vendredi 6 janvier 2017

Temps des Cyclopes



Année nouvelle, 6 janvier, Théophanie. Le pays... s’habille progressivement de sa nouvelle vague de froid et de neige, faisant suite à celle des jours de Noël. J’achète le contenu de notre bombonne de gaz pour le chauffage chez le pompiste du coin. “Vous n'êtes pas concerné Monsieur... des augmentations du premier de l’an, en tout cas, pas pour l'instant et certainement pas en ce qui concerne ces bonbonnes. Soyez heureux, meilleurs vœux pour cette fête des Lumières... que nous attentons tous dans ce pays”. Les “Lumières”, c’est-à-dire, ce synonyme de la Théophanie. Dans le quartier, les églises sont remplies, mon ami Mihális, puis, mon cousin Kóstas s’y rendent également à l’occasion et c’est nouveau. “Lumières” !

Théophanie. Athènes, le 6 janvier 2017

Théophanie donc, et c’est surtout sa traditionnelle cérémonie de bénédiction de l’eau qui se déroule et qui marque les esprits dans toutes les églises grecques chaque année, le pendant orthodoxe de la fête de l'Épiphanie dans l'Église catholique. Les Grecs (tout comme les Russes par cette occasion) se baignent même parfois dans l'eau froide, de préférence dans un port maritime ou au près d’un embarcadère. Hommes, et plus rarement femmes, se lancent alors dans l’eau pour atteindre et ramener sur terre la croix que le prêtre vient de lancer quelques instants plus tôt.

En cette version alors 2017... des exploits orthodoxes maritimes à l’image de l’île de Sikinos dans les Cyclades , les médias du pays décidément plongé rapportent déjà ce cas vécu près de la ville de Patras, où une vraie bagarre a même éclaté entre deux nageurs... et néanmoins fidèles, quant à la primauté disputé du geste chrétien. C’est vrai que la personne qui finalement attrape la croix est considérée comme porteuse de chance, et cela pour le reste de l’année qui vient tout juste de commencer.

Théophanie. Athènes, le 6 janvier

Aléxis Tsipras, aussi présent lors de cette cérémonie car de coutume protocolaire en Grèce, il l’a été depuis Alexandroúpolis en Thrace, ville située près de la frontière turque. Auparavant, il a été hué par les chômeurs et les dockers du port de Thessalonique tout juste la veille, mais à Alexandroúpolis, il a cru trouver de son habituelle “bonne parole”. En guise de “cadeau” de réconfort pour l’homme qui venait tout juste d’attraper la croix, en cette matinée du 6 janvier... Alexis Tsipras a offert une autre croix (presse du 6 janvier 2017) . Original. Prétendu temps des... Lumières, en réalité temps des Cyclopes.

Car ces derniers jours, le premier des Tsiprosaures, il s’est montré publiquement dans un théâtre à Athènes, des spectateurs de la pièce l’ont alors (et encore) hué, aux cris: “Dehors, dehors!”. Le metteur en scène a dû monter sur le plateau pour calmer les esprits et le spectacle a pu ainsi commencer. Et le surlendemain au soir, Alexis Tsipras... requinqué de tout son spectacle, il a réitéré son exploit... théâtral, se faisant alors photographier souriant aux côtés des acteurs. Roitelet au rire cependant acosmique.

Rire acosmique, car rire souilleur et irritant aux yeux du pays réel, piètre mise en scène médiatique du plus récent cadavre politique de la métadémocratie athénienne actuelle. Aux yeux des Grecs, Alexis Tsipras, demeure le plus grand et incontestable souilleur de ce qui fait la grandeur et la noblesse des luttes populaires, ainsi que de l’esprit de la liberté et de la dignité dans ce pays. Immersion alors de saison. Temps affligeants et cependant finissants, d’après le pressentiment qui prédomine en ce moment en Grèce et c’est encore l’hiver.

Patras, de la vraie bagarre entre plongeurs. Presse grecque, le 6 janvier

Alexis Tsipras au théâtre... rire acosmique. Athènes, janvier 2017, (presse grecque)

Nos sans-abri... ont la vue claire. Athènes-Sud, janvier 2017

Le pays... s’habillerait progressivement de sa nouvelle vague de froid et de neige, faisant suite à celle des jours de Noël, rien de plus naturel en réalité. Les medias présentent cependant cette prévision de routine comme relevant d’une “offensive meurtrière de l'hiver, un phénomène extraordinairement extrême et dangereux” ; pauvres gens. Propagande grossière, histoire de formater les esprits... à la perpétuelle menace, à la peur coûte que coûte, à l’urgence et l’insécurité. Générations ainsi tétanisées sous la menace... de la menace. Joli monde !

Nos sans-abri... ont du moins parfois la vue plus claire et bien dégagée depuis leur... belvédère du néant et belvédère tout court. Nous leur avons accordé notre première visite de l’année. Ce fut durant l’embellie (aussi de saison en dépit des catastrophistes de la météo) durant cette première semaine de 2017. Les températures avaient bien monté à Athènes-Sud, surtout aux bords de mer, et certains téméraires (avec... abri), s’y sont alors baignés. Nos deux mondes des extrêmes qui se rejoignent alors en ces lieux remarquables, seulement par souci d’un certain héliotropisme interclasse... devant la disparition rapide de l’immense ex-classe moyenne.

Car nos sans-abri... exceptionnels, ont alors investi ces hôtels et autres restaurants abandonnés ou jamais terminés, constructions alors souvent douteuses, délaissées de la sorte depuis la fin de l’autre dictature, celle des Colonelles (2967-1974). Bâtisses ainsi réinvesties à la vue alors superbe, devant l’ouverture naturelle, à défaut d’ouverture politique et sociale ; sur le fond, ontologique. Lieux ainsi investis très probablement jusqu’à leur prochaine “réhabilitation”, car cette dite “Riviera d'Athènes” est sur le point d’être bradée (en réalité offerte) contre tout esprit d’éthique et en violation de la Constitution du pays, au seul profit des rapaces de la “Treuhand” version grecque. Cette “Hyper-caisse”, mise en place par les occupants germano-européistes pour mettre la main sur les biens du pays... très vaste programme.

Nos sans-abri, vue depuis leur belvédère. Athènes-Sud, janvier 2017

Nos sans-abri... exceptionnels, ont investi ces lieux. Athènes-Sud, janvier 2017

Athènes-Sud aux bords de la mer... les nantis. Janvier 2017

L’année 2017 est arrivée... exactement comme 2016 n’a pas laissé un souvenir suffisamment remarquable. Le pompiste du coin a réajusté ses prix, suite aux nouvelles mesures, à savoir l’augmentation des taxes frappant les carburants à la pompe: près de 12 centimes de plus pour le GPL et le diesel (0,80 €/L et 1,25 €/L respectivement), un peu moins pour l’essence SP (1,55 €/L).

Dans le... même breuvage, le prix du café acheté ou servi a augmenté en moyenne de 15%, celui des cigarettes... de 5O centimes à un euro le paquet, une taxe... inaugurale frappe désormais également la cigarette électronique. Enfin, une taxe de 6% accroît de la même manière l’ensemble des factures de téléphonie et internet fixe en Grèce, tout cela, à partir de ce 1er janvier 2017. Bonne... année donc, toute la presse en parle. Temps... sans cesse nouveau !

Ces derniers jours, le premier des Tsiprosaures au rire comme on sait acosmique, se fait alors huer, aussi parce que certaines des retraites subsistantes des handicapés, subiront de coupes sobres à hauteur de 50%, (presse grecque du 6 janvier). Sans évoquer ce décret publié la veille de Noel et passé initialement inaperçu, par cette... décision, le montant minimum garanti des retraites (fixé à 486 €/mois) vient ainsi d’être supprimé, ouvrant la voie au grand rêve ordo-libéral, à savoir, transformer les retraites en mini-allocations et encore (presse grecque du 3 janvier). SYRIZA... gauche radicale.

Retraité. Athènes, janvier 2017

Animaux adespotes... pris en charge. Athènes-Sud, janvier 2017

Animaux adespotes... pris en charge. Athènes-Sud, janvier 2017

Au pays où certains habitants prennent parfois en charge les animaux adespotes (sans maître), il devient visiblement urgent que de ne plus pouvoir (ou vouloir) verser un centime de plus à l’État occupant et occupé. D’après les chiffres du Ministère des Finances, les impayés envers le fisc grec s’élèvent désormais à 94,2 euromilliards, dont 12,6 milliards se sont ajoutés rien qu’en 2016. Ces... impayés concernent au total 4,3 millions de personnes physiques (la Grèce compte 10 millions d’habitants !) et dont la moitié d’entre eux, subiront prochainement les saisies... adéquates (presse grecque du 3 janvier).

Et du côté extérieur, l’année 2017, sera celle (du début) du grand remodelage géopolitique et/ou du chaos, passage... et repassage obligés. La dite “mondialisation”, autrement-dit, la guerre de quelques uns contre (presque) tous, touche ses limites, et certainement celles de la planète. Alexis Tsipras, le plus grand et incontestable souilleur, Mitsotakis qui l’est autant depuis son parti et clan germanotrophe de la Nouvelle Démocratie, seraient alors tôt ou tard balayés, par les événements en cascade, et, espérons-le en tout cas, par le peuple.

La zone euro ne sera plus et nous aspirons (non sans agir dans ce sens) à mettre rapidement fin à la plus grande entreprise criminelle depuis un siècle à l’échelle de l’Europe, à savoir la dite Union européenne. Les Grecs, finissent ainsi (et c’est bien tard à mon avis, mais mieux vaut tard que... morts), par considérer l’euro et l’UE comme entreprises finissantes et d’ailleurs nuisibles et indignes. “La majorité, (le consensus) de l'euro, est en train de se briser en ce moment en Grèce”, titre le nouveau mensuel politique grec “Point Zéro - Recommencer tout”. On y apprend en le lisant que d’après les dernières enquêtes d’opinion, ceux qui rejettent alors davantage l’euro et l’UE, sont les jeunes de 18 à 24 ans.

Tout comme Rome portait en elle les causes de son propre déclin, de même, notre peuple a déjà saisi combien cette ‘sale’ captivité issue de notre dépendance vis-à-vis des Allemands comme vis-à-vis des Atlantistes, a séquestré notre pays dans cet enfer de l’euro”, écrit une éditorialiste dans ce même numéro de la revue. Grèce... alors vent nouveau !

“La majorité de l'euro...”, mensuel politique “Point Zéro”. Janvier 2017

Nos... chômeurs pêcheurs. Athènes-Sud, janvier 2017

Touristes d'hiver. Athènes, janvier 2017

Hiver grec aux touristes chaudement habillés, et aux chômeurs pêcheurs à la ligne. Athènes en ce moment, c’est autant le froid, le tout, sous un climat géopolitique, il faut dire, très instable. Les fêtes sont passées et, visiblement, la rue grecque n’agit plus. Cependant, les mentalités sont travaillées comme jamais, depuis que le système hybrocrate (hybrocratie, le pouvoir de l’hybris) a abattu sa (dernière ?) carte, à savoir SYRIZA et assimilés.

Ce même système, lequel a fait monter les outsiders de la pseudo Gauche radicale du 4% en 2009, et encore ce même système (medias compris, entre 2011 et 2013), ayant haussé ces insignifiants (et ouvertement) nazitrophes de l’Aube dorée radicale, à près de 10% de l’électorat... présent, depuis leur 0,4% d’origine, toujours en 2009. C’est de cette manière (en plus de la complicité des autres partis “politiques” petits, moyens et grands) que tout a été mis en œuvre pour qu’aucun mouvement d’envergure (et en réalité en dehors des brebis forcement galeuses du système des partis) ne puisse naître, et ne puisse surtout menacer les monocultures... politiques peuplocidaires des dominants.

Temps certainement des Cyclopes. Mondialisation... soupoïde, négation des peuples comme de leurs communautés délibératives, monstruosité européiste. À ce propos, et c’était déjà dans Homère, Cornelius Castoriadis avait alors fait remarquer ceci: “Voilà ce que l’on trouve dans l’épisode des Cyclopes -et que, permettez-moi de me répéter, les enfants grecs ont bu avec le lait de leur mère... d’abord, les Cyclopes n’ont pas de themistes, c’est-à-dire, de lois: et ils n’ont pas d’agorai boulèphoroi, d’assemblées délibératives. Ces termes renvoient à une définition implicite de ce qu’est une communauté humaine: une communauté humaine a des lois, et elle a des assemblées délibératives, où les choses se discutent et se décident. Une collectivité qui n’a pas cela est monstrueuse.” (Cornelius Castoriadis, “Ce qui fait la Grèce. 1. D'Homère à Héraclite”. Paris, Seuil, 2004).

Nuit athénienne. Janvier 2017

L'île Ágios Geórgios au loin. Athènes-Sud, janvier 2017

École... en musée. Athènes, janvier 2017

Temps certainement des Cyclopes sauf qu’on peut distinguer par ce temps prafois clair, l'île Ágios Geórgios au loin depuis Athènes-Sud, île désormais couverte d’éoliennes supposées indispensables. Année nouvelle, 6 janvier, Théophanie. Le pays réel, sous la nouvelle vague de froid et de neige faisant suite à celle des moments de Noël se renfermera tant que possible dans ses espaces personnels, à l’instar par exemple de Joachim, le chat de Greek Crisis.

Le chat de Greek Crisis. Janvier 2017

Rues de Pláka en plein hiver. Athènes, janvier 2017

Au loin, le Pirée et les montagnes d'Attique enneigées. Janvier 2017

Sous l’Acropole les rues de Pláka de plein hiver et de nuit refléterait l’histoire davantage on dirait que sous les... hospices de l’été grec. Nous nous y promenons aussi sous les lumières affaiblies d’une école-musée, image d’un jadis rétablit. Et depuis la dite “Riviera d'Athènes”, on distinguera le Pirée au loin, et les montagnes d'Attique enneigées. J’ai pourtant passé pratiquement toutes ces journées du temps festif dans mes livres, ou en compagnie des amis réellement existants contre vents et marées.

La situation de l'Europe en ce moment. (...) 'Les Cyclopes n'ont pas de themistes, et ils n'ont pas d'agorai boulèphoroi, d'assemblées délibératives.' Odyssée, 112-115. Très exactement, temps des Cyclopes. 4 mars 1939”. (Carnet personnel de Yórgos Seféris, lauréat du prix Nobel de littérature en 1963).

Désespéré, mon ami Th., journaliste au chômage depuis plus de trois ans, pense qu’il ne retrouvera plus jamais de travail. “C'est fichu. Le pôle DOL (journaux, radios, télévision) met la clef sous la porte cette semaine. Près de mille journalistes s'ajouteront aux chômeurs comme moi. C'est la fin... Ma femme fermera son cabinet médical. Faute de patients déjà, les nouvelles dispositions fiscales ne lui permettront plus de continuer”. J’ai partagé avec mon ami Th. les spécialités régionales que M., amie du blog et amie tout court, a eu la bonté de m’envoyer par un colis de Noël parvenu depuis la France. Qu’elle soit remerciée, année nouvelle, Théophanie.

Le problème c'est aussi que notre dressage nous a dotés d'habitudes et de réactions politiques devenues inutiles et alors vaines en cette crise actuelle. Ce sont toutes ses habitudes qui doivent changer, mais qui aurait-il ce temps du changement, lorsque les événements galopent alors si vite. 3 juin 1940”. (Carnet personnel de Yórgos Seféris).

Théophanie donc, traditionnelle cérémonie de bénédiction des eaux. Nos sans-abri... tout comme nos animaux adespotes, ils ont parfois la vue mieux dégagée depuis leur... belvédère. Nuit tardive du 6 janvier, météo à la neige... habitudes et réactions politiques.

Athènes-Sud aux bords de la mer... Animal adespote. Janvier 2017




* Photo de couverture: Nos sans-abri, vue depuis leur belvedere. Athènes-Sud, janvier 2017

2 commentaires

asty a dit…

Fidèle lectrice de votre blog depuis sa création, je lis toujours attentivement tous les articles concernant la Grece et je suis toujours frappée par le décalage entre la réalité du terrain telle que vous la décrivez ( et que l'on peut constater soi même dans les grandes villes pour peu que l'on soit attentif aux autres ) et l'espèce de satisfecit à peine voilé d'une certaine presse . Donc lu ce matin sur le Monde ce petit entrefilet concernant la Gréce :
"
Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,5 % au troisième trimestre par rapport au précédent, après une croissance de 0,2 % au deuxième trimestre par rapport au premier. Techniquement, deux trimestres de croissance du PIB consécutifs marquent un retour de croissance, même si le gouvernement et la Commission européenne prévoient encore un recul de 0,3 % du PIB pour l’ensemble de l’année 2016. Selon Athènes, le pays doit renouer avec une nette croissance annuelle en 2017, avec 2,7 %.
Pourriez vous nous expliquer , quand vous en aurez le temps , quelle est la part d'intoxication et de réalité dans ce genre de brève . Et si ces chiffres sont exacts quel sera leur impact ( s'il y en a un) sur le quotidien des plus modestes ( retraités, chômeurs ....?

Merci pour votre blog et vos analyses . Et malgré tout très bonne année à vous tous et bon vent à la Gréce

Cordialement. Tenez bon, on a besoin de vous !

Unknown a dit…

Boujour Panagiotis Grigoriou, par l’intermédiaire de votre blog, comme beaucoup, je suis l’évolution de la situation dans votre pays, la Grece. Voici le commentaire que je viens de faire sur http://melenchon.fr/2017/01/05/prends-moi-pour-poisson-rouge/#comments
« Jean-Luc… dans ce nouveau format de l’émission ESPRIT DE CAMPAGNE #0 – #EDC0,
goguenard, tu as parlé d’un meeting mondial ! j’aime les défis ! J’aime le défi !
Utopique ? Et si, celui-ci était organisé en Grèce, en déboulé, au milieu du Parthénon d’Athènes … ? simplement sous forme de débat par internet, entouré des philosophes du monde entier ? Avec la question centrale ; QUEL MONDE VOULONS-NOUS ?,Ça aurait de la gueule Non ? La construction du Parthénon d’Athènes fait apparaître un peu partout le nombre d’or, FI
La Grèce, Platon, première république de l’histoire… Allez … nous y sommes, en avant … Vu l’état où se trouve La Grece, avec la Troika, nous devrions très certainement trouver de l’aide à l’organisation sur place ( voir Panagiotis Grigoriou) Nous sommes là, pour transformer le…. Monde ! Courage …. TOUS …. ON Y EST ! »
Pouvez-vous relayer cette idée folle …, ?

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