lundi 2 décembre 2013

La guerre qui arrive



Le pays s’enfonce dans l’hiver et ceci sans répit. Les nouvelles épouvantables s’accumulent et se répètent au point d’épuiser et de tétaniser le plus grand nombre. Ainsi, on vient de lire dans la presse qu’en septembre dernier, une employée de la Troïka aurait convoqué dans son bureau trois juges pour les menacer. Ces derniers instruisent justement ces dossiers socialement brûlants relatifs aux saisies des résidences principales pour dettes et leurs décisions devraient d’après les Troïkans s’avérer systématiquement défavorables aux citoyens appauvris. Ce reportage de “Kontranews”, repris par Real-FM lundi 2 décembre n’a pas été démenti, en tout cas pas pour l’instant.

Athènes, le 30 novembre 2013

De toute manière, tout le monde comprend que l’administration grecque est vampirisée par la Troïka et ses agents. La Grèce de 2013 c’est autant le royaume des ombres. Et quant aux ombres d’en bas, elles disparaissent à leur tour, après le travail, la dignité et l’électricité. Dimanche soir (1er décembre) à Thessalonique, Sara, une adolescente de 13 ans d’origine serbe a ainsi trouvé la mort, asphyxiée par les émanations d'un poêle dans un appartement sans électricité depuis deux mois. Elle vivait seule avec la mère au chômage à la durée décidément trop longue. Les impayés d’électricité s’élèvent à 2.500 euros.

Les medias en font déjà la nouvelle du jour avant la suivante. Les voisins, ainsi que les enseignants à l’école où Sara était scolarisée, témoignent de leur tristesse et de leur stupeur à la fois: “Notre élève ne nous a rien dit. Sa mère non plus. Elles ont voulu préserver leur dignité, nous ne sommes rendus compte de rien, l'école aurait pu se mobiliser, les aider, trouver cette somme d'argent pour que l'électricité soit rétablie chez elles... Quelle douleur” (Real-FM, le 2 décembre).

Non sans ironie... sur notre méta-civilisation, un autre adolescent de 17 ans, se confiant aux journalistes qui l’interrogeaient a précisé... l’ampleur de son rêve les larmes aux yeux: “Je voudrais être sur mon lit au chaud... et regarder la télévision”, (“Eleftherotypia” du 1er décembre). Encore un foyer sans électricité. Sous le régime politique du grand froid, l’étau se resserre aussi autour du “gouvernement”. Certaines radios diffusent en boucle les déclarations de Samaras et de Venizélos d’il y a dix-huit mois, “il n’y aura plus d'autres mesures d'austérité... nous mettrons fin aux exigences de la Troïka”, sauf que tout cela ne fait plus rire personne. Les auditeurs, lorsqu’ils ne sont pas censurés par les radios, expriment par téléphone ce que les deux tiers des Grecs se disent entre eux: “Cette classe politique doit être éliminée... même physiquement”.

Le bistrot des animaux définitivement fermé. Athènes, décembre 2013

Certains analystes estiment quant à eux, que la coalition Samaras-Venizélos pourrait ne plus survivre aux fêtes de fin d’année. Venizélos lui-même aurait récemment dit à Samaras: “La pression de la Troïka sur le dossier des saisies des biens immobiliers est telle que les députés PASOK ne suivront pas. Je préfère que le gouvernement tombe après avoir tenu tête à la Troïka, plutôt que vaincu par ses propres députés”, (reportage sur Real-FM, le 2 décembre).

Peine définitivement perdu au pays des fermetures définitives. Venizélos, Samaras et les autres, appartiennent à ses humanoïdes méta-démocrates au même titre que les banquiers qui pour l’instant gouvernent par la peur, la propagande et la répression. Tout le monde le comprend désormais sauf que les gens sont tellement extenués par leur propre survie et par le négationnisme ambiant du bonheur... qu’ils n’ont plus le courage d’en faire un plat et encore moins une révolution. Sauf que le temps de la révolte, celui de l’imprévu ravageur pourrait se préciser, ce qui reste tout de même à prouver. Dans pareil cas, le chaos, le nôtre... serait enfin à la hauteur sauf que la transition risque d’être fort ensanglantée.

En attendant, les restes du passé se mêlent encore au présent décomposé. Telle cette exposition de véhicules 4X4 sur la place de la mairie à Athènes, à l’honneur des sponsors et du rallye historique. Les passants n’y croient pas à leurs yeux, rien de commun avec les diatribes sur les différentiels à glissement limité de l’avant-crise, même entre deux policiers MAT (CRS grecs), la discussion porta plutôt sur les derniers modèles de scooters à basse consommation beaucoup plus abordables, signe que le monde, y compris le leur, a changé. En plus, en face des engins ainsi exposés, il se trouvait un sans-abri des lieux, allongé et profitant d’une éclaircie. Surréalismes.

Les engins exposés place de la Mairie. Athènes, le 30 novembre

Le sans-abri sur cette même place. Athènes, le 30 novembre

Dans le quartier historique de Metaxourgeio voisin, des terrains sont à vendre tandis que notre presse du dimanche estime que la Guerre froide aurait commencé en Grèce lors de la première phase de la Guerre civile entre décembre 1944 et janvier 1945. Metaxourgeio a été pris entre les deux feux, communistes contre les royalistes et l’armée britannique.

Metaxourgeio en janvier 1945, bataille d'Athènes

La Guerre froide a débuté à Athènes”.“Eleftherotypia” du 1er décembre

C’est en tout cas dans ce même quartier que samedi et dimanche (1er décembre), le mouvement EPAM (Front Unitaire Populaire) de Dimitris Kazakis, avait organisé une rencontre internationale dans le but de coordonner à sa manière, certaines actions et mouvements politiques ainsi que des personnalités qui (entre autres), préparent le terrain de l’après UE et de l’après bancocratie. Du côté français, deux mouvements étaient représentés par leurs cadres, François Asselineau de l’UPR, et Jacques Nikonoff du M’PEP, tandis que d’autres participants et analystes, tels Anthony Coughlan, professeur d’économie politique au Trinity College à Dublin, ou Alberto Montero, économiste, professeur d’économie à l’Université de Málaga et président du CEPS (Centro de Estudios Políticos y Sociales), ont apporté l’expérience d’ailleurs. J’avais déjà rencontré Alberto lors du colloque de Pescara en octobre dernier, son intervention à Athènes a porté à la fois sur le désastre (euro)espagnol, et sur l’expérience positive et néanmoins douloureuse de certains pays de l’Amérique du Sud, et quant au refus de la dictature de la dette.

Le colloque international de l'EPAM, le 1er décembre

Anthony Coughlan au colloque de l'EPAM, le 1er décembre

Alberto Montero au colloque de l'EPAM, le 1er décembre

J’ai remarqué l’absence officielle et même officieuse du parti de la Gauche radicale, pourtant le siège de SYRIZA se trouvait à seulement cinq minutes à pied du lieu où se tenait le colloque et tout de même, à une éternité déjà en termes de temporalité politique. C’est en cela que nous réalisons combien certaines évolutions, voire mutations chez nous (et ailleurs) s’avèrent alors être si rapides. Nul doute, notre temps politique est aussi parfois pulvérisé.

Par contre, et officieusement du moins, ceux du mouvement politique du Plan-B d’Alekos Alavanos, étaient présents au colloque, et sur leur site on y trouve même une page consacrée à cet événement. Je précise (d’après leurs prises de position respectives évidemment), que le Plan-B est un parti politique qui prône l’abandon de l’euro, voire de l’UE, résolument à gauche, Alekos Alavanos fut l’ancien chef de SYRIZA et mentor politique d’Alexis Tsipras en 2007, tandis que le mouvement de Dimitri Kazakis se dit démocrate, patriotique, antinationaliste dénonçant ouvertement le funeste néonazisme de l’Aube dorée car inspiré (aussi) des idéaux de la Révolution française.

Préparatifs au rassemblement de l'Aube dorée. Athènes, le 30 novembre

Loin des idéaux de la Révolution française, l’Aube dorée avait organisé un rassemblement samedi 30 novembre, sur la place de la Constitution devant le “Parlement”. D’emblée, c’est parce que depuis 2010 notre Parlement s’est placé... entre guillemets sous le régime de la Troïka anticonstitutionnelle et anti-démocratique jusqu’à l’outrage, que cette manifestation aubedorienne, jamais imaginée auparavant, devint alors possible. Ensuite, les quelques trois à cinq mille manifestants du moment sont presque passés inaperçus des athéniens, autant que les manifestants antifascistes guère plus nombreux, rassemblés cinq cent mètres plus loin au même moment.

Car l’essentiel n’est pas là, l’histoire ne se répétera pas (en tout cas pas ainsi), et l’Aube dorée des néonazis caricaturaux et néanmoins (parfois) assassins n’est pas un auxiliaire du capitalisme comme dans les années 1930. C’est alors un leurre, et c’est dans ce sens qu’une partie de notre gauche se trompe, partiellement en tout cas.

Rassemblement antifasciste. Athènes le 30 novembre

Ce qui ne veut pas dire que la guerre actuelle et qui n’est plus tellement larvée, guerre faite contre notre société et contre notre pays ne peut pas prendre d’autres formes... disons plus actives. Nous savons déjà qu’une armée euro-allemande, et/ou de mercenaires internationaux pourrait intervenir en Grèce dans le cadre de la mise en place du mémorandum IV en gestation. D’autant plus que le caractère insoutenable de la pseudo-dette imposera que de parachever le génocide économique que nous subissons, loin, très loin des nos meilleures idées européennes, car hélas trop près des pires d’entre elles.

Et dans pareil cas tout sera balayé, le néo-conformisme de SYRIZA compris. Au Plan-B on le sait, au KKE (le PC grec) on se préparerait discrètement à la situation insurrectionnelle ou chaotique (éventuelle mais pas encore certaine) et du côté de l’EPAM, on se dit ouvertement “en phase de préparer l'insurrection et la révolte”.

Athènes, décembre 2013

On croit aussi savoir que notre armée n’entreprendrait aucune action allant contre la volonté du peuple, c’est ce que de militaires de haut-rang auraient déjà signifié à Georges Papandréou. C’est aussi et pour cette raison que l’État-major en Grèce est si souvent décapité et remplacé par le “gouvernement”, autant et pour les mêmes raisons me semble-t-il que le haut commandement des Carabinieri en Italie l’est également je crois !

L’historien que je suis (encore) remarque ce tournant dans les événements, rien qu’à travers l’air respiré depuis trois ans déjà. Cette guerre nous ne l’avons pas voulue mais comme presque toujours dans l’histoire, elle nous est imposée.

Et sans revirement en Europe, car les autres peuples sont et seront aussi concernés, elle nous sera alors inévitable, y compris sous sa forme potentiellement la plus ouverte. En somme, la bancocratie, la “gouvernance” par la pseudo-dette et la pseudo-Union Européenne dont l’euro est une forme d’arme de destruction massive des vies, du bonheur, du temps institué et instituant dans une société dotée d’un Contrat social, sont les grands vecteurs de la guerre d’aujourd’hui et de demain (matin). Et nous n’avons pas besoin de cela car il serait encore temps de l’éviter.

Notre réunion au mouvement “Unité 2012”, novembre 2013

Au sein de notre (petit mais fort apprécié) mouvement “Enotita 2012” (Unité 2012), nous nous réunissons également pour ainsi organiser nos prochaines actions culturelles c'est-à-dire politiques. Certains jeunes musiciens ou acteurs et qui composent les chants et les rôles de la nouvelle résistance nous ont exprimé leur grand désir d’apprendre et de connaître même, ce dont les plus anciens entre-nous avaient déjà réussi dans les années 1960. Mes amis, entre autres, Fondas Ladis et Panagiotis Kounadis (compagnons d’alors et de toujours de Mikis Theodorakis et de Manos Hadjidakis à l’époque) se chargent particulièrement d’inspirer nos prochains concerts, séances et rencontres... ainsi que nos jeunes.

Nos armes du moment sont l’esprit d’unité, de solidarité, d’identité ouverte retrouvée car il va falloir tenir et d’ailleurs très longtemps. De nombreux jeunes redécouvrent alors ce lien que le “lifestyle” des trente dernières années avait fini par briser. C’est en cela que nous sommes aussi responsables, certainement à gauche et bien au-delà. Alors notre pays s’enfonce dans l’hiver et sans répit pendant que nos sans-abris comme encore nos animaux adespotes (sans maître), plongent dans les bennes à ordures. Nous nous attendons donc à tout, de même qu’à l’espoir. États... d’esprit, Athènes décembre 2013.

Animal adespote. Athènes, décembre 2013




* Photo de couverture: Terrain à vendre. Athènes, décembre 2013

7 commentaires

Corruptio3 a dit…

Parlant de guerre...
Russie et Grèce signent un accord de coopération militaire
http://fr.ria.ru/defense/20131203/199932486.html

Thierry DECHAMBRE a dit…

Bonjour et merci pour votre blog.
Visiblement, les choses ne vont pas si mal. Vous avez encore des chats et des chiens. C'est une chose que de fouiller les poubelles c'en est une autre que de devoir tuer pour manger. Une étape psychologique qui ne fait pas partie du bagage standard du citadin.Par contre une fois cette étape franchie, qu'ils se méfient surtout si comme chez nous vos hommes politiques ont tendance à être gras et appétissants.

Toutatis a dit…

L'Union européenne : la nouvelle URSS (d'après l'ex-dissident Vladimir Boukovski)

http://www.youtube.com/watch?v=aXNAwEpOkC0

Dimitri a dit…

Merci pour vos articles qui sont toujours porteurs d'une profondeur politique et psychologique remarquable.

A la lecture de votre dernier article, il me parait que les conditions pour un vaste Front populaire, progressiste, antifasciste et patriotique existent en Grèce.
Pourtant la cristallisation ne semble pas se faire, un retard est en train de se prendre par rapport aux possibilités objectives. Quel est votre sentiment, votre analyse par rapport à cela ?

En Grèce, historiquement, le KKE a été à l'initiative de ces rassemblements populaires. Contre l'agression fasciste mussolinienne, transformant, contre Metaxas et sa clique, la guerre en guerre populaire victorieuse. En formant et en étant l'âme de la Résistance nationale avec l'EAM-ELAS contre le nazisme, forgeant l'un des plus puissants mouvements de Résistance en Europe occupée. Contre l'intervention anglo-américaine en 44-49 avec l'Armée démocratique, certes cette dernière était condamnée par le rapport de forces international qui était ce qu'il était mais qui montra au monde que les Grecs tombent en luttant.

Compte tenu de ce rôle historique du KKE et de son positionnement actuel comment envisagez-vous la perspective d'un tel Front ? Comment expliquer ce que je crois être, je le répète, un retard par rapport aux possibilités objectives ?
Continuer à nous fournir des éléments précieux de réflexions sur la Grèce et de vous battre pour l'Enotita et recevez le salut fraternel d'un Français-Grec, qui n'oublie pas Yannis Ritsos :

Ne pleure pas sur la Grèce,/ - quand on croit qu’elle va fléchir,/ Le couteau contre l’os/ et la corde au cou, / La voici de nouveau qui s’élance,/ impétueuse et sauvage, /pour harponner la bête /avec le trident du soleil.

Anonyme a dit…

Un grand merci pour cet article qui contient des graines de futur... un futur que vous contribuez à forger par votre engagement qui ne faiblit pas.

Oui la guerre vient peut-être. Personne ne peut s'en réjouir.
Mais si elle vient, il faut être préparé, càd comprendre les rapports de force qui vont peser avec et contre le peuple, et brandir un idéal fédérateur et juste. La guerre se gagne aussi avec des idées (mais pas que, et la guerre est surtout la défaite des plus belles idées)

@Dimitri: pour autant que je puisse en juger (je suis français, je vis en Grèce depuis un an) le KKE ici est très "sectaire" pour des raisons qui tiennent sans doute à son histoire: avoir été du mauvais côté d'une guerre civile puis d'un ostracisme qui dura jusqu'à la chute des colonels... mais aussi une alliance complètement contre-productive en 89, surfant sur leur popularité et leur légalité retrouvée, qui les amena à gouverner avec... Nouvelle Démocratie! Aujourd'hui leur ségrégation est notamment très visible lors des manifestations, où, s'ils répondent à certains mots d'ordre, ils font systématiquement cortège à part. Donc un parti sans allié, qui n'est absolument pas prêt à faire front commun contre qui que ce soit et surtout avec qui que ce soit.

Syriza (qui est une coalition) est sans doute comparable au Front de Gauche français - mais pas au Front Populaire. Comme le FdG cependant, elle n'inspire pas franchement confiance à sa gauche, (un peu plus à sa droite: vu la popularité de Tsipras, on pense alliance chez les actuels marionnettes de la troika.)

Donc... si Panagiotis veut répondre je lui cède bien sûr la place. Mais il me semble que le "Front" grec ne soit pas encore bien envisageable

Tiens je relis votre comm et j'avais pas relevé le mot "patriotique"... croyez-vous vraiment que le nationalisme (ou patriotisme, c'est la même chose) soit l'alternative au néolibéralisme?
Le néolibéralisme c'est vrai que c'est un peu l'internationale... des riches. en revanche il s'accomode très bien du patriotisme des pauvres, c'est marrant.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, merci pour vos commentaires. Je confirme. Le KKE est… quelque part « autiste » dans son isolationnisme et SYRIZA n’incarne aucunement le Front Populaire… version 2013. C’est justement (aussi) cette dispersion des forces du « Non » constructif d’un autre avenir qui est responsable de la situation actuelle. Une dispersion en grande partie liée aux confusions calculées, introduites aux débats par l’européisme de gauche comme de droite.

Dimitri a dit…

Milloum c'est en abandonnant la patrie à l'extrême-droite que vous ouvrez une autoroute au fascisme...

La gauche (la vraie) est historiquement porteuse d'une conception populaire et internationaliste de la nation. Qui est (il est triste d'être obligé de le dire) le contraire de la conception de droite, nationaliste-bourgeoise, ethniciste, racialiste, de la droite et du fascisme.

En 1793 être patriote c'est être révolutionnaire et Jaurès disait « un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène ».

Les ouvriers, les paysans, le peuple aiment leur patrie dont ils sont d'ailleurs les seuls défenseurs tant la bourgeoisie n'a d'autre patrie que son fric : « Seule la classe ouvrière est restée fidèle à la patrie profanée », disait Mauriac en 45...

Les morts, les torturés, les exilés de l'EAM-ELAS sont morts AUSSI pour la liberté de la patrie.

Rappelons encore que le grand capital et les fascistes furent ceux qui vendirent, en toute occasion, leur patrie aux puissances impérialistes dominantes : allemande ou américaine. Et que à travers le supranationalisme européiste c'est la même chanson qui recommence.

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