mercredi 18 mai 2016

Au nom de la lumière et de la transparence



Ce vieux pays de l’exil au cœur de la lumière que nos poètes évoquent, pénètre enfin le temps de son été. Depuis plusieurs jours, les banderoles des manifestants ont été pour l’essentiel rangées... sous les T-shirts ressortis et sous les maillots de bain qui passent à l’occasion déjà de la plage au bar, pour ceux qui peuvent se le permettre. Le mémorandum... perpétuel vient de passer par là, vagues... falaises, la mer surtout.

Place de la Constitution, mai 2016

Place de la Constitution comme partout ailleurs, les manifestants ont cédé la place aux touristes et aux habituels badauds, tandis que les nombreux mendiants relèvent de plus en plus d’une organisation... entrepreneuriale précise, ce qui ne veut pas dire que ces gens ne se trouvent pas dans le plus grand besoin. Après six années de Troïka et de gouvernance par le choc administré, la... sclérose en plaque sociale se confirme.

La seule chose qui échappe à l’imposition... c’est l'air que nous respirons”, déclaration du moment et d’un analyste à la télévision grecque ainsi reprise par la presse britannique (“The Guardian” du 16 mai). C’est alors ainsi et (surtout) pas autrement qu’Alexis Tsipras devrait cette semaine, soumettre une nouvelle loi comportant diverses mesures demandées par la Troïka, notamment sur les privatisations. Il doit surtout mettre sur pied un mécanisme dit de “réduction automatique des dépenses”, sous forme d’amendement adjoint à la énième loi des Finances, elle sera “débattue” au “Parlement” alors dimanche prochain. Fin supposée de la partie.

Comme le rappelle Romaric Godin dans ses excellents papiers, et également d’après le “Wall Street Journal”, le FMI a proposé un schéma de restructuration de la dette hellénique très éloigné des demandes des créanciers, et un moratoire jusqu'en 2040 de tous les remboursements, intérêts et principaux, puis l'étalement jusqu'en 2080 de ces remboursements. Cependant, la presse grecque du jour (18 mai), citant d’ailleurs Bloomberg, croit savoir que l’Allemagne aurait déjà et certainement dit ‘NON’ à cette proposition du FMI.

Alexis Tsipras, Kamménos... et leurs députés devant le... Parlement. “Kathimeriní”, 7 mai 2016

Manifestation peu suivie... Sociologie de l'Unité Populaire, mai 2016

Scepticisme... aussi dans le commerce lié au tourisme. Athènes, mai 2016

Dans les cafés, les Grecs très sceptique et qui discutent toujours entre eux, s’attendent peu à l’amélioration de leur situation, cependant, cela (si possible) résultera uniquement des efforts personnels. L’économie de la débrouille est donc en phase de détrôner la dernière économie réelle encore suffisamment existante, sans pour l’autant l’abolir complètement. C’est un mariage... de raison ou plutôt de déraison. Ceux du secteur privé, travailleurs surtout d’un certain âge, licenciées par centaines de milliers depuis la dite crise, inventent en ce moment même leurs propres stratégies de survie.

Comme ils réalisent enfin que depuis l’énième reforme du système des retraites que les Tsiprosés viennent de faire adopter au “Parlement”, cotiser davantage n’ajoutera au mieux que quelques centimes au montant de leurs supposées futures retraites, ils œuvrent (lorsqu’ils le peuvent) uniquement en... informel. Et pour rester affiliés... à ce qui subsiste de la Sécurité Sociale, sachant que déjà, plus du 25% de la population grecque est en train de subir toutes les conséquences liées de son l’exclusion du système, ces anciens travailleurs d’un certain âge, pensent avoir enfin trouvé une astuce, relativement originale et qui se généralise par les temps qui courent.

Explications: Ces “seniors” se font officiellement embaucher par les entreprises appartenant à leurs amis et/connaissances pour une durée de deux mois par an, c’est le minimum exigé pour qu’un salarié ne perde pas ses droits de la branche Santé de la Sécurité sociale. Parfois, après accord, ceux qui les embauchent de cette manière, sont leurs anciens employeurs. Il va de soi, que les intéressées, financement entièrement de leur poche (les versements se font en liquide) “leur salaire” (toujours au SMIC, 586€ par mois en Grèce), de même que les (bien maigres) cotisations de leurs “employeurs”. Cela s’appelle... aussi résister et ainsi, ne pas devenir totalement vulnérable en attendant le moment de la (supposée) “sortie à retraite”, comme on a l’habitude de dire parfois en Grèce.

Mentalités... politiques profondes. Athènes, mai 2016

Athènes, ville touristique. Mai 2016

Reflets du présent... comme du passé. Athènes, mai 2016

Ce qui est pire, (et) dramatiquement plus grave, tient de la... criminalisation autant dire croissante, de l’activité économique. Un ami avocat me disait récemment que les affaires traitées au pénal, démontrent à ses yeux un hausse alors exponentielle (entre autres) des pratiques de la prostitution: “Les femmes, les grecques j'entends, se prostituent de plus en plus facilement et en nombre, à partit du moment où elles n'ont pas d'autres ressources pour vivre. Elles doivent être... au minimum disons belles et désirables, puis... l’investissement est alors insignifiant, un téléphone portable dédié à l’activité suffit. Cependant, le... métier n’est pas forcément libre, les réseaux... professionnels de la branche feront tout pour ne pas se faire déborder. Sauf que la technologie actuelle et internet, renforcent pour ainsi dire les... possibilités de marketing individuel ! En tout cas, déjà parmi les étudiantes, se prostituer, devient alors une pratique très courante”. Stratégies de survie toujours.

Stratégie de survie et... ainsi spécialisation professionnelle. La semaine dernière, dans un café athénien situé au centre-ville, parmi les client(e)s, quatre étudiantes n’ont pas hésité à évoquer ouvertement (et à voix haute), la... spécialisation ainsi acquise par une d’entre elles: “Moi, je pratique entre mecs disons... plutôt homos. Je les stimule, je les assiste durant la phase... de l'érection... comment dire (rires). Finalement, c’est le plus souvent mieux payé que lorsqu’on reçoit ces vieux croutons chez soi... ces derniers en plus, ils mettent une heure à... (rires) C’est une perte de rentabilité (rires)”.

Non loin, autour d’une table voisine, deux hommes évoquaient leur... commerce de tabac, à partir de la plantation informelle du cousin de l’un d’entre eux, située en Grèce centrale et jusqu’à Athènes: “Mon vieux, avec les nouvelles taxes que Tsipras va imposer, le prix du paquet de cigarettes augmentera de presque cinquante centimes, pas mal ! Nous par contre, nous resterons dans nos prix, quarante euros le kilo de tabac... de surcroît, aromatique et écologique, c’est encore un argument de vente pour nous.” Et c’est alors certain que les taxes que le gouvernement espère récolter... partiront en fumée !

Ventes aux touristes. Athènes, mai 2016

Immigré et récupérateur de métier. Athènes, mai 2016

Travailleur sous la... splendeur les yachts. Zéa (Pirée), port de plaisance. Mai 2016

Au même café enfin, une femme âgée d’une cinquantaine d’années et manifestement habitante du quartier, s’est empressée d’allée voir le patron avant de choisir sa table, comme apparemment tous les jours. Le patron fut rassurant:“Ne t'inquiètes pas Maria, ton café sera servi, tu peux t'asseoir, c'est offert, ne t'en fais pas, tu trouveras du travail un jour, il ne faut pas désespérer”. Cela s’appelle... aussi résister et à ma connaissance, pratiquement tous les cafés, bistrots et restaurants de la Grèce actuelle, offrent officieusement repas et boissons, à certains voisins... tombés dans la pauvreté, parfois s’agissant leurs anciens clients.

Et alors ailleurs, comme dans les ports de plaisance par exemple, crise ou pas, on continuera à travailler pour le compte des propriétaires aisés, c’est la vie et c’est ainsi. À l’occasion d’une foire à but commercial, organisée par les professionnels du tourisme nautique que j’ai visité, et qui s’est tenue récemment dans la marina de Zéa (près du grand port du Pirée), j’ai pu constater que certaines affaires se portent si possible bien, et que surtout, les dits “segments hauts” d’une certaine clientèle, incarneront toujours la stratification sociale, aussi et singulièrement en mer, comme déjà sur terre. C’est finalement connu, et vieux comme le monde.

Et pourtant, au-delà des rires des clients fortunés au moment de quitter ces yachts si chèrement loués, ainsi salués et photographiés de coutume par les membres des équipages, on a également noté cette année, la disparition complète des PME maritimes (yachting et voiliers). Surtout, que cette foire était organisée jusqu’à l’année dernière dans le port l’île de Póros, et que participer à la manifestation commerciale à la marina de Zéa, n’est pas du tout à la portée de tous... Loin, très loin d’ailleurs des possibilités... de promotion, dont dispose notre lilliputienne entreprise maritime ΜΙCROSAILING M.C.P.Y. , inaugurée récemment... et toujours en quête de clients, créée de notre amour pour les îles et pour la voile, et autant, incarnant une certaine solution, devant les apories de notre siècle qui sont aussi bien les nôtres, il faut le dire. Capitalisme, d’abord “is usual” !

Clients fortunés quittant ces yachts. Marina de Zéa, mai 2016

Remarquable voilier traditionnel exposé. Marina de Zéa, mai 2016

Stand du Ministère du Tourisme. Marina de Zéa, mai 2016

Le monde en ébullition, la vie continue: “Il faut le dire, nous avons été vaincus. Personnellement, j'accepte la défaite, elle ne sera pas éternelle, seulement, elle accompagnera probablement nos générations bien mûres, durant le restant de nos vies. Nous avons lutté, nous avons été trahis par SYRIZA d'en haut, et nous luttons actuellement pour notre survie économique dans l’isolement. L’ambition collective n’est plus, la société n’est plus, la Gauche n’est plus. Seulement, les gens sont devenus plus intelligents politiquement qu’avant... et ils n’iront plus jamais voter, ayant saisi toute l’arnaque de la dernière mascarade du régime de la dite Démocratie à l’occidentale, notamment, depuis les élections de 2015 et avec le référendum Tsipras”, telle est l’analyse d’un ami, ancien cadre Syriziste ayant quitté ce mouvement durant l’été 2015.

Il fréquente du reste (parfois) les rangs de l’Unité Populaire, mais cela seulement, “par attachement à l'histoire de la Gauche, la tentative est condamnée, toute comme celles des autres à gauche, Zoé Konstantopoúlou ou Costas Lapavítsas”, rajoute-t-il. Pourtant, au cours des cinq premières années de Troïkanisme réellement existant, 2011-2015, “ont eu lieu en Grèce 27.103 manifestations et rassemblements publics, soit 15 par jour en moyenne. Une agitation sociale sans précédent, entraînée par les changements brusques, alors provoqués par la crise économique et par les mémoranda successifs, ayant nécessité toute une mobilisation similaire de part de la police grecque, laquelle a utilisé face à ces mobilisations, plus de 702.443 agents (en cumulé)”, et c’est la presse mainstream qui publie ces statistiques, “Kathimeriní”, du 15 mai 2016.

Toute proportion gardée, mes amis considèrent (et ils ne sont pas les seuls en Grèce à analyser la situation de cette manière), que la situation que la France connaît en ce moment autour de la loi travail (et pas uniquement), illustrerait très probablement cette phase de... proto mémorandum que la Grèce avait alors connu entre 2010 et 2011. Et dans la mesure où la situation en France peut suffisamment évoluer... à la grecque (manifestations sans but politique unitaire précis, émiettement des mouvements, langue de bois, “casseurs” et policiers en action, syndicats inféodés à l’austérité au-delà des verbiages, Gauche et Droite inféodées à l’européisme etc.), eh... bien, on peut alors prévoir que dans les prochaines cinq années, la police française mobilisera certainement... plus de quatre millions d’hommes (et de femmes) en cumulé, (tenant compte de la population de la France comparée à celle de la Grèce). Un si bel avenir ?

Sur un mur d'Athènes. Mai 2016

Étroitesse. Athènes, mai 2016

Trace du passé de la ville d'Athènes. Mai 2016

Place de la Constitution, les manifestants ont cédé la place aux touristes, tandis que sur le port de Zéa, les yachts ont de leur côté remplacé les trières de Thémistocle et de Périclès. Car en réalité, le site du Pirée antique comportait trois ports naturels, ceux, de Zéa, de Munychie et de Kantharos et qui seront fortifiés sous Thémistocle afin d’en faire une place imprenable. Plus précisément, le port de Zéa, avait la seule vocation militaire et comprenait aussi ces légendaires chantiers navals de l’Époque classique, capables d’accueillir près de 200 trières dans des loges spécialement aménagées. Mais à présent... on passe nécessairement à côté des vestiges d’alors, c’est bien connu.

Comme on passe certainement loin de l’État de Thémistocle, et d’ailleurs, de l’État tout court. Signe des temps, dans la blogosphère grecque (celle... des gauches), on peut distinguer actuellement la traduction d’un discours d’Alvaro García Linera , Vice-président de la Bolivie, intitulé: “Sept leçons pour la gauche”, s’agissant de la version amendée d’une conférence prononcée le 29 septembre 2015 à Quito (Équateur), en France publié par “Le Monde Diplomatique”.

À l’échelle mondiale, le néolibéralisme a connu deux grandes phases. La première débute dans les années 1980, avec l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan aux États-Unis et de Margaret Thatcher au Royaume-Uni. Elle s’étend jusqu’en 2005 environ. Au cours de cette période, le néolibéralisme utilise l’État pour privatiser les richesses publiques et lui fournir une légitimation idéologique”.

Ce qui reste des loges des trières de Thémistocle. Zéa, mai 2016

Idée... de saison. Mur d'Athènes, mai 2016

“Alors vis-tu... tu vas bien ?” Athènes, mai 2016

Nous nous trouvons désormais dans une seconde phase. Les États nationaux ont perdu leur utilité aux yeux des néolibéraux, qui s’emploient à les démembrer. D’abord en facilitant la formation et la mobilisation d’oppositions politiques, et en créant des zones où les États ne sont plus souverains (régions autonomes, territoires occupés, etc.). Ensuite en affaiblissant leur souveraineté budgétaire et monétaire, par exemple à travers la mécanique de la dette, comme on l’observe en Grèce. La défense de l’État — placé au service d’un nouveau bloc social — doit donc devenir l’une des priorités de la gauche”.

Dans les cafés, les Grecs lesquels discutent toujours entre eux, ont ainsi tiré... les sept leçons pour la gauche et du reste... bien d’autres leçons on dirait, tellement ils rejettent désormais tous les acteurs de la supposée vie politique, ceux de la gauche désormais compris, suite à cette ultime... offrande de la secte des Tsipriotes sur l'autel du néolibéralisme, après... encensement bien entendu.

Le... magicien Alexis Tsipras. “Kathimeriní” du 15 mai 2016

“Ce vieux pays de l'exil au cœur de la lumière”. Détroit de l'île de Póros, Golfe Saronique, mai 2016

Vieux pays de l’exil au cœur de la lumière que les poètes évoquent et qui pénètre enfin, le temps de son été. On scrute alors les cartes marines, et la sainte folie qui nous habite se lit au fur et à mesure sur les traits de nos visages, supposons-le, au-delà du mémorandum... perpétuel.

Et ainsi, pour peut-être parler comme notre poète Odysséas Elytis (prix Nobel de littérature en 1979): “Au nom de la lumière et de la transparence” .

On scrute alors... les cartes marines. Athènes, mai 2016




* Photo de couverture: Ce vieux pays de l’exil au cœur de la lumière. Athènes, mai 2016

3 commentaires

Seb Monti a dit…

Intéressant, comme toujours. Le dessin de Kathimeriní résume malheureusement bien la situation... J'aurai tout de foi quelques questions, si je puis me permettre : Qu'en est il à droite ? Existe t elle encore ? La citation d' Alvaro García Linera que vous reprenez est généralement tenue en Europe par les souverainistes, plus souvent classés à droite par ailleurs, l'extreme gauche étant bien plus souvent "sans-frontieriste". Existent ils aujourd'hui en Grèce ? Quelle existence ont t ils sur le terrain ? quel rôle tient Aube dorée dans tout cela ? Dans quel état ce trouve t elle et ne sert elle pas finalement à brider toute expression souverainiste/nationaliste potentiellement sérieuse ?

Encore merci.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour, je vous remercie de votre commentaire, grâce à vos questions on peut compléter le tableau du paysage politique grec actuel. Oui, la droite existe, celle de la Nouvelle Démocratie d’abord, le parti historique fondé par Konstantin Karamanlis en 1974 vient de passer récemment sous le contrôle de Kyriákos Mitsotakis (autre dynastie... politique pro-mémorandum et pro-allemande), avec à la clef une... purge en interne et un pseudo-congrès, et encore une destitution forcée de pratiquement l’ensemble des cadres de son organisation de jeunesse ONNED, ce qui provoque encore de l’agitation dans ses rangs.

Ainsi, ceux situés à droite... de la droite au sein de la Nouvelle Démocratie viennent de quitter le parti, d’abord le lieutenant de Samaras, Baltákos, il vient de fonder avec l’ancien chef du LAOS (Karatzaferis - parti d’extrême-droite ayant participé au gouvernement du... banquier Papadémos en 2011-2012 avant de disparaître électoralement), leur nouveau parti, l’Unité Nationale. Il se présente comme souverainiste, il partage avec les (rares) souverainistes de gauche certains thèmes, comme il partage avec l’Aube Dorée des positions sur l’immigration et sur l’Orthodoxie. Cependant, sur l’euro par exemple, l’Unité Nationale se déclare « favorable à son abandon, seulement si cette monnaie devient incompatible avec les intérêts nationaux ».

Panagiotis Grigoriou a dit…

Suite : Il y a aussi l’autre lieutenant de Samaras, Failos Kranidiótis, très à droite également, lequel vient de fonder la semaine dernière son parti, la Nouvelle Droite, au positionnement similaire à l’Unité Nationale à quelques mots près, dont une certaine bienveillance historique vis-à-vis de la période des Colonels (1967-1974), c’est d’ailleurs dans l’air du temps méta-démocrate en Grèce.

Et pour ce qui est de l’Aube Dorée, ce mouvement historique de l’extrême-droite, est issu comme on sait, d’une certaine lignée... alors directe avec l’entourage des Colonels, en plus d’un néonazisme... vécu et pratiqué, difficile (parfois) à dissimuler actuellement sous les thèmes actuels. De nombreux Grecs estiment que l’Aube Dorée sera renforcée, mais pas de manière très significative, c’est tout de même l’inconnue. En tout cas je partage cette analyse : l’Aude Dorée, de par son renforcement... promue par les grands médias, surtout par les chaînes de la télévision privée (entre 2012 et 2013 très systémiques et européistes car il ne faut pas l’oublier), a certainement empêché toute discussion sérieuse à droite, dans le but de mettre en place peut-être un mouvement souverainiste non néo-nazi, ce qui partiellement avait été le cas du mouvement EPAM (Kazákis), ce dernier étant plutôt de gauche que de droite, dont l’influence reste marginale.

La trahison Tsipras ayant entrainé un certain effondrement de la Gauche (et dans un sens celui de la Droite également, en somme, de tout le paysage ainsi surfait, devenu inutile et même nuisible, celui du personnel politique grec tout court, puisque tout le monde admet que les décisions sont prises ailleurs et que les politiciens ne servent plus à rien).

Conclusion... le système politique grec n’offre aucune possibilité démocratique de sortie de cette situation d’hétéronomie politique et existentielle même de la Grèce actuelle, les Grecs le savent et ils n’iront plus vraiment voter comme avant. Alexis Tsipras est en train de « cuisiner » la prochaine loi électorale offrant un bonus de 30 ou 40 sièges au « Parlement » aux coalitions de partis, SYRIZA ou la Nouvelle Démocratie avec des résultats (apparents) de 12% à 20% des votants... et pas loin de 50% d’abstention, pourront alors même « gouverner » ensemble et ainsi poursuivre leur... quête du bonheur et du clientélisme à la... petite cuillère, jusqu’au moment où ils seront complètement remplacés par les automates, la législation... en cours d’adoption actuellement par Tsipras et les siens imposant ces mesures « automatiques » ainsi que la mise en place d’une « Haute Autorité Économique » échappant à tout contrôle politique (« gouvernement », « Parlement » et donc « élections »), entérinent déjà la mort de la dite démocratie de type occidental, en plus, sous certains verbiages de gauche (et de droite c’est selon) que plus personne ne prend au sérieux.... heureuse perceptive !

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