, et dans ce même cas, supposons-le imaginaire, la région allemande frontalière de l’Alsace, devient alors un pays indépendant mais lié à l’Allemagne, nommé “Alsace de l’Est”, et que ce pays revendique alors très ouvertement l’annexion de l’Alsace française, le tout avec l’aimable... Collaboration des élites et des gouvernants.

Philippe de Macédoine et Georges Sadoul. Athènes, novembre 2018

Bouquiniste. Athènes, novembre 2018

Le Général Yánnis Makriyánnis. Bouquiniste, Athènes, novembre 2018

Eh bien, toute proportion gardée, ce scenario en apparence délirant de politique-fiction, c’est la stricte et bien affligeante réalité grecque des années 2015-2018, et voilà comment les mentalités du pays réel ont peut-être suffisamment dépassé les pseudo-clivages gauche-droite. Car... du pareil au même et pour évoquer un exemple parmi tant d’autres, les institutions Soros sont autant liées aux Syrizístes et aux autres PASÓKiens recyclés, qu’à la famille des Mitsotákis de la Nouvelle Démocratie. On sait que certains conseillers de Mitsotákis et de Tsípras sont de la... confrérie des Sorites (radio 90.1, novembre 2018), voir également “The American Spectator en 2017” - “La Grèce Cheval de Troie de Soros en Europe”.

Ainsi, tel cas de figure, Antigóni Liberáki, députée du parti “To Potámi”, formation si chère au spéculateur George Soros comme à Jean-Claude Juncker, et cousine de Mitsotákis, elle préside actuellement le Conseil d’administration de l’ONG Soros “Solidarity Now” en Grèce. Cette même Liberáki, elle avait tout de même déclaré en 2015...“que les pauvres font de bien mauvais choix dans la vie et dans les démocraties tandis que les riches font par contre les bons choix”. Antigóni Liberáki en tout cas, elle a fait le choix de George Soros, question... d’esprit ! Ou la... Collaboration des élites et autres petites histoires.

Temps des alarmes comme historicité alarmante. Cette Grèce accablée, nécrophile et de Soros, elle n’est certainement pas celle du Général Makriyánnis , ni celle des poètes Séféris ou Elýtis . Elle n’est pas non plus, le pays de Zíssimos Lorentzátos, penseur grec et d’ailleurs ami de Yórgos Séféris.

Cette Grèce. Athènes, novembre 2018

Musicien de rue. Athènes, novembre 2018

Décadence. Athènes, novembre 2018

Oui, Zíssimos Lorentzátos, comme le souligne sur son site Juan Asensio, “un des plus grands penseurs grecs du siècle passé, est un auteur pratiquement inconnu en France - signalons que je l'ai mentionné dans un de mes plus récents ouvrages - qui, dans un de ses textes les plus intéressants, ‘Le Centre perdu’, évoque la question poétique (...).”

“À bien considérer certains de ces signes, on peut comprendre que l'homme occidental, ou l'homme moderne, recherche une vision, ou un centre perdu, au-delà et en dehors des liens du rationalisme dans lesquels il s'est entravé lui-même. Or ce centre, dont la perte a déterminé toute la période de la Renaissance à nos jours, l'homme moderne le recherche de mille manières, c'est l'évidence, mais ‘l'unique nécessaire’ qui se trouve devant lui, il ne le voit pas, tant le sel, semble-t-il, s'est affadi sur la terre.” (...)

“Zíssimos Lorentzátos résume ses vues et leur confère une belle ampleur dans ce passage: ‘En nous laissant emporter sur le tapis volant de l’art moderne, il est naturel que nous ne puissions prendre avec nous ou soulever que des choses sans beaucoup de poids et extérieures, et que nous pensions que ces choses par elles-mêmes, ou l’accent personnel que nous leur donnons en tant que Grecs, renouvellent ou continuent notre tradition vivante, dès lors que nous adaptons et assimilons les modèles étrangers’.” (...)

“Et la conclusion de Zíssimos Lorentzátos de résonner dans le vide du désert, où nous continuons à marcher, courbés et la bouche dévorée par la soif, alors que s'agitent autour de nous des millions de pantins réels ou numériques: ‘Si les remarques que nous avons faites jusqu’ici ont quelque importance... il nous faudra comprendre que la civilisation moderne tout entière, et son art, a partout, tant dans la forme dite capitaliste que dans la forme socialiste ou communiste, perdu le centre métaphysique éternel de la vie, ou va le perdre, et que c’est là le problème crucial de l’époque, et sa mesure spirituelle, quand bien même ceci demeurerait caché, et quand bien même nous n’y prêterions pas attention, occupés jour et nuit comme nous le sommes par le vacarme insidieux du monde extérieur ou par la progression fantasmagorique de la technocratie contemporaine’.”, Juan Asensio, “Le Centre perdu de Zíssimos Lorentzátos”, et je dirais... le nôtre.

Ouverture prochaine d'une librairie. Athènes, novembre 2018

Le Centre perdu de... Noel. Athènes, novembre 2018

Le Centre... retrouvé des Dinosaures en spectacle. Athènes, novembre 2018

Je dirais que toute proportion gardée, Zíssimos Lorentzátos c’est le Günther Anders grec. Décidément, le Centre perdu de Lorentzátos et autant le nôtre, se trouve également à l’origine de la violence économique qui engendre en ce moment la violence sociale, ceci un peu partout. Comme le souligne Bertrand Renouvin au sujet des Gilets-jaunes en France sur son blog:

“Théorisée par les ultralibéraux, concrétisée par les gouvernements de droite et de gauche depuis plusieurs décennies, la violence économique engendre la violence sociale, dans une nation de plus en plus divisée entre riches et pauvres. Cette violence sociale a été longtemps, trop longtemps contenue. Elle a été canalisée par les grandes manifestations syndicales, dont les gouvernements ne tiennent plus aucun compte depuis l’immense protestation contre la réforme des retraites en 2010” (...).

“Né d’une jacquerie fiscale qui s’est développée en revendication générale sur le pouvoir d’achat, le mouvement qui secoue la France rappelle une vérité fondamentale: le pouvoir politique a pour fonction essentielle de poser les conditions de la justice sociale, sinon il perd sa légitimité. C’est parce qu’ils ignoraient cette fonction que les présidents et les partis dominants ont été tour à tour éliminés”, blog de Bertrand Renouvin, le 03 décembre. Fin novembre, une telle manifestation syndicale a été organisée à Athènes et ailleurs en Grèce, ceci dans l’indifférence la plus totale exception faite aux perturbations causées par la grève dans les transports en commun à Athènes.

Simulacre de grève. Affiche syndicale, Athènes, novembre 2018

Foire du Régime crétois. Athènes, novembre 2018

Foire du Régime crétois. Athènes, novembre 2018

Temps des alarmes donc, entre Gilets-jaune et... Gilets-jeunes, tous deux à la Une des medias grecs, dont et surtout Internet. Au sujet des jeunes grecs,.Dimítris Konstantakópoulos, journaliste et analyste issu de la Gauche souligne sur son blog “que lorsque SYRIZA attaque le sentiment national des Grecs, alors, il est en train de scier la branche sur laquelle cette Gauche a trouvé appui pour arriver au pouvoir. (...) Les allégations des Syrizístes au sujet de l’élan patriotique des jeunes rappellent très exactement les allégations de la propagande et de la calomnie que les medias produisaient sous la dictature des Colonels.”

“Je note aussi les slogans des élèves relevés ici ou là, comme: Macédoine Terre Grecque, les Fascistes hors des écoles”, ou encore: “Ils ont vendu la Grèce et ils se courbent devant les étrangers, ce qui hélas est exact” (...) “Si cette mobilisation se range disons par un élan globalement situé à droite, ceci est alors rendu inévitable depuis que SYRIZA a abandonné la défense du pays, et que d’ailleurs, il se retourne contre le patriotisme grec, c'est-à-dire, cette force même qui l'a poussé au pouvoir, quand SYRIZA prétendait vouloir sortir le pays du régime néocolonial des Memoranda et de la Troïka.”, Dimítris Konstantakópoulos sur son blog, le 3 décembre 2018.

Temps des alarmes. En attendant si possible mieux, le système multiplie les “événements” commerciaux ou sinon sportifs (énième Marathon et dixième Tour d’Athènes), car au-delà de la propagande et de la calomnie, il y a aussi la distraction-divertissement, histoire de faire oublier le Centre perdu, et autant la “rupture de légitimité qui est une contestation heureuse et décisive de la légitimité faussaire, du simulacre des élites”.

Hermès de Greek Crisis, dit parfois, le Trismégiste. Athènes, décembre 2018

Analyses parfois fort justes, devant les faits. Époque peut-être de l’ultime résilience des peuples, des nations et des idées ; le tout, dans le vide du désert, où nous continuons à marcher, courbés et la bouche dévorée par la soif, alors que s'agitent autour de nous des millions de pantins réels ou numériques.

Ce pauvre blog a déjà sept ans, non sans peine et dont l’existence reste incertaine, malgré ses 700 billets, le tout sous le regard réconfortant de notre Hermès, dit parfois, le Trismégiste, en souvenir peut-être des autres aspects de la spiritualité ancienne précèdent le christianisme.

Sous le regard aussi de notre Mimi, on dirait qu'elle a vieilli tout d'un coup... en compagnie de ce blog.

Mimi de Greek Crisis. Athènes, décembre 2018


* Photo de couverture: Athènes, décembre 2018