mercredi 11 février 2015

La tanière du loup



L’Acropole sous la neige. Pourtant, “Nous ferons de la Grèce un pays européen normal”, a déclaré Alexis Tsípras ce mercredi 11 février en recevant à Athènes Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE. La veille, lors de l’investiture parlementaire du gouvernement SYRIZA/ANEL, Alexis Tsípras a rappelé que la Grèce a définitivement tourné la page du mémorandum. La Grèce ne se pliera pas au chantage, nous sommes un pays souverain. “Nous avons emprunté un chemin sans retour” a précisé le Premier ministre de la nouvelle Grèce.

Neige sur Athènes. Le 11 février 2015.

Ce même soir du 11 février et de l’Eurogroupe, la participation citoyenne à l’histoire sera pour une fois grande et massive. Nos places et nos rues seront remplies, à commencer par la place de la Constitution à Athènes, tous mes amis et connaissances y seront, c’est pour répéter le NON grec, au moment précis de l’Eurogroupe.

Pour la correspondante du “Monde”... formaté, tout est dit (à l’envers) et en conclusion de son papier. “Les Allemands ne sont toutefois pas les seuls à avoir des réticences: Espagnols, Portugais, Slovènes et Lettons aussi, qui ont accepté le traitement de choc de la troïka ou des cures d’austérité et voient d’un mauvais œil que l’on fasse une exception pour la Grèce. ‘Si tout le monde se comporte de manière rationnelle’ aime t-on à répéter ces derniers jours à Bruxelles, un compromis pourrait être possible.” Pas un mot sur la démocratie ou sur la souveraineté.

L’irrationnel d’ailleurs est déjà en cours... d’exécution, à travers le système concentrationnaire de l’UE, et où, les élites de l’Allemagne incarnent alors le premier rôle. L’UE est l’ultime mouroir des peuples et de la démocratie au Vieux continent. Et à défaut... d’une gestation, la mort sera certaine.

La Troïka. Presse grecque, février 2015

Merkel. Le rapt de l'Europe. Février 2015

L’ambiance athénienne est électrique, grave et heureuse. Les politiciens soumis aux vues géopolitiques de Berlin et d’un certain eurocentre (très mal placé pour donner des leçons de démocratie) sont en effet sur la défensive. En plus, on sait qu’ils appréhendent, le vide, leur vide... Un “déficit démocratique” structurel alors comblé par toutes ces malversations (s’agissant de milliards d’euros) depuis ce même eurocentre comme de celle des escrocs d’Athènes: entrepreneurs dont l’énorme fortune est fondée sur le crime, le délit d’initiés, la contrebande d’hydrocarbures, l’évitement systématique de l’impôt, le non versement des cotisations dues aux salariés, et j’en passe.

Tel fut le système du Samaritisme et du Pasokisme si bien arrosé entre-autres par SIEMENS, dont Heinz-Joachim Neubürger, son ancien responsable impliqué au scandale des pots-de-vin germano-helléniques, s’est suicidé hélas il y a quelques jours, au lendemain de la rencontre Schäuble - Varoufákis, et lorsque certains ont évoqué ouvertement la question à approfondir du scandale SIEMENS. Un témoin-clef n’est plus.

La neige à Athènes. Le 11 février

La neige à Athènes, le 11 février

Les... indigènes de SYRIZA (officiel) espèrent trouver un terrain d’entente avec les autres partenaires, c’est à dire pays au sein de l’Eurogroupe, ce dernier n’a jamais aussi mal porté son nom. Peut-être. Ce qui est certain, tient de la non-légitimité des institutions européistes, désormais ouvertement posée, comme étant le grand problème à résoudre, au-delà même des dettes dites... souveraines.

À résoudre, c’est à dire, à défaire. Une bonne moitié parmi les électeurs qui ont résolument voté contre le mémorandum et contre la Troïka, ont en même temps exprimé leur méfiance face l’euro et plus largement face à l’hybris européiste. Ils sont de plus en plus nombreux à la rejeter au fur et à mesure que la peur disparait et que la dignité ressentie libère alors les esprits et les sourires. Et cela parfois, contre une certaine idée... quant à une autre Europe, partagée et (difficilement) avancée par SYRIZA officiel, cela d’ailleurs avec sincérité.

Nous sortirons de la tanière du loup et nous nous en sortirons tout court. Douloureusement, lentement mais surement. Déjà notre nouveau gouvernement démontre qu'une politique étrangère plus variée est possible. Nous n’avons plus rien à perdre, à part notre dignité et notre pays tout simplement. Après-tout, nous avons toujours de quoi nous nourrir sans oublier nos sardines de l’Égée (rires)”, dit Chrístos, mon voisin chômeur.

Les sardines de l'Égée. Athènes, février 2015

La radio 105,5 (SYRIZA) diffuse sans cesse, cette chanson récente, aux paroles de saison et d’époque: “Exodus oui, nous n'avons pas peur ; c'est pour notre Grèce que nous aimons, nous ne nous laissons pas faire. Nous vaincrons.”. Ou encore, paraît-il qu’une version de type animation, reprenant le thème de l’affrontement politique entre la Grèce et l’Allemagne circule déjà sur Internet.

Les mentalités, comme les réalités du terrain cheminent parfois plus rapidement que les mécanismes sociophobes et sosiophages des élites. C’est tout de même assez rare. Élites européistes et mondialisantes comprises. La Grèce n’a rien gagné pour l’instant, hormis sa dignité. Une brèche vient d’être ouverte et comme de coutume, le système établi veut à tout prix éviter la “contagion”, en bon grec... la résistance. Le droit à la vie et à la dignité.

L'Acropole en février 2015

Plus de 75% de la population soutient le gouvernement, d’après les sondages et d’après l’humidité sociale de l’air du temps. L’avenir se fera et il se fera désormais autrement, car inévitablement l’avenir est en marche. Telle est en tout cas la volonté des citoyens en Grèce, et pas qu’en Grèce.

Nous nous préparons pour descendre sur les places ce soir. Nous pensons aussi à tous ceux qui ne seront pas parmi nous. Aux malades assassinés car non soignés, suite aux politiques sciemment exécutées par les politiciens marionnettes, aux suicidés, et autant aux 300.000 Grecs, jeunes, formés et pleins de vitalité ; ils ont émigré pour trouver un travail ailleurs.

Nos adespotes (animaux non-desposés, c’est à dire sans-maîtres) nous observent cependant impassibles, comme avant, et comme toujours. Le despotisme serait alors une invention humaine. Contrairement à la neige.

Animal adespote. Athènes, février 2015




* Photo de couverture: Version de type animation, de l’affrontement politique entre la Grèce et l’Allemagne. Grèce, février 2015

15 commentaires

Mireille a dit…

Hmm, ça fait tellement plaisir de vous lire. Comme un air de résurrection avant l'heure.
J'écrirais presque "Ζωή Ανέστη"

Mireille a dit…

"Η ζωή ανέστη", pourrais-je écrire !

Yoda a dit…

J'aime bien la phrase de Varoufakis (je cite de mémoire) "on aura une vie austère mais pas d'austérité" il pensait à une sortie de l'euro ? j'ai connu la Grèce de la drachme, austère oui, mais les grecs étaient joyeux...tous mes vœux de succès !

Mercun frédérique a dit…

félicitations à vos dirigeants qui tiennent bon, en comptant les points, je crois que vous en êtes à 1 à 10 (!!!). Nous sommes de tout coeur avec vous.

Jiel a dit…

Dommage, la neige. mais bientôt le ciel sera bleu comme une sardine ...

Panagiotis Grigoriou a dit…

Commentaire de Wouter Koelman

Je trouve que tu parles beaucoup de la légitimité du gouvernement Grec, que le vote souverain Grec doit être respecté. Soit, tu as raison sur un point de vue national. Mais ce respect vaut pour l’ensemble des démocraties de la zone Euros. Les ministres des finances des 18 autres pays sont tout aussi issus de gouvernement élus démocratiquement. A lire tes blogs, on peut avoir l’impression que la démocratie grec est supérieure dans sa légitimité aux les démocraties Finlandaise, Lithuanienne, Slovaque, Portugaise.

Pourtant Syriza n’a obtenu que 36% des suffrages, loin d’une vraie majorité de votant. Seule le système de bonus au premier parti lui a donné une légitimité parlementaire. Parler de la voix du peuple Grec avec 36% des voix est pour le moins irrespectueux des 64% autres électeurs grecs ayant fait un autre choix.

Tu semble vouloir avoir des décisions prises avec l’autorité souveraine des peuples. Alors pour faire simple, il faudrait organiser un référendum sur la dette Grecque et les revendications du nouveau gouvernement d’Athènes. Crois-tu qu’un tel référendum serait en faveur des attentes des Grecs? Croient que massivement les autres démocraties voteraient contre leur représentant et accepterai de nouveaux transfers de richesse vers la Grèce?

Mais, je suis prêt à accepter le verdict des urnes, faisons donc voter le peuple Européen sur le sujet de la dette Grec.

Amicalement

Panagiotis Grigoriou a dit…

En réponse :
Bonjour,

Merci pour cet argumentaire. Je ne le partage pas en partie. Et cette partie est essentielle. On ne peut pas dissoudre les souverainetés dans un "peuple européen" qui n'existe pas. Donc, si les intérêts (et la philosophie) de certains ne sont pas pris en compte, alors il faut dissoudre l'UE. Tout simplement.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Réponse de Wouter Koelman

Tu parles de la survie d’un régime démocratique mais dans le même temps du vente sa légitimité. Cela est contradictoire.
Le peuple slovaque survie encore plus difficilement que le peuple grec, pourtant ils participent à l’effort grec, la survie slovaque n’est pas relevante?
Le peuple Malien meurt de faim, ne devrait-il pas être considérer avant?
Je comprends le besoin revendicatif Grec mais l’argumentaire semble de mon point de vue à sens unique. Toujours plus d’aide pour la Grèce sans retour sur investissement. Depuis 30 ans, la Grèce bénéficie d’aide substantielle de la part de l’EU, pourtant son économie n’a jamais vraiment décollée comme d’autres collègues, la Grèce a déjà bénéficié d’une remise historique de 100 milliards de sa dette nationale, soit +- 9000€ de cadeau par citoyen Grec. Combien d’aide en plus, qu’elle est la limite de la survie du peuple Grec comparé aux autres peuples de la terre?
Pourquoi le peuple Grec demande-til aux autres peuples de l’aide alors qu’en son sein des groupes entiers se sont soustrait à la solidarité collective?
Avant de négocier avec ses partenaires, pourquoi l’état Grec ne change-t-il pas la solidarité nationale et ne corrige-t-il pas les situations de rentes, d’évasion fiscale, de cooptation?
Personnes ne manifeste devant le parlement pour corriger les corruptions collectives de la société grec, mais pour exiger que l’Europe une nouvelle fois vienne au secours de la Grèce, les grecs manifestent et protestent. A quand une manifestation exigeant l’impôt de l’église, la dissociation de l’état et de l’église, la non rémunération des prêtes orthodoxes?

Je trouve que tu parles beaucoup de la légitimité du gouvernement Grec, que le vote souverain Grec doit être respecté. Soit, tu as raison sur un point de vue national. Mais ce respect vaut pour l’ensemble des démocraties de la zone Euros. Les ministres des finances des 18 autres pays sont tout aussi issus de gouvernement élus démocratiquement. A lire tes blogs, on peut avoir l’impression que la démocratie grec est supérieure dans sa légitimité aux les démocraties Finlandaise, Lithuanienne, Slovaque, Portugaise.

Pourtant Syriza n’a obtenu que 36% des suffrages, loin d’une vraie majorité de votant. Seule le système de bonus au premier parti lui a donné une légitimité parlementaire. Parler de la voix du peuple Grec avec 36% des voix est pour le moins irrespectueux des 64% autres électeurs grecs ayant fait un autre choix.

Tu semble vouloir avoir des décisions prises avec l’autorité souveraine des peuples. Alors pour faire simple, il faudrait organiser un référendum sur la dette Grecque et les revendications du nouveau gouvernement d’Athènes. Crois-tu qu’un tel référendum serait en faveur des attentes des Grecs? Croient que massivement les autres démocraties voteraient contre leur représentant et accepterai de nouveaux transfers de richesse vers la Grèce?

Mais, je suis prêt à accepter le verdict des urnes, faisons donc voter le peuple Européen sur le sujet de la dette Grec.

Amicalement,

Wouter Koelman

Panagiotis Grigoriou a dit…

La réponse est dans ce blog... depuis 2011 !

kate charmant a dit…

oui Panagiotis, dites à ce Wouter de lire l'enquête de Martine orange sur les 6 ans de politiques européennes calamiteuse, ça le calmera ce monsieur dont les arguments ne sont pas les bons.. je vous fais parvenir le pdf de l'article. Il est très clair. C'est bien la faute des responsables euroéens...comment puis je vous faire parvenir l'article? très cordialement. Kate

kate charmant a dit…

je vous transmets un commentaire fort interessant suite au papier de Martine Orange/ Mediapart.
1/02/2015, 17:51 | Par Sycophante

C'est, je pense, l'un des meilleurs articles que j'ai pu lire sur Mediapart.

Non seulement il traite bien sûr de la situation actuelle, mais il dissèque la génèse de la politique effectivement calamiteuse conduite par l'UE (Commission et BCE) avec l'appui de moins en moins convaincu du FMI.

Il permet de comprendre qu'il ne s'est jamais s'agi, en réalité, de "sauver la Grèce", mais d'éviter que les problèmes financiers de la Grèce ne mettent en péril le système financier européen et la pérénité de la zone euro. 90% des sommes versées au Grecs dans le cadre des deux plans de 2010 et 2012 ont servi à rembourser les créanciers et à recapitaliser les banques grecques. Le Trésor Public grec n'a touché en réalité que 20 Md€ (sur 240 Md€) comme dit dans l'article, ce qui fait à peine 4 Md€ par an sur 5 ans...

C'est d'ailleurs parce que les Allemands pensent qu'un défaut grec ne mettrait plus en péril le système qu'ils adoptent une position de totale intransigeance et incitent, non sans succès, la BCE à faire de même. On peut d'ailleurs se demander si le fait que les Allemands ne se sont que modéremment opposés au QE annoncé par la BCE juste avant les élections en Grèce ne fait pas partie d'un deal global ou la BCE s'opposerait à tout assouplissement des conditons financières faites à Athènes en contrepartie. On peut remarquer en particulier que le QE a été établi de telle façon que la Grèce ne puisse en profiter, les titres grecs n'étant pas éligibles au mécanisme visant à injecter des liquidités dans le système financier de la zone euro. Le renvoi d'ascenceur étant constitué par la décision de la BCE de priver les banques grecques de l'accès aux liquidités de la BCE au taux de 0,05% prise la semaine dernière par la banque centrale, à un moment d'ailleurs ou les représentants des banques centrales du Portugal, de France, mais surtout de Chypre et de Grèce se voient privés de leur droit de vote au Conseil des Gouverneurs suite à l'entrée de la Lithuanie dans la zone euro au 1er janvier 2015, lequel a pour effet de renforcer substantiellement la position du directoire de la BCE puisque tous ses directeurs continuent, eux, de voter, si nécessaire...

La BCE a une responsabilité particulière dans la crise grecque car le dogmatisme dont a fait preuve Trichet a retardé le plan de restructuration de la dette privée grecque jusqu'en 2012 et qu'entretemps, la situation se détériorait. C'est contraint et forcé que Trichet a finalement accepté que les créanciers privés soient contraints à accepter une décote (haircut) sur la valeur nominale de leurs créances après avoir dit durant des mois qu'il ne l'accepeterait jamais...Sur son blog, on peut lire ce que Varoufakis pense de Trichet ; il le qualifiait avant les élections de "pire banquier central de l'Histoire", une appréciation qui a du plaire fortement à Francfort.

Les Allemands ont beau dire, et sans doute penser, qu'un défaut de la Grèce n'est plus un problème et envisager un Grexit sans trop d'état d'âme, il est loin d'être certain qu'ils aient raison et leur opinion n'est partagée ni par les Canadiens, comme dit dans l'article, ni par les Américains, ni par les Britanniques, clairement pessimistes sur l'issue de la confrontation, ce qui leur a valu un rappel à l'ordre de la part de Moscovici aujourd'hui même.

Mais pour Schaüble, il faudrait que la Grèce atteigne un exédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 4,5% du PIB afin de payer coûte que coûte. Que ceci fasse de la Grèce le pays qui serait doté du plus fort éxédent budgétaire primaire au monde ne semble pas l'émouvoir..Varoufakis a eu la bonté de dire aujourd'hui qu'il était "le seul homme politique européen doté de substance intellectuelle", ce qui plaira aux autres..

Magne deux a dit…

les responsabilités de la crise Grecque sont partagés ...mais le coté tout cela est de la faute des allemands est un peu simpliste ...Syriza semble vouloir réformer ...laissons lui sa chance

Wouter Koelman a dit…

Chère Kate! "ça le calmera ce monsieur" n'est probablement pas nécessaire dans votre argumentaire, cela fragilise votre point de vue.
Vous dites que mes arguments ne sont pas les bons, j'attendais donc que vous m'expliquiez pourquoi. Au lieu de cela vous partez dans des explications annexes. C'est dommage, j'aimerai bien lire et comprendre en quoi mes arguments ne sont pas les bons. Il est peut-être possible de me convaincre, je ne demande pas mieux que d'être convaincu. Merci donc de bien vouloir prendre le temps de passer les arguments en revu et de les contre-dire directement.

kate charmant a dit…

Le programme économique de Syriza vise à rompre avec ces politiques d’austérité qui ont failli. Face à une situation sociale très dégradée et au développement de la pauvreté, il prévoit une remise à niveau de la protection sociale et des services publics, la création de 300 000 emplois publics ou associatifs, une hausse du salaire minimum, la réduction des impôts des ménages pauvres, la refonte de l’imposition du patrimoine immobilier ainsi qu’un moratoire sur les dettes des ménages surendettés. IL PREVOIT EGALEMENT DE LUTTER CONTRE L'EVASION FISCALE, CONTRE LA CORRUPTION ET CONTRE LA MAUVAISE GOUVERNANCE. Au-delà de mesures qui devraient permettre de renouer avec la croissance à court terme, la Grèce est confrontée au défi du développement de ses capacités productives. Elle aura à mettre la politique industrielle, les politiques d’éducation, de formation, d’emploi, au service de cet objectif. Il lui faudra dégager des ressources à long terme, à la fois en interne (via une réforme fiscale) et en mobilisant des financements européens (prêts de la Banque européenne d’investissement notamment). C'est un chemin ambitieux et difficile, qui suppose de lutter contre l'inertie des classes dominantes et de mobiliser la société tout entière, mais c'est le seul qui soit porteur d’avenir.
la suite ici:
http://www.atterres.org/article/pour-la-gr%C3%A8ce-changer-leurope

sinon ici:
http://blogs.mediapart.fr/edition/que-vive-la-grece/article/110215/grece-negociations-acte-i

ou Jacques Sapir ici:
L’élection de SYRIZA à Athènes est le pendant, mais aussi le contrepoids, du drame que nous avons connu les 7 et 9 janvier derniers à Paris. Elle prouve qu’il est possible, qu’il est réaliste, qu’il est efficace, d’opposer le choix souverain du peuple aux délires des technocrates. Mais il faut savoir que ce contrepoids implique un affrontement direct et immédiat avec les forces qui œuvrent à une confiscation de notre souveraineté. Car cette confiscation est aujourd’hui bien réelle. Elle prend la forme des divers traités qui nous lient à l’Union européenne et qui soumettent la représentation démocratique à un pouvoir non élu. Cette confiscation est aussi le fait des firmes multinationales, qui imposent, avec l’assentiment tacite de nos gouvernements et des institutions européennes des règles leur permettant de dire le droit. Tel est en effet l’enjeu du projet de traité de libre-échange entre l’Amérique du Nord et l’Union Européenne, le TAFTA ou Partenariat. Transatlantique de Commerce et d’Investissement[3]. Cette confiscation empêche le peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale, de reconstruire l’Etat et de se doter des institutions qui lui conviennent, c’est à dire de l’Etat, pour porter remède à ses maux. lire la suite là:
http://russeurope.hypotheses.org/3428

Piketty ici:
http://syriza-fr.org/2015/02/02/thomas-piketty-on-a-fait-de-largent-avec-la-dette-grecque/

et là les réformes profondes d'une volonté politique grecque, volonté politique qui a été absente en Grèce durant ces 30 dernières années:
"J’en arrive aux questions de transparence et d’égalité devant la loi. Le Parlement ne peut pas opérer comme un dispositif de blanchiment de scandales ni comme un cimetière de dossiers relevant du droit pénal. Récupérer et examiner des dossiers qui, tout en ayant été transmis au Parlement par la Justice, croupissent des mois, voire, des années durant dans quelques tiroirs sans même être examinés, est un devoir démocratique élémentaire et fondamental tout autant qu’un préalable à la cohésion sociale.
http://www.okeanews.fr/20150208-extraits-du-discours-offensif-de-la-nouvelle-presidente-du-parlement-grec

Bonne lecture

Magne deux a dit…

@ Kate la Grèce ne manque de fonctionnaires....et cette vieille recette ...elections = embauche de fonctionnaires à déja montré ses limites en plus elle ne fait que renforcer le clientélisme

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