samedi 12 mars 2016

Animaux adespotes



Temps bien tumultueux. Les médias s’en préoccupent, comme tantôt du drame des migrants embourbés dans la boue du... Petit Nord grec à Idomeni, et tantôt... de cette météo médiocre, “car elle accompagnera ceux qui parmi les Grecs partiront (encore) pour ce week-end prolongé”, histoire de célébrer suivant la tradition et comme... il se le devait, le début du carême orthodoxe du lundi 14 mars. Temps ainsi irrémédiablement tué ?

Les migrants à Idomeni. Presse grecque (mars 2016)

Fait journalistique rare, à travers un type de reportage devenu pratiquement hétérodoxe, Andreas Mazarakis, journaliste à la radio du Pirée 90,1 FM a eu le mérite de rappeler certains... semblants naturels de la crise grecque: “D'après les données disponibles, on dénombre plus de vingt mille suicides en Grèce depuis le premier mémorandum de 2010” (10 mars).

Pour ce qui est du petit village, Idomeni en a connu bien d’autres, histoires passablement mouvementées: “Sur le front de Salonique, les Bulgaro-Allemands non seulement continuent leurs incursions, mais s'installent et se fortifient dans' plusieurs localités du territoire hellénique où ils agissent comme chez eux, tandis que les soldats grecs se bornent à se retirer à leur approche. (...) Le 24 mars, les villages de Liumnitza, Sehovo (Idomeni) et Alathmah ont été complètement saccagés ; même les téléphones du service militaire grec ont été emportés par les pillards”, (“La Sentinelle”, 27 mars 2016. Quotidien socialiste suisse disparu en mai 1971... comme le socialisme), c’était durant la Grande Guerre du siècle précédent.

Le pétard grec du siècle d’après ayant déjà explosé, le moment du bouquet final n’est guère loin. L’intégration mondialiste aurait même brûlé les étapes dans la manipulation de l’expérimentation grecque. Elle a certainement ses raisons. Son contrôle social reposant sur la programmation comportementale des masses au moyen de la manipulation des émotions, comme de la contrainte physique à travers la stratégie de choc inaugure à présent sa deuxième phase dans la déstructuration sociale, puis... physique et en somme ethnique de la Grèce contemporaine, après deux siècles de relative autonomie étatique.

Athènes... insolite, mars 2016


La danse turque au Sommet Européen du 7 mars. Quotidien “Kathimeriní”

Le choc pour la Grèce. Titres de la presse, mars 2016

Le pays grec, supposé réel du temps d’avant n’est certainement plus. Aux dires de tous, après un réveil hélas tardif (et encore), c’est un réel forcément inédit, plus inimaginable et ainsi de fait plus... utopique que jamais qui est sur le point de renouveler en ce moment même, le (premier) choc de la dite crise grecque (2010-2015)... par un autre choc encore plus violent, et singulièrement plus profond dans ses conséquences.

Et comme il se le doit une fois de plus, ce choc avait été largement insoupçonné par le commun des mortels, et des... suicidés, il y a encore deux ans par exemple. Car la secousse de la parousie des migrants et refugiés, victimes et également... armes géopolitiques et de déstructuration massive aux mains de l’intégration mondialiste, constitue alors un fait polyvalent (“cluster”) et polysémique à la fois, un passage dans une nouvelle phase du... programme.

Ultime utopie grecque au sens... vigoureux et alors plein. Fatalement, le signifié de cette u-topie actualisée ne peut que renvoyer à une représentation très largement partagée en Grèce quant à la catégorie... privative véhiculée par le concept. Aux yeux des mentalités... grecques sans cesse réactualisées sous les effets d’un système concentrationnaire à ciel ouvert que devient alors la Grèce d’abord pour ses habitants... autochtones, cet “ou-topos”, c’est-à-dire ce non-lieu dans un langage plus courant, désigne très exactement la fin du topos (du lieu), bref du pays entier, tel qu’il avait été vécu et pratiqué en tout cas depuis la dernière grande guerre du siècle précédent.

“Journées noires pour l'Europe” et “Dernière fois à gauche”. Presse grecque, mars 2016

Athènes... ville insolite. Mars 2016

Athènes... sans voix ? Mars 2016.

La prédation, d’abord sur l’économie, ensuite sur les biens privées et publics, puis, sur l’avenir et autant sur sa vision devenue impossible, une prédation pour ainsi dire sur la somme des existences individuelles et collectives cumulées, dévoile désormais aux yeux des Grecs, cette planification précise ayant consisté à leur priver tout simplement de leur pays comme de leur vie.

Toujours dans l’actualité, (et) sur le plan exposé comme économique (à travers la novlangue imposée par les modalisateurs et les médias), car plan en réalité... ontologique, la Troïka élargie vient d’exiger (exigence qui finira comme toujours par être imposée), l’alignement du montant minimum de la retraite à 180 euros par mois, ainsi que celui du seuil de la non-imposition à 5.000 euros de revenus annuels. Il est de même pour ce qui subsiste du code du travail, comme de celui de la Fonction publique, sous le gouvernement... de cette “Première fois à gauche”.

Bien... énorme slogan comme on sait depuis, avancé par SYRIZA il y a à peine un an dans le but délibéré, calculé et programmé de la part de l’intégration mondialiste que la funeste bande des arrivistes Tsipriotes a rejoint un moment certain, de tromper, d’abord les électeurs grecs, ensuite toute la gauche et enfin, d’invalider la Constitution et le pays, et c’est hélas chose faite !

La guerre en cours contre la société grecque connaît ainsi un nouvel... élan, en dépit des “lignes rouges” que les ministrions SYRIZA/ANEL prétendent alors défendre devant leurs maîtres Troïkans, rejoints dans l’Hôtel Hilton au demeurant, et non-pas dans leurs ministères, cela au sujet des retraites, du code du travail... et comme de tant d’autres.

Le film “Taxi Téhéran” à Athènes. Mars 2016

Arrien, Eschyle, Xénophon et Épictète... à un euro. Athènes, mars 2016

Cynisme... naturel. Athènes, mars 2016

La vie d’ici n’a plus tellement de goût et la colère des Grecs se transforme en haine. Dégoutés et affamés, de nombreux Grecs quittent leur pays... ils seraient remplacés par la population migrante du vaste Orient musulman, par tout ces gens, autant (et en réalité davantage) déracinés et violentés croyant arriver aux... Portes de l’Europe, lorsque les frontières grecques ont été toutes fermées par les pays voisins derrière l’Autriche... (et) derrière l’influence d’une certaine politique européiste et en réalité... impériale.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, est d’ailleurs visiblement satisfait que la route des Balkans soit fermée aux réfugiés. “Les flux non-contrôlés de réfugiés le long de la route des Balkans sont terminés”, a-t-il twitté, soulignant qu’il ne s’agit pas d’une initiative unilatérale des pays concernés, mais d’une “décision commune des 28 États membres de l’Union européenne”. Il a également remercié les pays concernés pour “la mise en œuvre d’une partie de la stratégie européenne”, un démenti flagrant pour ce qui est de l’ensemble des allégations récemment avancés par la marionnette d’Alexis Tsipras sur les décisions prises lors des récents Sommets à Bruxelles.

Depuis cette semaine et pour la première fois depuis les préludes de la Guerre de 1940 en Grèce, des militaires Italiens patrouillent le long de la frontière entre l’Albanie et la Grèce, histoire de bien verrouiller les passages, la Bulgarie leur emboite d’ailleurs le pas.

Migrants manifestant leur désarroi à Athènes. Mars 2016, (presse grecque)

Fermeture. Athènes, mars 2016

Autre fermeture. Athènes, mars 2016

Au même moment, Victoria Nuland (adjoint de la secrétaire d'État Madeleine Albright en 1993-1996), puis directrice adjointe pour l'ex-Union soviétique et actuelle secrétaire d'État assistant pour l'Europe et l'Eurasie depuis septembre 2013, surnommée aussi parfois... “Madame Maidan”, a entamé une tournée en Grèce du Nord, et notamment à Idomeni, pour ainsi... se faire une idée de la situation (cela officiellement).

Et parallèlement à l’installation des migrants en Grèce, le gouvernement Tsipras est en train de retirer la nationalité grecque aux milliers de Grecs (et pas uniquement), originaires de l’espace ex-Soviétique, et installés précisément dans cette région sensible de la Grèce. Aucune annonce officielle n’a été faite sur ce sujet, seulement, une certaine presse en parle tout de même, et les intéressés sont évidemment en colère. Un processus à vrai dire ayant débuté en catimini il y a deux ans mais qui s’accélère en ce moment. Comme par hasard. Hélas, ce n’est guère du conspirationnisme, ce sont tout simplement les faits et les gestes de la géopolitique du choc et du chaos.

Ce qui fait écrire au journaliste et fin connaisseur de la géopolitique Dimítris Konstantakópoulos sur son blog, que “le pays est impliqué dans le tourbillon des très sérieuses complications internationales, voire, d'importance même mondiale. On veut ainsi faire de la Grèce un ‘paradigme’... accompli, au temps du totalitarisme financier accru car triomphant. La Grèce est même menacée de destruction désormais, en tant que pays. Au rythme où vont les choses, les Grecs connaîtront le sort des Juifs sous l'empereur Titus, dispersés aux quartes extrémités de la Terre, sans même avoir pris conscience de ce qui leur est arrivé”.

Image de la Grèce. Athènes, mars 2016

Migrants et refugiés près des Thermopyles. Mars 2016, presse grecque

Image de la Grèce. Athènes, mars 2016

La (supposée) élite politique du pays dans son ensemble, ne comprend même pas l'environnement international. Elle l’ignore parce qu’elle ne l’a jamais étudié, comme elle n’a jamais réellement travaillé dans son existence. D’où sa lecture systématiquement erronée de la géopolitique du monde actuel. Toutes ses hypothèses stratégiques sont incorrectes et souvent même... télécommandées. Elle prend ainsi ses désirs pour des réalités, et elle construit des formes et des schémas, non pas parce que ces derniers tiennent la route, mais uniquement parce qu’elle entretient des pures illusions à leur sujet. Profitant d'un environnement ahurissant dans la décadence intellectuelle et morale de la classe politique grecque, les ‘agents d'influence’ des forces étrangères peuvent alors facilement manipuler les politiciens grecs, tout comme les organismes gouvernementaux et enfin autant, les autres institutions du pays”.

Dégoutés et affamés de nombreux Grecs quittent leur pays. D’après un récent rapport publié par les instances professionnelles du monde médical, 15.000 médecins ont quitté la Grèce depuis le premier mémorandum (2010), 6.000 d’entre eux, ayant ainsi rejoint la (relative) bonne santé du système médical au pays de la Métropole, l’Allemagne. Ainsi, l’âge moyen des médecins du système... national de Santé dans la colonie grecque est de 60 ans. Au même moment, plus de 300.000 diplômés et scientifiques ont quitté la Grèce. Une famille sur dix-huit est directement concernée par le départ d’un parent proche et diplômé ayant déjà émigré (Radio 90,1 FM le 11 mars).

Symbolisme athénien ? Mars 2016

Appel à manifester. Petits entrepreneurs. Athènes, mars 2016

Appel... à participer à une procession. Athènes, mars 2016

Tout devient lutte et conflit, les liens se délient, le travail se raréfie, tous ceux qui conservent encore une certaine normalité existentielle et économique, mettent alors en place des stratégies de l’évitement... devant les amertumes cumulées et supposées contagieuses de ceux qui sont déjà tombés. Les anciens collègues ne téléphoneront plus jamais, les voisins diront à peine bonjour, et devant les guichets du fisc, le plus grand monde, luttera si possible pour conserver... ses biens immobiliers ou autres.

Car lorsqu’on sait par exemple que d’après le système fiscal grec, les... sujets de la baronnie sont d’abord imposés sur une base fictive-réelle (et seulement après sur celle de leurs vrais revenus), base alors très précisément calculée d’après ce que les individus possèdent, et d’abord sur le fait qu’ils existent tout simplement physiquement - car exister physiquement en Grèce équivaut pour le fisc grec à un revenu “potentiel” parfaitement arbitraire de 3000 euros par an - et, ce n’est qu’une forme de revenu universel d’existence... à l’envers, on comprend alors aisément que le but final est (entre autres) de déposséder les habitants (non escrocs et non clientélistes) du pays, de l’ensemble de leurs biens.

Pour ne plus être imposés, les Grecs devront liquider leurs biens, ou trouver d’autres échappatoires, de moins en moins évidentes. Et c’est alors le règne... du sauve-qui-peut dans les existences individuelles, suicides compris.

La Grèce... à vendre et à louer. Athènes, mars 2016

Animal (aussi) perdu. Athènes, mars 2016

Contre le mémorandum dans les hôpitaux. Affiche du monde médical. Mars 2016

Le dernier épisode de la crise grecque, autrement-dit, cette guerre initiée contre la société grecque pénètre alors dans sa phase décisive. L’intégration mondialiste a ainsi comme but d’anéantir les dernières résistances populaires en Grèce (et effectivement ailleurs), devant le Nouvel Ordre du XXIème siècle. Pour ce faire, elle utilise comme arme de destruction massive l’immigration, après avoir utilisé et dans le désordre, l’euro, la... liquéfaction des échanges, entre autres dans la tautologie numérique des réseaux, faisant suite à la déréalisation de la production dite locale.

Il fallait (aussi) y penser. Les images de migrants et de refugiés dans les camps au Nord de la Grèce sont terribles, la planification de l’élite mondialisatrices au sujet de la Grèce l’est autant. Les Grecs le savent, car ils l’ont désormais senti: Le fait de vouloir très intentionnellement installer ces populations déracinées sur le sol grec, n’est pas autre chose que la deuxième grande phase de la crise grecque, le but étant de modifier de manière violente la composition de la population du pays, après avoir brisé le travail, la Sécurité Sociale, le Régime des retraites, et d’abord ce qui en restait du simulacre démocratique.

En somme, toute vision de l’avenir, comme toute gestion possible du temps étant... impossibles aux yeux des Grecs, voilà que la perceptive de piéger (une deuxième) fois les populations déracinés (économiques comme politiques) du très large Moyen Orient en Grèce, pourrait alors imposer par la force des événements, une bifurcation vers une... postérité alors peut-être largement insoupçonnable.

Stéréotypes... et “Je veux rester ici avec mes rêves”. Athènes, mars 2016

Les... grands médias mainstream, tous ces journalistes ayant si méthodiquement exécuté point après virgule, l’énorme syntaxe de l’ingénierie sociale conduisant à la soumission généralisée au même totalitarisme du Nouvel Ordre du XXIème siècle, tous ces médias en ce moment, débordent de reportages, tantôt alarmistes, et tantôt humanitaristes au propos de l’élan de solidarité des Grecs envers les migrants.

Sauf que cet élan de solidarité est moins massif qu’il n’y paraît, cependant, de nombreuses vies ont été sauvées et la famine, n’a pas (encore ?) pris de proportions catastrophiques dans les... camps. Fort heureusement, les migrants ont été du moins quelque part aidés par la population, lorsque par exemple des Grecs ont apporté de leurs vivres et parfois-même de leurs plats cuisinés à domicile.

Fait toutefois significatif par les temps qui courent, les journalistes de la radio 105,5 FM (SYRIZA), ont répété ces derniers jours à destination de leurs auditeurs et solidaires, “qu’il ne faut plus apporter aux migrants de leurs plats cuisinés à la maison, mais seulement ces aliments emballés à ainsi faire cuire sur place dans les cuisines collectives... car il y a tout de même certains individus méchants, lesquels auraient pu vouloir intentionnellement provoquer des empoisonnements !” (semaine du 7 mars, cité de mémoire). Les journalistes SYRIZA doivent sans doute être conscients et même informés sur un tel danger.

Vision du présent. Athènes, mars 2016

Les Grecs sont parfois encore solidaires mais je crains fort que cela ne durera pas en dehors des structures... spécialisées. Car finalement, le plus grand sentiment qui domine chez eux en ce moment (et même parmi les solidaires souvent) et que les médias feront tout pour dissimuler, c’est d’abord le deuil devant la perte de leurs pays, et ensuite une immense colère.

Car il ne faut pas perdre de vue que l’arrivée des migrants et des refugiés a aussitôt... calmé (dans un premier temps en tout cas), les récents mouvements de contestation contre le mémorandum Tsipras. Cependant, la mutation anthropologique imposée après pratiquement 7 années de Troïkanisme réellement existant, a déjà suffisamment brisé les mouvements de révolte d’en bas, les syndicats et les partis de la gauche ayant essentiellement tout fait de leur... bon côté, pour qu’aucune jonction dynamique et unitaire ne voit le jour, lorsqu’il était encore temps (2010-2012), et que le tissu social et sociétal demeurait était encore vif.

Printemps. Athènes, mars 2016

Printemps et touristes. Athènes, mars 2016

Printemps grec terrible et pourtant... Printemps. Je quitte parfois certains soirs mon ami P., hospitalisé, et opéré trois fois de suite en moins d’un an. “Justement, en moins d'un an tout s'est empiré dans cet hôpital public, pourtant réputé. J'ai été opéré une fois de trop, suite à un rejet, motivé... par l'utilisation d'implants de moindre qualité, depuis les restrictions budgétaires”, me dit-il.

Ici, nous avons tous un cancer, toute perte de temps, des forces comme de notre moral... peut alors nous faire mourir trois fois plus rapidement que prévu. Les services sont de plus en plus désorganisés, lorsque j’étais au quatrième étage, et de nuit, il y a avait une seule infirmière pour tout le service. Certains malades hurlaient d’angoisse ou de douleur et personne ne venait. Les médecins aussi, ils deviennent forcément rares... et certainement plus arrogants. Le médecin qui... supervise mon cancer, est en train d’établir des programmes de chimiothérapie pour simultanément plus de deux cent malades. Je sais qu’il n’est pas humainement possible que de ne pas se tromper. Je comprends, j’en suis certain que la mortalité dans cet hôpital connait une hausse de 25% depuis un moment déjà. Je m’en fiche de vivre davantage ou pas... j’exige pourtant un minimum de dignité face à nous, un minimum de dignité tout court...

Temps bien tumultueux et... ainsi entre la vie et la mort, ce blog Greek Crisis arrive à environ 500 articles depuis sa création en octobre 2011. Textes, images et... animaux, toujours fort heureusement adespotes. Et à présent, privés de loisirs... nous regardons alors par la fenêtre, la pluie, l’histoire et le pays tomber.

La semaine prochaine, je lancerai la campane de financement participatif pour Greece Terra Incognita et les lecteurs de Greek Crisis seront aussi informés. Nos... cartouches s’épuisent mais nous nous battons encore. Le pétard grec du siècle d’après ayant déjà explosé, le moment du bouquet final n’est guère loin... sauf que nous ne serons peut-être plus là !

Animal adespote. Athènes, mars 2016




* Photo de couverture: Affiche du moment. Athènes, mars 2016

5 commentaires

erne.1947 a dit…

Je ne peux que pleurer avec vous....

29 quimper a dit…

Merci

lénine a dit…

Le peuple grec, la Grèce en a vu d'autres...Metaxas,la misère, la répression, la guerre avec l'Italie fasciste, l'occupation barbare du fascisme germano-italo-bulgare, la guerre civile, la victoire des monarcho-fascistes et de leur maître impérialiste américain, les camps, les îles, l'exil, la torture et la mort des nôtres,la longue nuit de la dictature à intensité variable de 1949 à 1974, Chypre occupée depuis 1974 par la Turquie sans que quiconque s'en soucie. Et maintenant la Grèce laboratoire du capitalisme exterministe qui en effet veut détruire la Grèce et son peuple. Un grand capital qui veut construire un monde cauchemardesque digne de œuvres de science-fiction les plus sombres. Avant que ne sombre l'humanité elle-même.
Cela est une perspective. La leur. Mais nous avons la possibilité de construire une alternative comme nous avons combattu Metaxas, battu les mussoliniens, fondé et fait vivre et prospérer l'EAM-ELAS victorieux, comme nous refusions de signer les acte de "repentir", comme nous avons relevé la tête après la défaite de 1949, comme nos luttes ont abouti finalement à Polytechnique et à la chute des Colonels et comme nous avons le 5 juillet dernier dit NON à l'UE et à son chantage.
Certes nous avons été trahis. Chaque fois, mille fois de Varkiza à G. Papandréou, d' A. Papandréou à Tsipras. Mais certains n'ont jamais trahi: les communistes, les progressistes, les patriotes....les Grecs, le peuple grec.
L'insurrection du peuple sera la résurrection de la Grèce. Une fois encore, Embros Hellas ya tin Hellatha !

Marie-Claude Saliceti a dit…

Tristesse et solidarité

titika a dit…

Je ne sais plus quoi dire depuis un bon moment...................

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