mercredi 27 mars 2013

Euroguerre



Ce n'est pas une crise mais une guerre. On se le dit ici sans cesse dans la rue athénienne, sous le manteau déchiré des stéréotypes d'avant-hier soir. La garde-robe illusoire de l'européisme ne cache plus grand-chose des attentions de l'élite allemande, déjà en méditerranée européenne entre Chypre et le Portugal. “Über alles” et “Aux armes” sont des titres de la presse grecque d'hier, 26 mars et non pas du 29 octobre 1940.

Les journaux du 26 mars

Paraphrasant Karl Kraus, je dirais qu'en Europe c'est la quatrième nuit de Walpurgis qui commence par cette simultanéité de l'informatique et de mythe, des technosciences et de bûcher, de tout ce qui existe déjà et qui n'existe plus, autrement-dit l'Union Européenne. Le bûcher à Chypre est en cours, le PDG (démissionnaire) de la Banque de Chypre a été limogé ce midi par le directeur de Banque Centrale chypriote, tandis que “sur l'île, neuf entreprises sur dix fermeront”, comme l'assure Yorgos Trangas dans son émission radio ce matin, “c'est la réalisation du scenario argentin empiré, la bande à Wolfgang Schäuble en collaboration avec Athènes est en train de brûler Chypre, en utilisant des tactiques nazies (...) Ces psychopathes (sic) sont en train de dynamiter la zone euro, chers auditeurs, ne collaborez pas avec l'ennemi, ne gardez pas votre argent dans les banques allemandes, n'achetez pas des produits importés depuis les pays ennemis (...) La zone euro d'Angela Merkel n'est pas sûre et ceci d'ailleurs nulle part, les épargnants allemands l'ont également compris ils craignent pour leurs économies et ils ont raison. Nous espérons même que cette inquiétude des citoyens allemands grandira, c'est positif (...)”, voilà ce qui a été dit sur Real-FM ce mercredi 27 mars.

Chypre: Aujourd'hui notre argent, demain nos maisons, après-demain la Patrie (Nicosie)

Partout en Grèce c'est le grand choc au sein de la population, après la blitzkrieg faite à Chypre, car telle est la manière dont nous nous représentons les faits. Kyriakos, le collègue chypriote d'un ami (au rare travail encore existant ici), ne dit plus un seul mot à personne, il est décomposé, visiblement il ne dort plus et il ne doit plus manger grand-chose. Ses collègues affirment “qu'en une semaine, Kyriakos n'est plus lui-même, mais son fantôme, entouré de nous tous, autres prisonniers économiques et finalement politiques dans notre propre pays. D'un seul coup, tout le monde réalise que quelque chose s'est passé”. À Chypre, c'est le grand silence, économique en tout cas. Les rues sont vides, les entreprises sont fermées, les salaires ne sont plus versés et les épiceries sont presque vides. C'est toute l'aporie d'un modèle économique ainsi démantelé par invasion (de nouveau type) dans un seul pays et pour l'exemple, ses visages humains avec.

Nous nous sentons alors exilés chez nous dépossédés de nous-mêmes, ainsi que de toute représentation politique alors... à la hauteur des moments historiques et de la densification événementielle depuis déjà trois ans. Évidemment à Chypre, mais aussi en Grèce même, beaucoup d'entre nous, (nous) ne dormons plus les nuits, et quant à nos gauches (ou autres forces politiques du pays), elle est déconsidérée aux yeux de l'opinion, de la sienne en tout cas, “même pas une seule manifestation pour Chypre...” entend-on ici ou là. Manthos, militant ayant rejoint récemment les rangs de la Gauche radicale en est outré: “Tsipras et les siens, les cadres Syrizistes s'éloignent de plus en plus des réalités du terrain social. Entourés comme ils sont d'anciens Pasokiens, ils ne voient rien venir, ni même partir. Ils pensent que le gouvernement Samaras tombera tel un fruit trop mûr et qu'ensuite, ils gouverneront. Ce qui est plus inquiétant, c'est que l'autre soir, lors d'un débat public, ouvert à de nombreuses tendances de la gauche grecque, Panagiotis Lafazanis ” (chef de la mouvance gauche chez Syriza) “n'a pas dit un seul mot sur l'euro”.

Athènes, le 24 mars

Lorsque finalement un autre camarade lui a fait la remarque publiquement, Panagiotis a alors baissé sa tête. Déjà sur le site internet de son mouvement, ” iskra.gr, “on peut découvrir des éditos récents qui insistent sur la nécessité de renégocier l'euro, et non pas son remplacement. Donc j'en déduis que chez Syriza certains pensent à leurs acquis politiques personnels, ainsi peut-être qu'au financement du parti par l'Etat, comme pour les autres formations au Parlement, sauf que depuis juin 2012, Syriza est le deuxième parti du pays... Il n'ira pas plus loin je pense. Ainsi je suis presque déjà écarté en tant que militant, je voterai désormais pour Alavanos (ancien mentor politique d'Alexis Tsipras, à présent proche du parti de gauche Antarsya) et en faveur de son nouveau mouvement anti-euro, ce qui ne veut pas dire que je ne participerai pas dans la mesure du possible aux ébullitions syrizistes. En tout cas, ce silence sur Chypre, cette absence de mobilisation de toutes les forces politiques et syndicales grecques est à mes yeux bien suspecte...

L'ex-banque Populaire de Chypre fermée, Athènes, le 26 mars

Comme dans toute guerre, c'est aussi une forme d'effondrement... collatéral des représentations politiques qui se cristallise très rapidement, en Grèce, à Chypre mais aussi en Italie me semble-t-il. Sauf, que la radicalisation de l'opinion (face à l'euro et l'U.E.) n'est pas suivie par les cadres politiques, anti ou pro-mémorandum à la limite, peu importe. Yannis Stournaras, nôtre marionnette au ministère des Finances, a souhaité rencontrer Alexis Tsipras récemment, “pour prévenir politiquement le risque social”, d'après certains analystes de la presse grecque. Drôle de guerre en ce printemps 2013, je n'avais jamais vécu un tel temps historique, pour de... l'observation participante ethnographique nous sommes alors tous bien servis ! Il y a des personnes parmi nous (au chômage ou pas) qui depuis la “folle semaine chypriote”, sont au bord du suicide car ce nouvel effondrement, de l'après l'attaque (visiblement) allemande s'ajoute au nôtre. Le temps est mauvais, très mauvais à Athènes et bien au-delà.

L'UE ne doit pas choisir ses victimes à sa guise, car ainsi, elle crée un fossé entre les rêves des peuples européens pour une Europe qui protègerait les plus faibles”, a souligné Karolos Papoulias, nôtre président de la République, en exprimant son “espoir de parvenir à faire passer ce message à toutes les grandes capitales européennes, et notamment à Berlin. La décision de l'Union européenne sur Chypre est inacceptable, car elle est sélective”, a ajouté M. Papoulias, qui a ensuite déclaré “que cette journée (de la fête nationale du 25 mars) est un grand jour, un jour d'honneur envers ceux qui se sont rebellés ayant comme la seule arme la passion de l'âme, par laquelle finalement, un état libre nous a été légué, c'est un exemple à suivre durant ces moments difficiles d'aujourd'hui”.

Athènes, le 26 mars

Voilà que le ton monte, bien que de nombreux grecs aient ironisé sur cette déclaration présidentielle: “il devrait démissionner ce vieux bougre et non pas ratifier les lois mémorandaires”, c'est clair ! “Le rouleau compresseur allemand avance sur l'Europe du sud -note notre hebdomadaire satirique et politique To Pontiki ce matin le 27 mars-.
La domination allemande porte déjà son uniforme et à visage découvert, elle affronte et les peuples et les pays, évidemment. Cette Allemagne sait qu'elle est devenue indésirable... La bataille semble inégale parce que la politique allemande s'avère gagnante depuis bien trois ans de crise économique, ce qui explique pourquoi l'Allemagne insiste à fabriquer et à propager la crise ailleurs que chez elle. Son objectif est de pulvériser les acquis sociaux des dernières décennies, laissant la moitié de la population au chômage, dans la pauvreté et finalement sans défense”.

Ce qui provoque plus de dégoût ici (chez les citoyens) que les alchimies des élites allemandes, c'est l'attitude des rapaces grecs, banquiers et autres métanthropes, habitués des salons politiques de la baronnie d'Athènes. Yorgos Trangas, prétend déjà “que plus de six milliards d'euros sur un total de neuf milliards, issus du mécanisme européen de la capitalisation d'urgence et accordés à la défunte Banque populaire de Chypre, ont été transférés en Grèce pour servir les oligarques et autres banquiers grecs, et dans cette affaire, le directeur de la Banque centrale grecque Provopoulos porte une lourde responsabilité” (Real-FM, le 27 mars). Un auditeur, cadre chez Alpha Bank a aussitôt envoyé un message pour signaler aux autres auditeurs "que prochainement, les épargnants grecs seront spoliés à leur tour”, tandis qu'une autre source anonyme mais citée sur antenne, affirmerait que d'après un mèl envoyé par un cadre depuis Morgan Stanley, “la banque ne considèrerait plus Chypre comme étant un pays de la zone euro, puisque des restrictions dans la circulation des capitaux sont désormais en vigueur dans ce pays”.

Institut pédagogique à louer, Athènes, le 26 mars

Ces dernières jours (et nuits), c'est le festin des rumeurs de toute sorte. Mais à part les rumeurs, il y a aussi les réalités, les déclarations mais aussi des analyses incontournables: “(...) Cet accord (du 25 mars sur Chypre) montre le triomphe de la stratégie allemande. L’Allemagne est dans la contradiction suivante: elle entend conserver la zone Euro, dont elle tire le plus grand profit, mais elle entend la conserver au moindre coût pour elle. D’où l’idée de faire contribuer, en cas de restructuration bancaire non pas les seuls actionnaires (ce qui serait normal) mais aussi tout ou partie des déposants. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne s’est montrée inflexible dans la négociation. Elle a donc obtenu qu’une large part de la contribution aux sommes nécessaires, 5,8 milliards sur les 17,5 milliards, proviennent de la “tonte” des déposants. Elle peut donc continuer sa politique selon laquelle une crise doit être payée avant tout par le pays qui la subit. On peut remarquer que cette politique est très proche, dans son principe, de celle que le Royaume-Uni mit en place par rapport à l’Irlande lors de la famine de 1847. Ici encore, on prétendait que les secours devaient être majoritairement payés par les Irlandais. On sait ce qu’il en advint (...)”, remarque Jacques Sapir sur son blog.

Nous observons avec tant d'effroi... Le Pirée, le 24 mars

Tout devient alors possible dans une situation d'une telle tonte sociale déjà. Nous observons avec tant d'effroi nos concitoyens (ou nos immigrés) de la porte d'à côté fouiller dans les poubelles un midi au Pirée ou à Athènes sachant que notre tour arrivera. Mon ami G., dont l'appartement au centre-ville, a été cambriolé pour la troisième fois en six mois observe choqué, les dernières mutations de son quartier: “les gens vivent de la soupe populaire et du vol, organisé ou disons spontané, voilà la nouvelle société qui se met en place, de la survie et de l'anthropophagie...” Les allégations de ce pauvre (?) Samaras sur la prochaine croissance pour... après, ne font plus rire. Le temps de la rigolade est terminé et ce qui est triste, c'est que nous risquons de perdre même notre ultime arme (avant les autres), à savoir la dérision !

Heureusement que les services de la propagande allemande nous font encore rire ces derniers jours. Au moment paroxysmique de la folle semaine chypriote, les... illuminés de la Chancellerie, ont eu la... bonne idée de dépêcher du côté de la colonie, “en sa qualité d'émissaire spécial d'Angela Merkel”, ce malheureux (et peut être naïf) Otto Rehhagel, surtout connu en tant que sélectionneur de la Grèce, qu'il a entraîné 2001 à 2010. L'équipe nationale grecque avait alors emporté l'Euro 2004, battant le Portugal en finale (1-0). Rehhagel affirme partout que... Madame Merkel est bonne et gentille et que les Allemands sont nos amis, à travers un parcours balisée pour (et par) les caméras des télévisions mainstream, entre les ministères et les sièges des partis de la Troïka de l'intérieur. Sauf que le Président de la République, Karolos Papoulias s'est refusé de recevoir le “roi Otto”, visiblement déchu (Real FM, le 27 mars). C'est triste pour Rehhagel lui-même, mais pour ce qui est de la maladresse de la propagande en cours, cela devient presque hilarant, même les plus fanatiques du ballon rond chez nous n'ont pas tombé dans ce prétendu piège d'après ce que j'ai pu constater ces derniers jours.

Les traitres doivent payer - Monnaie nationale - Lutte commune Chypre et Grèce, Athènes, le 25 mars

Les banques ex-chypriotes sur le territoire grec, fermées encore hier, ouvrent enfin comme diraient certains avec soulagement. Ce qui ne ramènera pas les centaines de milliers ou de millions d'euros de trésorerie, spoliés par des entreprises (surtout moyenne) et les particuliers grecs (et d'abord chypriotes) et qui n'ont rien d'un oligarque. Chypre, après le coup de poignard dans le dos bouge encore. Certains responsables politiques comme Lilikas (Akel, gauche) réclament un référendum pour décider du plan imposé le 25 mars. Début avril, les représentants de la Troïka sont attendus à Athènes: “leur heure sera venue, comme celle des politiciens, nous attendons cette heure, cette bonne heure. Je suis petit commerçant, mes frais s'élèvent à mille euros par mois, depuis 2012 je gagne moitié moins, c'est une folie”, entend-on à la radio lors des interventions des auditeurs anonymes.

L'euroguerre, anonyme également et confuse dans un premier temps mais qui ne durera plus très longtemps, finira bientôt par rejoindre la meilleure éponymie historique du continent, à savoir la haine. Les rescapés des générations futures remercieront sans doute les élites des oligarques allemands d'abord, et ensuite les nôtres.

Bataille... de rue, Athènes, le 26 mars




* Photo de couverture: Manifestants à Nicosie, mars 2013

7 commentaires

Anonyme a dit…

En route vers l’Europe allemande

Hypocrisie quand les dirigeants européens critiquent Chypre pour être un "paradis fiscal". C'est vrai. Mais pourquoi ne disent-ils rien au sujet du Luxembourg, principal paradis fiscal dans la zone euro ?

Hypocrise encore quand ce plan est présenté comme punissant les évadés fiscaux. Car ce plan exonère les filiales chypriotes des banques européennes de toute taxe et leurs clients de toute perte. Les principales banques concernées sont deux françaises, la BNP et la Société générale, et deux allemandes, la Commerzbank et la Deutsche Bank. Pourquoi ces banques ont-elles des filiales dans un "paradis fiscal" ? Qui sont les clients de leurs filiales à Chypre ? Pourquoi ne participent-ils pas à "l'effort" demandé aux chypriotes ?

lire ici http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/27/en-route-vers-leurope-allemande/
Le Parti de Gauche est à suivre, cependant bien des têtes... démissionnent. Du coup, je m'interroge.

Toutatis a dit…

D'après ce que j'ai compris seules les 2 banques en quasi faillite et leurs déposants seront touchés.
Voir
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130325.OBS2936/chypre-quelles-sont-les-consequences-du-plan-de-sauvetage.html
" Le plan "se concentre sur les deux banques qui posent problème", a déclaré la directrice générale du FMI Christine Lagarde "

David a dit…

Croyez-moi que ce que ressentent les grecs, les chypriotes dans le concret de leurs vies, au quotidien, les autres européens attentifs le ressentent dans leur vie ou intérieurement ou intellectuellement. Votre souffrance nous la portons aussi en nous et ce ne sont pas des mots, car nous ressentons cette imposture ici qui transpire par toutes les facettes de cette UE totalitaire. Votre expérience nous la ressentons dans nos vies aussi, et personne n'est dupe. Après vous ce sera les autres. Leur stratégie est huilée et fonctionne pas seulement contre la Grèce ou Chypre, c'est un stade. Ceux qui le peuvent ici aussi et déjà partent... Une majorité fait l'autruche et ne veut pas voir. Votre constat à vif, c'est celui que nous percevons aussi dans nos vies. Certes pas à votre stade, mais en marche. Les signes sont nombreux de ce malaise, de ce mal vivre ici aussi. Les gens tristes, inquiéts, les bistrots ici aussi vides en France, chomage et précarité.... Les gens ne sont pas heureux et doutent en majorité de cette Europe qu'on leur propose. En plus les français ont dit "non" lors du réferendum. Lorsque je lis vos constats sur l'état de votre société, je vois beaucoup de points communs avec ce qu'il se passe ici en France.

Corruptio3 a dit…

Il faut les comprendre, aussi!

Les affaires marchent mal! Les (gros) actionnaires, qu'ils soient allemands, grecs, etatsuniens..., ont du mal à encaisser les 15% de rendements annuels qui leurs sont promis par les marchés (banques et machins financiers). Vous comprenez: on a des frais!

Donc, pour assurer ces rendements, il faut modifier toujours plus la redistribution de l'argent.
Baisser les salaires et supprimer ce qui "coûte" afin de maintenir autant que possible le niveau de cash pour les propriétaires. Privatiser, pour gratter un peu de bénéfice.
Et ceci dans toute l'Europe. Sur toute la planète.

Evidemment, cette course au fric de ces parasites est en train de faire crever leur hôte, puisque cela retire le moyen de faire tourner la machine économique, qui permet justement la prise de bénéfice (
Le fric doit circuler pour que rapportent les barrages installés sur son trajet).

Comportement dans une certaine mesure suicidaire... sauf que nos propriétaires, s'étant assuré du concours des politicards, sont du bon côté de la matraque.

Les banques sont à la fois les intermédiaires indispensables dans la circulation du Fric et... du côté des proprios.
C'est dire si la situation chyprio-gréco-hispano-partugalo.... a de l'avenir.

Jusqu'à ce que NOUS les arrêtions. Je crains que personne ne le fasse à notre place.

Effectivement, cher Panagiotis, les temps sont très intéressants pour l'anthropologue. Take care.

Anonyme a dit…

Corruptio3 "Les affaires marchent mal! Les (gros) actionnaires, qu'ils soient allemands, grecs, etatsuniens..., ont du mal à encaisser les 15% de rendements annuels"

Hum, vous êtes un peu court avec les 15%. Le créateur de Dell avec un ami à lui veut acheter toutes les actions de l'entreprise. Quelle folie, peut-être 30 milliards de $. Il a expliqué qu'en fait, les actionnaires, banques, fonds de pension exigeaient 25% de marge nette et des dividendes de plus en plus importants. Du coup avec une telle exigence, la recherche et l'investissement disparaissent. Après c'est l'entreprise. Il a bien compris et refuse cette logique.

PS: De moins en moins de réactions sur le blog. Ce n'est pas que l'Homme n'aime pas les mauvaises nouvelles, mais il ne comprend pas pourquoi d'autres hommes leur pourrissent la vie. Un peu plus de compréhension dans la lutte des classes leur donnerait la clé !

MARIELUCE28 a dit…

"de moins en moins de commentaires"....mais le silence est lourd de sens.....depuis 5 années que nous suivons la descente aux enfers et la guerre latente et déclarée...Mr Pagianotis sait que nous suivons son blog avec attention et empathie et que nous sommes prêts à intervenir dès que le signal sera donné....Que dire de plus - ce ne sont plus les paroles qui sont nécessaires ce sont les actes - nous sommes prêts à agir - dès que le signal et la forme apparaîtra...

Toutatis a dit…

"de moins en moins de commentaires"....cela s'explique aussi par le tour que prennent les évènements en Grèce, qui ne correspond plus à ce qui est ressenti loin à l'extérieur. C'est un symtôme à mon avis de l'éclatement de l'union européenne, et on risque de voir des choses semblables se reproduire dans d'autres pays.
Vu de loin, le "sauvetage" de Chypre (le deuxième) n'apparait pas scandaleux, ou alors si c'est le cas ce n'est pas exactement dans le sens où l'entendent les Chypriotes ou les Grecs : on va prèter 10 milliards à Chypre, soit environ 10000€ par habitant, ce qui est énorme, avec une chance minime de les revoir, et pour beaucoup cela parait injustifié. Ils ne savaient pas les Chypriotes qu'ils avaient une économie "de casino" ? Je suis sûr que certains l'ont dénoncée avant la chute, sans être entendus. Il est certain que l'Europe du Nord s'en est accomodée aussi, mais ce sont les Chypriotes les principaux responsables, qui ont élu les politiciens qui ont favorisé ce genre d'économie.
De même pour la Grèce, la dénonciation de l'Allemagne est trop facile. Ma position est que les pays doivent retrouver leurs frontières et le contrôle de leur finance. Si cela avait existé en Grèce il n'y aurait pas des centaines de millards d'argent grec planqués en Suisse ou ailleurs. Et de cela les Grecs sont responsables, puisqu'ils ont élu les politiciens qui ont mis en oeuvre la disparition de leurs frontières, et qu'ils ne semblent pas beaucoup tenter de retrouver leur indépendance. En cela les Français leur ressemblent. Il y a dans Marianne en ce moment un texte du député PS Yann Galut qui proclame que le grand combat actuel c'est la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales, alors que c'est son parti qui est en grande partie responsable de la libre circulation de capitaux, que Mr Galut ne semble pas vouloir mettre en cause. De la même manière le président précédent Sarkozy avait fait un discours enflammé à Grenoble contre les hordes de pillards roumains qui détruisent nos voies ferrées et cambriolent les logements. Mais qui leur a permis d'entrer en supprimant les frontières ?

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