samedi 11 juillet 2015

Genre humain



Mémorandum, alors troisième du genre (humain). La majorité Tsipriote a fait passer “son” texte à l’Assemblé, grâce au soutien des partis systémiques du trop vieux pays, ceux du ‘OUI’ et du 35%. Démocratie spoliée... sous le régime de l’authentique hétéronomie européiste.

Vision de la crise. Athènes, 2015

Dix-sept députés SYRIZA, dont le ministre de l’Énergie, Panagiótis Lafazánis, ont voté ‘NON’ ou ils se sont abstenus. Le gouvernement vacille sans tomber (pour l’instant), le pays, de nouveau suspendu sur la corde raide attend son sort, ou n’attend plus grand-chose, d’Eurogroupe en Eurogroupe. La rue grecque est sous le choc.

Voilà... c'était alors cela le 'NON' du peuple ? Quelle honte ! En plus, les mesures du mémorandum seront encore plus lourdes à supporter et payer. Tsípras est terminé... il a fait comme tous les autres salauds”, réaction de Maria employé supposée petite car paupérisée par... essence, samedi matin à Méthana, dans le Golfe Saronique.

Hier vendredi, Tássos Pappás, très proche d’Alexis Tsípras comme on sait, avait exhorté les députés SYRIZA “à adopter la proposition du gouvernement, car il faut parfois reculer sans pour autant oublier nos vues stratégique. Même Lénine l'a fait, en signant le traité de Brest-Litovsk”, a-t-il rappelé sans impressionner grand monde il faut dire. Ce traité fut signé le 3 mars 1918 entre les gouvernements des empires centraux, menés par l'Empire allemand et la jeune république russe bolchevique, issue de la Révolution d'Octobre en Russie, dans la ville de Brest-Litovsk et mit fin aux combats sur le front de l'Est ; il a été ensuite dénoncé par le pouvoir soviétique de Moscou dès le 13 novembre 1918.

L’histoire ne se répète pas ou alors comme une tromperie. Aucunement impressionnée par l’argumentaire de SYRIZA de l’endroit, la sociologie de la Gauche (SYRIZA... de l’envers compris), ne décolère pas. Mes amis de sa mouvance Gauche ne savent pas encore comment vont-ils réagir dans la durée... ou dans la rupture. La rupture, est à l’ordre du jour... mais entre SYRIZA et... SYRIZA !

De l’autre côté... nous ignorons tout du chantage et des menaces qui ont été alors certainement proférées et exercées sur les Tsipriotes depuis le camp des “créanciers” et des pays... suffisamment “amis” et “alliés”. Les historiens du futur auront leur mot à dire, ou sinon WikiLeaks, d’après-demain. Patience.

Les sites internet proches de SYRIZA ne mâchent pas leurs mots... et nos maux à l’instar de TVXS (le 11 juillet). “À partir de 2012, SYRIZA a cherché à dissimuler le manque de programme, et autant, cette répudiation de la réalité qui est la sienne, pourtant si évidente: la zone euro est structurée comme un mémorandum sans terme. SYRIZA dans l’opposition, avait maintenu une rhétorique antigouvernementale, à travers la contradiction néanmoins fatale, entre la lutte contre le mémorandum et la position de SYRIZA, dont les limites de sa politique correspondent très exactement à celles de l'euro. L'impact de cette contradiction fut si flagrant dès le premier jour du nouveau gouvernement, a été par la suite intensifiée par les comportements politiques individuels et les échecs successifs, pour aboutir en fin de course et de manière explosive au cours des cinq derniers jours, où en réalité les cinq dernières années ont été concentrées. Le triomphe du peuple lequel a défié les menaces et ainsi toute cette campagne de terreur sans précédent, a été en si peu de temps estropié adopté par le gouvernement, de concert avec les partis du vieux monde. Perversion... consciente de la signification du verdict du peuple et humiliation”,

Si les cadres de SYRIZA se croient incapables de gérer une autre politique que le strict choix des ‘créanciers’, ils doivent alors démissionner tous en bloc, laissant aux authentiques... gestionnaires d'une telle politique, la Nouvelle démocratie, le PASOK et le parti de la Rivière”. C’est clair... la Gauche grecque est prête à exploser.

Esprit populaire et patriotique. Opéra grecque.

Le ministre du Développent Yórgos Stathákis déclare de son côté que “lorsque l'accord sera validé, les députés SYRIZA qui ne sont pas de cet avis, devraient démissionner et ainsi être remplacés”, c’est autant très clair.

L’esprit populaire et patriotique, si ben représenté par l’Opéra grecque... n’aurait pas très bien survécu au siècle des drones. Il y a de quoi... contempler les fortifications anéanties du 18ème siècle... et méditer sur l’avenir... numérique des peuples rebelles. “Les ministres des finances européens accentuent la pression sur le gouvernement Tsípras pour qu’il concrétise les réformes annoncées, pourtant très semblable à celui que les Grecs ont rejeté massivement lors du référendum du 5 juillet.”, se félicite... la Pravda de la mondialisation. D’Eurogroupe en Eurogroupe, nous perdons autant toute maîtrise sur notre calendrier du temps vécu ou espéré, il ne reste que le temps mort.

Fortifications des siècles passés. Péloponnèse, le 11 juillet

On vient d’apprendre qu’un cambriolage a eu lieu à la caisse de l’Opéra d’Athènes, mais enfin, le Zoo d’Attique sera ouvert en libre accès jusqu’au 31 août “afin de satisfaire l'engouement populaire mais dans un contexte économique si dramatique.

Case départ... cellule de l’euro. Histoire des animaux... et des animaux politiques (?), c’est autant un ouvrage zoologique écrit vers 343 av. notre chronologie par Aristote. Le dixième livre est considéré apocryphe... donc espoir !

En cellule ! Grèce du mémorandum 2010-2015




* Photo de couverture: Représentions. ‘Urne’, Athènes, 2015