samedi 31 août 2013

Vol direct



La crise, c’est l’accumulation de certains faits et gestes marquants, voire, manquants. Nos petites histoires, s’imbriquant à sa version... hautaine, vue d’en haut comme on dit parfois. Sur un trottoir bondé de monde ce matin, j’ai enfin... partagé à mon tour, l’expérience qui consiste à se faire dérober son maigre et unique portefeuille. C’était au Pirée, près de la gare. C’est ainsi, qu’une certaine reprogrammation... à la “GreekCrisis”, s’impose désormais par la force des choses, ainsi que par... la splendide aporie de son auteur.

Athènes, il y a environ un siècle

Le dialogue, bref, obligé et courtois qui s’en est suivi avec les policiers ne nous apprit rien de nouveau, hormis un quotidien répétable... à souhait. “Vous savez, ce sont des voleurs professionnels, nous enregistrons des dizaines de cas par jour, ces gens nous les connaissons... s'agissant évidemment d’étrangers”. Difficile d’argumenter sur les anthropophagies communément admissibles, sur la guerre entre pauvres à bas et moyen voltage, tandis qu’ailleurs, et même pas si loin d’ici c’est du très haut voltage qui s’y “joue” en ce moment.

Nos policiers ne connaîtront pas Polanyi et n’auraient même pas découvert, le Traité d’Aristote sur les animaux. Histoire de relativiser ou d’y mettre une certaine distance. J’ai tout simplement remarqué le timbre de la voix de mon interlocuteur en prononçant le mot: “évidemment”. C’est pour dire combien notre nouvelle phonétique sociale sent un certain vent mauvais.

C’est ainsi qu’à part certains documents personnels, la moitié à peu près des donations des amis du blog en août... connait déjà le sort ordonné d’une certaine “redistribution forcée”, en somme, toute petite, comparée à l’autre échelle, celle des algorithmes intelligents des “créanciers internationaux”.

Pouvant toujours compter sur la solidarité de mes amis et tout autant vaillants habitants de l’espace égéen, je quitterai pourtant Athènes et ceci, pour quelques jours, histoire de marquer un temps d’arrêt et de réflexion. Quelque part par force majeure, “GreekCrisis” procédera à sa fermeture... technique annuelle durant environ une semaine, sauf peut-être “grands faits” marquants ou retrouvés. Après tant de vent mauvais, place à l'étésien qui d’ailleurs, souffle déjà assez fort en ce moment. La crise, c’est l’accumulation de certains vents marquants... ou dominants !

Dans une île de la mer Égée, 2012




* Photo de couverture: Dans une île de la mer Égée, 2012

5 commentaires

MARIE LUCE a dit…

Résistance solidaire

mark Ferran a dit…

La crise va t'elle faire encore une fois apparaître le spectre de la guerre civille ? c'est ce que posent les medias occidentaux...personnellement je ne sens plus bien les vibrations Grecques, cela fait 4 ans que je n(y suis pas allé.

râleuse a dit…

alors bonnes vacances , malgré le délestage

Anonyme a dit…

Bonnes vacances

Filougrec a dit…

Si je puis me permettre, mon cher Παναγιοτις, jamais son argent dans le portefeuille, mais au fond d'une autre poche, de préférence du pantalon...
Bonne réflexion et reposez-vous, à bientôt j'espère.
Philippe

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