dimanche 14 octobre 2018

Xénocratie bavaroise



Nouvel automne au vieux pays. Zorbá, le cyclone subtropical méditerranéen qui s'est engouffré dans la mer Égée s'est éteint certes, sauf que le pays réel s’incruste comme jamais dans sa tourmente finale C’est bien connu, la seule météo ne suffit plus pour faire, et encore moins pour défaire un pays. Cela, contrairement à la “gouvernance”... de Tsípras et des mondialisateurs réunis. Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, nous subissons alors une guerre sans précédant, probablement ultime et déjà totale, à la manière inique et unique de ce siècle du technologisme féodal. Au pays des symboles et des remparts surannés, nous entrerions on dirait parfois dans la mer comme pour toujours. Tropismes d’automne ?

Remparts surannés. Nauplie, octobre 2018

Nos touristes éblouis visitent toujours Mycènes et Épidaure sous le vent d’automne. L’ambiance y est... comme pour l’archéologie funéraire devant les restes matériels de sépultures ou d’ensembles funéraires... et c’est du pays réel qu’il s’agit. Il y a aussi nos... retraités importés.et fiers de l’être, à l’instar de ce Français, rencontré dans le Péloponnèse forcément mythique, ayant à ses dires tout laissé derrière lui. “J’ai quitté la France, c’est impossible d’y vivre avec une retraite même normale, j’ai vendu ma maison sur la Côte d’Azur car l’ambiance même, elle devenait insupportable, ici c’est le Paradis, le calme, la beauté. Je viens d’acheter une maison au village d’en face au dixième du prix pratiqué en France, et je suis en train de m’installer.”

Heureux qui... contrairement à Ulysse et à l’instar du retraité ayant quitté sa Côte d’Azur, ignore alors pratiquement tout de la géopolitique, voire, de la situation sociale et politique, ainsi que de la détresse réelle des habitants de son pays d’après. Grèce ainsi méta-moderne, dont les soins palliatifs pour de pas dire le coup de grâce, ont été confiés aux (presque) derniers des salopards, à savoir, la bande criminelle de la Gauche à la SYRIZA, en attendant d’ailleurs leur remplacement par l’autre clan criminel, celui des Mitsotákis et de sa supposée Droite de la Nouvelle Démocratie. En même temps, de nombreux retraités bien d’ici aux 400€ mensuel après l’énième diminution du montant des retraites, abandonnent alors la Grèce pour la Bulgarie, rien que pour survivre. En réalité ces Grecs subissent un véritable Pogrom, et quittent ainsi leur pays à contrecœur.

De nombreuses familles bulgares dont les membres ont travaillé par le passé aux domiciles des Grecs, mais restés désormais sans travail et revenus au pays, ils proposent aux Grecs qu’ils connaissent l’hébergement chez eux en Bulgarie en échange d’un... loyer mensuel dont le montant est beaucoup plus bas que le coût de la vie en Grèce, presse grecque, octobre 2018. Notons que la Bulgarie a perdu plus de 20 % de sa population en 20 ans, une véritable hémorragie, la jeunesse émigre massivement vers l’Ouest pour trouver du travail tandis que la dite “intégration” dans l’Union européenne a facilité ce déclin démographique.

Visiteurs à Mycènes. Octobre 2018

Fouilles à Épidaure. Octobre 2018

Fouilles à Épidaure. Octobre 2018

Les Européens, retraités ou pas, se... baladent alors et s’installent de pays en pays, ou plus exactement, de cercueil en cercueil, pendant que le remplacement programmé, en tout cas partiel, de la population européenne par de nombreux migrants essentiellement Musulmans issus de tant d’autres pays transformés aussi en cercueils par la géopolitique, notamment sous l’emprise de l’Occident des métanthropes financiers à la Soros, suit son cours. En Grèce, les vérités qui courent les rues sont alors exprimées par certains medias, étant donné que la dictature du politiquement correct, autrement-dit, la... pseudologie des faits infligée par les mondialisateurs a du mal à s’imposer.

Comme il a été rappelé lors de l’émission du soir de Lámbros Kalarrýtis sur la radio 90.1 FM (12 octobre 2018), “contrairement aux dires des gouvernants et de la propagande des mondialisateurs européistes, cette immigration, qui plus est musulmane vers la Grèce, est un fait construit, voulu et accompagné par tout un programme parallèle de déshellénisation et de déchristianisation de la Grèce. Ce n’est pas par hasard qu’au même moment, les nouveaux programmes de l’école annoncés par le Ministre SYRIZA de l’Éducation Gavrlóglou, font disparaître, l’histoire de la Démocratie et de l’Antiquité grecques, les guerres Médiques, Thémistocle et Périclès, Antigone, Thucydide, autant que la Révolution nationale contre les Turcs de l’Empire Ottoman et par la même occasion, on diminue drastiquement l’enseignement du grec ancien et on supprime celui du latin. Enfin, l’enseignement de la langue grecque est de plus en plus apparenté à celui d’une langue enseignée à une population dont le grec ’est pas la langue maternelle, étrange, non ? Donc on peut supposer que toute une... préparation est en cours pour convertir l’école grecque en une structure du seul accueil des populations allogènes.”

“Gavrlóglou et les autres de SYRIZA, d’abord fidèles à l’agenda interventionniste et totalitaire des institutions visibles et invisibles à la Soros, agissent dans le but de détruire les nations de la vielle Europe, ceci même en flagrante opposition à ce que notre Constitution explicite en termes d’Éducation Nationale pour ce qui est des buts et du contenu. On remarque que ces derniers temps, le cynisme de l’UE et des autres, gouvernement grec compris, consiste à laisser gonfler la population les Hot Spots à Lesbos comme ailleurs sur les îles, à ne pas contrôler les frontières et finalement, à rendre la situation explosive et pour tout dire les conditions atroces pour les migrants et autant pour la population grecque des îles.”

ONG profiteuses et crise migratoire. Quotidien ‘Kathimeriní’, le 10 octobre 2018

Migrants à Athènes et monument... investi par eux. Octobre 2018

Manifestants communistes photographiés par les touristes. Athènes, octobre 2018

“Les médias internationaux et d’ailleurs allemands, s’en émeuvent comme par hasard en ce moment, puis, le gouvernement et les ONG à Soros, sous prétexte de crise dite humanitaire, installent désormais ces migrants en Grèce continentale via entre autre, le programme Hestia, au moyen de loyers entièrement pris en charge. La désignation même, Hestia, n’est pas choisie par hasard, car en bon grec le terme renvoie à une installation alors durable pour ne pas dire définitive. Rappelons-le une fois pour toutes, le problème migratoire n’est pas un problème humanitaire, c’est d’abord un problème géopolitique, et dans la géopolitique il y a généralement la guerre. Accessoirement, c’est un gros commerce au profit des trafiquants passeurs et des ONG largement subventionnées. Notons enfin, qu’une fois les migrants installés à l’intérieur du pays, ils se sont plus concernés par l’accord certes difficile de leur supposé retour en Turquie”, (Lámbros Kalarrýtis et ses invités sur la radio 90.1 FM le 12 octobre 2018, cité de mémoire).

Les migrants nouveaux, investissent alors le centre d’Athènes et de Thessalonique, autant que... certains monuments commémoratifs de l’histoire de la ville défaite (à la fois l’histoire et la ville). Migrants qui visiblement sont autant sceptiques et accablés de leur sort que les Grecs. Et à quelques mètres seulement, des touristes photographient les retraités communistes lesquels tout autant enfoncés, ils manifestent alors pour la forme, et pour dénoncer la suite... logique dans la poursuite des coupes sobres de leurs pensions, même si, le gouvernement des criminels de SYRIZA/ANEL prétend le contraire.

C’est autant hélas de notre temps du tropisme européen d’automne, ainsi, Vassílis Kaloússis, chanteur de la variété populaire connu des années 1980, s’est suicidé en se jetant sous une rame du métro à Athènes. Il avait été paupérisé et d’après ses proches, sa dernière dignité ne pouvait que de le conduire vers un tel... dénouement. D’ailleurs, son corps est resté à la morgue près de dix jours avant que l’on puisse l’identifier, presse grecque du 12 octobre.

Manifestants retraités et communistes. Athènes, octobre 2018

Manifestants retraités et communistes. Athènes, octobre 2018

Journalistes de la très systémique ERT devant le Palais du Premier ministre. Athènes, octobre 2018

Dans la même série des faits sombres, un autre grec alors âgé de 84 ans a été retrouvé inanimé dans son bateau amarré dans le port de Vólos en Thessalie. Il est mort, parce que le système dit de Santé, ne pouvait plus prendre à charge à temps son besoin cruel de dialyse, (presse grecque du 11 octobre 2018). Et du côté des migrants, le bilan est également lourd ces derniers jours. D’abord, il y a eu les corps d’une femme de 35 ans et de deux filles respectivement d’environ de 18 et de 15 ans ; ils ont été retrouvés près de la frontière entre la Grèce et la Turquie en Thrace. Ces pauvres femmes, elles ont été assassinées de manière particulièrement sauvage à l’arme blanche, tandis qu’elles portaient encore leurs bijoux, donc le vol n’est visiblement pas un des motifs du crime.

D’après le reportage, les enquêteurs de la Police grecque, pensent d’abord à un probable différent entre elles et leurs passeurs, et/ou sinon, à une signature de type islamiste dans ce crime, (presse grecque du 14 octobre 2018). Sans oublier enfin, ces onze migrants ayant trouvé la mort alors terrible... carbonisés, lorsque le véhicule des passeurs qui les transportait et qui ne s’est pas arrêté aux signaux des policiers, a finalement heurté un camion pour prendre alors feu, (presse grecque du 11 octobre 2018). Tropismes... d’automne. Les médias très autorisés, à la manière de l’ERT radiotélévision des népotistes SYRIZA/ANEL, dont les journalistes payés pour la propagande, resteront longtemps postés devant le Palais Maxímou, résidence du Premier ministre, au lieu d’informer réellement les... névrotiques d’en bas sans jamais évoquer les vrais sujets, c’est bien connu et dire que nous avions tant lutté pour que cette ERT fermée par le gouvernement Samarás en 2013 puisse renaître.

Le vrai monde depuis l'île de Póros. Octobre 2018

Le vrai monde. Póros, octobre 2018

Au pays des agrumes. Póros, octobre 2018

Dans la même série noire du dit journalisme, rares sont ceux qui nous informent par exemple des pratiques népotistes des laquais dorés du Quatrième Reich européiste très actuel. Rappelons déjà Junker de l’administration coloniale de Berlin et de Bruxelles lequel en accordant des cadeaux aux Commissaires, fait ainsi nommer Martin Selmayr secrétaire général de la Commission. Ceux qui n’ont pas peur de la vérité écriront alors que Martin Selmayr, accompagné des autres Allemands de service (et d’asservissement pour tous les autres), à savoir Helga Schmid au Secrétariat général du Service européen pour l'action extérieure, et Klaus Welle, secrétaire général du Parlement européen. Tous les trois, ils vont alors diriger cette armée composée de 33.000 mandarins de la Commission, payés pour alors servir les intérêts des seuls oligarques du bloc occidental.

Tous ces faits du jour sont alors liés aux yeux des Grecs, et depuis Athènes comme depuis Mycènes et Épidaure, on observe avec effroi ces agissements de la caste des valets de l’Allemagne, à l’instar de Jacques Julliard lorsque ce dernier signe un papier intitulé “Pour sauver l'Europe, osons la Françallemagne !”.

Nous observons pareillement combien par exemple Angela Merkel intervient directement auprès de la marionnette Zaev, Premier ministre de l’Ex-République fédérale Yougoslave de Macédoine, lui demandant expressément d’ignorer la décision des Slavomacédoniens, lesquels ont invalidé par leur boycott la question et autant le référendum sur l’accord macédonien de Tsípras - Zaev. Non, Angela Merkel, souhaite publiquement que cet accord soit au plus vite validé au Parlement de Skopje. En ce moment, la presse du pays voisin et aussi la presse grecque, font état des très probables transactions et “des valises remplies de billets qui circulent pour ainsi faire changer d’avis certains députés de l’opposition”, radio 90.1 par exemple, semaine du 8 octobre.

Le Macédonisme nationaliste et ouvertement agressif qui règne pour l’instant chez nos voisins Slaves de l’autre côté de la Macédoine géographique grecque lorsque par exemple ces derniers distribuent aux visiteurs de leurs pays des cartes de l’ensemble de la Macédoine géographique qui devraient ainsi... designer leur futur État agrandi, ne nous fait pas oublier qu’en dépit de leurs agissements si néfastes pour nos affaires balkaniques communes, le verdict de leur peuple ne doit pas être piétiné de la sorte par le néocolonialisme de l’Allemagne actuelle. Pour le reste, nous savons qu’un jour, sans interventions extérieures, les deux peuples finiront par trouver un accord, et en tout cas, pas celui imposé par Berlin, par Bruxelles et par l’OTAN.

Enfin, deux mois avant l’accord Macédonien entre Tsípras et Zaev du mois de juin, la Régie de l’Électricité grecque DEI, endettée et... suffisamment agonisante financièrement, a racheté à Skopje et pour 4,8 millions d’euros, la société d’électricité EDS (Energy Delivery Solutions), une société plutôt problématique, appartenant au Vice-président au gouvernement Zaev et ami très personnel du Premier ministre du pays voisin. L’accord avait été tenu secret, sauf que l’information a pu être finalement révélée en septembre dernier. Le... détail de l’histoire, c’est que le montant de la transaction a été directement versé sur le compte personnel de Kocho Angjushev, l’ami très personnel de Zoran Zaev, (presse grecque, septembre et octobre 2018). . Mafieux de tous les pays, unissez-vous !

Macédonisme agressif. Souvenir de Skopje, (Internet grec)

Automne. Péloponnèse, octobre 2018

Vie très quotidienne. Nauplie, octobre 2018

Tropismes ainsi d’automne, pour ne pas dire d’un hiver européiste alors sans fin. Entre Grecs et Italiens par exemple à Nauplie, nous évoquons ces agissements de la caste des castes à Bruxelles et à Berlin, aussi contre l’Italie actuelle et contre son gouvernement très démocratiquement élu. Quel que soit le pays et la sensibilité politique, toute politique favorable au maintient des droits des peuples et des nations souveraines en cette Europe, elle deviendra toujours suspecte et condamnable aux yeux des... lobbyistes de la mort. D’où d’ailleurs la nécessité de faire comprendre que les peuples de cette Europe soumise doivent dans un premier temps boycotter les dites élections européennes, un processus d’ailleurs factice, servant à valider par la propagande les institutions impériales et colonisatrices à l’intérieur de la dite UE, sous contrôle d’ailleurs très largement allemand.

Signe des temps, de son côté... obscur de la force, Horst Seehofer, chef de la CSU bavaroise et ministre de l'Intérieur au sein du gouvernement Merkel, a déclaré la semaine dernière que “les Bavarois lesquels ont alors gouverné la Grèce par le passé durant une certaine période, ils auraient dû alors la gouverner de manière plus durable”. La presse grecque a largement reproduit ces déclarations et cela pour cause. C’est une allusion à la période de la Bavarocratie absolue en Grèce, indépendante depuis peu, entre 1833 et 1843 sous le jeune Othon, fils cadet de Louis Ier de Bavière, imposé par les Puissances, notamment par l’Angleterre et par la France lesquelles ont rappelons-le, largement... sollicité l’assassinat du premier Gouverneur de la Grèce Jean Kapodístrias ancien chef de la diplomatie du Tsar, et jugé déjà trop pro-russe, pratiquement deux siècle avant Vladimir Vladimirovitch Poutine.

L’histoire, encore l’histoire. Comme le note à très juste titre mon ami Olivier Delorme dans son ouvrage, cette Bavarocratie est “une manière de corseter étroitement l’indépendance et de justifier les innombrables ingérences des Puissances qui vont hypothéquer à la fois la cohérence interne et la politique extérieure du nouvel État”, Olivier Delorme, “La Grèce et les Balkans”. Tel est d’ailleurs tout le fond du raisonnement de l’Eurocratie germaniste actuelle et c’est même une attitude encore plus dangereuse pour l’existence même de la Grèce actuelle. Grèce, beau pays, toujours visité !

Beau pays visité. Póros, octobre 2018

Péloponnèse, octobre 2018

Coin d'Italie. Nauplie, Péloponnèse, octobre 2018

Hôtel du Roi Othon. Nauplie, octobre 2018

Car au-delà des ingérences des Puissances, dont la période de la Troïka et du mémorandum depuis 2010, ayant hypothéqué comme on sait à la fois la cohérence interne et la politique extérieure de la Grèce avec l’aimable collaboration des forces politiques “grecques”, il y a de cette planification historiquement perceptible de l’Allemagne et peut-être aussi des États-Unis, allant jusqu’à affaiblir la Grèce en la découpant, donnant dans un futur pas si lointain ainsi le Nord, la Macédoine grecque aux voisins Slaves, (comme durant l’Occupation allemande des années 1940), et la Thrace (Occidentale), où vit une minorité musulmane (120.000 personnes sur une population totale de 360.000 habitants pour l’ensemble de la Thrace grecque) à la Turquie. Non ce n’est pas de l’hallucination, mais de l’observation participante des faits et gestes très actuels des acteurs géopolitiques en Europe et bien au-delà.

La tectonique des plaques géopolitiques sont alors en plein mouvement. Ce dernier temps, un nombre inconnu de migrants essentiellement Afghans et Pakistanais d’après des estimations que la presse évite d’évoquer trop souvent, passent ainsi illégalement la frontière en Thrace, entre la Grèce et la Turquie. Les trois femmes sauvagement assassinées ainsi que les onze victimes de l’accident de route... géopolitique, en faisaient d’ailleurs partie. Les internationalistes des tiroirs-caisses à la Tsípras, ne contrôlent visiblement pas cette frontière (tout comme les frontières maritimes), et ces populations musulmanes que le gouvernement SYRIZA/ANEL installe déjà en Macédoine et Thrace grecques, feraient tôt ou tard de manière volontaire ou pas, le jeu de la Turquie, avec ou sans Erdogan d’ailleurs. Accessoirement, l’Allemagne et/ou l’OTAN, contrôleront les Balkans jusqu’à la dernière montagne la plus reculée, lorsque tous les pays seront petits et affaiblis, Grèce comprise, sans oublier que de monter les uns contre les autres, c’est un jeu comme on sait diachronique. Sous cet angle déjà, le problème des migrants est géopolitique et non pas humanitaire, et depuis les Balkans, cette réalité est suffisamment perçue.

Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, nous subissons alors une guerre sans précédant, probablement ultime et déjà totale, à la manière inique et unique de ce siècle aussi du technologisme féodal. Pourtant, nos touristes observent par exemple à Épidaure les fouilles en cours et s’en réjouissent. La vie semble belle, et c’est un beau spectacle, celui de la Grèce des vestiges, et autant on dirait des animaux majestueux, surtout, et d‘abord adespotes.

Animal adespote. Nauplie, octobre 2018

Épidaure en mer. Octobre 2018

Animal adespote. Nauplie, octobre 2018

Aspect local. Péloponnèse, octobre 2018

La Grèce des vestiges, c’est pourtant aussi la grève des archéologues et du personnel des musées et des sites archéologiques durant la journée du 11 octobre. Ce... pauvre personnel s’est ainsi mis en grève pour exiger du Ministère de la Culture la publication de la liste exacte des monuments, musées et sites archéologiques dont la propriété et la gestion sont transférées aux mains des rapaces Troïkans de la Treuhand à la grecque (le fameux “Ypertameío”, littéralement “Hyper-Caisse”) dirigée depuis l’étranger, comme visiblement tous les biens de l’État Grec et cela pour une durée de 99 ans. Ce qui n’était pas encore concevable sous Othon de Bavière et de Grèce, vient d’être accompli sous les criminels d’Aléxis Tsípras et de SYRIZA/ANEL. Myrsíni Zorba, fraîchement nommée Ministre de la Culture (et très compatible Soros) s’en offusque... et ne publie rien. Au même moment, lorsque les membres de l’Ordre des Avocats de la ville de la Canée en Crète ont voulu initier une procédure urgente pour réaliser certains travaux d’entretien au Palais de Justice de leur ville à la hauteur d’un montant de 190.000€, ils ont soudainement découvert que d’après les documents officiels récents mais jamais communiqués, que la propriété du Palais de Justice avait été transférée aux étrangers de l’Ypertameío, et que désormais, l’État Grec a même le devoir de verser un loyer aux nouveaux maîtres des lieux comme du pays. D’après le reportage de la presse locale et nationale, 417 biens, immeubles et sites, dont le célèbre site archéologique de Cnossos... auraient été ainsi offerts aux rapaces internationaux, la Troïka, presse grecque de la semaine.

Nos touristes, ainsi que les retraités des autres pays accueillis chez nous, ignorent alors largement ces faits et ne comprennent pas vraiment le désarroi des Grecs. Ils raisonnent encore en termes politiques hérités du siècle, passé, de gauche comme de droite, ils évoquent les banques, la dette, les impôts, l’Europe et j’en passe, tandis que vu d’ici, c’est à la fois le siècle nouveau, les Balkans historiques, la fracture entre la Russie et l’Occident... et enfin, les Bavarois du dix-neuvième siècle alors tous réunis. D’ailleurs, la première loi “grecque” promulguée par les Bavarois, ancêtres visiblement inoubliables pour Horst Seehofer de la CSU, avait été celle abolissant l’autonomie dans une certaine autogestion dont bénéficiaient les communautés locales des Grecs, y compris, sous la domination Ottomane. Nikos, mon ami Crétois joint par téléphone, me dit que “les politiciens très actuels devraient tout simplement être pendus sur la place publique.”

Nous honorons nos marins de jadis. Péloponnèse, octobre 2018

Olives ramassées. Péloponnèse, octobre 2018

Café italien... Péloponnèse, octobre 2018

Oliviers. Péloponnèse, octobre 2018

Décidément, au pays des agrumes, les oranges sont de plus en plus amères. La gauche Syrizíste... accouplée aux autres arrivistes des Grecs Indépendants, le parti de Kamménos, et aux PASÓKiens réellement existants, a alors accouché du pire monstre politique depuis je dirais la période de la xénocratie bavaroise (c’est-à-dire le gouvernement des étrangers). Affairistes, cyniques, menteurs et pour tout dire criminels, ils font triompher l’ordre métapolitique de l’oligarchie financière et visiblement prédatrice de l’ultime planète. Au pays des symboles et des remparts surannés, nous entrerions on dirait parfois volontiers dans la mer... comme pour toujours

Nouvel automne au vieux pays. Nous honorons nos marins de jadis, nous ramassons nos olives de toujours, nous buvons du café italien, et quant au blog Greek Crisis, c’est toujours sa case survie, pourtant, sous le regard attentif et bien courageux de Mimi comme du jeune Hermès, dit parfois le Trismégiste. C’est bien connu, la seule météo ne suffit plus pour faire, et encore moins pour défaire un pays.

Mimi et Hermès. ‘Greek Crisis’, octobre 2018


* Photo de couverture: Dans l'eau. Péloponnèse, octobre 2018