vendredi 22 avril 2016

Sous le soleil... l'effondrement



Soleil et touffeur. Avant-goût de l’été grec enfin dans sa version 2016. Pays cependant grillé... en surbrillance mémorandaire avancée. La... gouvernance SYRIZA, prétendument débordée par... l’ingéniosité des maîtres troïkans communique non sans maladresse pratiquement jour après jour sur ses mesures d’austérité, plus authentiques que jamais. Officieusement, les politiciens finissent par évoquer le “risque... réapparu, d'un recours à un nouveau vote prochainement” (élections législatives), d’ici juillet prochain, avant de démentir le lendemain, il faut dire dans l’indifférence bien éloquente des Grecs.

Alexis Tsipras... et ses souveraines. Quotidien “Kathimeriní” du 17 avril 2016

Gesticulations d’ailleurs trompeuses. Les Grecs le savent suffisamment depuis... l’extraordinaire planification troïkanne de l’année 2015, annoncée en plus comme étant celle de “la résistance SYRIZA en Europe”. C’est sous les ordres (ou au mieux sous l’autorisation) de la Troïka élargie, qu’Alexis Tsipras “choisira ou pas, le moment” de bousculer une fois de plus le calendrier en toute évidence enterré vivant de la politique grecque. Ainsi, les Grecs ne scrutent plus (jamais ?) l’horizon de leur événementialité, tellement leur dernier futur est obstrué par l’obscurantisme SYRIZA.

Finalement, seuls nos animaux adespotes donnent toujours l’impression de scruter un quelconque horizon dans ce pays, et encore !

Tout le monde admet que la situation grecque se dégrade considérablement, tandis que... nos plus belles apparences, celles toujours fort appréciées des touristes venus déjà nombreux en ce moment car inlassablement enchantés du voyage en Morée, dissimulent enfin, nos réalités les plus sépulcrales.

Sans oublier la crise (et en même temps drame) des migrants... ainsi greffé sur la crise grecque. Au Nord de la Grèce par exemple, les migrants du camp d’Idomeni... deviennent violents (d’abord entre eux), Idomeni est en passe d’échapper pratiquement à tout contrôle. Ces... anachorètes (du grec “ana-à l’écart” et “khoreo-je vais”) de l’espérance incertaine sont épuisés, d’abord par les conditions exécrables où s’exerce leur... “liberté”, puis, ils se sentent surtout profondément trahis par le mirage de l’Occident européiste (finissant).

Par ailleurs, les migrants et les refugiés peuvent être parfois manipulés par certaines ONG, comme par tant d’agents camouflés en “solidaires humanistes” lesquels attisent un feu il faut dire bien dangereux sur place. Ces structures et peut-être autant ces individus, sont comme on sait... sponsorisés par le financierisme totalitaire actuel, profondément antidémocrate, mondialisateur et irrationnel de surcroît, la Fondation Soros par exemple finance ouvertement de tels programmes, ce qui ne veut pas dire que les migrants doivent être abandonnés dans le vide existentiel le plus sidérant.



La Municipalité salue... le prochain 1er Mai. Athènes, avril 2015

Touristes à Athènes, avril 2016

Athènes sous un temps... estival. Avril 2016

Cependant, le vide... se précise comme parfois dans l’histoire. Dans le camp de Diavata (près de Thessalonique), un incendie provoqué par un feu sous une pauvre casserole syrienne aurait pu faire de victimes, fort heureusement les pompiers sont arrivés sur place à temps.

Épisode hélas beaucoup plus dramatique, au campement de l’ancien aéroport d’Athènes, à Ellinikón (plus de 5000 migrants y sont entassés pour seulement 40 toilettes installées), une fille Afghane âgée de 17 ans et souffrant d’une maladie chronique non soignée... avait été transportée à l’hôpital par le cardiologue Yórgos Vichas en personne (il est l’initiateur du Centre médical métropolitain solidaire d’Ellinikón), mais malheureusement, bien qu’elle fut admise au service des soins intensifs, la jeune fille... n’a pas survécu.

“Le camp d'Ellinikón, c'est une bombe sanitaire”, s’indignent alors les élus locaux. Ces maires des communes voisines de l’ancien aéroport d’Ellinikón, viennent d’adresser une lettre au gouvernement comme au Premier ministre (datée 20 avril), “dénonçant l’apraxie gouvernementale, ainsi que la dangereuse situation sanitaire et sociale qui prévaut dans le camp de l’ancien aéroport, réclamant du gouvernement que d’héberger les migrants ailleurs et surtout, au sein de structures réellement adaptées”.



Présence policière, Place de la Constitution. Athènes, avril 2016

Débat autour d'un livre sur Rosa Luxembourg. Athènes, avril 2016

Affiche prônant l'ouverture de toutes les frontières. Athènes, avril 2016

Le “gouvernement” se refuse de gérer la situation (aurait-il reçu... l’ordre de tout laisser pourrir jusqu’à un certain seuil ?), tandis que les habitants d’Idomeni (près de la frontière avec l’ex-République Yougoslave de Macédoine), lesquels ont été les premiers à nourrir et à recourir les premiers migrants arrivés (avant que le... campement ne devienne la deuxième bourgade du département en termes de démographie), s’enferment dès lors chez eux, n’osant plus s’aventurer dans les rues de leur village, surtout, la... nuit tombée.

Depuis plus d’un mois à Idomeni, certains refugiés et migrants campent sur l’unique voie ferrée réellement exploitable qui relie la Grèce avec le reste des Balkans. Récemment, la Police grecque avait dégagé cette voie indispensable au trafic du rail, peine (volontairement ?) perdue, deux heures après l’action des policiers, cette route des Balkans pour le commerce grec avait été de nouveau close... par la détermination (spontanée ?) de certains migrants sans que la Police n’intervienne de nouveau.

Car la voie... de secours qui consiste à faire circuler les trains de marchandise sur l’axe Thessalonique-Sofia (Bulgarie), n’autorise que le passage de seulement trois rames par jour, dans la pratique, et d’après les responsables des entreprises de transport qui se sont exprimés ces derniers jours à travers la presse, “plus de 400 rames de marchandises restent bloqués en Grèce, les pertes pour les entreprises grecques depuis 36 jours que la voie ferrée est occupée à Idomeni s'élève d'après la presse grecque à pratiquement un milliard d'euros actuellement”.

Le tout, dans un contexte il faut dire de morosité bien avancée, faisant suite à sept années d’occupation institutionnalisée, économique et politique de la Grèce... par l’armée costumée des escrocs et exécutants de cette élite irrationnelle, initiatrice de la dite “mondialisation”, formule comme on sait sournoisement imposée pour (ne pas) designer l’avènement de cette dernière forme de totalitarisme qui nous gouverne transformant (depuis un moment déjà) les politiciens des “démocraties” occidentales en ridicules marionnettes.

Dans Athènes, avril 2016

Dans Athènes, avril 2016

Cinéma d'été, ouverture le 12 mai. Athènes, avril 2016

Perdu dans Athènes, avril 2016

Dans Athènes, on voit souvent en ce moment, ces affiches, prônant “l'ouverture de toutes les frontières, pour le voyage des réfugiés et des migrants vers la survie, devienne ainsi celui de l'Humanité vers la Liberté”. Au-delà de l’utopie que ce message peut véhiculer, on sait que certaines campagnes idéologiques, seraient directement (ou indirectement) financées par les spéculateurs financiers (comme Soros), et pour ce qui de la plus stricte vérité, c’est bien au contraire, l’abolition des frontières qui finira par priver les populations concernées de leur dernier espoir... de (se) constituer en communautés démocratiques, souveraines, maîtrisant ainsi leur destin.

Il n’y a qu’à observer (par exemple) le caractère profondément anti-démocratique des institutions de la dite Union européenne “sans frontières”, en réalité, sa conception consiste à imposer progressivement (et par un processus récemment accéléré), cette... même et dernière forme de totalitarisme qui nous gouverne derrière le masque des politiciens... bouffons.

Umberto Eco... et les ministrions SYRIZA à travers la presse. Athènes, avril 2016

Rappelons-nous d’ailleurs que sur un plan mythologique, le bouffon, le fou du roi est dans son étymologie plus ancienne, la déformation des Bouphonies, ces “sacrifices du bœuf” dans la Grèce antique: après l'exécution de la victime, une “comédie sacrée” avait lieu pour “dépasser et normaliser la mise à mort” de l'animal. Telle est d’ailleurs dans son essentiel... anthropologique, la fonction exacte qu’incarnent les politiciens... bouffons qui nous “gouvernement” dans un processus, où la mise à mort des droits des peuples européens à disposer d’eux-mêmes, préfigure ainsi leur mise à mort économique, et à moyen terme même démographique.

Telle est la vision de ce bas monde depuis (et par) l’expérience grecque en tout cas, en dépit des gesticulations des gouvernants. Ainsi, pour l’économiste (et ancien député SYRIZA ayant quitté ce Titanic de la gauche en août 2015) Kóstas Lapavítsas: “Le gouvernement fait tout pour obstruer l’exactitude des ‘négociations’ menées avec les institutions (Troïka élargie), pensant ainsi cacher leur réalité une fois de plus. SYRIZA prétend alors ‘négocier âprement’, sauf que les véritables enjeux en cours sont si évidents finalement aux yeux de tous”.

La première évidence tient-elle en fait... à ce que le troisième mémorandum (signé par Tsipras durant l’été 2015) a déjà complètement échoué. Sauf que ceux qui l’ont signé ne peuvent pas l'admettre publiquement, ni le gouvernement, ni le FMI, ni même l'UE. Ces cosignataires s’adonnent alors à un jeu cynique, cela afin d'éviter le coût politique qui découle de cet échec. Tel est en somme, le véritable contenu et objet des ‘négociations difficiles’ actuelles”.

Kóstas Lapavítsas, 2015.

D’après une deuxième évidence, le système politique de la Grèce et autant celui des couches qui détiennent le pouvoir économique et social dans ce pays, n'a pas d'autre projet d’avenir, autre que le programme destructeur des prêteurs (FMI, UE, BCE). L’impasse ainsi idéologique, tout comme sa faillite politique sont sans précédent dans l'histoire de la Grèce contemporaine”.

L'échec du troisième mémorandum se concrétise par exemple déjà, dans la mesure où il n'y a pas moyen d'atteindre l'objectif fixé de 3,5% d'excédent primaire en 2018. En 2015, l'économie grecque est rentrée dans une nouvelle phase de récession et cette situation s’aggravera en 2016 et peut-être aussi en 2017. Les données récentes d’ELSTAT (Statistiques de la Grèce) sont fort révélatrices: La production industrielle dans les deux premiers mois de 2016 est en dessous du niveau moyen de 2015, niveau déjà tragiquement faible, car diminué d'environ 35% comparé par exemple aux données de l’année 2008. Les exportations n’ont plus aucun dynamisme - en baisse de 7% pour le mois de février (...) tandis que les ventes au détail de janvier (2016), sont en chute libre, -20%”.

Cette précipitation dans le gouffre de l’économie réelle, est plus qu’évidente, et (...) enfin, le taux de chômage enregistré au quatrième trimestre de 2015 atteint 24,4% en hausse de 0,4% au troisième trimestre de 2015, tendance de nouveau à la hausse après une période de relative modération. Le pire indicateur provient de l’indice des offres d'emploi dans l'ensemble de l'économie, hors agriculture. Au quatrième trimestre de 2015, il y avait au total, seulement 3.119 postes vacants dans l'économie grecque! C’est un effondrement”.

Non à la destruction des retraites et de la Santé. Quartier d'Athènes, avril 2016

La situation est tragique mais malheureusement, tout va se détériorer après l’adoption des nouvelles mesures du mémorandum Tsipras. Une fois de plus, tout sera mis en œuvre pour aggraver la récession. Dans ce contexte donc, les termes du troisième mémorandum convenu par Alexis Tsipras durant l'été 2015, ne reposent sur aucune assise réaliste”. “Pour le gouvernement grec, lequel s'effondre comme l’on sait dans les sondages, ayant perdu toute crédibilité depuis son (troisième) mémorandum, les propositions du FMI incarnent alors un désastre politique. SYRIZA sait très bien que l'objectif des 3,5% (excédent primaire) pour 2018 restera irréaliste et il désire si possible arriver à imposer un allégement substantiel de la dette grecque, tel que proposé par le FMI. Sauf que le durcissement significatif des conditions et mesures austéritaires convenues en 2015 pour la période 2016-2017, comme d’ailleurs le suggère le FMI, signifierait entre autres et dans la pratique, la réduction sérieuse du montant des retraites, ainsi que la poursuite dans une politique fiscale alors d’écrasement économique des petites et moyennes entreprises ainsi que des ménages

Dans Athènes, avril 2016

Et si une certaine influence électorale de SYRIZA se maintient encore pour l’instant, elle s’explique aisément... puisque les mesures... très pénibles n’ont pas été encore adoptées ou sinon parfois appliquées depuis l'été de 2015, hormis l'augmentation de la TVA et la... braderie des banques aux fonds vautours, au 2% de leur valeur, ou encore, la privatisation du port du Pirée. Ainsi, les propositions du FMI visant à imposer tant de mesures plus strictes, constituent un danger mortel pour le gouvernement ; très naturellement, ce dernier vient de déclarer que le FMI devient alors... son plus grand ennemi”.

Plus précisément, le gouvernement SYRIZA/ANEL prétendant que son troisième mémorandum n’a pas échoué, et par conséquent, il... supplie pour ne pas avoir à appliquer... ses mesures d’austérité, toujours plus atroces que jamais. Comprenons-le bien, l’exclusion du FMI du quatuor des institutions que le gouvernement grec croit pouvoir opérer, signifie du moins une chose: SYRIZA, contrairement à toute sa rhétorique se référant à l'allégement de la dette grecque, renvoie très exactement cette éventualité... aux calendes forcement grecques. Enfin, le calcul politique de l'UE est fort similaire à celui du gouvernement grec, et il est tout autant cynique. L'UE ne peut pas admettre non plus que le troisième mémorandum a échoué. Ainsi, et cela de concert avec le gouvernement grec, elle fait croire qu’il n’y a aucune raison pour que les mesures d’austérité deviennent plus sévères en 2016-17, ceci alors, à la différence du FMI”, Kóstas Lapavítsas sur son blog, le 20 avril 2016.

Carnaval grec... 2016

Peine sans doute perdue. Cette semaine par exemple, le gouvernement “a mis la main” sur la trésorerie des hôpitaux du pays pour ainsi faire face aux besoins urgents de l'État, décision annoncée par décret (21 avril), ce qui rappelle tout de même... notre plus bel été Syriziste en 2015. La presse grecque n’a d’ailleurs pas tardé à rendre publique cette affaire.

C’est un effondrement certes, sauf que le jugement sur SYRIZA doit être encore plus sévère que ce que suggèrerait mon ami Kóstas. SYRIZA, après avoir privatisé bon nombre d’infrastructures (ports, aéroports, chemin de fer en cours), il a en réalité privatisé les frontières même de la Grèce, laissant de fait leur contrôle, aux mains des affairistes issus des ONG, comme déjà évoqué, sponsorisées par le financierisme totalitaire actuel, antidémocrate, mondialisateur et irrationnel, voilà pour ainsi faire court. Autrement-dit, la Gauche dite radicale, a confié le contrôle des frontières du pays aux financiers ainsi qu’aux représentants des sociétés transnationales, le tout, sans même faire semblant d’organiser un débat démocratique.

Je dois ajouter enfin ceci: de bien nombreuses clauses mémorandaires portant la signature d’Alexis Tsipras (comme très probablement d’autres accords similaires et néocoloniaux mettant en cause la survie même du peuple grec) demeurent fort inconnues. Ce n’est qu’en lisant un encadré sur “l'Agriculture en Grèce”, que l’on apprend combien la prise du contrôle par les funds étrangers d’une portion des terres cultivables en Grèce... est en réalité une obligation concrétisée par le mémorandum Tsipras, celui de l’été 2015, (quotidien “Kathimeriní” du 17 avril, pages “Économie”). Alexis Tsipras, étant déjà... l’escroc politique de l’année 2015 que l’on connaît, de ce point de vue, il deviendrait aussi... le criminel politique (parmi bien d’autres) que la Justice rattrapera, espérons-le, un jour.

Plage en Attique. Avril 2016

Rassemblement de vieilles voitures. En Attique, avril 2016

“SYRIZA en tant que Nouvelle Droite” et “La survie de la Grèce”. Librairie, Athènes, avril 2016

Ceci explique alors cela ! “Nous poursuivons avec SYRIZA, dans cette spirale qui consiste à ‘gouverner’ en violation constante de la Constitution, pérennisant un ‘lieu-dit’ juridique imposant l’anomie comme autant l’État d’exception. Et quant à la dette grecque, elle n’est pas viable, tout le monde le sait créanciers compris, sauf que leur but n’étant pas d’être remboursés mais plutôt de maintenir la dette comme une menace et ainsi chantage permanent. Cette hétéronomie flagrante que la Grèce est en train de subir, devrait être déjà contestée, faisant naturellement suite aux travaux de la Commission sur la vérité de la dette grecque que Zoé Konstantopoúlou avait contribué à mettre en place dès janvier 2015” (Commission aussitôt dissoute par le gouvernement SYRIZA II), a déclaré de son côté mon autre ami, Dimítris Belandís, avocat et ancien membre du Comité central de SYRIZA ayant lui aussi quitté ce Titanic de la gauche en août 2015.

Soleil et donc touffeur. Premier avant-goût de l’été grec dans sa version 2016. Nous poursuivons, toujours avec SYRIZA dans cette spirale qui consiste à ‘gouverner’ en violation constante de la Constitution, pérennisant ce ‘lieu-dit’ juridique de l’anomie... et les Athéniens, s’évadent déjà lorsqu’ils le peuvent sur les plages de l’Attique. On y découvre même parfois... un rassemblement de voitures anciennes, décidément, soleil et touffeur pour aussi ne pas penser à l’anomie institutionnalisée.

De l'hybris et du monstrueux au sein de l'aéroport d'Athènes. Avril 2016

Pourtant, les avertissements ne manquent pas en ce moment, sauf qu’il faut... s’évader sinon dans les librairies pour s’en apercevoir. Le récit de l’universitaire Yórgos Kontogiorgis : “La Gauche Syriziste en tant que Nouvelle Droite - L'identité conservatrice de la Gauche”, ou encore, le récit plus convenu par l’industriel Konstantinos Loulis: “La Survie de la Grèce par miracles successifs” en fournissent un certain exemple de lectures utiles.

Pays pourtant en surbrillance mémorandaire avancée. La... gouvernance SYRIZA vient de communiquer, non sans maladresse, son canular du jour (21 avril) s’agissant de l’énième accord avec la Troïka élargie (hors FMI ?), “sans que de nouvelles mesures d'austérité ne deviennent nécessaires, sauf en cas d'échec du programme en cours, dans pareil cas, elles seront activées automatiquement”... l’ingéniosité sans doute des maîtres troïkans.

L'hybris, tout comme la monstruosité connaissent inlassablement leur (trop long) moment de gloire en ces temps et cela, jusque dans l'aéroport d'Athènes, où l’on découvre cette campagne officielle d’acculturation et d’anglicisation mondialisatrices alors prononcées, initiée par une ONG mise en place par les plus importants operateurs et professionnels grecs du tourisme, “Marketing Greece” et par le consortium qui gère l’Aéroport d’Athènes... avec toutefois (et c’est nouveau), l’aimable participation de l’Université d’Athènes !

L'autre... miracle grec. Île de Póros, avril 2016

Le Péloponnèse depuis la baie de l'île de Póros. Avril 2016

Mer Égée, île de Patmos dans les années 1950, d'après le photographe Américain Robert McCabe

Vue de Póros depuis la mer, avril 2016

Il va falloir décidément compter sur... la survie de la Grèce et cela, supposons-le, par miracles successifs. Après tout, contentons-nous de l’essentiel accessible: Soleil, touffeur et petites attentes. Les Grecs célébreront ainsi Pâques au 1er mai cette année. Avant-goût coutumier de l’été grec, finalement dans toutes ses versions.

Soleil, touffeur et petites attentes. Animaux adespotes, Péloponnèse, avril 2016




* Photo de couverture: Soleil et attente. Animal adespote, île de Póros, avril 2016

4 commentaires

Pellegrina a dit…

Bonjour, je lis de temps en temps votre journal. J'aurais une question à vous poser, vis-à-vis des mésures démandées par la troika. Si je ne me trompe pas elle a demandé de controler l'Institut national de statistique. Est il vrai? Comment se passent les choses sur ce point que je trouve tout-à-fait inquiétant?
Je souhaite le mieux à vous et à votre pays, en attendant que son destin devienne celui de toute l'EUrope...

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour, je vous remercie de votre commentaire. Hélas, c'est vrai et c'est en partie... réalisé deja, comme pour le reste de l'administration dite centrale, où de nombreux "experts" de la Troïka y siègent...

Pellegrina a dit…

Merci de votre réponse. Voilà donc l'occupation sans les bombes. Serait il possible d'en savoir plus sur ce point?
Je me souviens avoir entendu la présidente Kostantopulos parler de ce phénomène lors de son premier discours au Parlément.
Il est très difficile d'avoir des informations sur une question autant cruciale, car elle devient de plus en plus le futur de notre continent. Là il est impossible de songer à une mesure quoique oppressive prise à cause d'une situation de crise: c'est le passage de la crise à la gestion ordinaire. En plus, sontrôler l'Institut national de statistique manifeste l'intention de refaire la vérité à son aise sur la moyenne et longue période. Cela veut dire encore que le travail de contre-information que bien de gens dont vous font malgré la complicité des media officiels va sans doute perdre l'arme de l'évidence des données: la propagande deviendra de plus en plus sans réponse et elle garantira la soumission des consciences et des espoirs. Dans mon pays (je viens d'Italie) Mussolini tenait tout particulièrement à ce genre de supervision motivationnelle, pour ainsi dire.

L'Enfant de la Haute Mer a dit…

Ca fait cinq ans que je ne mange pas de viande et 12 mois que je ne fume pas (ni électronique ni rien du tout)

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