jeudi 20 août 2015

Escroquerie politique



Le gouvernement d’Alexis Tsipras vient de démissionner au soir du jeudi 20 août. Les élections législatives anticipées auront lieu le 20 septembre prochain. C’est très probablement le dernier acte de l’escroquerie politique SYRIZA... primitif ; du temps d’avant, et en premier lieu de son équipe dirigeante-dirigée. Dans son allocution radiotélévisée, le Premier ministre du mémorandum III s’est justifié avec maladresse, s’accrochant à l’hybris, mensonge après mensonge. Piètre spectacle des temps modernes.

Athènes, août 2015

Alexis Tsipras a donc démissionné, après avoir fait exactement le contraire de ce qu’il prétendait accomplir devant la nouvelle situation méta-démocratique, instaurée par la gouvernance par la dette en 2010. Une décision qui s’imposait, tout d'abord parce que le gouvernement avait perdu sa majorité à la Chambre, situation il faut dire insoluble autrement, et d'autre part, parce qu’il n'avait plus aucune légitimité démocratique pour mettre en œuvre un programme sur lequel... il n'a pas été élu. Sauf que la légitimé démocratique est désormais le dernier des soucis pour les politiciens... arrivés à maturation de SYRIZA II. Le mémorandum est passé par là.

Aussitôt, un proche conseiller de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, vient de déclarer via son compte Twitter que “les élections anticipées en Grèce peuvent être un moyen d'élargir le soutien au MES, et de son programme d'appui à la stabilité que vient de signer le Premier Ministre Tsipras au nom de la Grèce”. C’est la suite... logique, à l’autre phrase désormais bien célèbre de Jean-Claude Juncker: “Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés”, (“Le Figaro”, 29/01/2015).

Suite logique que seule la sophistique d’Alexis Tsipras prétend alors ignorer: “Nous tenons entre nos mains, la démocratie et la Grèce” avait-il lancé avant de conclure lors de son allocution. J’ai remarqué qu’il n’a pas prononcé une seule fois le mot “Constitution”. Lors de son discours d’investiture en janvier dernier, Alexis Tsipras avait pourtant déclaré: “La fierté et la dignité de notre peuple ne seront pas posées sur la table des négociations ; Nous sommes la chair de la chair de ce peuple, nous sommes chaque mot de la Constitution de ce pays et c’est lui que nous servirons jusqu’au bout”. Effectivement, “Nous sommes chaque mot de la Constitution de ce pays... l'Allemagne”, ironise-t-on en ce moment en Grèce.

Expression du moment. Athènes, août 2015

Il faut bien le reconnaître. Le plan européiste (et mondialiste) aurait été si bien préparé, il comportait d’ailleurs déjà en son sein SYRIZA (d'en haut) et cela depuis longtemps. La suite est connue: Calendrier des élections anticipées en janvier, fausses et rarement vraies négociations, éjection de la Plateforme de Gauche et nouvelles élections en septembre 2015 aussitôt après le choc du mémorandum III, le but étant de constituer un nouveau bloc mémorandiste (SYRIZA, Potami, PASOK etc.).

Seul imprévu, ce résultat du référendum, les Tsipriotes et les autres “vendus” de la Colonie auraient sans doute expliqué aux maîtres-fous troïkans que le 'NON' l'emporterait seulement de justesse. C’est ainsi qu’Alexis Tsipras a osé même prononcé cette phrase terrible lors de son allocution du 20 août: “J'ai la conscience tranquille”, copiant de la sorte Antonis Samaras jusqu’au grotesque, ignorant comme il semble l’être, de cette éventualité désormais plausible le concernant, à savoir de comparaître un jour devant un tribunal, au même titre que les autres dirigeants de la gouvernance mémorandaire (Papandréou, Papadémos, Samaras), en commençant par l’initiateur même de l’avant-projet, Costas Simítis.

Jeudi 20 août, Alexis Tsipras a dissous le Parlement, après avoir dissous la Démocratie, l’espoir, la Grèce, et même SYRIZA, pour ne pas dire toute la Gauche dans un sens. Sauf qu’il était aussi grand temps peut-être. Car lorsqu’enfin Alexis Tsipras déclare “entamer une discussion démocratique avec nos partenaires européens”, plus personne n’y croit en Grèce et ceci est un réel progrès. Et donc, nombreux sont ceux qui retiendront son autre petite phrase “il faut que mon gouvernement puisse tirer tout le bénéfice du soutien populaire” alors que SYRIZA d’en haut, a tout fait pour court-circuiter tout mouvement d’en bas authentiquement en sa faveur, surtout entre janvier et février 2015.

Grèce, été 2015

SYRIZA II, navigue déjà loin, très loin des préoccupations des Grecs. Les Tsipriotes espérèrent en tout cas se maintenir au pouvoir, sous les effets du choc et dans la mesure où le nouveau Front de gauche organisé autour du ‘NON’ (Plateforme de gauche quittant SYRIZA, mouvement du Plan-B et bien d’autres), a déjà suffisamment tardé à prendre corps. Suffisamment tardé par cette accélération du temps historique signifie pour nous tous vivant dans la Colonie, quelques semaines seulement... et pourtant.

En ce moment, de nombreux électeurs dégoûtés de l’escroquerie SYRIZA, se dirigent déjà vers l’abstention, à l’instar de mon voisin Costas: “Depuis tant d’années je lutte et je votais SYRIZA. J’en suis profondément dégouté, voire troublé. Nous autres Grecs, nous sommes bien incorrigibles. Je me retire de tout, je ne suivrai même plus l’actualité et je n’irai plus jamais voter. Je ferai de l’ésotérisme, je fabriquerai mon sens autrement”.

D’autres au contraire, électeurs de droite et anciens du PASOK, se sentent mieux libres pour voter en faveur du parti instrumentalisé par les dirigeants Tsipriotes, maintenant que SYRIZA est un parti du mémorandum exactement comme les autres, le faux alibi en plus. Alexis Tsipras devient ainsi... le plus jeune... cadavre politique du pays depuis bien longtemps. Même en cas de réélection, il gouvernera de concert avec les déchets du népotisme athénien Bruxellocompatible, et surtout, il ne gouvernera guère trop longtemps.

Autres navires. Musée de l'Acropole. Athènes, août 2015

Car les raisins de la colère grecque sont déjà mûrs. Depuis son île, Naxos, Manólis Glézos avertit déjà Alexis Tsipras: “Le gouvernement du Palais du Premier ministre, a décidé de conduire à des élections hâtives et anticipées pour le 20/9, en ignorant SYRIZA, ce qui explique pourquoi aucune vaste réunion n’a été convoquée. L'objectif est évident: La soumission aux créanciers (Troïka) et à l'oligarchie. Suite à cela, tous les fondateurs de SYRIZA, comme tous ceux qui ne tiennent pas à la répétition d'un nouveau Liban (accords néfastes pour la Resistance de Gauche en 1944), ils sont appelés à former un Front de Résistance uni, populaire, bénéficiant de la coopération partisane, pour éviter l'hémorragie imposée à notre peuple et la destruction du pays, le peuple est le seul compétent, à en juger comme de décider de son avenir”, “Quotidien des Rédacteurs” du 20 août au soir.

À quelques heures seulement de la dissolution du Parlement du 25 janvier et de Zoé Konstantopoúlou (sa Présidente), les députés de la Plateforme de Gauche formeront très probablement un groupe indépendant, devenant ainsi le troisième groupe parlementaire, derrière SYRIZA et derrière la Nouvelle démocratie. Ce qui lui donnera dans pareil cas, une meilleure présence à travers les médias durant la campagne électorale... que le voisin Costas ne suivra pas, puisque “c'est de la comédie, tout est décidé par avance et par les vrais centres du pouvoir planétaire”.

Raisins sous l'Acropole. Août 2015

Les temps galopent, l’été grec décidément se prolonge.

En Crète, “le maire de la ville de Siteia, se référant à une ‘lacune’ qu’existe dans la loi grecque, entreprend l'abattage des animaux dits ‘sans surveillance’, leur viande est ensuite distribuée à travers l’épicerie sociale municipale aux familles confrontées à de graves problèmes financiers. Comme l'a déclaré le maire Theodoros Paterakis: ‘Seulement la semaine dernière, 37 chèvres et boucs ont été transformés en nourriture pour les populations nécessiteuses de Siteia, plus de 500 kg de viande ont été distribués !”, quotidien “Kathimeriní” du 20 août.

Tout est dit à travers la petite phrase: “des animaux dits 'sans surveillance'”, dont nous sommes en quelque sorte... la chair de la chair, et la Grèce n’est plus à sa première mutation de la méta-démocratie galopante.

Autre catégorie, animal adespote (sans maître). Grèce, 2015




* Photo de couverture: Attentes. Grèce, 2015

25 commentaires

TEBOUL René a dit…

il semble que ce soit l'Eurogroupe qui ai soufflé cette solution pour Tsipras, sachant que d'ici quelques mois celui-ci sera haï par le peuple grec. Mais la question n'est plus de savoir pourquoi Tsipras a trahi, mais pour combien.

Michel Dilo a dit…

Le diable se cache dans les détails et on ne les prend pas suffisamment en compte au fil des jours. Au moins 2 auraient dû nous attirer :
- la nomination, d'un homme bien de droite et ayant l'oreille de l'europe, comme président de la République,
- la présence au sein de l'équipe et du bureau de Tsipras des hommes comme Yannis Dragasakis et Giorgos Stathakis.

Stipras devait bien s'entendre, car très proche des pratiques du PS français et des hommes comme Hollande, Sapin, Fabuis...

Je sens qui a "arnaque" de Tsipras tant au niveau de la Constitution qu'au niveau de Syrisa. Il ne tient pas compte des deux pour pouvoir écraser (surtout) la gauche de Syrisa ?

lénine a dit…

est il possible que se constitue un Front populaire-patriotique avec le KKE, l'Unité Populaire etc bref un nouvel EAM ?

La rédaction a dit…

Ce qui arrive au peuple grec m'attriste énormément. Sincèrement, à chaque désillusion que subit ce peuple, je ressens une profonde compassion. Que l'espoir se transforme en trahison est terrible. Nous l'avons vécu en France, dans une moindre mesure, lorsqu'on nous avait affirmé que "l'ennemi, c'est la finance". L'ennemi ici, c'est surtout le peuple. C'est l'essence même du projet européen.

Victor Bathon a dit…

Je ne suis pas sûr de vous avoir bien compris lorsque vous écrivez : "Il faut bien le reconnaître. Le plan européiste (et mondialiste) aurait été si bien préparé, il comportait d’ailleurs déjà en son sein SYRIZA (d'en haut) et cela depuis longtemps. La suite est connue: Calendrier des élections anticipées en janvier, fausses et rarement vraies négociations, éjection de la Plateforme de Gauche et nouvelles élections en septembre 2015 aussitôt après le choc du mémorandum III, le but étant de constituer un nouveau bloc mémorandiste (SYRIZA, Potami, PASOK etc.)."
Autrement dit le scénario aurait écrit depuis le 25/01/2015 - voire avant - par Tsiparas et les siens en collaboration avec la Troïka & Cie ? Un complot donc ?

Philippe Hennebert a dit…

A Victor Bathon. Lors du Congrès Syriza de juillet 2013, la plateforme de gauche a été mise en minorité, et ses propositions - de nature populaire, voire socialiste (nationalisation, possible annulation de la dette et de tous les memorandums) ont été rejetées. Il était clair, dès ce moment, que Syriza, parti social-démocrate était - dans sa majorité sinon dans toutes ses tendances, au service de la bourgeoisie et des créanciers. Il n'y a aucune traîtrise de la part de Tsipras, mais la suite d'une logique d'étouffement de tout mouvement populaire (dès février 2015, les memorandums étaient de retour). Ainsi, une composante essentielle de ce programme de trahison organisée est la diabolisation du retour à la drachme comme catastrophe absolue - prédiction auto-réalisatrice puisque vu la non-préparation au Grexit, c'eût été en effet une catastrophe, au moins temporairement, en juillet 2015. Peut-on parler de complot? Y a-t-il complot de la bourgeoisie contre le peuple? A mon sens, le terme est incorrect... il s'agit simplement d'une organisation de la classe dominante qui veille à la préservation de ses propres intérêts, sans que nécessairement n'aient lieu des "réunions secrètes" et autres (même si ce n'est pas exclu dans certains cas).

En tout cas, j'étais place Syntagma le 5 juillet 2015, et j'y ai vu quelque chose que je n'avais jusqu'ici vu qu'en Amérique du Sud: un peuple fier et courageux. Tsipras n'a jamais été l'homme qui eût pu dire, à l'instar de Chávez, "Aqui hay un pueblo digno"... et pourtant, il y avait - vite étouffé - un peuple digné, à Athènes, début juillet.

L'humiliation n'en est que plus terrible.

Unknown a dit…

Panagiotis, je vais visiter votre beau pays, depuis le Canada, tout le mois de septembre. C'est ma façon d'aider les grecs et leur économie.

Pascal Roussel a dit…

La stratégie semble être de jouer la montre. Reste au peuple Grec de choisir entre l'asservissement et la liberté quitte à ce qu'elle exige un prix à payer.

Michel Dilo a dit…

Tsipras, ND, Pasok, Rivière, Président bafouent la constitution pour essayer d'exclure Unité Populaire du scrutin.
La Présidente veille au respect de la constitution, mais ceux cités, tels des voyous, n'ont pas la même lecture de la constitution. Pourtant les mots sont clairs...
Tsipras du coup a fait fuiter dans la presse que la présidente du parlement Mme Zoé Konstantopoulou se comporte en dictateur...

En peu de temps le gendre idéal a vite appris les entourloupes. A moins qu'ils soient le pantin de quelques-uns de l'ombre... Une sorte de Valessa polonais.

La date des élections n’est pas encore connue, car les voyous s'activent pour s'entendre et éviter ainsi les élections. Il faut dire que ND, PASOK et Rivière sentent bien qu'ils ne vont pas peser lourd dans les urnes.

En fait, il me semble que si l'Unité Populaire est reconnue, elle sera chargée de former une majorité à la place du dernier acceptable par la constitution qui serait... Rivière. Déjà le journal Le Monde l'a évoqué et cette option a (en plus de celle du journal) celle de l'europe... Rivière étant un parti dirigé par un type pas clair et financé par l'europe.

En fait, il me semble que si l'Unité Populaire est reconnue, elle sera chargé de former une majorité à la place du dernier acceptable par la constitution qui serait... Rivière. Déjà le journal Le Monde l'a évoqué et cette option a (en plus de celle du journal) celle de l'europe... Rivière étant un parti dirigé par un type pas clair et financé par l'europe.

Michel Dilo a dit…

Tsipras, ND, Pasok, Rivière, Président bafouent la constitution pour essayer d'exclure Unité Populaire du scrutin.
La Présidente veille au respect de la constitution, mais ceux cités, tels des voyous, n'ont pas la même lecture de la constitution. Pourtant les mots sont clairs...
Tsipras du coup a fait fuiter dans la presse que la présidente du parlement Mme Zoé Konstantopoulou se comporte en dictateur...

En peu de temps le gendre idéal a vite appris les entourloupes. A moins qu'ils soient le pantin de quelques-uns de l'ombre... Une sorte de Valessa polonais.

La date des élections n’est pas encore connue, car les voyous s'activent pour s'entendre et éviter ainsi les élections. Il faut dire que ND, PASOK et Rivière sentent bien qu'ils ne vont pas peser lourd dans les urnes.

En fait, il me semble que si l'Unité Populaire est reconnue, elle sera chargée de former une majorité à la place du dernier acceptable par la constitution qui serait... Rivière. Déjà le journal Le Monde l'a évoqué et cette option a (en plus de celle du journal) celle de l'europe... Il semblerait que Rivière soit un parti dirigé par un type pas clair et financé par l'europe.

Victor Bathis a dit…

@ Philippe Hennebert
Merci de votre réponse. Mais alors quid de ceux de Syrisa qui viennent de constituer Unité Populaire et de gens comme Zoé Kostantopoulos puisque si je vous ai bien compris vous placez Syrisa "dans sa majorité sinon dans toutes ses tendances", au service de la bourgeoisie et des créanciers ?

J.François Rolland a dit…

Et la même arnaque se prépare avec Podemos en Espagne. Y'a un critère pour les reperer: Si les médias dominants en parlent beaucoup, c'est qu'il y a anguille sous roche....

Zanzi Barra a dit…

Il n’y a pas assez de larmes por ce qu’il passe en Grece et qu’il va bien tot passer en autres pays d’Europe…le planete c’est dans les mains de serial-killers antisociales, et d’une ideologie bien plus fondamentaliste de ce des talibains.

lénine a dit…

Étonnant dans les réactions des lecteurs : l'absence des communistes... L'anti-communisme est tellement devenu le sens commun que même en parler semble difficile.... Certes la ligne bordiguiste de ce parti est contestable et problématique mais rien de bon pour le peuple grec ne se fera sans le KKE.
Et j'aimerai que Panayoti nous parle de ce parti, de ce qui s'y passe, de qui sont ses dirigeants, des évolutions de la ligne depuis Florakis, Papariga et Koutsoumbas.

asty a dit…

instructive interview de piketty qui donne quelques précisions sur le déroulement des " évènements grecs " . elle date d'avant le réferendum.

http://www.lemonde.fr/festival/video/2015/07/02/thomas-piketty-ceux-qui-cherchent-le-grexit-sont-de-dangereux-apprentis-sorciers_4668064_4415198.html.

A noter que cette information a toujours été bloquée sur le très hellénophone site de JQM sur Libé.

MF a dit…

Comme d'habitude, le KKE avait raison seul contre tous, c'est le KKE qu'il faut soutenir, le seul parti grec qui n'est pas dirigé par des vendus
http://inter.kke.gr/fr/articles/SUR-LA-SITUATION-EN-GRECE-ET-LE-ROLE-ANTIPOPULAIRE-DE-SYRIZA/

Michel Andrieu a dit…

Le chouchou des médias français et de la "gauche radicale" en France ...

Varoufakis vient en France nous caresser dans le sens du poil : "Je suis ici en face de vous parce que rien de bon ne peut arriver en Europe qui ne parte pas de la France."

Pour nous proposer quoi ?

"Peut-être le temps est-il venu d'un réseau européen dont l'objectif explicite soit la démocratisation de l'euro."

"Le réalisme exige de notre nouveau réseau européen de chercher des moyens d'adapter les institutions européennes existantes aux besoins de nos peuples"

"Démarrons avec l'idée commune que la zone euro doit être démocratisée."

Au début je pensais que ce monsieur était courageux. Bien qu'on remarquera qu'il s'est fait vider par Tsipras ce qui ne permet pas de savoir s'il aurait démissionné de son poste après la capitulation

Mais bien naïf quand même : vouloir faire capituler l'UE avec la théorie des jeux et en mettant en avant (dans le cadre de l'Eurogroupe) la démocratie. Ya de quoi rigoler ou pleurer !

Finalement au vue de ses discours (lire Yanis Varoukis à frangy
http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/250815/yanis-varoufakis-frangy
je vois que ce monsieur vient encore nous vendre la même salade que Tsipras-Memorandum. Il ne tire aucune leçon de ce qui s'est passé en Gréce

Aujourd'hui "un spectre hante l'europe", le cadavre politique de Varoufakis. Les pleureuses se griffaient le visage devant lui, se tiraient les cheveux en pleurant et criant "l'europe sociale ! l'europe sociale !"





Corruptio3 a dit…

La seule preuve que Tsipras n'avait pas organisé "l'affaire" eût été qu'au vu des résultats, lui et son gouvernement démissionnent. Il ne l'ont pas fait, ce qui signe simplement la trahison.
Quand aux autres mouvements des "vraies gauches" : s'agissant d'organisations jeunes, aux membres peu expérimentés, ils sont facilement "infiltrables" par des gens rompus à la rhétorique et envoyés par leurs meilleurs ennemis...

Corruptio3 a dit…

PS: Je voulais dire une vraie démission. Argument: l'Europe ne peut être modifiée de cette façon, nous rendons notre tablier, sans tenter de revenir au pouvoir tant qu'il est sous cette forme. L'attrait du pouvoir pour lui-même est probablement trop fort.

Denis Monod-Broca a dit…

La France a une responsabilité immense. Qui d'autre que la France peut résister à l'Allemagne et proposer une alternative rationnelle et raisonnable à l'Europe telle qu'elle est désormais ?
Au lieu de ça, la France renonce, elle suit !...

asty a dit…

"Aujourd'hui "un spectre hante l'europe", le cadavre politique de Varoufakis. Les pleureuses se griffaient le visage devant lui, se tiraient les cheveux en pleurant et criant "l'europe sociale ! l'europe sociale !"

complètement ridicule, Varoufakis en France n'a aucune influence. mais faut croire qu'il a un charisme certain , pour obséder à ce point une grande partie de nos compatriotes , droite et gauche confondues!

asty a dit…

@ corruption

je crois qu'il faut se garder du juger les gens. Si Tsipras était sincère il s'est trouvé face à un bloc insurmontable. Ce qui est frappant c'est la malhonnêteté du camp de l’Eurogroupe et son désir manifeste d'humilier le nouveau gouvernement grec.
Indigne d'une instance qui se prétend démocratique. La notion de faute est une notion religieuse et la notion de punition n'a rien à faire en politique. Hors c'est bien à une correction que nous avons assisté, inadmissible ( et pas besoin d'être au FDG pour en être conscient )
J'ai mis en lien une interview de Piketty dans laquelle il prétend que l’Eurogroupe avait en 2012 accepté le principe d'un allègement de la dette pour faire accepter le premier mémorandum. Avec la suite que l'on connait.

lénine a dit…

Quid du KKE ?
Compte tenu de la ligne sectaire du PCG y a t il des oppositions en son sein qui puisse permettre d’espérer une politique de Front populaire et Patriotique, incluant le KKE qui est incontournable du fait de sa force et de son histoire.

lénine a dit…

Quid du KKE ?
Compte tenu de la ligne sectaire du PCG y a t il des oppositions en son sein permettant d’espérer une politique de Front populaire et patriotique, incluant le KKE, incontournable de par sa force et son histoire.

Corruptio3 a dit…

@asty : je reproche - je sais, c'est facile derrière son clavier - à Tsipras de rester alors qu'il ne peut que faire ce qu'il s'est refusé à faire. Je lui reproche d'être un politicien, disons standard. Le Panache eût été de quitter le radeau... Mais bon: on fait ce qu'on peut, et chacun-e se trouve toujours d'excellentes raisons - justifications - pour faire ce qu'il-elle fait..

Sinon, dans un autre domaine, je m'écoute en boucle ceci:
https://www.youtube.com/watch?v=inVDPs2CqNg
Mikis le Grec. 2 heures de concert. Je ne comprends rien aux paroles, mais c'est excellent quand même... et cela semble assez Grec, je dirai. :)

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