vendredi 26 mai 2017

Naufrages



Un naufrage sociétal, c’est parfois long à mettre en place. Notre actuel temps, dit de la fin, se prolonge au point de faire oublier que tous les hommes vivant (ou agonisant) dans une même époque et dans un même espace n’ont pas forcément... le même vécu historique. Au soir du jeudi 25 mai, les medias grecs se concentraient déjà sur l’attentat à la lettre piégée qui a blessé l’ex-Premier ministre et banquier Lucas Papadémos. Opéré dans la nuit (du 25 mai), ses jours ne sont pas en danger. Cette même journée du 25 mai, et pour la première fois à Athènes, les livreurs à moto étaient en grève. Dignité, désespoir et journées fort dangereuses.

vendredi 19 mai 2017

La Grèce aux Antilles



La crise “couleur du temps”, incarne déjà cette autre réalité (ou peut-être fiction) décidément installée(s). Ces deux derniers jours, du reste sous la pluie, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Athènes comme ailleurs, contre l’énième plan d’austérité depuis 2010... rien que pour l’honneur. Le “gouvernement” Tsipras fera adopter les mesures de son mémorandum 4bis comme prévu. Devant le monument du Soldat inconnu, les gardes Evzones veillent toujours. Attraction touristique.

mercredi 10 mai 2017

Rememoraciones



País de recuerdos indestructibles. Stavros, mecánico naval consumado, a bordo del ferry-bus que enlaza con Salamina está de buen humor. Algo poco común en Grecia en los tiempos que corren. Cuenta de buen grado sus numerosos desplazamientos a Francia y a otros lugares, en realidad vía los grandes puertos comerciales e industriales. Rememoraciones. “Me gusta mi trabajo, sólo que desde esta maldita crisis, me pagan menos. Mi jefe se aprovecha. Es decir que trabajo por mi cuenta casi todos los fines de semana. No me quejo, tengo trabajo y además me gusta.” ¡Por fin, alguien que disfruta!

Remembrances



Pays aux souvenirs inusables. Stávros, mécanicien naval confirmé, rencontré à bord du ferry-bac vers Salamine est de bonne humeur. C’est rare en Grèce par les temps qui courent. Il raconte volontiers ses nombreux déplacements en France comme ailleurs, plus exactement à travers les grands ports commerciaux et industriels. Remembrances. “J'aime mon travail, sauf que depuis cette foutue crise je suis moins bien payé. Mon patron en profite. Ainsi je travaille en plus... à mon compte et cela durant pratiquement chaque week-end. Je ne m'en plains pas, j'ai du travail et d'ailleurs je l'aime.” Du bon plaisir, enfin!

samedi 6 mai 2017

Decorado esculpido



Por fin el verano, o casi, como anticipo de un destino milagrosamente reencontrado. Los Griegos detestan el invierno y aborrecen... la crisis, solo que en ambos casos se trata de “meteorología”, según el ambiente y las mentalidades reinantes. “No podemos cambiar el tiempo pero ya no pasaremos frío. Cuando el invierno se aleja, es casi como una liberación, tanta es su intensidad”, afirma el vecino Christos, un parado... aparcado. ¡Menudo ambiente!

Décor sculpté



L’été enfin ou presque, comme un avant-goût d’une destinée miraculeusement retrouvée. Les Grecs détestent l’hiver et abhorrent... la crise, sauf que dans les deux cas, c’est de la “météorologie” qu’il s’agit, d’après l’ambiance des mentalités du moment. “On ne chargera pas le temps qui fait, sauf que nous n'aurons plus froid. Quand l’hiver s’en va, c'en est presque la délivrance, tellement c'est intense”, précise-t-il le voisin Chrístos, un sans-emploi... installé. Ambiance !