mardi 4 décembre 2018

Gilets-jeunes



Temps des alarmes. Début décembre et à travers les medias grecs, les Gilets-jaunes occupent une bonne place dans l’actualité. Analyses certes parfois approximatives, voire désemparées devant les faits et surtout les gestes depuis les ultimes... Lumières de Paris. Parfois, avant de conclure d’ailleurs par une tournure d’avertissement: “Ne l’oublions pas, la France indique parfois la cadence à suivre, aux autres pays d’Europe, ce mouvement peut alors s’étendre ailleurs”, radio 90.1 cette semaine. Dire alors sans quoi que le peuple “fait sécession”.

samedi 1 décembre 2018

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samedi 24 novembre 2018

Black Mayday



Athènes entre soleil et pluie. Températures très naturellement en baisse, bois qui brûle, nuits grecques de plus en plus chargées et enfumées. Pays alors des asthmatiques qui ne sortent plus de chez eux. En Épire, en Grèce du Nord, ou en Thessalie, c’est autant la période des premières neiges. Nos derniers touristes de l’été même prolongé, quittent alors la Grèce, tandis que... ceux de l’arrière-saison déambulent déjà dans les rues de la capitale, photographiant, tantôt les monuments, tantôt nos chiens et chats, animaux adespotes et fières de l’être.

samedi 17 novembre 2018

Jugement dernier



Ruines, vestiges anciens et premier coup de froid de l’automne au pays de Zeus. Il était temps. Sous le Mont Olympe tout comme à Athènes, on se chauffe souvent au bois ; les asthmatiques actuels et futurs évitent comme ils le peuvent les balades nocturnes. L’atmosphère est déjà chargée, cheminées, particules et ainsi brouillard. Ruines et alors vestiges nouveaux sous les feuilles de l’arrière-saison, beautés de la Macédoine grecque redécouverte à l’occasion d’un voyage scolaire auquel j’ai participé en tant qu’accompagnateur historien. Antiquité, disons tardive !

dimanche 11 novembre 2018

Voie sacrée



Les événements se succèdent et se ressemblent trop. Le rythme de la dite actualité est plus qu’effréné. Le sens commun, celui des mortels en tout cas, n’arrive plus à suivre tous ces faits et gestes des marionnettes du système, et encore moins à réagir. Les gouvernements privatisés et globalisés, et qui tentent de détruire un par un les pays, les nations et leur culture ; ils accélèrent alors ce processus pour lequel très exactement ils ont été programmés. Et déjà, sept années d’existence plutôt amère pour ce blog, inauguré en octobre 2011. Tenir coûte que coûte durant toute... cette brève éternité. Pérennité pourtant et si possible lucidité. Vue autant imprenable sur l’histoire, comme depuis les Météores et leurs monastères en terre de Thessalie.

samedi 27 octobre 2018

Délitement



Vendredi 26 octobre. Dès le matin les cloches des églises ont sonné la Saint Dimitri. C’est vrai que les marionnettes des mondialisateurs à la Tsípras, ne les ont pas encore interdites, comme c’est aussi dans l’air du temps. En attendant, au pays si secoué les séismes ne manquent pas. Une secousse de magnitude 6,4 a été enregistrée ce même vendredi sur l’île de Zákynthos, d’après les médias les dégâts ne sont que matériels. Mer belle aux îles secoués, souvenirs et incarnations, pour à peine paraphraser Claude Debussy. Oui, comme il est bien loin le siècle dernier, et en quelque sorte ultime.

samedi 20 octobre 2018

Qui veut gagner des millions de Soros ?



Couleurs d’automne. Les feuilles tombent des arbres, tandis que des millions tombent paraît-il sur les Balkans... des caisses du financier et spéculateur George Soros. Á Athènes, le Ministère des Affaires étrangères et fanfaron attitré Nikos Kotziás vient de démissionner. En Conseil des Ministres, Kotziás a eu une altercation verbale très violente avec son homologue à la Défense, l’autre fanfaron Pános Kamménos. Ce dernier, d’après les medias grecs, a entre autres reproché à Kotziás d’avoir reçu 50 millions d’euros du financier Soros dans le but de faire avancer coûte que coûte l’accord Macédonien de Tsípras-Zaev, lequel est autant celui de Berlin, de Bruxelles, de l’OTAN et surtout, celui du spéculateur Soros. Les feuilles... tombent, couleuvres d’automne, avalées parfois comme les ministres !

dimanche 14 octobre 2018

Xénocratie bavaroise



Nouvel automne au vieux pays. Zorbá, le cyclone subtropical méditerranéen qui s'est engouffré dans la mer Égée s'est éteint certes, sauf que le pays réel s’incruste comme jamais dans sa tourmente finale C’est bien connu, la seule météo ne suffit plus pour faire, et encore moins pour défaire un pays. Cela, contrairement à la “gouvernance”... de Tsípras et des mondialisateurs réunis. Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, nous subissons alors une guerre sans précédant, probablement ultime et déjà totale, à la manière inique et unique de ce siècle du technologisme féodal. Au pays des symboles et des remparts surannés, nous entrerions on dirait parfois dans la mer comme pour toujours. Tropismes d’automne ?

lundi 1 octobre 2018

Zorba le Grec



Notre sérénité ultime se cacherait-elle dans les théâtres antiques ? Le pays en a vu certes d’autres tempêtes, mais cette fois c’est décidément une météo inhabituelle. Le Péloponnèse, Athènes et les îles de la mer Égée ont subi ces derniers jours les dégâts du passage de... “Zorbás”, nom donné par euphémisme au medicane qui frappe encore la Grèce. Dépression subtropicale ayant évolué depuis quelques heures en medicane, contraction de “mediterranean” et “hurricane”. La météorologie, le temps seulement de quelques heures, elle a effacé alors tous nos autres... bouleversements “climatiques”, voire, l’amertume contemporaine généralisée. Pluie et vent !

dimanche 23 septembre 2018

Amère Patrie



Bonne année pour le tourisme d’après les médias, nos plaisanciers restent ainsi longtemps à flotter entre les îles grecques, forcément à la surface de l'eau. Beau pays et cependant coquille de plus en plus vidée. Le gouvernement de l’indescriptible Aléxis Tsípras, fait semblant de découvrir qu’avec le reste des biens publics, il a également transféré la jouissance des sites archéologiques et des musées à la Treuhand à la grecque, c’est-à-dire aux mains des rapaces planétaires de l’Agence chargée de la privatisation des biens de la Grèce. Et pendant ce temps, on détruit à la chaîne les bateaux de pêche, de préférence traditionnels. Culture morte.

vendredi 14 septembre 2018

Exposition colonisée



Les apparences dominent pendant que l’été grec se termine. Tout y est, touristes, travailleurs paupérisés, et alors bandits... aux règlements de compte mortels en pleine rue à l’heure du deuxième café. Athènes, ville... vivante au quotidien. Les politiques, Tsípras et Mitsotákis en tête quant à eux depuis Thessalonique à l’occasion de sa foire commerciale, auront comme d’habitude promis.la lune, jamais pleine. Le mensonge gouverne, automne des feuilles mortes.

dimanche 2 septembre 2018

Pays maritime



Septembre déjà. Au Pirée, les habitués du samedi contemplent depuis la terrasse du seul café demeurant aux goûts musicaux humains, les entrées et les sorties au plus grand port grec, acquis par COSCO, le géant chinois. On y discerne même la fumée, ainsi que cette odeur de flexible brûlé émanant des entrailles du ferry ELEFTHERIOS VENIZELOS amarré dans urgence juste en face. Un incendie s’est déclaré dans son garage en pleine mer mardi dernier vers minuit ; le navire avait fait demi-tour vers le Pirée, où ses passages ont été évacués. Catastrophe peut-être évitée de justesse d’après la presse. Grèce pays maritime.

samedi 25 août 2018

Vermine politique



Leurs vacances déjà rangées sous les pliures numériques omniprésentes, les Grecs rentrent des plages, lorsqu’ils rentrent. Nos touristes visitent alors Mycènes, ainsi que les... fabuleux autres restes grecs. Août finissant au pays mort. Incarnant jusqu’au plus profond... de sa barrière anatomique la classe dirigeante historique et hystérique de la Grèce contemporaine, ceci à travers une historicité bien longue allant de 1831 à 2018, Aléxis Tsípras tient de cette même vermine qui de la mère patrie, elle ronge et elle trahit alors tout, pour recevoir en échange des miettes de l’Occident Troïkan, et finalement... des gifles de la Turquie. Je paraphrase à peine un couplet du poète Georges Vizyïnós écrit en 1883 pour dénoncer certaines réalités inlassablement actuelles, au-delà des circonstances atténuées du journalisme et de l’intellectualisme bien de saison. D’ailleurs, sauf réveil de la praxis collective, c’est... de notre saison terminale à nous tous qu’il s’agit, en Grèce et même en Europe, me semble-t-il.

vendredi 3 août 2018

Terre brûlée



Terre brûlée. Nous laissons derrière nous un tel mois de juillet, à vrai dire écœurant. Votre blog, se spécialisant malgré lui dans la chronique des cynismes en vogue, il ne pouvait ainsi qu’observer un certain silence devant l’insoutenable. Le pays réel brûle sous les effets multiples et multipliés de la décomposition programmée... pendant que ses trente millions de visiteurs annuels admirent ses beautés supposées immuables. Dessin dantesque.

dimanche 15 juillet 2018

Vêpres de Santorin



En pleine saison dite touristique les imaginaires dominent. Entre cartes postales numériques et selfies neuroplégiques, l’hyper tourisme ainsi que la déferlante Airbnb ont déjà fini par achever de bien nombreuses îles du pays, après tout terminé. “Le désir de voyager a toujours été fort naturel aux hommes, il me semble que jamais cette passion ne les a pressés avec autant de force qu'en nos jours”, écrivait déjà Jean Thévenot en son temps, dans son “Voyage du Levant”. Certes, mais c’était vers l’an 1627 de notre si glorieuse chronologie.

vendredi 6 juillet 2018

Migrants et migraines



Juillet et ses températures déjà entières. En mer, on peut parfois croiser imprudemment un de ces géants du grand large transportant l’ultime pacotille de notre si bas monde, tandis que sur terre, c’est carrément le cloaque. Sous l’Acropole, à part nos animaux adespotes attitrés bien en leur place, seuls les orages de la météo sont passés, les idiots utiles qui “gouvernent” alors demeurent.

mercredi 27 juin 2018

Macédoine de Soros



Au petit pays de l’été et des îles les visiteurs peuvent être ravis. Seulement, les orages de la semaine ont fini par même bouleverser les usages touristiques. L’image n’est certainement plus, derrière la carte-postale mouillée. Mais il y a bien pire. Au-delà des apparences de vitrine comme de la météo, les Grecs enragent depuis que “leur gouvernement” a trahi l’esprit, le cœur, l’histoire, ainsi que les intérêts grecs, en accordant une reconnaissance bancale et pour tout dire hasardeuse, à l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM), sous le nom de “Macédoine du nord”. Au même moment, et à travers une mascarade de trop, Alexis Tsípras s’est publiquement montré en cravate, pour faire croire que le récent “accord” sur la dette entre ministres de la zone euro a réglé le problème. Nuages, pluie et surtout boue.

samedi 16 juin 2018

Casinos vs Santé



Ciel gris, admirables orages ce week-end sur la Grèce. À Athènes, la lourdeur est autant politique, entre le mémorandum 4bis adopté cette semaine, et en prime, cette parodie d’accord présumé sur l’affaire dite macédonienne, imposée par les États-Unis, l’Otan, Bruxelles et Berlin à la marionnette Tsípras, et voila que toute la Grèce se rebiffe. Nous y reviendrons. Cependant, un autre événement a eu lieu cette semaine et il a été malheureusement ignoré des... grands médias. Une conférence de presse exceptionnelle avait été tenue par les responsables du Centre Médical Solidaire et Métropolitain d’Ellinikón jeudi 14 juin, émotion alors et aussi espoir, le blog “Greek Crisis” y était invité.

vendredi 8 juin 2018

Mort subite



La Terre finira par incarner sa seule histoire des minerais et des roches, à défaut de celle de l’humanité. Énième été grec sous le nouveau régime troïkanisé depuis 2010, essor paraît-il en ce moment du tourisme, exactement sous le soleil, mais surtout en ce juin 2018... la mort subite programmée pour la Clinique Sociale et Métropolitaine d’Ellinikón. Mort autant subite que programmée après celle de la gauche, le tout, sous le cynisme intéressé du bouffon Alexis Tsípras et de sa bande. Les masques sont tombées depuis déjà longtemps.

mardi 29 mai 2018

L’Italie d’abord !



Joli monde. Aux législatives du 4 mars dernier, les Italiens ont massivement voté en faveur de deux formations lesquelles sont porteuses d’un difficile message, espérons-le constructif en dépit des hésitations: Briser le carcan européiste, si cher à Jean-Claude Juncker lequel déclarait en 2015: “il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés”. Ce n’est pour l’instant certes qu’un message, cependant, ce qui frappe déjà les esprits tient du refus du président Mattarella de nommer Paolo Savona, 81 ans, eurosceptique déclaré, à la tête du ministère des Finances. Une fois de plus (et de trop ?) les masques tombent.

dimanche 20 mai 2018

Problème technique




Les démocraties dont on n’use plus depuis longtemps deviennent ridicules. C’est dans l’air du temps. Les “gouvernants”, à l’instar de la marionnette Tsakalótos au ministère des Finances, évoquent cet énième “accord technique” entre eux et la Troïka. Il ne s’agit pas d’un accord car c’est un dictat, et il n’y a rien de technique car c’est de la politique, ou plus exactement de la métapolitique. On habille les termes comme on déshabille leur sens.

vendredi 11 mai 2018

Genre musical !



Dans Athènes, nos musiciens et chanteurs des trottoirs et du chant Rebétiko sont de plus en plus nombreux à se produire devant les badauds et les touristes. La façon dont la vie et la mort s’incarnent ainsi tout à coup dans ces lieux, parfois devant ces boutiques du centre-ville en faillite est éloquente. Leur musique prend corps dans le silence. Le situationnisme existentiel comme politique actuel se prête forcément au chagrin délicieux du Rebétiko, ce genre populaire anticonformiste qui anime les âmes grecques depuis près d’un siècle. Le pays... et son genre musical !

lundi 7 mai 2018

L'homme fardeau



Incroyable poids, paraît-il de ce monde. Sous l’Acropole très exactement, qui en a vu bien d’autres... poids bien entendu, les touristes et les badauds s’attardent un bref moment devant cet homme incarnant étant donné les circonstances de son gagne-pain, l’entière symbolique du fardeau de la Terre qui est surtout le nôtre. Entre-temps, l’homme... fardeau, tel Atlas le Titan condamné par Zeus à porter pour l'éternité la voûte céleste sur ses épaules a déserté les lieux, car la pluie est alors de retour à Athènes, un retour “bien bref comme d'habitude”, nous dit-on. Mois de mai !

lundi 30 avril 2018

Mariage à la grecque



Dans nos familles, les bonnes nouvelles se font de plus en plus rares. Le plus souvent, à la question triviale: “Comment ça va ?”, la réponse devenue autant rebattue devient: “On se maintient...”. Ainsi, le mariage de mon neveu, à la mode de Bretagne comme de Grèce samedi dernier a été l’occasion de fêter et de souhaiter pour une fois le meilleur. Comme pour cette Grèce déjà des plages sous le soleil... on se laisse débrancher.

vendredi 27 avril 2018

Patrie flottante



Journées ensoleillées, estivales. Premières baignades de la saison. Décidément, le bonheur ultime aura la mort dure en ce pays. Les touristes, venus disons pour l’Acropole et le soleil, rencontrent parfois ces Grecs qui leur expliquent comment et combien il est urgent que... Jésus de Nazareth puisse alors sauver leur patrie. Qu’en est-il finalement entre le pays visitable et le pays réel ? Symboles déjà du Sud, “là où les doigts de l'homme avec cette maladresse qui ne mentent jamais, osèrent jadis modeler la matière”, comme l’écrivait, mais il y a déjà un moment le poète Odysséas Elytis.

jeudi 19 avril 2018

Le salut du peuple



Il était une fois, comme bien souvent dans les contes, un Docteur Folamour, sa suffisante doxa et deux autres dirigeants... suiveurs. À cette époque on ne pouvait trouver attitude plus bilieuse sur la terre. Les prétextes, les leurs, ils ont été trouvés, tordus, voire au besoin fabriqués. Leurs missiles, à défaut de véritable mission, ils ont été pour l’essentiel interceptés et détruits avant de toucher le sol. Pauvres gens, piètres dirigeants. Voilà en résumé la vision grecque (non officielle) des événements qui ont frappé la Syrie il y a quelques jours. Et Athènes... c’est en quelque sorte l’Orient !

dimanche 8 avril 2018

Lumière



Les Grecs ont ainsi célébré la Résurrection. Celle du Chris. Églises du pays où les popes ont amené la lumière de la vie à ceux qui s’y sont rendus bien nombreux, cierge après cierge, bougie après bougie. Dimanche de Pâques tôt dans le café du petit coin les plus vieux boivent déjà leur premier café. “Voilà que Pâques c'est déjà passé. Qu'attendons-nous d'autre ? L'été, et rien de plus”. Samedi Saint sous la pluie, Vendredi Saint déjà derrière nous, la procession de l’Épitaphe, “le drame divin”, d’après le jargon qui s’impose.

vendredi 6 avril 2018

Résurrection



Pâques en vue. Le pays s’y prépare, le soleil en plus. La météo annonce un bref passage pluvieux tout juste pour ce Vendredi saint, rien de bien dramatique. Cette année, la plus grande fête chez les Orthodoxes elle est fixée une semaine après Pâques des Catholiques, question de calcul et de nouvelle lune. La tradition veut que l’on consomme les œufs rouges, symbole de Pâques par excellence, on en trouve ainsi en ce moment sur les marchés à Athènes comme partout en Grèce. Donc... résurrection alors prochaine !

samedi 31 mars 2018

Pays rêvé



Le mois de mars se termine paraît-il... dans une certaine légèreté. Les Grecs préparent Pâques, la plus grande fête de l’Orthodoxie, fixée cette année une semaine après Pâques des Catholiques. Il y a une semaine, à l’occasion de sa fête nationale du 25 mars, le pays fatigué a célébré la Révolution de 1821 contre l’Empire ottoman, aboutissant comme on sait à la création de l’état grec moderne. “Brandissons tous notre drapeau sur nos balcons, preuve -s'il en faut- de notre résistance face aux gouvernants Tsipras-Quisling lesquels de toute évidence... haïssent notre patrie”, pourrait-on se raconter en boucle depuis certaines émissions radios, à l’instar de 90.1 FM. Signes des temps qui sont autant les nôtres.

mercredi 21 mars 2018

Équinoxe



Printemps flagrant. Les émissions matinales des radios d’Athènes évoquent alors volontiers ce jour d’équinoxe, 21 mars. Temps... de fête, réalisant si possible cette condensation symbolique et voulue de l'espace réel. Dans le Péloponnèse ou en Golfe Saronique, les habitants préparent les filets de pêche et les matous qui rodent autour les regardent faire. Temps qui s’arrête, lorsque l’histoire nous file sans doute entre les doigts. Équinoxe !

mardi 13 mars 2018

Résister



Au pays grec le soleil revient. Printemps. Fánis, depuis son café dans le Péloponnèse, il commente à sa manière la dernière décision de la Justice, annoncée très tard dans la nuit du 10 au 11 mars... au sujet d’un match de football entre l’Olympique du Pirée et le PAOK de Thessalonique, match qui ne s’était jamais achevé pour cause d’affrontements entre supporteurs. “Ils ont donné raison à PAOK car c'est l'équipe de Savvídis, l’homme fort des Russes. La Grèce est fichue, c’est le foutoir, quel gouvernement ? On en rigole même jusqu’en Afrique...”.

samedi 3 mars 2018

Poisson laïque



Sous les pavés, la rage ! Au pays réel des apparences, on y percevrait l’indifférence, l’apathie, voire l’ataraxie. Étonnante alors pente glissante car nous y sommes, glissement de sens, dérapage des faits, la société même en dislocation grammaticale. Le tout, sous la “la gouvernance” la plus cynique et inique que la Grèce ait connu de toute son histoire depuis pratiquement le temps des Colonels. Faits ainsi divers du moment, casseurs à répétition au centre-ville d’Athènes, manifestants éplorés, enseignants assommés par les forces de l’ordre, et depuis quelques heures, deux militaires de l’armée grecque capturés par les forces turques sur la frontière en Thrace... le Printemps !

mardi 27 février 2018

Carnaval



Lundi dit Pur déjà passé (19 février), la Grèce vient de célébrer de la sorte son carnaval (des jours précédents) à l’image plutôt trouble de notre ultime monde. “Nous sommes encore vivants” ont cependant suggéré et même hurlé certains participants à la traditionnelle (grande) parade qui se tient chaque année à Patras. D’autres groupes carnavalesques qu’y paradaient également, autant que faire se peut avec la même autodérision, accrochés visiblement (et) si fièrement à bord de leur... carrosse, qu’ils l’ont dénommé pour l’occasion: “Bateau des inégalités sociales”. Fractures, disons exclusivement calendaires.

samedi 17 février 2018

D'une guerre à l'autre



Ce Printemps grec prochain peut s’avérer fort mouvementé. L’affaiblissement du pays, son affaissement multiple, moral, social, économique et culturel, conduisant tout droit... vers la menace de sa diminution territoriale par la guerre, telle est l’idée la plus rependue en ce moment et pour cause. L’inquiétude du “petit peuple” est grande. Sa colère l’est aussi. Encore faut-il sans cesse revisiter le sens et la portée de cette rage, et autant impotence généralisées, devant le déferlement des événements internes comme externes au pays. Nouvelle Antiquité... tardive.

mercredi 7 février 2018

Instantanés helléniques



À Athènes, et plus généralement au sud de la Grèce, c’est le moment des premières floraisons. Temps doux, bourgeons du moment, autant que cette autre... renaissance naturelle, celle des rassemblements contestataires massifs face au pouvoir en place. C’est vrai que la ville d’Athènes n’avait pas connu un tel rassemblement populaire comme celui qui s’est tenu dimanche dernier et qui a rassemblé près de 600.000 personnes, depuis bien longtemps. Printemps des... peuples ?

dimanche 28 janvier 2018

Macédoine... et légumes



C’est l’hiver, certes doux, et... c’est le pays où les habitants meurent à petit feu. Cette semaine, l’actualité a encore tourné autour du pot cassé, sans répondre, même partiellement, aux flagrantes apories humaines réellement existantes. Plus de deux cent mille personnes (près de cent mille d’après le comptage de la police), se sont rassemblées à Thessalonique pour s’opposer à la réouverture des négociations entre la Grèce et la Macédoine slave, surtout à l’utilisation par cette dernière du nom historique de “Macédoine”. Autrement-dit, l’ex-République Yougoslave de Macédoine, au sujet de sa désignation définitive officielle (et ainsi enfin acceptée par les deux pays). Macédoine... et alors légumes !

samedi 20 janvier 2018

Fosse sceptique



Semaine mouvementée. La... terre a même fini par bouger. Au soir du lundi 15 janvier, le texte dit “des prérequis” au mémorandum intermédiaire était adopté au “Parlement”. Nos manifestants affligés avaient alors quitté la place de la Constitution depuis un moment déjà, lorsque peu avant 22h30, un séisme qualifié de modéré d’une magnitude de 4,4 a été fortement ressenti dans la capitale. Chez “Greek Crisis”, Mimi s’est mise à miauler, tandis que le jeune Hermès s’est aussitôt refugié sous le canapé, preuve s'il en fallait... que la terre ne ment pas !

samedi 13 janvier 2018

Tutoyer le réel



Le temps était encore doux jusqu’à vendredi à Athènes. Ce même jour, le pseudo-gouvernement présentait au pseudo-Parlement son énième mémorandum intermédiaire, et autant fourre-tout ravageur des acquis sociaux et démocratiques depuis plus d’un siècle. Il s’agit d’un texte de loi... de 1.531 pages, lequel comme d’habitude les “députés” ne liront (presque) pas. Sa lecture (partielle sur Internet) trahit même son origine: une traduction rapide et quasi automatique, ayant comme langue source la novlangue du patois globaliste, à savoir, l’anglais des Troïkans et non pas celui de Shakespeare.

vendredi 5 janvier 2018

La mesure humaine



À Athènes, l'année 2018 celle de la météo, a bien commencé avec des températures (disons) saisonnières qui ont atteint 15 °C par endroits. Les mieux pourvus, et ceux ayant pu se permettre une si rare exception qui toujours confirme la règle, se sont rués sur les plages comme sur les tavernes de la Riviera d’Attique. Au même moment, le “gouvernement” aura encore “légiféré”, essentiellement par décrets entre le 1er et le 2 janvier, pour... le meilleur des méta-mondes. Ah... la bonne année !

mercredi 3 janvier 2018

Campagne exceptionnelle de soutien - 'Greek Crisis' - Fin 2017



Votre blog, “Greek Crisis” entre dans la septième année... de son histoire. Il prend toujours note de ce qui se passe autour de lui tout en poursuivant sa route avec ses idées, ses bien piètres matériaux du quotidien et toute leur... toxicité, ses poètes, enfin ses animaux, plus ‘adespotes’ (sans maître) que jamais, une histoire de plus de 600 textes.

Le blog (libre de toute appartenance institutionnelle) ne fonctionne comme vous le savez qu’à l’aide de dons, de votre contribution, servant à couvrir ses coûts, en réalité les besoins... de plus en plus primaires de son auteur, car le blog sans ses lecteurs, il n’existerait tout simplement pas.

Cette campagne exceptionnelle de soutien financier en cette période précise, devenant ainsi par la force des réalités une campagne régulière en chaque fin d’année, est donc lancée, et elle durera un mois, jusqu’au 20 janvier 2018. Il s’agit de solliciter votre intervention et votre soutien pour atteindre les 3.000€ en plus si possible, de ce que constituent pour nous les sommes permettant respectivement un fonctionnement minimum du site “Greek Crisis”.

Pour effectuer vos donations, c’est sur la page spéciale “Donation” via le bouton ‘Pay Pal’ ou directement (si vous préférez) sur le compte bancaire indiqué.

Un Grand MERCI pour votre fidélité et votre soutien ainsi que pour vos messages, remarques et commentaires. Nous devons tenir... encore cette année.

Panagiotis Grigoriou





* Photo de couverture: Animal adespote. Thessalie, décembre 2017