mercredi 13 février 2013

Aux visiteurs de la Grèce



Chers visiteurs du pays... enfin réel. En voyageant en Grèce, vous pénétrez dans une zone de non-droit, vous pénétrez surtout cette époque de l’anthropophagie alors devenue régime politique de la Global Financial Governance, en d’autres termes... le “changement du monde” (occidental). Armez-vous de courage car vous découvrirez le premier grand territoire de l’U.E. (d’avant l’élargissement), alors sciemment administré en camp de concentration de type nouveau, en mouroir à bas voltage sous l’irresponsabilité et l’immoralité entières de la politique “macroéconomique” menée par les élites locales, puis celles de l’Allemagne (mais pas uniquement). “We've basically had an unethical experimentation on human beings going on across the world right now,” a récemment déclaré Paul Krugman prix Nobel d’économie. C’est précisément cette crise humanitaire sans précédent en Europe Occidentale depuis les années 1940, que vous verrez derrière la vitrine brisée des Cyclades ou de la Crète. Renseignez-vous bien avant de partir, lisez les guides, vous y admirerez nos plages certes, mais lisez par contre aussi, une certaine presse qui à juste titre s’alarme sur... nous, comme The Guardian , hier par exemple.

Une mendiante et son enfant. Athènes, le 12 février 2014

C’est ainsi que notre pays n’est plus une destination-découverte sans risque. Apprêtez-vous par exemple à “soigner” vos photos, surtout réalisées en présence des forces de l’ordre... aux alentours du cadre, acceptez le risque de perdre certains de vos objets personnels suite à de nombreux vols et surtout, acceptez enfin le risque - au contact avec la population locale - de perdre un peu des ces certitudes “immuables”, savamment construites par les médias pédagogues du “grand et unique marché”, sur les nécessités et les évidences... administrées par l’U.E. notamment.

Vous pouvez certes, ne pas être concernés par la mise à mort de la Constitution grecque, par la radicalisation de la violence, autrement-dit le terrorisme via lequel, le mémorandum de la Troïka (FMI, UE, BCE) impose sa loi de la "guerre totale", initiée par une certaine infime minorité... indigène et exogène aux couches moyennes, ainsi qu’à la classe laborieuse de ce pays. Vous pouvez ignorer le démantèlement du système d’éducation, de la recherche, l’abolition des conventions collectives, la "criminalisation" des droits syndicaux, la torture pratiquée par certains policiers, ou l’Aube dorée, qui n’est plus ce sympathique hôtel des années 1960 sur l’île de Pôros (depuis un moment, il a changé son nom d’ailleurs ).

"A bas la junte de Samaras". Serres, le 11 février (source: thesstoday)

Vous pouvez même ne pas voir l’état de cannibalisme social dans lequel nous nous trouvons, y compris pour ce qui est des nos représentations et idées disons confuses, puisqu'à priori, vous ignorez combien de Grecs seraient prêts à préférer un peu plus d’ordre, pour certainement encore moins de liberté, autrement-dit une (autre) junte, qui mettrait prétendument fin à leur calvaire (selon les sondages qui seraient tenus secrets, d’après la Revue Unfollow - février 2013). Certes, et même si vous jugeriez excessifs les propos de notre vieux journaliste Giorgos Trangas ce matin (13/01) sur Real-FM: “nous subissons un génocide initié par la politique de Bruxelles sous le contrôle des Allemands... lesquels sont nos ennemis (sic) Ils conduisent notre économie jusqu’à l’anéantissement (...)”, vous ne devez pas ignorer par contre, l’anéantissement progressif (devenu rapide), de notre système de santé, nos médecins qui doivent apporter (et acheter) certaines fournitures, les médicaments introuvables, le fil chirurgical de piètre qualité, ni même, la longue attente de quatre à sept heures aux urgences dans les hôpitaux pédiatriques d’Athènes par exemple (reportage Real-Fm, magazine d’information de 14h,, le 13 février).

Sachez également que les dispensaires et autres petites structures de santé publique dans nos îles, sont menacés de fermeture et déjà d’austérité, au point de provoquer la colère des habitants de Paros et d’Antiparos, lesquels se sont déplacés pour manifester à Athènes, devant le “Parlement”, mais également, devant les bureaux de la représentation de la Commission Européenne. Plus grave encore, en sirotant votre ouzo à Plomari (île de Lesbos), ayez tout de même une pensée pour un des habitants de cette grande île, décédé hier. Car il a été transféré à l’hôpital trop tard, et ceci, seulement grâce à la police locale qui a dépêché sur place un de ses véhicules. L’austérité du troïkanisme si chère à Madame Merkel, n’autorise plus visiblement à Lesbos, d’autres dépenses en personnel adéquat, ainsi, durant huit heures par jour, une partie de l'île n’est pas “couverte” comme on dit, par l’unique véhicule ambulance. Le reporteur de la presse locale (Embros , le 12 février), précise que cette tragique affaire, “ne peut que nous ramener au moins, trente ans en arrière”.

La colère des habitants. Paros, le 2 février 2013 - Source: e-nikos.gr

Certes, nos amis Allemands ne se montrent guère enthousiastes à l’idée de nous rendre visite prochainement ; selon une enquête citée (également) dans la presse grecque , seulement 0,8% des Allemands se disent prêts à passer leurs vacances chez nous. Espérons au moins que nos autres visiteurs au moins, comme les habitants, n'auront pas besoin d’une ambulance... aux heures creuses raison de plus, pour bénéficier d’une double assurance de type rapatriement ! C’est ainsi, que derrière la propagande du “gouvernement”, ses intimidations à l’encontre des marins grévistes (réquisitionnés), car leurs grèves (entre autres) “nuisent au tourisme, comme toutes ces grèves et manifestations qui paralysent la pays et surtout sa capitale, préjudiciables à l’image du pays, à son produit touristique”, se cache l’autre grand soleil impitoyable de la Grèce, celui de la crise humanitaire.

Sauf que ce n’est pas par “l’humanitaire” que la solution viendra. La lutte sera longue, et elle sera politique ou elle ne sera pas. C’est également cette lutte du désespoir à ne plus sous-estimer qui ne dira pas si facilement son dernier mot, d’où les récentes craintes et la réaction du “gouvernement” face à l’effondrement prévisible des recettes fiscales. Hier mardi, le grand titre du jour (12/02) c’était précisément sur Elefterotypia : “Chantage”: “Le ministère des Finances (Stournaras) donne l'ordre de faire imprimer plus de 2,5 millions avis de mise en recouvrement, adressés à ceux qui restent redevables de sommes diverses, droits, taxes et redevances de toute sorte, TVA, et dont la date d’exigibilité est fixée à vingt jours, y compris, pour de dettes qui ne dépassent pas 3.000 euros”. Yannis Stournaras et les siens sont pris de panique. D’où cet ultime (?) chantage. La destruction de ce qui reste de l’économie réelle du pays s’accélère, et avec elle... celle des nos vies et des recettes fiscales. Le jeu n’est plus sans risque pour les initiateurs-initiés. Ils veulent stopper le tsunami... après avoir provoqué le séisme. Impossible.

Elefterotypia : “Chantage”, le 12 février

Un entrepreneur expliquait ce midi sur les ondes de la radio Real-Fm (13/02) que sur les 100 euros qui entrent dans sa caisse, il dépense déjà 120 euros, avant de conclure: “ne me posez plus s’il vous plaît cette question sur le versement des impôts et des taxes. Comprenez-le, elle n’a plus de sens. Je dois payer un peu mes employés, nourrir mes enfants, vous voyez ce que je vais dire...”. Ces derniers mois, de nombreuses personnes, foyers ou entreprises, arrêtent ou vont interrompre tout versement d’impôts ou taxes. Ce qui explique déjà les premiers chiffres officiels publiées par le ministère des Finances concernant janvier 2013, et rapportés par la presse, (par exemple, l’hebdomadaire politique et satyrique To Pontiki , le 7 février): “ baisse des recettes de -7% rapportées aux prévisions et de -16% rapportées aux recettes de janvier 2012. (...) Ce qui se traduit par "un trou" de 305 millions d'euros (...) (et) dont la chute des recettes liées à la TVA -15% et ceci, malgré une hausse de 10% pour ce qui est aux recettes issues d’impôts directs, dont les (nouvelles) taxes frappant la propriété immobilière.

Lundi, les radios de la baronnie avaient déjà assez médiatisé la déclaration du ministre du Travail (?), Yannis Vroutsis (Nouvelle démocratie), lequel s’est déclare prêt à légiférer afin de restreindre le droit de grève ainsi que des syndicat... plus “insoutenables” que jamais paraît-il. Même ses partenaires au “gouvernement” tripartite, c'est-à-dire les deux autres formations de l’extrême-droite néolibérale, le Pasok "socialiste" et la “Gauche démocratique”, ont protesté... pour ainsi préserver certaines formes . Ce matin (mercredi), les déclarations du Secrétaire général de ce même ministère, Yorgos Mergos: “le smic (580 euros par mois) reste encore assez élevé en Grèce ” ont provoqué l’indignation, le ministre Vroutsis a aussitôt démenti toute idée de baisse du smic, mais plus personne n’y croit. Nous savons que ce type de déclarations relève de la guerre psychologique ou du processus “pédagogique”, c’est selon, un peu à l’image du “changement du monde”.

"Les manifestants-licenciés des Goodyear". Athènes, le 12 février

Manos, un conducteur de taxi rencontré hier ne se laisse plus impressionner: “Ils veulent ramener nos salaires à 200 euros par mois. Nous serons leurs esclaves, voilà tout. Toutes ces histoires sur la dette, c'est-à-dire sur la politique de l’austérité pour faire face à la dette, c’est de la propagande. La dette n’existe pas, la guerre si. La croissance annoncé par Samaras et par sa junte, c’est sur notre saignée qu’elle se fera. Je rêve du moment où enfin... nous prendrons les armes...”. Notre démographie est... déjà calamiteuse, nos jeunes émigrent par milliers, et à trois cent euros par mois de salaire, nous pouvons bien douter de la reprise des nos lignes de production dans ce pays. “Carthago delenda est”, et c’est déjà accompli.

Mardi encore, Samaras a refusé toute rencontre aux agriculteurs qui protestent et qui par intermittence bloquent nos nationales... déjà vides. D’où aussitôt, cette première réaction dans le verbe des paysans de la région de Serres (Nord du pays) sur une banderole: “A bas la Junte de Samaras”. C’est ainsi que sur le territoire de la baronnie... merkelochrome on commence par se rapprocher enfin des réalités politiques désormais “incamouflables”, dans un sens effectivement... le mémorandum nous rend libres. Ce matin sur la chaîne de télévision Skai-Fm (pro-mémorandum), les “journalistes” perroquets interrogeaient... violemment un paysan-syndicaliste agricole de la localité de Palamas en Thessalie. “Je ne connais pas un seul parmi vous dans ce studio chauffé, à ne pas être payé de son travail depuis 2011...”, a rétorqué, ensuite... ce fut le silence. J’avais rencontré Costas, un producteur de coton, à Palamas justement il y a quelques mois: “ je vis la misère pour la première fois dans mon existence. Je suis prêt à voler dans les magasins pour faire manger mes enfants. Le premier huissier qui s’approche ou politicien encore mieux... je le descends. Mon fusil de chasse est chargé pour du gros gibier... ” m'avait-il dit.

Devant les Tribunaux de la rue Evelpidon. Athènes, le 12 février

La chef du KKE, Aleka Papariga (à droite), le 12 février


Pour l’instant en tout cas, les travailleurs et chômeurs du pays de la “grande expérimentation”, luttent comme, ils peuvent. Hier matin, le 12 février, en passant devant les bâtiments des Tribunaux sur l’avenue Alexandras, j'ai rencontré les manifestants-licenciés des Goodyear, très déterminés mais amers: “Après 16 ans de procès, justice doit nous être rendue”. Pas si certain je crois par les temps qui courent. Deux kilomètres plus loin, devant les Tribunaux de la rue Evelpidon, des milliers de manifestants issus des rangs du KKE (parti communiste grec) et dans une certaine mesure de l’autre gauche, exprimaient leur solidarité envers les syndicalistes du mouvement PAME (pro-KKE), accusés d’avoir saccagé le bureau du ministre Vroutsis. “Nous resterons mobilisés jusqu’à notre dernier souffle”, lança un vieux syndicaliste, tandis qu’une militante KKE a aussitôt proposé sa propre lecture des faits... et gestes: “Mon mari est chauffeur de taxi. Il ne gagne plus grand-chose. Je suis employée à temps plein pour désormais 650 euros par mois en net. C’est notre mise à mort qui est programmée. Nous avons deux enfants. Nous devons leur assurer au moins la nourriture. Mon mari ne verse plus la TVA à l’État, moi, je n’ai même pas déposé ma déclaration d’impôts l’année dernière. C’est terminé. Qu’ils viennent nous mettre en prison, de toute manière nous sommes en guerre, nos vies contre leur rapacité. Nous n’avons plus peur...”.

Moi aussi j’ai froid chez moi ”, le 12 février 2013

Le chantage... sans pitié de Stournaras ne passera pas je crois. Sa console vidéo, exploserait, après avoir battu le record du “The House of the Dead” dans ses expériences dangereuses et inhumaines pratiquées sur notre corps social. Game over alors ? Pas si sûr. Un très vieux militant rétorqua à l’épouse du conducteur de taxi “qu’ils ne laisseront pas la situation leur échapper si facilement, nos... policiers seront même mis à l’écart, une force armée ou policière depuis la Kommandantur de Bruxelles (sic) remplacera les nôtres afin de nous mâter, c'est dire alors, combien il faut que nous soyons prêts à nous battre...”. J’ai l’impression qu’à l’image d’une bonne partie de la société grecque, sa Gauche serait en train de se radicaliser. Ce n’est guère surprenant. L’extrémisme politique et économique du “gouvernement” dans la cannibalisation de la société a largement dépassé les tentatives même de la junte précédente, celle des Colonels. Telle est en tout cas l’avis des deux tiers des Grecs et ceci indépendamment de leur comportement électoral, passé ou récent.

La chef du KKE, Aleka Papariga y était présente, tout comme certains membres du bureau politique de son parti. Le procès a été ajourné. Les témoins à charge (du ministre) ne se sont pas présentés. La journée d’hier était encore belle.

Au même moment, sur la place de la Constitution, Greenpeace lançait une pétition “contre l’austérité et en faveur d'un autre mode d’économie”, en face du ministère des Finances: “Moi aussi j’ai froid chez moi ”. Nos visiteurs au moins, nombreux ou pas, viendront en été et nos "adespotes" paraît-il n'ont jamais froid.

"Adespote". Athènes, le 12 février 2013




* Photo de couverture: "Avis aux touristes". Athènes, février 2013

9 commentaires

syndicats a dit…

Bravo vre Grigori
On te sens en colère , ça fait du bien

Anonyme a dit…

En France, il y a aussi des rentes de situation de la part des administrations, ça n'est qu'un exemple :

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/le-scandale-des-hlm-de-guadeloupe/

En 2010, la guide grecque en fin de journée d'une visite en bus, j'étais le seul français parmi des allemands, nous avait expliqué en Allemand la situation de faibles salaires et de loyers élevés à Athènes. Elle avait l'air aux abois, je me suis demandé un instant si elle n'exagérait pas, mais j'ai quand même été convaincu qu'elle était sincère. Donc nous lui avons tous donné un pourboire en sortant du bus.

Les pays du Nord jouent le rôle du mauvais flic et la France celui du gentil flic, mais finalement ça continue pareil. Tant que vos bons à rien, les nôtres ne sont pas bien meilleurs, de politicards ne négocieront pas une sortie de l'Euro, dès lors j'ai des doutes sur une amélioration envisageable pour les grecs.

toff de aix a dit…

à la lecture de vos billets Panagiotis, je me rends compte que si nous ne faisons rien notre tour viendra. Comment subir à la longue, sans se révolter, se rebeller et -hélas- prendre les armes? Ils ne vous laissent plus le choix, je suis contre la violence mais là il s'agit d'autodéfense! Je pense aussi à ce chômeur, chez nous, qui vient de s'immoler par le feu devant son agence "pour l'emploi" (quelle rigolade!) Et je me dis que sur tous les continents, dans cette europe pensée pour "eux" et pas pour nous, la colère gronde.... bon courage à vous, à défaut de pouvoir vous soutenir plus activement je suis avec vous par le portefeuille (un petit peu chaque mois) et par la pensée (beaucoup plus tout le temps! :) )

Anonyme a dit…

Ailleurs aussi :

As for Ireland, Caritas notes that "successive cuts to most welfare rates once the crisis began mean that most social welfare payments in Ireland are below the poverty line.

http://euobserver.com/social/119059

Agan a dit…

Nous ne pouvons pas faire la révolution à votre place. Brisez vos chaînes. Allez, plongez.

Δημητράτος Νίκος a dit…

Merci Panagiotis pour tes billets !
je te lis depuis environ un an .je vois cette descente aux enfers de Grèce, ma patrie de cœur avec beaucoup de tristesse et surtout de rage. bien sur je suis de tout cœur avec le peuple Grec dans cette épreuve .
j'écris de France et je viens de lire que notre tour pourrai arriver très vite sur un conseil de Golman & Sach :baisse de 30% de tous les salaires ! voici le lien
http://actuwiki.fr/eco/13903#jO4pduJCIaav3K7M.01

Stéphane Burlot a dit…

Le ton monte oui, 2013 sera-t-elle l'année de la rupture ?

Marie-Eve a dit…

C'est toute la civilisation européenne qui est en train de tomber. Nous sommes sur une bombe écologique et la bombe sociale vient d'exploser. J'ose espérer qu'une transition est encore possible, ou ce sera la barbarie :(

Mad Max a dit…

J'ai parcouru la Grèce en long et en large l'été dernier. Malgré la détresse des citoyens, je n'ai rencontré que chaleur et partage au près d'eux. Le touriste que j'étais a plus d'une fois été invité à partager le repas, le café et même être hébergé. Si je faisait mine de vouloir payer, je m'exposais à l’opprobre..
Désolé mais je n'ai jamais connu ça dans notre pays.

" Nous ne pouvons pas faire la révolution à votre place. Brisez vos chaînes. Allez, plongez." D'accord avec ceci mais à quand notre insurrection sociale à nous? Allons-nous attendre de nous faire manger à la fêta? Combien faudra-t-il de pauvres en plus aux restos du coeur pour bouger? Voilà qu'on se met à braquer les boucheries chez nous.. Notre président est allé voir à Athènes à quoi ressemblera la France dans quelques mois? En passant, il a encore réussi à caser 2 frégates...
De toute façon, quand ils n'auront plus rien à sucer ces glands ils le récupéreront comment le pognon de la dette? On a bien réussit à effacer l'ardoise de certains pays du tiers monde alors pourquoi pas pour la Grèce?

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