lundi 13 juillet 2015

Atrocités allemandes



Ce pays doit certainement davantage à ses poètes qu’à ses créanciers. “La Liberté ou la mort”. Nous sommes en guerre contre les élites mafieuses de l’Allemagne néo-impériale. L’Europe comprend, la France est à l’étroit, le monde observe. Des milliards volatils sont dépensés pour maintenir artificiellement en ce moment le cours de la monnaie allemande (euro), cependant officiellement c’est le silence. Le café grec de ce matin se boit amer et l’euro est dans le marc.

Schäuble, Charon de l'Europe, Quotidien des Rédacteurs, le 12 juillet

Le gouvernement devait être conscient depuis janvier, qu'en allant négocier à Bruxelles, il se retrouverait face aux chiens. Et face aux chiens SYRIZA aurait dû préparer le peuple à la guerre”, remarque Costas Arvanítis (radio 105,5 - SYRIZA), c’est clair. Les chiens et autres comparses du totalitarisme financieriste, Schäuble en tête, exigent et imposent la fin de ce qui subsiste de la souveraineté de la Grèce. Parmi leurs armes de destruction massives, le transfert à Luxembourg du siège du TAIPED (Agence de privatisation et de gestion mise en place par la Troïka), “mettant ainsi en gage” 50 à 80 milliards des avoirs de la Grèce.

Ce même TAIPED que SYRIZA allait supprimer aussitôt au pouvoir, d’après ce que j’ai entendu une semaine avant les élections de janvier, lors de la présentation du livre de Nadia Valaváni (actuellement ministre déléguée aux Finances). Effectivement... la liberté et effectivement... la mort.

Lundi matin, les medias annonçaient que malgré tout, “l'accord serait en vue”. Et alors ? Le pays réel sort de ses... tripes. Temps graves, tragédies humaines comme depuis Antigone.

Boucherie.. grecque. Athènes, 2015

Lettres de créance. Parmi les atrocités de l’élite allemande (en somme de l’élite mondialisantes), et forcement dans le désordre, il y a l’exigence de faire adopter les premières mesures austéritaires par le Parlement grec mercredi, comme de revenir sur toute la (timide) législation à caractère sociale que le gouvernement a déjà validé depuis janvier. Très précisément, les agresseurs de notre pays et de notre société, exigent la suppression de TOUTES les Conventions collectives ainsi que la “libéralisation” totale des licenciements.

Instructions à la flotille. Methana, le 13 juillet

C’est la fin de toute une stratégie pour SYRIZA. Le mémorandum III est très précisément calculé pour frapper durement les classes moyennes et populaires et autant la démocratie. Donc en cas d’adoption d’un tel accord, c’est alors la rupture du lien entre la société grecque et SYRIZA. Rapidement, SYRIZA refera ses comptes en interne. D’abord, les déclarations de certains (le ministre Stathákis) proférées derrière les télés privées systémiques anthropophages de droite... parmi nous, lesquels exigent la démission des ministres et des députés qui ont déjà dit ‘NON’ sont suspectes. En cas de crise majeure, il faut revenir aux règles fondamentales et ainsi décider en commit central et non pas autrement. SYRIZA est en ébullition, au niveau local et régional, nous nous reprenons, car il ne faut jamais oublier que la charte et le règlement intérieur de SYRIZA, où il est écrit noir sur blanc: SYRIZA est un parti pour lequel les intérêts du plus grand nombre et du monde du travail doivent être toujours et sans faille défendus. Alors, où allons-nous ?”, déclare Davanelos, membre du Comité central SYRIZA à Costas Arvanítis (105,5, le 13 juillet).

Je rappelle aux lecteurs du blog que du temps où SYRIZA se trouvait encore dans l’opposition, l’actuel ministre Stathákis était (ouvertement) fut seul cadre du parti qui a cautionné la dite “Coopération Greco-Allemande”, une structure néocoloniale mise en place lors de la funeste... gouvernance de Yórgos Papandréou. Depuis, nous avons connu... et supporter le personnage de Hans-Joachim Fuchtel, vice-ministre du gouvernement allemand chargé de la Grèce et initialement basé à Thessalonique, ouvrant ouvertement pour le compte des Landiers du IV Reich et surtout pour celui des entreprises allemandes. SYRIZA/ANEL au pouvoir, le Proconsul du Merkelisme avait plié bagages mais c’était en janvier, si loin dans le temps d’une histoire qui coule à flot. Donc à mon humble avis, la... Droite au sein de SYRIZA, incarne autant le rôle d’une... solide cinquième colonne, et cela ne relève aucunement pas du complotisme car hélas, je dispose autant de mes propres sources.

L’Europe européiste n’est plus. Lundi matin, jour de l’accord... enfin conclu apprend-on en direct, les Grecs ont les traits tirés et les visages figés. Gueule de bois. Cigarette après cigarette et café après café, les discussions s’enflamment. “Qu'allons-nous devenir ? Nos salaires, nos retraites ? Nos enfants? Ils finiront par quitter tous ce pays. C''est la morgue...

Au café. Méthana, le 13 juillet

Dans ce même café, les équipiers d’une flottille de voiliers loués par nos touristes suivent les instructions de leur pilote et guide quant au parcours du jour. Destination Hydra et mouillage en baie. “Beautiful Greece !” Visages heureux, jubilation, insouciance et applaudissements en fin de partie. Bon vent les amis... à travers cette Grèce et cette Europe du vent mauvais, mais vous ne le rencontrerez pas (encore). Les Grecs observent, les... flotillistes regagnent leurs voiliers, les discussions reprennent. La rupture est autant observable au niveau... microsociologique.

S’adressant aux auditeurs de son émission quotidienne matinale (elle se termine à 10h), Costas Arvanítis ne mâche plus ses mots: “Aujourd'hui, je ne peux pas vous saluer en disant ‘Venceremos’, cela ne passa plus” (105,5 radio SYRIZA, le 13 juillet). Il y de jours... car Charon est passé par là.

C’est alors un “accord” et certainement un Coup d’État. “Les négociations reprendront. Le Parlement grec doit décider et adopter ce programme. La Grèce doit être aidée par la suite car les conséquences des mesures seront importantes”, d’après le premier communiqué officiel.

Hydra et les îles. Juillet 2015

Hydra, juillet 2015

Le monde des îles, comme à Hydra et le monde... à part jubile, héliotropisme oblige. Jean-Claude Junker annonce “la mise en place d'un fund, lequel... gérera les avoirs de la Grèce, lesquels seront privatisés pour faire face aux besoins de la dette. Et nous verrons par la suite dans quelle mesure la dette grecque est viable”.

Pour mon ami F., Syriziste depuis... les années 1960, “c’est tout de même d’une victoire qu’il s’agit. La zone euro est un château branlant et cela se voit. L’Allemagne a certainement emporté sa dernière partie du jeu. Tôt ou tard, les autres peuples et nations se rebifferont contre l’imperium germanique. La brèche a été ouverte. L’essentiel est que SYRIZA reste au pouvoir et qu’à la prochaine occasion la bataille reprendra. La radicalisation des opinions en Grèce et en Europe fera le reste.”.



Grèce du moment

Déjà, le pseudo-axe franco-allemand n’est plus. La France, pour ses raisons, s’est plutôt rangée du côté des USA. Après cinq mois de SYRIZA/ANEL au pouvoir en Grèce, rien n’est tout à fait comme avant. Attendons, patentons et préparons le peuple et la Résistance d’en bas. Y compris en réorganisant notre économie autrement et enfin être prêts à quitter la zone euro dans d’autres conditions. Je le conçois, SYRIZA a pu commettre une erreur fatale: pas de ‘Plan-B’, pas de préparation”.

Alexis Tsípras d'après une partie de la presse grecque

Nous avons donné une énorme bataille. Le peuple grec peut continuer alors à se battre. Mais nous avons évité le pire. Finalement, la gestion des biens publics grecs ne sera pas transférée en dehors du pays. Nous léguons en Europe cette volonté de changer, déclare de son côté Alexis Tsípras. Les mesures à adopter apporteront la stagnation, sauf que les fonds expressément prévus en faveur du développement feront j’espère la différence et les investisseurs reviendront”, a déclaré de son côté Alexis Tsípras. Donc... Brest-Litovsk !

Pour la revue Spiegel, la liste des mesures imposées à la Grèce s’apparente... à une liste d’atrocités. Un journaliste allemand s’adressant à Angela Merkel, a comparé l’accord du jour au Traité de Versailles. Alors 1918 ou 1939 ? Réveillons-nous...

Réveillons-nous... Grèce 2015




* Photo de couverture: Et toi, tu veux combien d'euros pour te revolter? Athènes, 2015

15 commentaires

brigitte celerier a dit…

oh non nous ne jubilons pas
d'abord parce que réalisons un peu et sommes furieux de cette barbarie
ensuite, plus égoïstement parce que savons que c'est une leçon adressée à tous les peuples (d'ailleurs un certain nombre de choses sont déjà dans la loi Macron)
et les belles déclarations tardives de notre gouvernement ne nous font rien oublier et surtout pas que c'était à lui de s'opposer en 2012
qu'ils n'appellent plus leur truc l'Europe ni une démocratie
sommes impuissants et nous sentons coupables

KSHOW a dit…

Et ce sont les allemands qui voudraient donner des leçons à l’Europe… !!!

- Herr Souberbil! Wieviel Stühle haben Sie heute gehabt ? Fùnf!Cinq!
... « J'ai été déporté sous ma fausse identité et, en dehors de mon matricule, je m’appelle Jules Joseph Souverbielle pour l’administration. C'est un nom béarnais qui m’a été offert, par chaleur humaine, avec un vrai bulletin de naissance par mon ex-employeur catholique authentique, dans une bourgade des Basse Pyrénées (1)
près de Pau. J'ai vécu sous ce nom jusqu’à mon retour, le l l mai 45, à Marseille.
Heru Pollack prononce à l’allemande ce nom aux intonations du Sud-ouest français: Souverbi!l
J'aurais ainsi au moins connu deux êtres respectables dans mon existence, Léonce Souverbielle (Souverbil...),d e Coarraze Nay et le docteur Pollack, de Vienne. »

l. Aujourd'hui, les Pyrénées_Atlantiques

• Page 93

« Les rumeurs s’accentuent .Auschwitz est en faillite. Le chef d'œuvre du nazisme
s'effondre. Les supplices et la mort, I ‘imbécillité et le sadisme, I ‘humiliation de
I ‘autre élevée au rang d'institution, les surhommes et leur vide intellectuel,
la bassesse des universitaires allemands, la production industrielle de cendres humaines, le vol et les rapines érigés en système économique à l'échelle
Européenne les usages et les manières de la pègre en guise de lois politiques, la matraque comme argument suprême la torture inscrite et légalisée dans le code
pénal allemand, les brûleurs de livres, les tenants de l'art « germain » , les adorateurs de la mort, les partisans de I ‘eugénisme, les adeptes de la force par la joie, le culte du n guide, qui pense pour vous, bande pour vous, gère pour vous, toutes ces vérités perverties sont en banqueroute. La mort va enfin redevenir la fin naturelle de tout être et non plus cet abaissement permanent ,cette longue descente dans I 'infamie. Belle victoire, après que des millions d'hommes sont tombés sur tous les fronts et dans tous les camps, pour avoir enfin la liberté d'exister, tout simplement, mais qui se ramène pour les pyjamas à rendre à la mort sa destination première.
La liberté, au Lager, se ramène à ça ! Le nazisme dépose son bilan. Et, surarmés,
par millions, les créanciers arrivent de l'ouest et de I ‘est pour solder les comptes »

et ; Pages 162 et 163 du livre : « C’est en hiver que les jours rallongent »

De Joseph BIALOT
Naissance 10 août 1923
Varsovie (Pologne)

Décès 25 novembre 2012 (à 89 ans)
Paris (France)

Activité Romancier

Denis Monod-Broca a dit…

Remarque lue ce matin à propos de la Grèce : il y a 2 manières de considérer l'argent, soit comme un moyen d'échange, soit comme une idole.
Quand l'argent est un moyen d'échange, on admet à l'occasion, c'est-à-dire forcément de temps en temps, de prendre ses pertes.
Quand il est une idole, il commande tout et conduit au pire. Nous en sommes là. Honte sur nous !
Seul espoir : "là où croît le péril croît aussi ce qui sauve".

Michel Dilo a dit…

Pour ceux qui ont du mal à saisir toute la portée de l'accord signé par Tsipras peuvent l'article de Romaric Godin :
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-defaite-de-la-grece-la-defaite-de-l-europe-491792.html

"On accuse Alexis Tsipras d'avoir « menti » à son peuple en prétendant vouloir rééquilibrer la zone euro. C'est faux, car il ne connaissait pas alors la nature de la zone euro. Maintenant il sait, et les Européens aussi."

Ouais, alors on peu lui reprochait d'avoir été naïf ou trop PASOK !

En attendant des jours meilleurs, le Peuple va encore souffrir...

Tony A a dit…

Syriza aurait dû lire ou relire ce qu'écrivait Marx au sujet de la Commune (l'insurrection parisienne de 1871). Si les communards avaient réquisitionné la Banque de France, ils auraient sans doute évité le sang et les larmes.
De même, si le gouvernement grec avait réarmé sa banque centrale et menacé de retourner à la drachme, l'asphyxie de son système bancaire aurait été évitée et il aurait pu négocier dans une position plus favorable.
Par cet échec, Tsipras a au moins fait la démonstration aux grecs (et aux autres européens) qu'il n'y a rien à espérer en restant dans la zone euro, c'est-à-dire prisonniers des escrocs qui la dirigent.
Le prochain gouvernement représentant vraiment les intérêts du peuple, s'il voit jamais le jour, n'aura plus à perdre 5 mois pour faire cette démonstration.

Elie Arié a dit…

Qu'aurait pu faire Tsipras, sinon refuser ces conditions et sortir de l' euro ?

Quelle différence entre un Grexit imposé et un Grexit choisi ?

Hé non, il n'y a pas de souveraineté nationale lorsqu'on demande à d'autres Etats ou à des institutions des aides financières ! Soit on accepte leurs conditions, soit on choisit le défaut de paiement et on sort du système, comme Kirchner !

En fait :

- l’ensemble de ces mesures est beaucoup plus dur que celles qui devaient faire l’objet d(‘un précédent accord, et qui ont été rejetées par le référendum-surprise : on voit à quel point ce référendum a été une erreur.;

-, ce que Tsipras a accepté, c’est la mise en œuvre effective des mesures promises verbalement depuis cinq ans par la Grèce t jamais appliquées, contre une probable restructuration de sa dette (dont le FMI est partisan): il ne pouvait rien obtenir de plus, mais, dans le monde tel qu'il est, dans l' UE telle qu'elle l' est, dans le rapport des forces tel qu'il est, la restructuration de sa dette est la seule voie d'espoir pour la Grèce; il faudra attendre quelque temps pour savoir si Tsipras finit par l'obtenir, et, alors seulement, on pourra tirer le bilan de l'expérience gouvernementale de Syriza. .

Michel Dilo a dit…

Est-il possible qu'une majorité se dégage au parlement grec pour que les mesures acceptées par Tsipras soient rejetées ?

La droite et le PASOK ancien (et nouveau PASOK une franche de Syrisa) peuvent avoir la majorité ? Ils doivent boire du petit lait. Complètement anéantis après le référendum, par l'action naïve Tsipras ils retrouvent des ailes.

Traducteur auto EfSyn.gr

Car pour être passé sous la table il y est passé !
Auteur:
Dimitris Kanellopoulos
Voyons seulement 10 des mesures seront légiférer ce gouvernement et former la ... aucune honte à gauche dans une partie de la Terre, de ne pas mettre en œuvre, mais aussi de réfléchir encore.

1) "Fonction de magasins le dimanche."
2) «Mise en œuvre de toutes les recommandations de la Boîte à outils de l'OCDE". Tout. Je le répète: tout!
3) «La privatisation de l'énergie." Le petit-à-dire de PPC.
4) "examen rigoureux de la négociation collective." Gauche gouvernement contre les conventions collectives? Où le dire et qui croire.
5) "examen rigoureux de l'action industrielle." La gauche interdisant les grèves? Disgrace à l'histoire de la gauche mondiale.
6) "suivra les meilleures pratiques de l'UE sur les licenciements collectifs». En cela, je ne peux pas faire de commentaire. Levez les mains en l'air.
7) "25 milliards. Actifs grecs d'euros seront utilisés pour rembourser la recapitalisation des banques." Brader la patrie pour sauver les banques. Le Premier ministre a laissé.
8) «Le gouvernement doit consulter et d'accord avec les institutions concernant toutes les factures longtemps avant leur soumission à consultation publique ou à la Chambre." Nous parlons d'un gouvernement indépendant! Afficher Il ya dans les factures de la Troïka pour obtenir l'approbation.
9) "Le gouvernement grec examinera, en vue de modifier, la législation promulguée qui sont incompatibles avec l'accord du 20 Février." Nous parlons de l'humilier complètement, ce qui me donne de la compassion.
10) "Les autorités grecques réitérer son engagement sans équivoque à honorer en totalité et à temps leurs obligations financières à tous les créanciers." Et les gens laissent mourir ...

Elie Arié a dit…

Rappelons aussi que cet accord doit être ratifié par le Parlement grec, démocratiquement élu il y a cinq mois ! La démocratie, ce n'est pas des sondages et des référendums tous les dimanches ! Si on est démocrate et souverainiste, on doit accepter le vote du Parlement grec, quel qu'il soit.

Michel Mazon a dit…

Il est trop facile de désigner la seule Allemagne comme le diable. Hollande c'est la même chose car il est co responsable du nouveau plan que Tsipras, au nom de la Grèce, est obligé de signer ou se démettre. Je ne sais pas d'ailleurs comment, en étant grec aujourd'hui, on peut remercier la France et son Président pour son rôle dans la signature (possible) de ce plan qui signe la fin de l'épisode Syriza et donc l'espoir pour les grecs de se sortir du marasme créé, faut pas l'oublier, par la droite et le PASOK et non pas par Syrisa.
Une remarque pour les amis de "greek crisis" : merci de supprimer la case "amusant" de la rubrique "réactions" !!!!

Toutatis a dit…

Intervention de Nigel Farage au parlement européen, en présence d'Alexis Tsipras

https://www.youtube.com/watch?v=PbCjx38f_xM

Tsipras fait une tète terrible, il savait probablement déjà vers quoi il allait.

Corruptio3 a dit…

@Denis: juste un petit truc... Il me semble qu'on pourrait plutôt délimiter les fonctions de l'argent en Argent-échange et Argent-pouvoir.
On peut traiter les questions de pouvoir relativement plus facilement que les questions d'idolâtrie religieuse.

Denis Monod-Broca a dit…

L'euro, une place au grand banquet de l'universel

L'émancipation des Juifs, votée par l'Assemblée Constituante en 1791, fut traduite en une image maintes fois utilisée au cours de XIXème siècle : les Juifs pouvaient enfin s'assoir "au grand banquet de l'universel".
Tragique erreur !
On est plus près de l'universel en étant soi-même, avec lucidité et franchise, assumant ce que l'on est, qu'en se moulant dans un moule, aussi vaste soit ce moule. Et on connaît la suite : de ce moule prétendument universel les Juifs furent sauvagement expulsés.
Si tant de Grecs, et tant d'Européens, sont si attachés à l'euro c'est qu'ils se sentent, grâce à lui, assis au grand banquet du progrès, de la modernité, du monde mondialisé, en un mot au grand banquet de l'universel. Et c'est bien ce que les défenseurs de l'euro prétendent qu'il est. Mais c'est un leurre. Mais c'est à nouveau une erreur tragique. La Grèce s'accroche à son siège avec l'énergie du désespoir. Mais elle y perd son âme, elle y perd sa substance politique, sociale, économique, elle en meurt... Elle n'entre pas dans le moule, tant pis pour elle. Les bourreaux sont insensibles, sans pitié.

Michel Dilo a dit…

La déclaration de Zoe Konstantopoulou (Présidente du parlement) en français. J'adhère, mais les PASOK de Syriza avec l'aide de la droite vont tout faire pour la "démissionner".

http://cadtm.org/Jamais-je-ne-pourrai-voter-et

BA a dit…

L'Europe allemande.

TINA !

There Is No Alternative !

La zone euro, c'est la zone mark.

La politique monétaire de la zone euro, c'est la politique d'Angela Merkel.

Aujourd'hui, il n'y a qu'une seule politique possible en Europe : c'est la politique d'Angela Merkel.

« Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011)

« Tout à coup, l'Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l'époque. Le ténor de la CDU a été ovationné lorsqu'il a précisé que ce n'était pas la langue de Goethe qui s'imposait, « mais l'acceptation des idées politiques pour lesquelles Angela Merkel se bat avec tant de succès ».

http://www.challenges.fr/economie/20111124.CHA7248/l-europe-a-l-heure-allemande.html

Au sujet de l'Europe allemande :

Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains.

En revanche, l'Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu'il parle de l'Allemagne.

Je recopie un passage de l'historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu'au bout de la logique exposée dans Le Fil de l'épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d'un dîner à l'Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l'Allemagne ne domine l'Europe dont il rêvait, il s'est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l'amiral Flohic, soucieux d'avoir son avis sur le même sujet.

pierre grandmonde a dit…

Mon analyse :
https://pierregrandmonde.wordpress.com/2015/07/14/tsipras-a-t-il-trahi/

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