lundi 14 janvier 2013

Ne tirez pas sur le… lampiste



Le pays est visiblement immergé sous les eaux glaciales du mémorandum profond. Il n’y a plus de travail, ni de conventions collectives, et c’est la fin officielle de notre (petite) souveraineté depuis le décret du décembre 2012, alors ratifié il y a quelques heures par le “Parlement”. Simultanément, vendredi dernier et ce week-end, des “explosifs artisanaux” (et leurs initiateurs qui le sont sans doute moins), ont visé les demeures d’un certain nombre de journalistes “jugés systémiques”, ainsi que l’appartement habité par le frère du porte-parole du gouvernement et par sa famille.

19 commentaires

Lilika a dit…

http://www.facebook.com/pages/Stop-Τωρα-Παγκρητιο-Δικτυο-Αγωνα-Κατα-Βαπε

http://www.gopetition.com/petitions/οχι-στην-καταστροφή-της-κρήτη

Bonsoir ,

Je me permets de vous adresser ces liens .
Etes-vous informé du projet de : " destruction de la Crète par les Énergies Renouvelables à l’echelle Industrielle" ?

C'est trés grave. Un non respect total du présent et du passé, des gens, de la nature ...

Tout est dans cette vidéo.
http://vimeo.com/50443301

Merci d'avance de relayer l'info si vous le voulez bien.

Liliane

Michel a dit…

Bonjour,
Un article qui devrait vous intéresser :
http://finance.blog.lemonde.fr/2013/01/11/grece-le-gouvernement-menace-la-reprise-economique-au-profit-des-hedge-funds/

Anonyme a dit…

Les plus belles choses ont une fin même pour la Troïka.

Anonyme a dit…

Partons d'un point de vue particulier. Scier des arbres verts pour se chauffer n'est pas une fatalité. Exemple typique de "consommation de survie quand ça m'arrange". C'est très grec. Bien entendu, il est possible de retrouver cette attitude autour de la Méditerranée et dans les Balkans mais chez des gens qui ont l'excuse de la vraie pauvreté. En décembre, j'expliquais ce phénomène à ma compagne. Elle m'a répondu "c'est pour cela que cela sent l'incendie de forêt tous les soirs?". Allons au général. Les Grecs n'en finissent pas de se gargariser de l’exception grecque, lit du nationalisme. "Nous sommes les meilleurs, même pour faire le pire." voilà ce que semblent seriner les quotidiens locaux. Ce blog à sa manière contribue à cette alternance auto flagellation / auto congratullation peu productive . De plus, il est hasardeux d'affirmer que les campagnes où les îles sont sur un pied d'égalité avec les villes devant la crise. Les saisons touristiques sont bonnes, voire meilleures pour différentes raisons qu'on pourrait détailler, les produits agricoles se vendent toujours et les survivants des bateaux de fortune travaillent toujours comme journaliers à 15E par jour. Vous avez dit rendement? Plus individualiste que jamais, décomplexé par l'excuse de la crise omniprésente, le pire ennemi de la Grèce reste le Grec qui se croit tout permis. Mais alors tout. L'exemple vient du haut. Les mesures de la Troïka sont illégales? Saisir la justice et inquiéter les complices locaux reste une voie peu explorée. La perspective d'un léger blocage de leurs avoirs durant les enquêtes qui durent des années devrait faire réfléchir pas mal de monde.

Jean-François a dit…

Michel a raison, et je le remercie. Cet article est emblématique de la situation économique grecque. Il serait intéressant de pousser l'enquête plus loin pour savoir qui est à l'origine de cette opération financière scandaleuse, comment s'est faite la transaction, quelles conséquences pratiques cela va provoquer etc... Je lance un appel à tout économiste atterré disponible pour nous éclairer sur cette affaire. Jean-François.

Anonyme a dit…

La Grèce ne devrait-elle pas innover, en assignant la Troïka et ses responsables successifs pour "crimes économiques contre l'humanité" ? D'autres pays pourraient être tentés de suivre...

Magadalakoff a dit…

La Grèce ne devrait-elle pas innover, en assignant la Troïka et ses responsables successifs pour "crimes économiques contre l'humanité" ? D'autres pays pourraient être tentés de suivre...

Toutatis a dit…

Il n'y a rien de particulièrement grec dans le fait de scier des arbres verts. Mon père m'a parlé de choses analogues qui se sont déroulées en France dans la maison de mes grend-parents pendant la seconde guerre mondiale. On s'est même résigné à l'époque à bruler quelques meubles quand il n'y avait rien d'autre et que le froid était intolérable.



Anonyme a dit…

Pendant la seconde guerre mondiale. Est-il besoin de préciser que la situation n'est heureusement pas comparable. Un peu de distance par Toutatis:)

Toutatis a dit…

Je pense que pour le Français moyen de l'époque, en ce qui concerne l'économie, la situation était semblable à ce qu'on observe en Grèce. D'ailleurs des statistiques sur l'évolution du PIB pourraient sans doute le montrer.

Anonyme a dit…

Heureusement que cela commence par "je pense" . Ca subjectivise. Je vous laisse démontrer par "l'évolution du PIB" les similitudes entre le français moyen de 1939-1945 et le grec moyen de 2008-2013. Ca devrait vous occuper et vous éviterait quelques de proférer énormités, même subjectives.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, je vous remercie pour vos commentaires, remarques et liens. Pour une fois, l'article du Monde résume assez bien la stricte vérité (Grèce le gouvernement menace la reprise économique au profit des hedge funds), sauf que ses journalistes font semblant de la découvrir avec trois ans de retard. Je signale aussi à ces lecteurs du blog (souvent anonymes) qui pensent que "ce blog à sa manière contribue à cette alternance auto flagellation / auto congratullation peu productive", qu'ils ne sont pas obligés de le consulter, ni de reproduite des simplismes dépourvus de toute réflexion géopolitique ! Dorénavant, ces commentaires seront supprimés, le temps manque en effet pour y répondre, surtout lorsqu'on écrit dans des appartements qui ne sont même pas chauffés au bois !

Toutatis a dit…

Que vous le vouliez ou non pour 90% de la population française la guerre s'est traduite uniquement par des problèmes économiques. C'est d'ailleurs tout ce qui reste comme souvenirs chez la plupart des gens qui ont vécu cette époque et que je connais. ça n'empèche pas que pour les autres il en été évidemment autrement.

Anonyme a dit…

Anonyme car simple observateur subjectif, plutôt perplexe et sans parti pris. Une identité virtuelle n'offrirait à mon sens rien de plus. De l'extérieur justement il arrive de faire des remarques qui bien que basiques sont dures et ne font plaisir à personne. Si je peux vivre avec cela, votre réaction est humaine. " On préfère un compliment menteur à une critique sincère" Et des compliments et encouragements, mérités dans la plupart des cas vous en recevez. Acceptez les voix dissonantes si vous le pouvez. Bien entendu je ne cherchais pas vous blesser, bien qu'apparemment ce soit fait. Lors de mon séjour en Grèce j'ai été frappé par cette alternance que j'ai décrit. En tant qu'ex chercheur en communication je trouve que c'est un terrain à réflexion. Comme je trouve intéressants les articles de presse foisonnants sur l'entrepreneur bio, la tisseuse traditionnelle et la nouvelle bière FIX qui ont tant de succès alors que les industries lourdes ont été démantelées par des criminels économiques diplômés de grandes universités. Là-dessus pas de cahier spécial. C'est très gros comme méthode et cela fonctionne. Ca ne vous dérange pas? Moi si. Aussi, il sera peut-être temps de rediscuter quand les esprits seront rafraîchis. Et que la température remontera.

Magne a dit…

du malheur d'être Grec de Nikos dimou paru en 1974 est disponible en livre de poche chez Payot rivages

Anonyme a dit…

Merci Magne, ça a l'air drôle et pertinent je m'en empare aujourd'hui.

Gabriel

Anonyme a dit…

C'est vrai, les gens, fatigués, ont cessé de se battre en Grèce et ailleurs, l'amertume et la haine s'accumulent dans le silence ....elles devraient forcément sortir un jour ...à ce moment, peu importe que ça soit par la gauche ou par la droite ...les conséquences seront les mêmes pour ceux qui auront été jugés responsables des malheurs des peuples ....

Franck a dit…

Bonjour Pangiotis,

et merci, ces informations sur les explosifs et le mitraillage de ND sont très importantes car elles n'ont à ma connaissance pas été répercutées dans les grands médias européens....

HP a dit…

Dans les îles et le fond des campagnes, plus de dispensaire, plus d'école, plus d'hotel des impôts, plus de poste ? La souveraineté de l'Etat s'effrite et disparait.
Il reste à chasser ses derniers représentants installés dans les banques et la remplacer par un gouvernement local autonome, qui ne dépendra plus de l'Etat berlino-athénien.
Un incendie est si vite arrivé...
Une des premières marques de l'autonomie est d'imposer une monnaie locale, fondante de préférence (avec une forte inflation pour que l'argent circule).
Un autre est de mettre en place un système de redistribution équitable et les impôts locaux qui l'alimente.

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