mardi 29 mai 2018

L’Italie d’abord !



Joli monde. Aux législatives du 4 mars dernier, les Italiens ont massivement voté en faveur de deux formations lesquelles sont porteuses d’un difficile message, espérons-le constructif en dépit des hésitations: Briser le carcan européiste, si cher à Jean-Claude Juncker lequel déclarait en 2015: “il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés”. Ce n’est pour l’instant certes qu’un message, cependant, ce qui frappe déjà les esprits tient du refus du président Mattarella de nommer Paolo Savona, 81 ans, eurosceptique déclaré, à la tête du ministère des Finances. Une fois de plus (et de trop ?) les masques tombent.

dimanche 20 mai 2018

Problème technique




Les démocraties dont on n’use plus depuis longtemps deviennent ridicules. C’est dans l’air du temps. Les “gouvernants”, à l’instar de la marionnette Tsakalótos au ministère des Finances, évoquent cet énième “accord technique” entre eux et la Troïka. Il ne s’agit pas d’un accord car c’est un dictat, et il n’y a rien de technique car c’est de la politique, ou plus exactement de la métapolitique. On habille les termes comme on déshabille leur sens.

vendredi 11 mai 2018

Genre musical !



Dans Athènes, nos musiciens et chanteurs des trottoirs et du chant Rebétiko sont de plus en plus nombreux à se produire devant les badauds et les touristes. La façon dont la vie et la mort s’incarnent ainsi tout à coup dans ces lieux, parfois devant ces boutiques du centre-ville en faillite est éloquente. Leur musique prend corps dans le silence. Le situationnisme existentiel comme politique actuel se prête forcément au chagrin délicieux du Rebétiko, ce genre populaire anticonformiste qui anime les âmes grecques depuis près d’un siècle. Le pays... et son genre musical !

lundi 7 mai 2018

L'homme fardeau



Incroyable poids, paraît-il de ce monde. Sous l’Acropole très exactement, qui en a vu bien d’autres... poids bien entendu, les touristes et les badauds s’attardent un bref moment devant cet homme incarnant étant donné les circonstances de son gagne-pain, l’entière symbolique du fardeau de la Terre qui est surtout le nôtre. Entre-temps, l’homme... fardeau, tel Atlas le Titan condamné par Zeus à porter pour l'éternité la voûte céleste sur ses épaules a déserté les lieux, car la pluie est alors de retour à Athènes, un retour “bien bref comme d'habitude”, nous dit-on. Mois de mai !