mercredi 12 juin 2013

Mort subite



La “mort subite” de la radiotélévision publique ERT, provoquée par le gouvernement “grec” a été annoncée ce mardi 11 juin à 17h20. Ce même soir vers 22h, le ministère de l’Économie dans un communiqué a précisé “que la société ERT n'existe plus. Désormais, et en attendant la mise en place de la nouvelle structure, son successeur n’est autre que le ministère de l'Économie. Toute émission doit alors cesser à la fin du programme de ce soir minuit. Toute infrastructure doit rester intacte”. La Troïka est à Athènes, sa “gouvernance” surtout.

Devant le bâtiment de la Radiotélévision Publique. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Je remarque qu’hélas, certains écrits de ce blog s’avèrent prémonitoires. Je finissais le billet précédent, d’ailleurs sous le titre “No signal”, par une photographie bien évocatrice. La... fin du signal est alors imposée déjà ce mardi, car d’après le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, l’ERT est un “cas d'absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin aujourd'hui”. Dans l’après-midi déjà, les employés fort inquiets, attendaient la nouvelle. Il faut savoir que dans la nuit de la veille du 10 juin, une loi-décret, promulgué en dehors de toute concertation et en l'absence de tout débat au “Parlement”, “autorise désormais la liquidation de toute société publique ou assimilée”. Ainsi, vers 22h30, la radio publique a été de fait réduite au silence, au moment d’ailleurs où ses journalistes estimaient que “cette fermeture, est un crime contre le peuple et la nation, car les medias publiques demeurent les seuls à pouvoir coordonner enfin, un mouvement populaire... si besoin est”. Ensuite, et vers 22h40, tous les émetteurs d’ERT ont cessé de fonctionner. Vers 23h15, les cloches de certaines églises à Agia Paraskevi, dans les quartiers Nord de l’agglomération d’Athènes ont sonné, les citoyens, les habitants convergeaient déjà vers les le bâtiment de la radiotélévision publique, ainsi que les forces de la Police, mais ces dernières, de manière bien discrète.

J’ai vécu une partie de cette journée parmi les employés de la radiotélévision publique. Leurs visages étaient déjà graves, très graves bien avant l’annonce de la mise à mort. Ensuite, il y a eu la colère, les larmes, le vide ou le trop plein mais de quoi, impossible à déterminer. Des employés téléphonèrent alors à leurs proches sous le choc, “Yorgos, viens, viens vite ici, c'est la mort, la nôtre... qu'allons-nous devenir ?”

ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Les employés ont alors ainsi découvert le décret ministériel, car l’imprimé a aussitôt circulé entre les mains, “incroyable”. Certains chefs politiques de la gauche grecque ainsi que ceux de la droite anti-mémorandum hors Aube dorée, étaient déjà sur place vers 17h. Alexis Tsipras est arrivé vers 18h30, précédé de plusieurs députés de SYRIZA, comme Panagiotis Lafazanis et surtout, Manolis Glezos. “C'est une exigence de la Troïka, c'est elle qui réclame ce sacrifice humain. Il s’agit d’une forme de décret royal... On décide et on ordonne comme du temps de la dictature. Désormais, la désinformation et la désinformation seule régnera sur le pays. Je dis ceci à destination des deux autres formations qui participent au gouvernement, le PASOK et la Gauche démocratique: changez de cap ce soir. Je dis ceci à Antonis Samaras, il faut faire marche arrière. Ils n’oseront pas interrompre la diffusion, c’est un acte contre la démocratie, tel est notre avertissement”, a dit Alexis Tsipras. Quant à Manolis Glezos, il a déclaré visiblement ému, “que cette manière dictatoriale d'exercer la politique, c'est à dire fermer par décret la radiotélévision publique ne s'était pas encore pratiquée dans aucun État démocratique. Nous sommes alors dans une dictature. Il va falloir que nous arrachions alors tous ensemble et une fois de plus, le drapeau allemand qui flotte sur l’Acropole”. Entre-temps et juste après la venue d’Alexis Tsipras, certains membres du personnel, ont commencé à refermer la grille de l’entrée, “afin de mieux contrôler les mouvements et surtout éviter les éventuelles infiltrations”.

Les employés ont commencé à fermer la grille. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Manolis Glezos. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

D’autres, préparaient déjà les banderoles et les slogans, tandis qu’une surveillance toute relative, s’installait également devant les entées du bâtiment, “pour éviter tout débordement, voire les pillages”. On sentait la colère et le désespoir monter du fond du cœur: “Il ne me reste plus rien d'autre à faire que de m’allonger en face, sur l'avenue Mesogeion pour ainsi me faire écraser par les voitures et... en finir” a dit un technicien de la radio. Déjà, de nombreux journalistes des autres télévisions, radios ainsi que de la presse écrite étaient sur les lieux. “Ni Metaxás, le dictateur de 1934, ni Papadopoulos le dictateur de 1967, ni même Berlusconi avec ses télés, n'avaient osé fermer les medias publiques de cette manière” a fait remarqué un journaliste d’une radio privée. Des syndicalistes électriciens, ainsi que des représentants de l’operateur de téléphonie historique OTE, “se sont déclarés déterminés à ne pas permettre l'interruption des émissions”, mais en vain.

ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin




Depuis les couloirs à l’intérieur du bâtiment, se dégageait comme une certaine impression du vide, comme dans un hôpital de nuit, c’est selon. Dans l’après-midi, je suivais sans trop le savoir, les dernières émissions de notre Troisième programme, une radio culturelle et musicale, refondée par Manos Hadjidakis car il fut son directeur vers la fin des années 1970. Dans le hall de l’immeuble, on y découvre d’ailleurs toujours son piano ainsi que sa photo. Nous nous sentons bien seuls ce soir sans lui, je dirais, et je ne suis pas le seul à le penser. Son Troisième programme n’est plus. Au même moment et d’après la radio Real-FM peu avant minuit, tous émetteurs, ainsi que ceux de la télévision on cessé de fonctionner lorsque des techniciens les ont mis hors service, escortés par les hommes de certaines unités MAT, les CRS grecs, lesquels les surveillaient toujours durant la nuit, à Égine par exemple ou à Hortiatis, au nord de Thessalonique. “Qu'ils fassent tomber le gouvernement maintenant, s'ils ont des c... sinon qu'ils se taisent. Qu'attendons-nous ? Bloquons l'avenue Mesogeion en y déplaçant nos voitures depuis le parking, tout de suite” a lancé un employé, s’adressant aux représentants syndicaux ainsi qu’à ceux des partis de la gauche grecque. Désormais hors micro, tout le monde se disait que “notre régime ce n’est rien d’autre qu’une dictature ouverte, imposée par la Troïka”, effectivement, la “mort subite” serait alors aussi, une forme de politique faite par d’autres moyens.

Couloirs du bâtiment ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Micros d'antan. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Photo de Manos Hadjidakis. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Le piano de Manos Hadjidakis. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Nous bénéficions du soutien de l'essentiel de la société”, déclare-t-on du côté du gouvernement tard dans la soirée du mardi, tandis que l’Aube dorée, dans un communiqué officiel, s’estime déjà “victime de la partialité de la télévision publique, laquelle n'a déjà aucunement respecté ces citoyens qui ont exprimé leur soutien à l'Aube dorée”. Étrange pays en tout cas, étant donné que de nombreuses chaînes de télévision et de radio privées, fonctionnent sans autorisation et ceci depuis des années, voilà que sur les fréquences publiques, c'est-à-dire légales, c’est désormais la loi du silence qui s’impose. “Il ne faut pas quitter les lieux, il faut que nous restions bien unis” se disent certains employés, tandis que d’autres ont fustigé “les grands népotismes et les clientélismes, hélas résiduels chez nous, le PASOK et la Nouvelle démocratie ont toujours considéré et géré l’ERT comme leur baronnie, et parmi nous, certains... petits princes en ont bien profité, le ministre Kedikoglou déjà, du temps où faisait partie de la maison et voilà qu’à présent, voilà qu’il décrète sa mort, c'est-à-dire notre mort”.

Ces heures étaient bien sombres, comme nos jours, nos semaines et nos mois depuis 2010, c'est-à-dire, depuis l’installation du mémorandisme... trop réellement existant. Dans la nuit de mardi à mercredi les forces de la police avaient déjà pris position discrètement autour des bâtiments de la radiotélévision publique à Athènes et ailleurs, au centre d’Athènes par exemple, et pour ce qui est de certains bâtiments appartenant à l’ex-ERT, des policiers laissaient alors sortir les employés tout en leur interdisant évidemment, tout retour à leur lieu de travail. La nuit fut alors longue pour certains et bien brève pour d’autres.

Peu avant l'annonce officielle de la fin de l'ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Peu avant l'annonce officielle de “l'euthanasie” de l'ERT en ce 11 juin, les employés pressentaient déjà la tempête, le député du versant gauche de SYRIZA, Panagiotis Lafazanis déjà présent, était interrogé par les journalistes qui le suivaient partout, puis, au moment de la déclaration de Kedikoglou, ce fut le grand mais précaire silence devant les postes de télévision. Le moment fut bien bref pour eux, et pourtant si long pour d’autres. “Ah voilà, ils nous ont tué en dix minutes...”, certains et certaines étaient déjà en larmes. D’autres, regardaient la scène, la leur, par les fenêtres, on y croit pas parfois, car c’est si soudain, et c’est en ceci que le choc permanant est un succès. On nous annonce une grève de 24h initiée par les syndicats des journalistes du pays, à compter de six heures du matin mercredi 12 juin, ce qui n’est pas tout à fait une très bonne idée, c’est le moins qu’on puisse dire. Les enjeux sont énormes. Pourtant, la radio de SYRIZA n’a pas reporté sa fête et concert mardi soir, et seuls les membres des organisations SYRIZA des quartiers nord de l’agglomération de la capitale ont été invités à “prendre position là où il faut”. C’est dire combien nos gauches ont déjà quelque part perdu la guerre des... boutons, de la radio et de la télévision en tout cas. Et voilà surtout, que c’est le gouvernement Samaras qui prétend “moraliser le service public en mettant fin aux pratiques d'antan”, c’en est alors un comble.

ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

Panagiotis Lafazanis. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin



On vient d'apprendre la nouvelle. ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin














Des analystes du fait politique très éphémère, estimaient ce soir sur Real-FM que “le calendrier politique sera sans doute accéléré, évoquant même certaines sources alors proches du gouvernement, qui n’excluent plus la probabilité, de la tenue d’élections législatives anticipées pour bientôt”.

Le calendrier politique existentiel des employés est pourtant déjà plus urgent: “Alors, on vient demain ou pas ?” a brusquement demandé une femme relativement âgée, à sa collègue, vers la fin des discours des représentants syndicaux et des politiques. Tard dans la nuit, les représentants du personnel de l’ex-ERT ont de leur côté demandé aux nombreux citoyens présents, à ne plus pénétrer à l’intérieur du grillage, “car désormais, il va falloir surveiller les entrées”. D’autres manifestations ont eu lieu déjà durant la nuit et ceci partout en Grèce. Sauf que mercredi matin, tous nos medias seront en grève, au moment justement où une page de plus à travers notre étonnante histoire sous le mémorandum vient d’être tournée quoi qu’on dise. Nous avons dit tant de choses encore ce soir à propos de l’inacceptable et de la mort subite.
Sauf peut-être le dernier mot.

ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin




* Photo de couverture: Manolis Glezos, ERT. Agia Paraskevi, le 11 juin

16 commentaires

Agan a dit…

Et encore et toujours cet immobilisme, ce comportement amorphe et résigné, devant l'adversité, qui me sidère.

Youpla a dit…

"Les hommes se plaignent des effets dont ils chérissent les causes" (Bossuet)

Aux dernières élections, le peuple grec a continué de mettre au pouvoir l'un des partis qui l'ont mené où il en est. Et ce peuple de s'étonner des conséquences de son choix !!!

Et je suis certain que s'il devait y avoir aujourd'hui de nouvelles élections, ils revoteraient pour les mêmes.

MARIE LUCE a dit…

Immobilisme et silence de tous les peuples baissent la tête ; mais fermer les yeux n'empêche pas la dictature d'avancer

Anonyme a dit…

Dans quel sens s'orientaient les infos de la télé et radio publique chez vous ?
Car, pour nous ici, en France, je ne crois pas qu'ils feraient une telle action tant les infos sont un soutien aux idées libérales et à la défense des actions du gouvernement qui vont dans ce sens (l'exemple de la 2 sur les retraites ces jours-ci en est un exemple (voir http://acrimed.org )).
Sinon, l'idée selon laquelle ils cherchent à supprimer 2000 emplois avant fin juin est plausible.
Nous vivons une époque formidable n'est-ce pas !

Corruptio3 a dit…

C'est un rouleau compresseur. La technique du Choc à son paroxysme. Un cas d'école, où les manipulateurs apprennent certainement beaucoup. Un laboratoire social de la régression économique et politique.

Par nature/conditionnement, la plupart des gens ne sont pas prêts à descendre dans la rue. Le Choc, c'est-à-dire l'opération médiatique de type guerrier, est fait pour s'assurer que cette majorité molle... le reste.
La présence d'aube dorée est d'ailleurs très utile en ce sens. Elle est la branche "violence physique" quand la troïka est la violence politique.
"Il n'y a pas d'alternative" que la politique imposée.
"La masse" doit être absolument persuadée qu'elle n'a pas le choix.
Et ça semble marcher jusque là.

Scons Dut a dit…

C'est tout simplement insupportable !

Toutatis a dit…

@Unknown

Cela me faire dire que les télévisions dites "publiques" ne le sont pas. Elles sont la propriété privée de quelques coteries et le pluralisme y est absent. La ligne suivie est en général de gauche sur le plan sociétal et de droite sur le plan économique.
Dire que ces télévisions devraient être "indépendantes" ne me convient pas non plus, d'où tireraient-elles alors leur légitimité à utiliser de l'argent public ? Alors dépendantes de quoi ?
On devrait donc abandonner l'idée de conserver des télévisions publiques (sauf un tout petit noyau au service du gouvernement) et s'attacher à organiser le pluralisme dans le domaine privé.

Nicnac a dit…

Le pluralisme dans le domaine privé me semble un contresens. Berlusconi est maître dans le domaine.
Le service public a au moins une chance d'alternance et si l'on regarde l'émission d' Elise Lucet sur France2 d'hier soir, on peut se poser la question.

Corruptio3 a dit…

Pour que l’audiovisuel public grec reste ouvert (les journalistes de l’ERT):
http://www.acrimed.org/article4088.html

Anonyme a dit…

Imaginons un instant que N. Maduro le président du Vénézuéla ait agit ainsi, les articles des journaux comme "Le Monde", "Libé" et bien d'autres auraient été plus politique que ceux présentant l'arrêt de la télé grecque... qui n'est qu'économique, presque un fait divers !

jean-michel Guiet a dit…

Stratégie du choc ! Encore un exemple !

HP a dit…

La Grèce devient ainsi le premier pays sans service public radio-télé.
Après la légitimité du gouvernement et la disparition de divers services ou leur privatisation, un autre pan de souveraineté disparaît, et la communication en est un particulièrement important.

Il y a assez peu de compétences régaliennes : frapper monnaie, ça c'est fini.
Faire les lois, ça ça se fait, même si ce n'est plus sur base de "nous, le peuple".
La justice, qui a l'air d'encore fonctionner à peu près, elle n'a pas besoin de souverain.
Et les relations avec l'étranger, ça c'est fini aussi.
Et posséder une force publique, ça ça existe toujours. J'inclus la police dans l'idée force publique quand elle est destinée à maintenir l'ordre de façon globale contre des émeutes.
Il n'y a plus vraiment de souverain en Grèce, la place est libre pour qui voudra la ramasser.

La plupart des MAT sont probablement proches de l'extrême droite, qui ne se gène pas trop pour critiquer le gouvernement, si j'ai bien compris. Pour le moment ils obéissent, sans doute sans trop savoir pourquoi, ils pourraient aussi bien faire corps avec la nation et chasser le gouvernement et la troïka, personne ne peut les en empêcher. L'armée? Mais soutiendrait-elle le gouvernement face à une nation furieuse? Ou même face à un mouvement d'occupation pacifique comme on a vu en Espagne?

Le gouvernement ne tient qu'à un fil, et pas un gros, il doit être très surpris lui-même ne de ne pas déjà avoir été pendu aux réverbères.

L'idée de Nation implique un souverain, qui peut être un dictateur à l'ancienne, un président soumis à une constitution ou un groupe de représentants (= représentatifs!) de la nation.
En son absence, ou s'il n'est pas légitime, les souris dansent et les mafias prospèrent.

Spartacouscous a dit…

Ceci est un coup d'État, ni plus ni moins. Pas tant par ce qu'il supprime (les ondes publiques étant depuis longtemps, et en France d'abord, la vache à lait d'experts en tout, et surtout en orthodoxie néolibérale) que par l'idée sous-jacente et implicite que seuls des médias privés pourraient, et l'idée n'est pas fausse, entériner un changement brutal de régime.
Je suis de plus en plus convaincu que la classe dominante, aguerrie au rituelles manifs et grèves générales ou pas, ne saurait être mise à genoux qu'en coupant les flux : les routes, les canaux, les chemins de fers, les couloirs aériens, les ponts, viaducs, tunnels, péages, ondes hertziennes, satélitaires, canaux spéciaux de communication, etc.
Ceci est une guerre civile déclarée par les dominants dont le pouvoir est assis sur la circulation des biens et du capital.
Tirons-en les enseignements, en Grèce, en France et ailleurs.

Spartacouscous a dit…

Ceci est un coup d'État, ni plus ni moins. Pas tant par ce qu'il supprime (les ondes publiques étant depuis longtemps, et en France d'abord, la vache à lait d'experts en tout, et surtout en orthodoxie néolibérale) que par l'idée sous-jacente et implicite que seuls des médias privés pourraient, et l'idée n'est pas fausse, entériner un changement brutal de régime.
Je suis de plus en plus convaincu que la classe dominante, aguerrie au rituelles manifs et grèves générales ou pas, ne saurait être mise à genoux qu'en coupant les flux : les routes, les canaux, les chemins de fers, les couloirs aériens, les ponts, viaducs, tunnels, péages, ondes hertziennes, satélitaires, canaux spéciaux de communication, etc.
Ceci est une guerre civile déclarée par les dominants dont le pouvoir est assis sur la circulation des biens et du capital.
Tirons-en les enseignements, en Grèce, en France et ailleurs.

Youpla a dit…

Ca y est, la Grèce repasse, selon un indice américain, dans la catégorie des pays émergents et en bas de la liste ! (c'est à dire émergent mais avec la tête sous l'eau). Efficace la troïka !
A qui le tour ?

Corruptio3 a dit…

Je trouve qu'il faudrait ridiculiser le système troikan.

Quitte à aller dans le mur, autant le faire en se moquant du chauffeur.

Il faut faire un écho ridicule à chacune des mesures.

Par exemple, le gouvernement ferme la télé parce qu'elle est trop chère?
Et bien, le peuple décide, vu son état, de "fermer la Grèce"... Et d'imaginer des opérations médiatiques pour symboliser cette action...

Le rire est un instrument extrêmement puissant... qu'on n'utilise pas assez...

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