dimanche 16 juillet 2017

Cadre naturel



Horizon et éloignement à perte de vue. Cadre dit naturel. Regard enfin dégagé, les îles bien connues des touristes, ou sinon, la montagne du pays dit “d'en haut”. Notre liberté en somme toute relative, se traduirait parfois par la capacité à prendre de la hauteur, en se délivrant, si ce n'est qu'exceptionnellement du “répétitisme” premier de la “gouvernance” actuelle. Et cet autre pays montagneux semble ainsi se maintenir coûte que coûte, entre (ses rarissimes) enclaves... touristiques, et ses multiples diagonales du vide qui se croisent. Athènes, c’est bien loin !

En ville de Trikala, le marché du lundi, juillet 2017

En plaine, par exemple pour la ville de Trikala (Thessalie de l’Ouest, à 340 kilomètres d’Athènes en allant vers le Nord), son “grand marché hebdomadaire” qui se tient chaque du lundi, restera encore pour longtemps une authentique institution sociale. Légumes, fruits, producteurs locaux, et aussi, cette grande affluence aux terrasses des cafés saturées. On aurait pu dire que la crise n’y est plus. Les bien rares (et chanceux) touristes qui s’y aventurent se posent d’ailleurs très naturellement cette question.

Sauf que de plus près, les réalités audibles et perceptibles y sont moins rassurantes. Lefki, originaire du village rencontrée en ville, exprime alors volontiers toute l’histoire de “l'exil nécessaire” que connaît son fils ainé: “Stéphanos vit en Allemagne depuis deux ans. Il a trouvé du travail dans sa branche, l’informatique et en plus, il est... régulièrement et normalement payé. Pas comme ici. En Grèce, il n’y a plus rien à faire pour les jeunes, Yórgos, mon autre fils rejoindra l’ainé, ou sinon, il partira aux États-Unis, un cousin éloigné s’y est installé déjà depuis 2010. Cela peut toujours nous être utile.”

Lefki n'a certainement pas besoin d'en rajouter. L’actuel “répétitisme” grec du régime de la Troïka (élargie), a d’abord et d’emblée concerné les rescapés du salariat... devenu quasi-inexistant et cela sous de différents prismes. Ainsi, près d'un million de travailleurs du secteur privé en Grèce, ne perçoivent plus de salaire, ou sinon, ils sont payés de manière partielle et largement intermittente. Car les “retards” pratiqués de manière désormais généralisée par employeurs ne respectant plus les délais relatifs au versement des salaires peuvent être bien longs, allant de trois à dix-huit mois. Les patrons donc en rajoutent, “crise oblige”, et depuis un moment déjà, une certaine “Justice”... les accompagne à sa manière.

Employée de distillerie. Région de Trikala, Thessalie, juillet 2017

Distillerie, petit vin au contrôle qualité. Trikala, juillet 2017

Les cuves de la distillerie. Trikala, juillet 2017

Alors que la majorité des travailleurs du pays sont pris en otage, subissant de fait ce régime particulier du non-paiement de leurs salaires par les employeurs, la Cour Suprême à Athènes, par sa décision (677/2017 du 4 juillet 2017) confirme que “le non-paiement des salaires des employés, même prolongé dans le temps, ne suffit pas à lui seul pour établir la notion du changement défavorable dans les termes de leurs contrats pour les employés, dans la mesure où ce non versement des salaires n’est pas liée à l'intention de l'employeur de forcer l'employé à démissionner, évitant donc de lui verser une indemnité de départ”, (presse grecque, juillet 2017).

L’évolution grecque sous le régime d’exception (devenue la nouvelle règle) de la Troïka (comme des patrons du coin) est depuis 2010 fort saisissante. Ce qui semble être encore réglementaire et admissible ailleurs en Europe, par exemple en France, les mesures notamment relatives à la protection du salarié, tout cela appartient déjà aux yeux des Grecs, à une... autre civilisation:

“En effet, le retard dans le paiement du salaire est considéré comme une faute grave de l’employeur et ce, ‘peu important que ce manquement soit justifié ou non par des raisons légitimes’ (Cour de cassation, chambre sociale, 27 mars 2008). Si le retard dans le paiement est trop important, le salarié pourra obtenir la rupture de son contrat de travail. Cette rupture sera alors qualifiée de licenciement sans cause réelle et sérieuse, donnant ainsi droit au versement d’indemnités. Enfin, le non-paiement des salaires constitue une infraction pénale, passible de l’amende prévue pour les contraventions de la troisième classe. (Article R. 3246-1 du Code du travail)”, Presse électronique spécialisée en France (“Saisir les Prud'hommes”).

Vue de la ville de Trikala, Thessalie, juillet 2017

Aux monastères des Météores. Thessalie, juillet 2017

Travailleurs aux monastères des Météores. Thessalie, juillet 2017

Cela dit, comme par exemple à cette distillerie de la région de Trikala (Thessalie), nous pouvons encore rencontrer des employés... régulièrement payés et à l’heure, heureux moments historiques ! Ailleurs, ce n’est pourtant pas le cas et cela jusqu’au paroxysme.

Paroxysme donc, car Athéna âgée de 42 ans, employée aux enseignes Karipidis à Giannitsa (agglomération du nord de la Grèce), vient de se suicider (11 juillet 2017, et la presse grecque a pour une fois très largement évoqué son suicide) . Athéna a même laissé un ultime message, rédigé à l’attention de son frère, avant de s’ouvrir les veines, enfermée dans la salle de bain du domicile familial. Leur père, petit fabriquant, équipementier en métallurgie, s’était suicidé au début de la crise par pendaison, dans les locaux de son entreprise en faillite.

Athéna, ne supportait plus d’être prise en otage (ni payée, ni licenciée). Elle n’était pas rémunérée pour son travail depuis quinze mois. Plus de 170 plaintes ont été déposées par les salariés de l’enseigne, plaintes motivées par le non-paiement des salaires, sans résultat. Cadre... naturel de la dite “crise grecque”. Regard finalement dégagé... mais autrement.

Le cas d’Athéna, devenue définitivement et... pour tout dire (employée) pleinement invisible, demeurera manifestement ignoré des visiteurs du pays. Leur instantané vécu sur place est suffisamment divergent. Ainsi, les terrasses des cafés si fréquentées à Trikala comme ailleurs, feront même parfois douter de l’état létal d’une bonne part de l’économie comme de la société du si beau pays visité.

Selfies touristiques aux Météores. Juillet 2017

Thucydide et Aristote représentés. Monastères des Météores. Juillet 2017

Chat des monastères. Météores, juillet 2017

La statue dite 'du Philosophe'. Musée de Delphes, juillet 2017

Dans le même état d’esprit... circulaire, les autoroutes grecques restent le plus souvent vides (même en plein été), et les routes des montagnes (goudronnées) désertes. Enfin, les habitations des villages, y compris en plaine (bourgs situés à peine quelques kilomètres seulement de Trikala, ville chef-lieu de l’ex-département homonyme), sont bien souvent inoccupées, car les habitants ont récemment émigré, le plus souvent en Allemagne.

Au village Trikalióte, ma cousine Miranda et son mari Kóstas sont revenus juste pour passer l’été. Ils ont quitté la Grèce pour l’Allemagne pratiquement au même moment que leurs deux enfants ainés, entre 2012 et 2013. Leur fille cadette quant à elle, elle a plutôt choisi Londres pour y vivre et travailler, Brexit ou pas d’ailleurs.

Miranda et Kóstas savourent en quelque sorte ce retour estival au village, ils y ont emmené avec eux leurs petits enfants, scolarisés déjà au sein du système éducatif de la... Grande Allemagne, et de ce fait, ne pratiquent plus tellement bien la langue... de la colonie. D’où tous ces efforts consentis par Miranda et par Kóstas, car comme ils aiment le dire: “C'est notre sang, et c'est autant notre langue, la crise a ainsi fait le reste”.

Et pourtant, à peine à 25 kilomètres du village si ignoré de Kóstas et de Miranda, c’est aux monastères des Météores que l’affluence touristique redevient cette année très importante, après quelques années... toutefois calmes. Les visiteurs nouveaux sont essentiellement issus des pays de l’Est, et particulièrement de culture Orthodoxe, venus le plus souvent en voiture depuis leurs propres pays. Ils sont ainsi Bulgares, Serbes, Roumains, Ukrainiens, Russes et parfois Hongrois et Tchèques (ces deux derniers peuples sont comme on sait de culture Catholique et Protestante).

Iconographie aux monastères des Météores. Thessalie, juillet 2017

Lecture... éclairante. Monastères des Météores. Thessalie, juillet 2017

La légende du drapeau nazi représentée. Monastères des Météores. Thessalie, juillet 2017

Car les Météores, incarnent avant tout, ces musées consacrés principalement à la pratique et à l’iconographie Orthodoxes (très belles fresques), avant autre chose. Et c’est seulement durant les moments de leur fermeture au public (tôt le matin et à partir de l’après-midi) que leur fonction monastique redevient alors essentielle. Réputés riches (cela à juste titre), les Météores, constituent alors quelque part la fierté la mieux visible de toute une région.

Les touristes y réaliseront fatalement de leurs selfies, les moines les attendront très souriants derrière leurs caisses dans les points de vente au sein des monastères, tandis que l’iconographie des lieux sera parfois celle de l’Hellade héritée de l’Antiquité, et autant, celle de la Grèce contemporaine. Une certaine iconographie très actuelle par exemple, rappelle ainsi volontiers cette légende que les moines aiment parfois raconter: “Durant l'Occupation, le premier militaire Allemand ayant voulu planter l’étendard nazi ici, il a glissé et il a perdu sa vie dans le précipice entre les rochets. Volonté divine...”

Mieux vérifiables que cette légende datant de 1941, nos histoires vraies de 2017. Durant la semaine du 10 juillet, les médias locaux ont alors évoqué ces deux cas de tentatives de suicide, visiblement “économiques”. Un homme, puis deux jours plus tard une femme, avaient menacé de se suicider en se jetant du bord du précipice aux Météores. La police et les pompiers, accompagnés par deux psychologues dépêchés sur place, ont fort heureusement réussi à dissuader les deux malheureux.

“Ces deux tentatives s’inscrivent alors dans une bien longue série de suicides ou de tentatives non abouties. Il faut arrêter les gars avec les Météores. Il faut respecter les lieux et surtout, comme c’est la saison touristique, vos histoires deviennent très gênantes pour notre image. C’est triste à dire, mais ces malheureux, dans la mesure où ils sont hélas fort déterminés à mettre fin à leurs jours, ils devraient opter... pour d’autres lieux et pour d’autres manières... plutôt que pour les Météores. Laissons enfin les Météores tranquilles”.

Voilà pour... cet étonnant commentaire de la part du journaliste sur la radio locale de Kalambáka, ville bâtie sous les Météores, (émission de la zone matinale du 11 juillet 2017 et presse locale), toujours sous les rochets et montagnes du pays supposé bien “d'en haut”.

Restaurant en faillite. Village de montagne. Thessalie occidentale, juillet 2017

Bénédiction. Église en ville de Trikala, juillet 2017

“Animaux sauvages”, boucherie-gibier en faillite. Montagnes de Thessalie, juillet 2017

Le jeune chien du restaurant près de Kalambáka. Juillet 2017

Thessalie Occidentale, région visitée ainsi parfois pour ses beautés ignorées (en dehors des Météores). Depuis l’effondrement du tourisme interne et grec, plus de la moitié des hôtels, restaurants et cafés situés en zone de montagne ont déjà fait faillite, dont les “Animaux sauvages”, boucherie-gibier à mille mètres d’altitude et à 30 kilomètres de la ville de Trikala.

La région n’est certes pas touristique (hormis les Météores), et ses rares visiteurs se baignent ainsi... bien à l’écart, dans les lacs en altitude, comme ils sont souvent les seuls à visiter les monuments de la ville de Trikala hérités de la période de la domination Ottomane, tout comme le tout nouveau musée dédié au chant Rebétiko et plus précisément à celui de la figure de ce genre musical, Vassílis Tsitsánis , qui fut un enfant de Trikala.

Enfin, toujours loin du “répétitisme” issu de la “gouvernance” actuelle, j’ai eu le plaisir, tout comme l’occasion d’évoquer l’histoire personnelle de Tsitsánis en discutant avec le responsable du musée. Il ne savait pas par exemple, que le frère de mon grand-père avait été durant un bien long moment, le fiancé de la sœur de Vassílis Tsitsánis, un amour alors mort avec le temps dans les années 1930.

Musée Vassílis Tsitsánis. Trikala, juillet 2017

Visiteurs (souvent soldats) et leurs traces de 1949. Trikala, juillet 2017

Thessalie, en montagne. Juillet 2017

Patsas, soupe... de tradition. Trikala, juillet 2017

Baignade, lac en altitude. Thessalie, juillet 2017

Petites histoires accompagnant la musique des grands événements, comme autant ces traces laissées par les visiteurs-soldats du temps de la Guerre civile datant de 1949. Près des Météores, le vieux restaurateur précisera à l’attention des clients non sans fierté, que le dernier né de la portée de sa chienne, sera bientôt emmené à Athènes. “C'est un prêtre, frère d'un moine des Météores qui vient de l'adopter. C'est un très beau chien!”.

Région d’élevage (activité certes en perte de vitesse), et en ville de Trikala, ils subsistent encore certains petits restaurants, ouverts uniquement de 6h du matin à midi servant exclusivement et uniquement les diverses variantes de “Patsas”, soupe aux tripes, aux abats et à la viande.

Horizon et éloignement parfois à perte de vue. Cadre dit naturel. Plus au sud, rares sont ceux qui pour l’instant ils embarquent à bord des ferrys du coin, à destination de l’île d’Eubée, proche de la Grèce du continent. Devant le musée de Delphes, certains touristes découvriront toutefois toute la spontanéité des animaux adespotes des lieux et fiers de l’être. On saluera même Thermopyles pour la bataille déjà, Athènes, c’est encore loin !

Embarquement à destination de l'île d'Eubée. Grèce centrale, juillet 2017

Delphes, juillet 2017

Devant le musée de Delphes. Juillet 2017

Thermopyles. Juillet 2017

Thermopyles, juillet 2017

Notre liberté, en somme toute relative, se traduirait parfois par la capacité à prendre de la hauteur, en se délivrant, si ce n'est qu'exceptionnellement du “répétitisme” issu de la “gouvernance” actuelle, loin par exemple, des... usages des oiseux fréquentant les rivières de la Thessalie.

Dimanche 16 juillet, et à Athènes comme à Thessalonique, de nombreux employés et citoyens ont manifesté tout leur écœurement face à l’ouverture des commerces chaque dimanche. Une exigence économique et... culturelle de la Troïka (et particulièrement du FMI), que le “gouvernement” Tsipras vient d’adopter, comme d’ailleurs tout le reste.

Intempéries, violents orages et temps très instable, voilà pour le seul changement dans les moments actuels grecs. Ma cousine au village a de nouveau récupéré un chat adespote, désormais mieux soigné car “il le mérite bien”. Et dans l’hôpital public de la région... on récupère alors les malades comme on peut. Histoires présumées parallèles.

Notons que dans cet hôpital, il n’y a parfois qu’un seul biologiste pour pratiquer les analyses, et les patients, (sauf alors grande urgence) peuvent ainsi attendre près de six heures en ambulatoire (restant assis). Et comme en plus le service de neurologie est fermé, c’est à partir d’une liste qui circule (allégrement et officiellement), que les patients doivent choisir “leur” neurologue exerçant en secteur privé. Il s’y déplacera... et il facturera ses consultations, évidemment au prix fort non remboursé. D’autres patients seront priés de se rendre à un autre hôpital public, à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville pour à peu près la même raison.

Les temps orageux sont de retour. Thessalie, juillet 2017

Oiseau et... sa rivière. Thessalie, juillet 2017

Le chat adespote adopté par ma cousine. Thessalie, juillet 2017

Instantané. Hôpital Thessalien, juillet 2017

Pays montagneux aux multiples diagonales du vide qui s’entrecroisent, et cela même dans ses hôpitaux. Cadre dit naturel, et c'est pourtant merveilleusement étonnant, si ce n’est qu’une bien petite sieste devant le musée de Delphes.

Comme le dirait le poète Ángelos Sikelianós , quand tout devient silence ou alors méditation. Dans les années 1920, Sikelianós réside en permanence à Delphes, où il lui arrive d'accueillir des visiteurs étrangers de renom. Il y commence à organiser son projet delphique, à savoir, refaire de Delphes, comme dans l'Antiquité, un centre spirituel capable de transcender les différences entre les peuples.

Athènes, c’est peut-être loin !

Une petite sieste ! Musée de Delphes, juillet 2017




* Photo de couverture: En montagne. Thessalie, juillet 2017

4 commentaires

zozefine a dit…

merci panaghiotis pour cette belle balade dans les marges de la crise - d'ailleurs, au bout de 8 ans, "crise" est-il encore le bon mot ?
à part ça, les visiteurs sont rarement (jamais) au courant que l'esclavage implicite a été rétabli en grèce : "la Cour Suprême à Athènes, par sa décision (677/2017 du 4 juillet 2017) confirme que “le non-paiement des salaires des employés, même prolongé dans le temps, ne suffit pas à lui seul pour établir la notion du changement défavorable dans les termes de leurs contrats pour les employés, dans la mesure où ce non versement des salaires n’est pas liée à l'intention de l'employeur de forcer l'employé à démissionner, évitant donc de lui verser une indemnité de départ”," - terrible, quand on sait que ces retards de (ces non) paiements peuvent atteindre 18 mois (et ici, au chantier naval d'ermoupoli, j'ai entendu parler de retards bien plus considérables qu'un an et demi). et encore, l'esclave était nourri/logé - les esclaves modernes ne sont que des variables d'ajustement, jetables comme des kleenex, vivotant sous l'effet d'un chantage permanent (tu prends ou tu te casses) qui est à l'image de ce que vit le pays, grâce à la complaisance et aux trahisons multiples de la marionnette au pouvoir et ses copains parlementaires bien accrochés au confort de leurs sièges à la vouli.
mais la résilience grecque est pour l'instant un poison violent, hélas.

clomani a dit…

Je suis saisie... par l'horreur de ce qui nous est conté ici . Je partage en espérant que ces récits soient lus par beaucoup.

Hilary Vlundy a dit…

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
Nous devrions, nous français, nous montrer d'autant plus attentif à la détresse du peuple grec qu'hélas, il n'est pas exclu que nous connaissions de semblables.... déconvenues avant peu. Cependant, il importe de ne jamais oublier ce qu'affirmait J.F. Kennedy ci-dessus il n'y a pas si longtemps ; n'oublions pas que les "printemps arabes" n'ont dû leur déclenchement qu'au geste de désespoir d'un petit marchand de fruits et légumes dont la police tunisienne venait de saisir l'éventaire. Lorsque la coupe est pleine, quelques larmes suffisent à la faire déborder...

Unknown a dit…

Vos papiers sont toujours aussi bons, variés, riches de perspectives d'autant plus nécessaires au lecteur que je suis qui ne peut plus partir en Grèce.

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