vendredi 4 janvier 2013

Convivialité frugale



Janvier 2013, c’est déjà entrer au cœur de l’hiver et à celui du mémorandisme réel. Place de la Constitution ce matin (4/01), les édifices “d’Athènes en fête” n'ont pas encore été démantelés, il nous manquent aussi les mendiants et autres sans abri, habitués des lieux, ils arrivent en effet un peu plus tard. D’ailleurs, j’avais remarqué durant les “fêtes”, l’absence du mendiant “attitré” de l’entrée gauche du métro Syntagma.

19 commentaires

Anonyme a dit…

Soulève-toi, ô peuple de Grèce ! L'union européenne et ses banquiers vont te tuer à petit feu, avec la complicité de tes dirigeants. Soulève-toi ô peuple de Grèce, personne n'a le droit de te voler cet avenir qui t'appartient, toi, souverain en ton pays. Soulève-toi, ô peuple de Grèce, comme jadis le roi Leonidas se dressa contre les armées Perses. Soulève-toi ô peuple de Grèce contre tes dirigeants, cupides et corrompus, prêts à te sacrifier sur l'autel du profit !

Et comme un château de cartes sur lequel souffle le vent de l'indépendance retrouvée, tout l'édifice euro-libéral s'effondrera grâce à ton impulsion. Par ton soulèvement, ô peuple de Grèce, c'est toute l'Europe qui recouvrera sa liberté. Et encore une fois, c'est le peuple de Grèce qui redonnera vie à cette belle idée qui jadis passionna tant de peuples : la liberté ! Soulève-toi peuple de Grèce ! Souviens-toi d'où tu viens !

Anonyme a dit…

Absolument pathétique… Quand donc, la prise de conscience des grecs surviendra-t-elle ? Sans aller jusqu’au sang, à quand la prochaine élection décisive ; à quand ?

Anonyme a dit…

Quand j'étais gosse on disait "c'est toujours ça que les boches n'auront pas" maintenant je dis à mes enfants c'est toujours ça que le Medef et la Troïka n'auront pas. Quand à la prise de conscience des Grecs c'est évident qu'ils l'ont mais qui pour les soutenir? Alexis Tsipras n'a plus l'air très convaincant. Le Printemps Arabe c'est transformé en terreur islamiste alors comment faire?

Anonyme a dit…

Comment faire ? Ce n'est pourtant pas compliqué : 10 000 personnes réunies devant la chambre des député sont inarrétables ! Nous n'avons qu'à y entrer de force et contraindre les députés à trois choses :
1)Voter le défaut total sur toute la dette,
2)Sortir de l'union européenne
3)Dissoudre la chambre et organiser l'élection d'une assemblée constituante.

Jean-François a dit…

Soulève-toi, peuple de Grèce ? Oui, mais pour aller où, vers qui ou quoi ? Les partis traditionnels, ND et Pasok, ont fait la preuve de leur incompétence. La gauche dite radicale se perd en de complexes stratégies politiques, dans l’espoir d’une part de pouvoir. Les communistes s’accrochent à des combats d’un autre temps comme si la mondialisation, le néolibéralisme, les enjeux écologiques n’avaient pas changé la donne. L’Aube Dorée se développe sur le terreau le plus malsain de la société (xénophobie, violence, dictature…). Aucune figure emblématique, aucun Léonidas n’apparaît à l’horizon. Il reste qui, sinon ce que l’on appelle "Le peuple" ? Mais le peuple a besoin de savoir où aller, vers quel modèle se tourner, par quels moyens il pourrait se lever. Et l’injonction révolutionnaire qu’on lui renvoie si souvent, "soulève-toi", ne fait que l’angoisser d’avantage.
Si les élites, intellectuelles, politiques, économiques, ont failli et sont incapables de montrer la route à suivre, il reste en effet le peuple, la base. Puisque chaque être humain est le plus compétent quant à son bien-être et au sens de sa vie, puisque la globalisation des problèmes n’aboutit qu’à un déni de démocratie, ce sont peut-être de petits groupes humains qui dans un esprit d’autonomie et de fédéralisme (on pourrait dire aussi autosuffisance des petits groupes humains et responsabilité vis-à-vis des autres groupes), trouveront les solutions qui nous font défaut. N’attendons pas des Grecs, des Espagnols, des Portugais et autres colonisés et colonisables, qu’ils "descendent dans la rue" mais qu’ils trouvent, au niveau de leur quartier, de leur commune, de leur petite région, les moyens de ne pas "se retrouver à la rue".
Peut-être la vieille génération, la mienne, la tienne Panagiotis, celle de l’anonyme (qui raisonne comme au temps de la Commune ou au mieux de la Guerre d’Espagne), est-elle devenue trop enkystée dans des normes d’un autre temps pour inventer de nouveaux paradigmes socio-économiques et un nouvel art de vivre. Peut être que seuls nos enfants sauront se libérer des certitudes qui nous ont amenés à l’Europe, au FMI et à la finance sauvage et qu’ils sauront tout réinventer sur des bases plus saines. J’aime à le croire, je fais confiance à nos jeunes…. Jean-François.

Anonyme a dit…

Le peuple grec n'a plus la force de se révolter!! On le détruit chaque jour un peu plus!: C'est au peuple français de se révolter devant ce que prépare Hollandréou! Et à,partir de là, les autres peuples, dont les Grecs, reprendront espoir!Il faut se révolter avant d'être totalement étouffé par les sociaux libéraux au pouvoir!!!

Anonyme a dit…

Les révolutions c'est romantique ! et où ça mène ? 1917...dictature de Staline, 1949...dictature de Mao, 1959...dictature de Castro. La Grèce est encore une démocratie, même si elle fonctionne mal, malgré les médias..etc..on peut encore y voter: donc aux prochaines élections il faudrait (bon c'est facile à dire je sais ) qu'une majorité de grecs votent au moins pour des partis refusant le mémorandum, et tant pis si le résultat est la sortie de l'euro. D'après ce que je lis içi ça ne peut pas être pire !

Anonyme a dit…

Jean-François, votre solution qui consiste à recréer une société à un niveau décentralisé me semble irréaliste : comment voulez-vous que ces petits groupes se coordonnent entre eux, comment voulez vous éviter que chacun de ces petits groupes ne tente pas de tirer à lui la couverture, en un mot, comment voulez-vous éviter l'anarchie et la guerre civile dans ces conditions ? La Grèce est encore une nation et dispose encore d'un Etat et cela peut être d'une très grande aide pour notre peuple. La nation, quel magnifique outil de coordination entre plusieurs millions de citoyens ! L'appel au soulèvement que je fais ne vise pas à raser ce qui est en place. Je pense juste qu'à la racine des problèmes que traverse notre pays, se trouvent l'euro et l'union européenne. Si la Grèce veut s'en sortir, il faut qu'elle quitte l'euro, qu'elle quitte l'union européenne et qu'elle mette en temporairement en place des tarifs douaniers pour protéger la renaissance de son industrie.

Or jamais les dirigeants actuellement au pouvoir n'oseront faire une chose pareille, et la raison est simple : faire cela signerait l'acte de décès de la zone euro. Samaras se trouverait responsable de la faillite du projet eurolibéral ; pour un mondialiste comme lui ce serait un crime abominable. Il faut que nous peuple de Grèce nous soulevions et nous rebellions pour obtenir la sortie de l'union européenne. Et ensuite que fait-on ? Il n'y a pas grand chose à faire : se mettre au travail ; mais cette fois sans cet insupportable fardeau qu'est le mémorandum européen !

Magne a dit…

depuis son entrée dans la communauté européenne il me semble que certains GRECS ont tiré plus que leur épingle du jeu ......en subventions de tous genres , il est très facile de crier maintenant haro sur l'UE après avoir encaissé pendant plus de 25 ans .....

Anonyme a dit…

CERTAINS Grecs oui, CERTAINS. Ces mêmes Grecs qui font maintenant payer la facture de leur festin au peuple qui n'a eu que les miettes...


Comme les autres peuples européens, le peuple grec n'a rien gagné de l'union européenne. CERTAINS Grecs seulement s'y sont enrichis.

Anonyme a dit…

Larissa capitale de la Porsche Cayenne et des gros agriculteurs , le musée de l'Acropole d'ou la majorité des simple employés sont originaire de kalamata fief de Mr Samaras ministre de la culture d'alors .....quand le piston est un système de redistribution la complicité peut aller loin ....

Jean-François a dit…

C’est vrai cher Ami, je suis complètement irréaliste. Une fédération de petits groupes autonomes n’est en effet pas simple à réaliser. Ce serait l’Anarchie… « La nation, quel magnifique outil de coordination entre plusieurs millions de citoyens !.. » Si l’on considère que l’outil Etat est utilisé depuis une petite dizaine de siècles avec les succès que l’on sait (plus de guerres, plus de famines, plus de dictatures, plus d’injustices, plus d’exclusions…), chercher une autre voie est peut être moins utopique que de croire qu’un énième Etat fera ce qu’il promet. Mais je suis aussi paumé que le commun des mortels et n’ai pas de solution clef en mains. Alors rêver pour rêver, autant rêver du neuf… Et surtout prenons ces échanges de fond entre nous comme des perles à déguster. Bonne année à tous, anarchistes ou pas ! Jean-François.

Toutatis a dit…

Cet exemple de Antonis et Dimitra est significatif de la fuite des capitaux. On voit qu'une grande partie de ce qui a été produit par à l'étranger, sous forme d'appartement dans ce cas, et sert à sécuriser un certain nombre de privilégiés. Tout en aggravant la crise évidemment, car cet argent n'est pas dépensé en Grèce et ne fait travailler personne en Grèce. Il a failli se passer la même chose en Argentine quand la crise s'est déclenchée là-bas, mais en Argentine il y avait un contrôle des flux de capitaux.... D'ailleurs une partie importante des pleurnicheries qu'on a pu lire au sujet de le crise argentine vient de ces riches qui n'ont pas pu utiliser leurs précieux $.

Anonyme a dit…

Rien que la reprise de "Hollandréou" indique qu'il n'y a rien de bon à attendre des socialistes quelque soit leur pays ce sont tous des laquais de l'Europe allemande comme entre 1940 et 1945 par pacifisme, cette fois au nom de l'Europe à tout prix celle de Madame Merkel.

Siegfried a dit…

Tiens encore le fumeux de pipe, papy boomer qui, frileusement, après avoir tout obtenu, en fait de pensions et d'avantages pour lui et sa gonzesse demande au bon peuple grec de ne pas faire trop de grabuge. Moi mon message aux grecs est: "réveillez-vous, révoltez-vous, pendez les, tuez, incendiez, finnez-en avec cette racaille politique."

step a dit…

non ce n'est plus possible. Modification en cours des règles de vote : Le bonus du "parti majoritaire" peut aller à une coalition de partie. Donc même si siriza fait 45% des vois seules, et que pasok+ND+diverses afiliés fait 46% à eux 3, c'est bien eux, qui continueront à diriger le pays.

step a dit…

"L’été dernier nous sommes partis en vacances, toujours en campant librement mais sur le continuant" ... le continent.

Sinon l'actualité de la pollution athénien du fait du "bois de chauffe" est aussi passé sur nos médias à BTM TV. Bizarrement impossible de retrouver ce reportage qui signalait relativement courageusement le fait que c'était la hausse du cout de l'énergie et de l'appauvrissement de la population qui était responsable de cet état de fait. Il ne faudrait pas qu'une communication sur le fait qu'on "n'aide pas vraiment" les grecs arrive à nos oreilles crédules !

Anonyme a dit…

Le FMI reconnait ses erreurs :

Blanchard le reconnaît : les circonstances changent, ce qui est valable à un moment à un endroit ne l’est pas à un autre. Les multiplicateurs de la Grèce aujourd’hui ne sont pas ceux des Etats-Unis, ni même ceux de la Grèce d’avant la crise.

http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2013/01/07/austerite-en-europe-lenorme-boulette-du-fmi/

Anonyme a dit…

@ Jean-François et Anonyme
Je pense que vous avez tous les 2 raisons : il faut un Etat pour réguler globalement et administrer une politique, ne serait-ce qu'économique, écologique, fiscale...etc.
D'un autre coté la démocratie représentative s'est transfigurée à travers les siècles avec une accélération exponentielles ces dernières décennies et plus encore, depuis 2008 en un totalitarisme de médias et de stratégies de communication aux services de la finance ET des grands groupes industriels.
De ce fait, la représentativité des grands partis de gouvernements n'est plus du tout le reflet des aspirations de la société et des peuples qui sont condamnés à être exploités de plus en plus pour financer les profits de la finance et des complexes industriels qui polluent, empoisonnent et vampirisent le système. Il n'est donc pas du tout irréaliste de penser qu'un échelon local, impliquant plus de participation des citoyens aux décisions qui les concernent, ait un avenir. Je le pense aussi. Au milieu de tout cela, l'EU est monté en puissance sur le dos des peuples européens, UE vampirisée elle aussi par les lobbies et la finance, UE convertie depuis des lustres au diktat du marché et d'un néolibéralisme effréné pronant une mondialisation dépourvu de toute barrière aux échanges, de capitaux notamment. Cette Europe là
est, en tout cas, à rejeter en bloc.
Le problème n'est pas tant l'UE, ni l'euro mais la connivence des fonctionnaires de la troïka avec les mafieux de la finance et des complexes industriels.
Cette Europe là est moribonde.
Quand aux remarques plus haut du type "mais si on pratique l'insurection, qu'est-ce que cela va donner ? ce sera pire"...Je ne le pense pas personnellement; qu'est-ce qui peut être pire que ce à quoi nous assistons ? Les médias mainstream ont tout intérêt à ce que le plus grand nombre pense qu'il ne faut surtout rien faire sous peine d'aggraver les choses...
la seule chose qui puisse sauver la Grèce serait une insurrection populaire assiégeant le Parlement et la tenue d'une assemblée constituante pour redéfinir les règles du vivre ensemble et rebâtir un projet de société, non de croissance, mais d'activité et dont l'humain, et son épanouissement, serait la finalité.
Actuellement; les hommes doivent servir l'économie (et la finance), il est grand temps d'inverser l'ordre des choses.
Une utopie n'est jamais qu'une idée que l'on a pas encore expérimentée...
"Les révolutions c'est romantique ! et où ça mène ? 1917...dictature de Staline, 1949...dictature de Mao, 1959...dictature de Castro."
Cela mène à 1789 cher ami. Quand à Cuba, sans pour autant dire que Castro est un saint, je t'invite à te documenter un minimum avant de te lancer dans des amalgames dignes des néo-conservateurs américains les plus réac !
Lorsque l'on voit ce qui doit être changer dans les règles du jeu pour que la finalité humaine redevienne la priorité, je pense que l'on peut parfaitement parler de révolution : contrôle de la finance et des capitaux, modification du "modèle" énergétique actuel, inscription d'un impératif écologique constitutionnel, transformation radicale du système bancaire, réglementation des flux de capitaux, interdiction des OGM, déprivatisation de l'industrie pharmaceutique, modification des règles électorales et implication du plus grand nombre dans le processus politique...C'est bien une révolution.
Mais elle peut être citoyenne et démocratique, pas forcément armée...des exemples en Amériques latine ont déjà fait leurs preuves. Des personnes qui pensent ces changements, qui imaginent d'autres systèmes, d'autres paradigmes, d'autre mode de fonctionnement de l'économie et dus système politique, des intellectuels qui réfléchissent à cela, il y en a, et pas que quelques uns !
il y a de l'espoir. Toujours. et rien n'est jamais gagné non plus.

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