vendredi 4 décembre 2015

Lucidités et consciences



Crise, mensonge et parodie. Jeudi 3 décembre à Athènes comme partout en Grèce, quelques milliers de manifestants ont participé à la journée dite de grève générale contre l’abolition du système des retraites. Noble cause... triplement trahie, sale temps social. Les slogans pourtant justes, ont sonné un peu faux, car l’indifférence domine. Ou bien peut-être, c’est un sens alors aigu et amer quant à une certaine prise de conscience qui inspirerait les conduites. “Ces manifestations ne servent plus à rien, il faut trouver autre chose”, entend-on un peu partout. Transitions ?

Manifestation du 3 décembre à Athènes.

Les syndicats ont défilé en ordre dispersé jeudi 3 décembre, on dirait, comme du temps de jadis où il semblait important de compter “ses troupes”. Cependant, et dans l’adversité, de nombreuses catégories socioprofessionnelles et sociales y était présentes, marins, ouvriers au chômage, médecins et personnel hospitalier, et cela dignement, très dignement... jusqu’à nos derniers handicapés bien dressés... dans leurs fauteuils roulants.

Et comme lors de la précédente journée d’action datant de novembre dernier, SYRIZA (le parti) et SYRIZA (ses syndicalistes), a appelé à manifester contre la politique de... SYRIZA (le gouvernement). C’est une première, d’ailleurs plutôt perçue comme une parodie de plus, par pratiquement tout le monde en Grèce... Syrizistes compris.

Certes, sur le site de l’Unité Populaire (ex-Plateforme de gauche à SYRIZA avant la scission), l’éditorial écrit par un proche de Panagiótis Lafazánis (le chef de l’Unité Populaire), fait état “de grande réussite de la journée de mobilisation, en guise de prélude au compte à rebours pour le gouvernement”.

Café à un euro. Rassemblement place de la Constitution, novembre 2015

Mendiant place de la Constitution lors d'un rassemblement. Novembre 2015

Brochettes, frittes et autres souvlakis vendus aux manifestants. Place de la Constitution, novembre 2015

Un... camarade alors visiblement excédé, a aussitôt... apposé suite à ce texte, le commentaire suivant: “Une fois de plus, vous écrivez ‘grand succès’ et ‘compte à rebours pour le gouvernement’ et ainsi de suite. Soyez enfin sérieux, en rabâchant tout cela les gens ne vous prennent plus au sérieux. Le vrai succès serait alors la grève illimitée jusqu'à faire annuler définitivement l’adoption des mesures d’austérité. Cessez de fonctionner comme une soupape de sécurité... créatrice d’illusions. Par ces journées d’action de 24 heures, c’est plutôt la notion de la grève qui est ainsi déconsidérée, aux yeux de la majorité des gens. Les longues luttes des métallurgistes comme celles des ouvriers de l’usine Coca-Cola, nous montrer le chemin. Arrêtez de caresser les oreilles des gens”. Temps donc aussi nouveaux ?

C’est alors sur les murs d’Athènes, que l’on découvre parfois le meilleur abrégé... des consciences du moment. Telles, ces incitations résistantes, mûries... de plusieurs mois déjà, mais qui n’ont rien perdu de leur pertinence: “Luttez, Résistez, Ne Râlez pas - Au bout du chemin c'est la Junte”.

Nous y sommes presque, sauf que le sens aigu et amer qui accompagne cette... ultime prise de conscience brusque, suite à “l'échec” de SYRIZA (et de la Gauche), pourrait engendrer les... possibilités futures celles justement qui nous font si cruellement défaut en ce moment, mais alors lesquelles ? C’est probable. Pour l’instant, force est de constater que SYRIZA, incarne (ou a fini par incarner), toute proportion (mal) gardée, cette version (finale ?) du système politique grec de l’après 1974, (retour à la Démocratie après la fin de la dictature des Colonels). Déjà... ce n’est pas rien.

Jusqu’à nos derniers handicapés bien dressés. Manifestation du 3 décembre à Athènes

Luttez, Résistez... Athènes, novembre 2015

Lutte politique pour que le pays et la société ne meurent pas. Athènes, novembre 2015

La vie ainsi continue... pour les mortels que nous sommes chaque jour davantage, alors que n'aurions aucune visibilité ni possibilité d'action sur le développement de notre future, proche et poly-événementiel. La société grecque les yeux fermés par lassitude, semble s’y adapter. Pourtant, ce... pire, en marche forcée et à répétition, a déjà fait basculer les lucidités et autant les consciences.

Les Grecs, n’oublieront jamais par exemple l'intensité de ce grand moment démocratique que fut le referendum de juillet 2015, et surtout, ils n’oublieront pas sa trahison. D’après mes sources (directes), quelques jours seulement avant la tenue de ce scrutin, un proche collaborateur d’Alexis Tsipras avait confié “off the record” à un journaliste d’une radio athénienne que “l'équipe gouvernementale s'attend à un résultat proche de 48% pour le NON, et de 52% pour le OUI, une telle issue, nous permettra alors d'agir en conséquence”, a-t-il même précisé.

Une affichette conçue par un collectif d’employés de supermarché. Athènes, décembre 2015

La vie... ailleurs. Athènes, décembre 2015

Pause café près du Musée Archéologique. Athènes, novembre 2015

Le jour d’après, nous avons tous observé un Alexis Tsipras fantomatique, la suite est suffisamment connue, sauf que nous ne savons pas en réalité grand-chose sur ce qui s’est précisément dit entre les chefs des partis politiques, lors de la réunion du lundi 6 juillet.

Depuis, la vie continue... pour les mortels que nous sommes, et l’amertume croît chaque jour davantage. Nos manifestants devant le “Parlement” côtoient désormais le plus naturellement du monde... les nouveaux mendiants et les vendeurs de brochettes de viande et autres souvlakis.

À travers tout ce patchwork fort accablant des réalités grecques, je dirais alors que c’est sur le terrain des petites luttes que le sens de la vie rattrape certains de ses droits, plutôt qu’à travers les rassemblements ritualisés et sur le déclin, organisés par les syndicats. Une affichette par exemple, conçue par un collectif d’employés de supermarché dans un quartier d’Athènes, appelle à boycotter cette enseigne, tant que le licenciement abusif de leur confrère ne soit pas annulé.

Bureau à louer 195€ ou à vendre 38.000€. Athènes, novembre 2015

Lotissement fantôme en Attique. 2010-2015

Pièces détachées automobiles. Trace d'un commerce... ancien. Athènes, décembre 2015

Durant cette phase de recomposition... comme de décomposition à tous crins, nous devons nous organiser en petits noyaux interconnectés de résistance, et ainsi initier notre sortie partielle du système. Cela passerait entre autres, par le refus du versement de l’impôt, par l’échange, solidaire ou pas de biens comme de services ; par la mise en place d’un doublon de vie économique parallèle, si possible insaisissable par la... gouvernance des mémoranda. En attendant bien évidemment le renversement, ou encore l’effondrement à venir, précipité peut-être par cette tournure dramatique vers la guerre que prend en ce moment la géopolitique du monde très actuel. Je ne pense pas d’ailleurs, que ce gouvernement se maintiendra au-delà du Printemps prochain, cette histoire est en train de côtoyer le ridicule !”, estime Ilías, s’adressant à ses amis dans un café du Pirée.

Durant cette phase de recomposition... comme de décomposition à tous crins, Manólis Glézos vient de s’adresser aux 300 membres du parlement grec par une lettre ouverte, les invitant à libérer leurs propres consciences et à se débarrasser “de l'opium que constitue la ligne imposée par leurs partis”.

Manólis, résiste ainsi toujours face aux dits créanciers, et il implore presque les parlementaires grecs à résister à leur tour face à cette soumission, en écoutant enfin “les cris de ceux qui meurent de faim pour rembourser la dette auprès des bailleurs”.

La lettre ouverte de Manólis Glézos. Hebdomadaire “To Pontíki”, le 4 décembre 2015

Alice perdue au pays... des victimes. Athènes, décembre 2015

Brisez enfin l’assujettissement aux œillères des partis, et libérez vos propres consciences. Assis sur le parterre de l’ultime seuil de ma vie, je m’adresse donc à vous tous, pour ainsi crier haut et fort, vis-à-vis de chacun d’entre vous: Reprends-toi. Réveille-toi de l'opium que constitue la ligne du parti. Qu'as-tu promis au peuple pour qu’il vote en ta faveur, faisant de toi un représentant de la Nation ? Ne le ressens-tu pas?

C’est bien ta conscience, enchaînée dans les entrailles du peuple qui se retourne en ce moment. Libère-la. Ceux qui parmi vous, demeurent cependant sourds d’esprit, enfin, ils doivent enfin écouter les cris de ceux qui meurent de faim pour rembourser la dette auprès des bailleurs. Ceux qui parmi vous, se bercent toujours et encore à l'idée qu'il n'y a pas d’autre d'alternative possible que de s’endetter ou que de subir le Mandat de la Troïka, (ils) ont certainement oublié ces mots de Ménandre: ‘C’est par l’endettement que l’homme libre devient esclave’. (...) Je frémis lorsque j’observe toutes ces bannières de l'hypocrisie débridée comme autant de la corruption des consciences, et je crie haut et fort: Trompettes sacrées, sonnez enfin l’hymne de la Résistance. Pour que la Liberté réclamée nous soit ainsi remise”.

Membres du Parlement, ne laissez pas le vent de la soumission assécher les larmes de la douleur, ne le laissez pas fausser l'avenir des jeunes générations. Rassemblez-vous autour de la lumière qui émane du foyer de notre maison commune, réfléchissez ensemble autour des lignes de la pensée, distinguez ce que les ancêtres ont légué à nous tous, résistez. Non à la servitude, non aux créanciers. Libérez vos consciences, décidez-vous enfin en toute liberté de conscience”, (hebdomadaire “To Pontíki”, au 4 décembre 2015).

Manólis Glézos m’avait accordé une interview. Athènes, février 2012

Je me souviens très bien de cette matinée de février 2012, Manólis Glézos m’avait accordé une interview pour les besoins du film Khaos. Il espérait certainement encore... Depuis, il a été d’abord eurodéputé SYRIZA, puis député SYRIZA, et il a quitté ce parti dont la conscience enchaînée de ses élus, se retourne tant dans les entrailles du peuple.

Manólis s’en ira sans doute dans l’amertume... et il retrouvera ainsi son village de toujours, Aperanthos à Naxos. Il ne sera pas écouté, et alors, cette conscience enchaînée des élus de gauche (et pas seulement) qui se retourne dans les entrailles du peuple, elle sera rapidement vomie... et l’ensemble la Gauche avec. Cette page de l’histoire en Grèce, me semble ainsi être déjà tournée, n’en déplaise, aux ex-Syrizistes et autres courageux citoyens qui manifestent et qui agissent encore.

En attendant, notre quotidien s’organisera entre... crise, mensonges et parodies, en plus du renouveau qui reste à inventer, avec... l’aimable participation de la géopolitique du monde, très actuelle en ce moment.

Travailleurs de jadis. Grèce de 1950

Travailleurs de notre temps. Athènes 2010-2015

Bois de chauffage. Athènes, décembre 2015

En attendant donc, notre quotidien s’organise forcement pour une pause café, ou pour se procurer du bois de chauffage maintenant que les chaudières communes dans les immeubles athéniens sont à l’arrêt dans la plupart des cas et cela depuis 2011.

J’ai comme l’impression cependant, qu’entre les travailleurs de jadis et ceux d’ici et de maintenant, nos contemporains seraient alors plus seuls que jamais, y compris à l’heure du café. Nos mutations anthropologiques en tout genre sont alors passées par là, députés compris, en dépit incontestablement des mots de Ménandre.

Ilías, comme tous ses amis au café du Pirée, sont d’ailleurs convaincus de l’inefficacité de l’appel désespéré lancé par Manólis Glézos: “Les députés SYRIZA ou bien les autres, ne bougeront pas. Sans leurs salaires et autres indemnités liés à leurs fonctions, surtout dans la Grèce d’aujourd’hui, ils seraient condamnés au chômage, un peu comme nous. Le fait de pouvoir embaucher un certain nombre de collaborateurs a aussi largement procuré du travail à leurs proches. Plus que du clientélisme, c’est désormais de la survie familiale qu’il est alors question... une... survie certes confortable”.

Déguster avant d'acheter. Athènes, décembre 2015

C'est de saison. Athènes, décembre 2015

Certaines représentations. Athènes, 2015

Vendredi 4 décembre déjà, et le ministre Stathákis (SYRIZA) subira paraît-il un contrôle sur son patrimoine, déclaré comme non déclaré, il possèderait pratiquement (entièrement au en partie) une quarantaine de biens immobiliers et il aurait... oublié de déclarer un certain petit million d’euros d’après les reportages du jour.

Certaines reproductions du système, comme diraient les marxistes, demeureront les multiples d'une totalité qu'ils n'égaliseront sans doute jamais !

Noble cause... triplement trahie, piètre temps social et pourtant, quelquefois nous conservons la... presque totalité de notre sourire. Vie grecque, c’est de saison.

Vie grecque, c’est de saison. Athènes, novembre 2015




* Photo de couverture: Les slogans, pourtant justes. Manifestation du 3 décémbre à Athènes

9 commentaires

erne.1947 a dit…

Ce que me choque c'est de donner trois milliards de ces maudits euros aux Turcs et rien aux enfants grecs. Vraimant c'est cela l'Europe?

Exvil a dit…

Je me fais un devoir de lire ce blog. Je n'y comprends plus rien. Trahison de Syriza, corruption des élites , soumission jusqu'à l'étouffement de ses propres enfants, Vu de loin , on finit par avoir du mépris pour ce peuple qui accepte cette soumission . L'Europe c'est de la merde alors arrêtez d'en bouffer .

korruptio a dit…

Fédérer d'une manière ou d'une autre les micro-initiatives. Rester petits, mais groupés...

katzi a dit…

Bonsoir,
Je ne peux pas avoir de mépris, étant donné qu'en France par ex ou nous avons encore une certaine marge de manoeuvre, nous laissons passer les pires mensonges politico-médiatiques en continu, la même régression pré-fasciste sans même de vrai débat, alors que les Grecs n'ont cessé même dans leurs erreurs, de tenter de maintenir le dialogue. Trés peu en France prennent vraiment leur distances envers les dictats européens ( à part pour tomber dans l'amalgame FN qui ne règlera évidemment rien), et encore moins se mobilisent vraiment contre le TTIP par exemple, tout en laissant s'instaurer la limitation de liberté d'expression à tous les étages. Que faisons-nous nous-mêmes pour sortir de l'Europe, malgré les votes demain vers le FN, que les autres "politiques" ont tout fait pour servir ? Comme décrit par Orwell, le cynisme total est d'arriver à faire voter un peuple prétendûment évolué, vers son propre esclavage. Pour le peuple grec, désolée au risque de choquer notamment Panagiotis, je ne suis pas absolument sûre que ce soit totalement une "trahison" froidement planifiée, sauf pour ceux encadrant Tsipras. L'attaque des eurocrates a été, et reste sans rapport avec ce que subissent la France, et même l'Espagne et le Portugal.
L'eurozone a subi une énorme perte de crédibilité, sans que malheureusement un vrai plan B ne parle hélas d'en sortir. Malheureusement les désastres militaires, et migratoires entretenus par les atlantistes et leurs valets, comme souvent créent une toxique "diversion" pour masquer cette débacle. On ne peut que souhaiter que le peuple grec se resaisisse par solidarité comme dit korruptio, tout autant que les coquilles de l'égoisme stupide tombent des yeux des Français. Long chemin sans doute, où des personnes comme Alavanos et quelques autres ont sûrement leur mot à dire. Meilleures pensées proches,
katzi

TEBOUL René a dit…

Le plus compliqué est de trouver des formes d'action nouvelles. Tsipras a trahi, c'est un fait, mais il y a dans ce post quelque chose que je ne comprends pas. Tsipras aurait parié sur un score de 52% pour le oui ? Mais dans ce cas en appelant à voter non, il n'avait plus de légitimité ? S'il a appelé a voté non tout en pariant sur le oui, c'est qu'il ne sait pas compté. Moi qui suis très loin de la Grèce et qui ne suis qu'un petit observateur de rien du tout, un vulgaire citoyen, j'avais donné le non gagnant

katzi a dit…

En réponse à M.Tréboul, selon moi ce n'est pas directement Tsipras, mais ceux qui l'ont formaté ou"cornaqué" comme ils disent, soit depuis le début, soit vers fin juin quand la pression eurocratique de refus est devenue aberrante. Ceux dont a déjà parlé Panagiotis, et évoqués même par Varoufakis lors de sa confrontation d'aprés lui, dans la nuit du 6 juillet où il a donné sa démission. Il n'est pas interdit de penser que les mêmes ont planifié une suite au mémorandum III, que les Grecs sont bien placés pour appréhender. Il semble que le "miracle européen" cependant ait aussi été rejeté jeudi par le Danemark. En France, nous sommes envahis depuis mardi par des "compteurs intelligents" d'électricité, aussi nocifs que cyberconectés,
sans discussion possible (Cop 21 et antiterrorisme obligent). Démontrant l'urgence de comprendre, et d'envisager en effet d'autres modes de survie et/ou d'action.
Bon dimanche, bon courage à tous,
katzi

Exvil a dit…

Il semble que vous ne connaissiez pas François Asselineau., président de l'Union Populaire Républicaine. ( www.upr.fr). Un peu de courage et de curiosité pour lire ses analyses sur son web et vous verrez que ce que l'Union Européenne inflige à la Grèce est dans la logique atlantiste et allemande. La merde européenne n'est pas une fatalité , c'est voulu et construit . Il faut simplement que le citoyen se bouge les neurones pour comprendre. S'il le peut !

Exvil a dit…

IL semble que vous ne connaissiez pas François Asselineau , président de l'Union Populaire Républicaine ( www.upr.fr). Dans ses analyses , il montre que ce que la Grèce subit est dans la logique atlantiste et financière allemande. Pas de fatalité, c'est voulu et construit. Il explique comment rendre à la Grèce sa vitalité . Il suffit aux citoyens de bouger leurs neurones. S'ils le peuvent encore !

katzi a dit…

Rassurez-vous M Exvil, je connais aussi les analyses de M Asselineau, ainsi que par d'autres voies, auteurs, orateurs profonds en ce sens de longue date,( comme je croyais l'avoir laissé entendre sur ce blog). Bien sûr, c'est absolument voulu et construit, et bien au-delà de l'Europe, et pendant les 6 premiers mois de l' année, nous avons tous attendu que le "non" du peuple grec aboutisse à cette coupure. Cependant après un tel choc, c'est encore au peuple grec ayant atterri, s'il en a la force, de réagir. Ce que Panagiotis décrit directement, un sursaut étant toujours possible.
Par contre, ne subissant pas en France (jusqu'ici) ni le 10% d' un tel écrasement, ni de telles emprises géostratégiques et militaires pesant sur la Grèce, et sauf perte de toute conscience humaine, comme s'il suffisait d'appuyer sur un bouton, le mépris vu d'ici frise l' absurdité.
Surtout le jour même où le brillant " niveau de conscience" français se réduit comme prévu à se jeter dans le fascisme sécuritaire (visible), acceptant non-stop tous les bobards, décérébrages, et pires aliénations techniques..
Même regardant dans le même sens que vous ( mais pas de loin), le témoignage des "lucidités" si peu abordées en France, est pour moi irremplaçable.
Bonsoir,
katzi

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