mercredi 8 juillet 2015

Eurotisme débordant



Parfois, et même souvent, les consciences anticipent les faits politiques. Telle est en tout cas l’impression, largement partagée, chez les cadres SYRIZA depuis dimanche soir: “Les gens sont désormais plus avancés que nous, lorsqu'ils conçoivent la rupture, c’est clair. Dans un sens, un score moins important du ‘NON’ aurait même été mieux... gérable. Aujourd'hui il ne faut plus décevoir...” Jours d’après en Grèce, et déjà le retour de l’ultimatum depuis Bruxelles et depuis l’Allemagne. Nazisme bleu.

Presse étrangère, lundi 6 juillet à Athènes

En ce début de la semaine, les journalistes de la presse étrangère, omniprésents il faut dire à Athènes, pratiquaient comme ils le pouvaient le micro-trottoir. La première question lundi fut celle concernant la démission de Yanis Varoufákis. Réponses incertaines, j’ai même répondu (une fois n’est pas coutume) aux journalistes de Reuters, mercredi matin, l’actualité bondit.

Pour en dire un mot, Tsakalotós, nouveau ministre des Finances, n’est certes pas forcement un partisan de l’absolutisme de l’euro, comme le fait autant remarquer Jacques Sapir, cependant, une autre interprétation des faits et gestes que j’ai entendu ce lundi depuis SYRIZA... de l’intérieur, placerait Tsakalotos sous l’influence de Yannis Dragasákis, Vice-président du gouvernement.

Cameras et journalistes devant le ministère des Finances, Athènes, le 6 juillet

Banderoles... oubliées des femmes de ménage. Ministère des Finances, le 6 juillet

Devant le ministère des Finances, plus personne ne remarque les banderoles... oubliées sur ces lieux par les femmes de ménage, licenciées par... la gestion Samaras et réembauchées justement par Yanis Varoufákis. Sauf que pour bon nombre d’entre-elles, elles ont du mal à joindre les deux bouts avec les 325,88 euros qu’elles gagnent par mois. “Cela fait plus de 13 ans maintenant que nous sommes crucifiées.. comme le Christ”, informe alors la banderole.

Malheureusement, les journalistes étrangers ne maîtrisent pas le grec, ainsi, la saveur et même l’évolution des mentalités dans notre si beau pays leurs échappe quelque part. Ce qui a largement décrédibilisé l’euro aux yeux d’une majorité désormais de la population, c’est d’abord la paupérisation généralisée, après une première période pseudo-croissante, à travers les bulles et le crédit “démocratisé”, une autre façon pour masquer la baisse des revenus réels... dans une déferlante consumériste des besoins imposés et globalisés. Sur ce point, la responsabilité des citoyens n’est pas la moindre. Sauf que l’histoire des consciences a toujours été entrecoupée de siestes et de... réveils brusques.

1821 - 1940 - 2015, Révolution maintenant. Athènes, le 7 juillet

Ensuite, et pas qu’en Grèce, le rôle de l’euro est désormais dévoilé: une arme de destruction massive des économies, des droits sociaux, des souverainetés et de la démocratie, au gré... du plus bon plaisir des élites de l’Allemane.

Place de la Constitution à Athènes, les slogans de cette dernière semaine en témoignent: “Non au nouveau fascisme allemand - celui de l’euro”. Et même si la zone euro demeurerait pour l’instant (jusqu’en août ?) préservée (pas de GREXIT mardi 8 juillet !), cette... monnaie de singe ou plutôt d’automate, à la fois nationaliste dans un sens au profit des élites de Berlin et de leurs pions en Europe, elle est par la même occasion une excellente courroie... de distribution de la mondialisation, et finalement une antichambre sombre aux futurs traités (et traitements), par exemple Transatlantiques. Crématoires financiers du XXIe siècle... ouverture prochaine. Les marxistes diraient sans doute qu’il s’agit d’une antinomie en plus et en trop du capitalisme, sauf, que nous ne sommes plus dans le capitalisme à mon avis, mais plutôt précipités dans sa pire (et dernière ?) mutation, le scientisme... automatisé en plus.

Non au nouveau fascisme allemand. Athènes, le 6 juillet

Même graffiti devant le guichet supposé automatique d’une banque place de la Constitution, accompagné du slogan: “Mieux vaut être libre sous la drachme, que plutôt esclave sous l'euro”.

Donc les mentalités galopent vraiment en ce moment. Nos Tsipriotes, tenteraient même à... contenir la brèche, suite à une rencontre des chefs des partis à l’exception de ceux de l’Aube Dorée, un communiqué rédigé dans une formulation suffisamment polie, “incite de Premier ministre à trouver un terrain d'entente avec les Institutions, en parvenant à un accord qui ne violera pas l’esprit et la, lettre du sens du ‘NON’ et qui ne sera pas animé par l’injustice sociale, tout en reconnaissant la nécessité de restructurer une partie de la dette grecque”. Théoriquement, ce serait même... très beau.

Non à la dette, seulement la Haye. Athènes, le 6 juillet

Un autre nouveau slogan place de la Constitution, dit “NON à la dette” et il réclame en même temps justice “Seulement à la Haye”, indiquant le chemin que le gouvernement grec devrait suivre, c’est-à-dire déposer une plainte auprès des tribunaux internationaux, visant notamment les institutions européistes.

De tout cela, un début est déjà acquis. La route sera longue. En Allemagne politique, seul le parti de Die Linke, à l’instar d’une moindre part de la population comprend la nécessité de l’annulation d’une partie de la dette. En Grèce, cette évidence relève de la vérité nue et alors sanglante.

Sur la radio 105,5 (SYRIZA) joint par téléphone, le journaliste Yórgos Delastik du quotidien “Ethnos”, rappelait une fois de plus ce que les Grecs savent déjà, en dépit du terrorisme politique, médiatique et économique qu’exercent sur eux (et contre eux), les piliers du système: “92% des milliards des plans dits d’aide à la Grèce, ont été directement versés aux banques, sachant d’emblée que la dite dette, est en partie illégale et visiblement non remboursable. Cela se nomme toujours de l’escroquerie et ces gens sont pour le dire gentiment... des usuriers. Plus grave encore, en 2012, leurs valets d’ici (Venizélos en premier), ont consenti une certaine diminution de la dette, en lésant uniquement les caisses de retraite grecques, les hôpitaux, les universités et j’en passe. Les retraites des Grecs ont été... coupées en deux, voire en trois, à l’instar des salaires, les banques de la très vaste Europe ont été sauvées. C’est déjà une des raisons de la très large victoire du ‘NON’”.

Presse grecque et Jeroen Dijsselbloem après le ‘NON’. Le 6 juillet

Transports toujours gratuits. Athènes, le 6 juillet

Rame presque vide. Métro athénien du 6 juillet

Les transports en commun à Athènes sont toujours en accès libre et gratuit, tant que les drones de l’hyperbole (en grec c’est aussi l’exagération) obligeront (illégalement) la Grèce à ne pas ouvrir ses banques, lesquelles, ne seraient plus tout à fait grecques (ailleurs ce n’est guère mieux). Cependant, à certains moments, les rames sont pratiquement vides.

La vie économique se ralentie au fil des jours, de nombreuses entreprises sont au chômage technique, mettant leurs employés en congés payés, voire parfois, sans solde. D’après mes informations directes, un entrepreneur connu d’Athènes, a versé avec un certain retard les salaires à ses employés en puisant sur ses comptes personnels. Cependant, son entreprise (en bonne santé économique), n’a plus de recettes, et ne paye plus ses fournisseurs non plus. C’est ainsi que tout le personnel est depuis ce lundi en congés (payés), en attendant les suites.

La Grèce se nourrie de son soleil, de ses réserves... et de son ‘NON’. Donc le moral est très bon, et notamment depuis dimanche soir. Les incertitudes pourtant demeurent. Nous ne savons pas (mercredi soir 7 juillet), quel sera (ou ne sera pas), l’accord entre la Grèce et... l’Eurocontrol. Nous savourons par contre ces si beau moments ardus où notre pays est suspendu (sans “programme d'aide”).

Touristes, Athènes, le 6 juillet

Nos touristes achètent des chapeaux pour se protéger du soleil. “Quelle belle journée ce mercredi 8 juillet, nous avons fait du problème de la Grèce et de l’UE, une affaire mondiale. Le vote grec finira par les avaler tous. Le catalyseur grec provoque déjà des radicalisations en Espagne et en Italie. Finalement, peu importe ce que crient les satellites de l’Allemagne, pays Baltes et autres néolibéraux à outrance. Nous devrions changer de peuple ici pour en décider autrement, remplacer les Grecs par les Lettons et puis réorganiser le référendum !”, lance au micro de la radio 105,5 Costas Arvanítis (mercredi 8 juillet).

Les banques, toujours fermées, certaines agences ont toutefois recouvertes pour verser une deuxième tranche (fine), 120 euros aux retraités. “La semaine prochaine, les retraites seront versés intégralement, accord ou pas avec les institutions” annonce le ministère des Finances. En bons d’achats ?

Les partis systémiques (Nouvelle Démocratie, PASOK, la Rivière), aux yeux des Grecs largement assimilés à des Quisling déjà avariés du XXIe siècle, sont déroutés. Leur base sociologique fête aussi le ‘NON’ dans les rues. “Je n'ai jamais voté à gauche dans ma vie mais cette fois je me suis joint au 'NON'. Bravo Tsípras. Il a démontré ce que la politique signifie encore. C’est très dur mais, voilà, que toute la planète comprend désormais que le problème n’est pas la Grèce mais l’Europe”, discussion entre deux hommes dans le métro athénien lundi 6 juillet, cadres (en congés partiel) de la branche suspendue des banques.

Égine, le 7 juillet

OUI à l'Europe. Égine, le 7 juillet

Mardi (7 juillet), j’ai accompagné mon ami (et partenaire du projet Greece Terra Incognita) Vardís, à Égine. Ses clients du jour, des cadres dirigeants d’une très grande entreprise (filiale en Grèce) laquelle leur a offert cette sortie en mer, entreprise non touchée par la crise.

Chez-eux encore, ce même sentiment largement partagé quant au génie (sic) politique d’Alexis Tsípras, de la dignité retrouvée et de l’internationalisation du “problème grec”. “Personne ne l’avait fait avant lui et avant SYRIZA ; chapeau, Samaras et les autres sont définitivement finis, leurs partis doivent trouver un autre personnel politique. Les médias que plus personne ne croit, ont fait paradé tous ces prêcheurs du ‘OUI’, les cadavres politiques des Mitsotakis, de Karamanlis, de Simítis, toutes ces ordures sur lesquelles le peuple désormais crache dessus”.

En mer, le 7 juillet.

Ces cadres, notons-le, ne font pas partie de la sociologie, ni de la culture de la Gauche, ils ne sont pas non plus critiques vis-à-vis de l’UE et de son... “Eurotisme” débordant, seulement, ils rejoignent (même partiellement) le sursaut de la dignité (autant nationale) que les... marxistes de SYRIZA ont provoqué !

Aux antipodes, les porteurs politiques et économiques du système n’en reviennent pas. J’ai capté une telle discussion à bord d’un énorme yacht dans la marina du retour (Alimos). L’homme fumant son cigare était hors de lui: “Salopards de SYRIZA, ils veulent nous faire revenir aux années 1920”, drôle de rapprochement.

Statue de Périclès. Athènes, le 6 juillet

Demeure d'un sans-abri. Athènes, le 6 juillet

Politiquement parlant, Alexis Tsípras a (pour l’instant) pulvérisé les plans de sa destitution, que la camarilla européiste et les Vichystes d’Athènes avaient dévoilé il y a encore une semaine... en long, en large et en travers. La... terre ne mentirait pas, les peuples non plus (parfois). Notre moment, celui des autres peuples enfermés dans l’UE est enfin historique. Les élites tremblent et alors ils complotent.

Mes amis de la mouvance gauche au sein du Comité Central de SYRIZA, estiment qu’une victoire du ‘NON’ à 53% aurait mieux arrangé la direction du parti et le gouvernement. SYRIZA d’en haut, aurait ainsi pu “vendre” mieux un compromis qui ne dynamiterait pas (encore) ce qui reste de la société, tout en préservant le cadre européiste.

Ce n’est plus tout à fait cela, en dépit du sentiment exprimé par mes amis de la radio 105,5 mercredi 8 juillet: “Nous nous acheminerons vers un accord qui ne violera pas la décision du peuple grec, un accord provisoire prolongeant le programme grec de quelques mois, avant de poser enfin le problème européen sur la table des négociations, la situation en Italie est par exemple explosive sachant que les marionnettes qui gouvernent au Sud de l’Europe tomberont bientôt. Il reste à comprendre tout le sens de l’implication du Président de la France. Restera-t-il dans l’histoire pour avoir été le Président des... culbutes amoureuses ou sinon pour avoir enfin incarné autre chose ?” (Costas Arvanítis, cité de mémoire). Attendons un peu.

Marchand de textile. Athènes, le 6 juillet

Les élites de la... Grande Allemagne et du nazisme bleu (européiste), suivies des porteurs du nouveau rétrovirus politique en Europe, cette mutation entre... Waffen SS, Vichysme et hyperbole du libéralisme (élites des Pays Baltes, et d’un certain Eurocentre) pourraient pousser le bouchon jusqu’au bout. Alors GREXIT et “punition” pour les Grecs avant que les autres peuples ne se rebiffent (Allemands compris). Personnellement, je crois (et je crains) qu’un “compromis” est plus probable.

La politique de la Troïka (celle que la caste politique européiste impose partout ailleurs à petites ou à grandes enjambées) a... doté la Grèce de deux millions de chômeurs, de 25.000 morts (dont 10.000 suicidés), de la paupérisation de 3,5 millions de Grecs, d’une chute du PIB de 30% et de la disparition du 40% des petites et moyennes entreprises. C’est en cela que le ‘NON’ grec est autant un cri de la vie contre la mort et contre le néocolonialisme d’une bonne partie de l’Europe, initié par les élites de Berlin et plus largement par celle de la mondialisation. D’où cette aporie alors béante de la classe politique (aux affaires) en France. Ils doivent autant une réponse claire aux Français, et cela je dirais, depuis l’autre référendum (2005).

Place de la Constitution, le 6 juillet

Manólis Glézos pose alors la seule et unique question, interviewé par Costas Arvanítis (105,5 le 8 juillet). “La démocratie est-elle compatible avec les institutions de l’UE ? Les peuples de l’Europe sont aux côtés du peuple grec. Alors, oseront-ils à annulé ou à... trafiqué ce ‘NON’ grec ? Que veulent-ils ces gens (Institutions) ? Ma proposition est la suivante: que la Grèce ne rembourse plus rien et qu’en même temps le financement de la dette s’arrête aussi. Ensuite, dans quelques mois on en discutera. Puis, le Parlement européen s’est refusé à toute discussion sur cette question comme sur la question des réparations de guerre. Mais nous travaillons main dans la main avec les comités citoyens en Allemagne, même en Allemagne, le climat change”.

Alexis Tsípras a raison de reprendre la discussion avec eux (Troïka), seulement, il doit s’exprimer au nom du ‘NON’ et au nom du peuple grec et non pas autrement. Nous célébrons deux fêtes nationales. Le 25 mars (1821) et le 28 octobre (1940). D’autres peuples célèbrent parfois à travers leurs fêtes nationales des changements de régime, pour nous, les fêtes nationales sont des moments de grandes décisions, lesquelles ont initié des luttes. Les institutions n’ont rien compris de la psychologie grecque. Plus ils menacent le peuple grec, plus il s’arme de détermination” (1940, ‘NON’ de la Grèce à l’ultimatum de Mussolini).

Quotidien des Rédacteurs, juillet 2015

Nous restons en Europe. “Quotidien des Rédacteurs”, juillet 2015



“Quotidien des Rédacteurs”, juillet 2015

Les dirigeants politiques de la Grèce, doivent revenir dimanche soir de Bruxelles la tête haute, car ils ont quitté Athènes la tête haute”, commente Costas Arvanítis, “Venceremos, certainement”.

L’armistice jusqu’à automne prochain peut-être, pour enfin poser le problème en entier sur la table des négociations (dette italienne, espagnole... française). La guerre en Europe entre dans sa phase suivante. Joli monde. “Uccellacci e uccellini”. Des oiseaux, petits et gros !

Golfe d'Athènes. Le 7 juillet




* Photo de couverture: Devant un guichet automatique. Athènes, le 6 juillet

10 commentaires

Michel Dilo a dit…

"Il reste à comprendre tout le sens de l’implication du Président de la France. Restera-t-il dans l’histoire pour avoir été le Président des... culbutes amoureuses ou sinon pour avoir enfin incarné autre chose ?”

Ne vous faites d'illusion sur la capacité de Normal Ier à faire quelque chose de grand. Il a toujours été petit dans sa carrière, mesquin, tricheur, hypocrite, etc.. Un qui le connaît bien en France JL Mélenchon qui dit de lui (entres autres) "un cynique qui ne tient jamais parole".

"Personnellement, je crois (et je crains) qu’un “compromis” est plus probable." Peut-être, car la géopolitique risque de faire la différence. Si Grexit sortie de l'OTAN, adhésion aux BRICS, la Russie avec son gazoduc et plus. Base militaire des USA qui pourrait pourrait poser problème...

aud a dit…

Merci pour vos articles - toujours attendu avec impatience ! Pour une française résidente à Bruxelles (pas celle de l'UE et de ses quartiers, mais la vraie ville, celle où il est intéressant de noter que le taux de chômage des jeunes atteint 26,7% cette année...), le NON des grecs est quelque chose fantastique. Il rappelle ce qui s'est passé en 2005 avec le NON au TCE, mais il rappelle aussi qu'Hollande, élue sur la promesse d'en finir avec l'austérité, s'est écrasé presque aussitôt, qu'en Belgique, les banques ont été sauvées par les contribuables qui subissent maintenant une politique d'austérité (la retraite à 67 ans a été voté ces dernières semaines) sans réels débats... De ce point de vue, la réintroduction fracassante du politique dans l'UE (qui n'a eu de cesse d'opposer le "réalisme" à l'"idéologie") par le peuple grec est vivifiante. Et génialement analysée par Lordon dans son article : http://blog.mondediplo.net/2015-07-07-Le-crepuscule-d-une-epoque
Bon courage et merci.

edgell oliver a dit…

Que l'Europe lâche la Grèce en rase campagne, pour des histoires de comptes d'apothicaire myope, est d'un ridicule complet. Ces idiots ne voient toujours pas l'aspect politique et géostratégique :

http://replay.publicsenat.fr/vod/le-debat/crise-grecque-a-qui-la-faute-/pascal-durand,georges-prevelakis,olivier-toscer,philippe-dessertine,benjamin-corr/180578

Denis Monod-Broca a dit…

"OXI !" : le cri grec a un formidable effet révélateur. Sur la Grèce, sur l'euro, sur l'Europe.

Mais, "eux", ces princes qui nous gouvernent (ou font mine de nous gouverner), accepteront-ils de voir ce qui est là, sous leurs yeux ?

Pas sûr, malheureusement.

Il n'est pas facile de se déjuger, de reconnaître qu'on s'est trompé, de changer d'angle de vue.

Ils vont, c'est à craindre, laisser la Grèce sortir de l'euro, et ils vont la laisser tomber.

Et, comme il y a tjrs un maillon faible, ce sera au tour du pays suivant, Espagne ?, Portugal ?, d'être châtié pour sa dette et ses "réformes" insuffisantes. Et ainsi de suite... Faute de dissoudre délibérément une zone euro qui a fait la preuve de ses effets maléfiques, ce sera une lente descente aux enfers...

Quelle pitié ! Quelle honte ! Nous savons et nous faisons comme si nous ne savions pas.

Veronique Coffin a dit…

Nous luttons à vos côtés et lutterons jusqu'au bout ! Merci Panagiotis de nous informer de l'intérieur, nous "pauvres" français qui avons du mal à vous lire en grec... mais je m'y mets pour ne pas perdre une miette de votre magnifique pays : magnifique par son passé, son présent, son futur. Magnifique par son histoire, par son peuple, par sa géographie, sa philosophie, ses paysages, sa culture... je ne sais plus quoi lister tant j'ai été éblouie par la Grèce. Avec vous ! La Liberté ou la Mort !

Jean Deroubaix a dit…

Ah, si demain, nous pouvions dire non aussi, ici en Belgique !

Michel Dilo a dit…

Les propositions de Tsipras sont une continuité de l'austérité, mais la messe n'est pas encore dite.
L'eurogroupe pourra accepter ces propositions "financières".

Proposer ce que veut l'europe avec un bémol : restructuration dette à la clé.

C'est dimanche (réunion "politique") que l'europe devra se prononcer sur ce point et là ce n'est pas sûr que l'europe accepte.

Dans ce cas qui va lancer le Grexit : l'europe qui refuse ou la Grèce qui demande ?

Corruptio3 a dit…

Allemagne: pourquoi tant de haine contre la Grèce?
http://www.alterecoplus.fr/europe/allemagne-pourquoi-tant-de-haine-contre-la-grece-201507091500-00001744.html

Michel Mazon a dit…

Aujourd'hui, la douche froide, Bruxelles et les médias serviles pavoisent : Tsipras se passe la corde au cou et accepte, semble-t-il, le diktat de la troïka !!! mais pourquoi préserver l'église, les armateurs et le budget de l'armée ? c'est incompréhensible. Pourquoi encore en prendre au plus pauvre avec la TVA, l'impôt le plus injuste qui soit. Reste à savoir ce que va faire le parlement : va-t-il voter ou pas ce plan qui me semble à mes yeux une reculade monstrueuse.
Quelle chute après autant d'espoir.... sommes-nous condamnés à baisser l'échine ?

Magne deux a dit…

Tsipras est allié avec ANEL donc pas touche à l'armée et à l'église

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