lundi 17 décembre 2012

Danse avec les ombres



Le mémorandum est l’âge de l’ombre permanent. On n’en sort plus depuis, sauf par hasard ou par la force, la nôtre. Dans cette éclipse persistante mais pas encore totale, l’ubac de nos espoirs (et de nos esprits), ne cesse d’embrouiller nos rares pistes où nous nous bâtons. Hier soir, nous avons appris que deux députés de la Gauche radicale (SYRIZA) ont été agressés, le premier Angelos Meikopoulos, par les MAT (CRS) à la fin d’un match de football à Volos (en Thessalie), et le deuxième Dimitri Satroulis, plus sérieusement, par trois individus se réclamant de l’Aube dorée.

12 commentaires

Nicolas VDR a dit…

Il y a quelques mois, on nous disait qu'il ne faisait pas bon se promener à Athènes à bord de voitures de luxe. Apparemment, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le peuple s'est-il donc résigné, pensant que les choses allaient s'arranger ?

Anonyme a dit…

Je vous lis, je regarde les belles photos - je n'ai que de l'admiration pour votre courage, et beaucoup de tristesse det e'intérrogations.
Sommes-nous justes des spectateurs impuissants? Pourquoi les peuples d'Europe courbent-t-ils l'échine? Pourquoi n'arrivent-ils pas à s'unir contre cette barbarie imposée aux pauvres par les riches?
Est-ce la fin de notre civilisation?

Panagiotis Grigoriou a dit…

Il y a de la résignation aussi dans l'air sauf que le peuple ne pense plus tellement que les choses vont s'arranger. C'est vrai qu'il ne faisait pas bon se promener à Athènes à bord de voitures de luxe il y a un an, moins maintenant certes, sauf que les possédants comme on dit, ne sont pas aussi tranquilles que par le passé.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre commentaire, pour le moment nous sommes (presque) impuissants, notre civilisation est certainement finissante mais nous avons de la peine à inventer rapidement la suite, question de temps je crois....

Anonyme a dit…

merci pour vos commentaires et analyses . Soutien de France ! où je vous lis régulièrement

yannanaï a dit…

L'état en Grèce semble perdre tout crédibilité. Les gens s'organisent ils pour suppléer à cet état ? sécurité, entretient des bien publics (rues, écoles, etc).

Magne a dit…

Pour la sécurité ou prétendue telle voir l'aube dorée ....hélas
pour le reste des médecins s'organisent pour apporter des soins gratuits aux personnes plus couvertes par la sécurité sociale Grecque
sinon la population à toujours tout attendu de l'état et d'un systéme clientéliste ...alors les changement de mentalités cela prend du temps

Danièle a dit…

Nous venons de voir votre film, Khaos, qui a été programmé quelques jours dans notre ville de banlieue. C'est un très bon film, qui montre bien tout ce qu'endurent les grecs.
Amoureux de votre pays, nous y revenons passer quelques semaines tous les ans et nous continuerons à le faire, apportant notre modeste solidarité en ce monde d'injustices criantes et d'exploitation des pauvres par les riches.
J'ai découvert votre blog grâce au film, et c'est passionnant de vous lire et de vous suivre, même si cela nous révolte aussi. Continuez, et comme ils disent à la fin d'une émission de radio, "ne lâchez rien". Nous sommes de tout coeur avec vous. Que pouvons-nous faire de plus ?
Et merci d'avoir évoqué cette facette spécifique du théâtre d'ombre grec que l'on rencontre aussi dans quelques livres mais que nous n'avons jamais pu voir en réel en Grèce.

Danièle a dit…

J'ai oublié de vous poser une petite question : pourquoi n'avez-vous pas fait témoigner Petros Markaris dans Khaos ?

Anonyme a dit…

En Grèce, les fondements de la société ont été sapés jusqu’à ce que celle-ci finisse par s’effondrer. La crise a anéanti l’Etat-Providence. "L’homme, analyse Georg Pieper, se transforme en fauve dans ce type de situations dramatiques". La nécessité le pousse à la déraison. L’égoïsme supplante la solidarité.

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/3182321-une-societe-traumatisee

Anonyme a dit…

Je viens de lire l'article de Jacques Sapir sur son blog ne désespérer pas la crise va bientôt nous anéantir nous aussi et nous viendrons vous tenir chaud dans cette galère.

yannanaï a dit…

Et en même temps, dans les heures les plus sombres, des femmes et des hommes font preuve de générosité alors que rien ne les y pousse (sinon leur sentiment d'appartenance au genre humain). Et le geste de l'auteur pour son ami est de ses gestes. Il n'y a pas que des fauves dans la savane. Ca n'aide pas à payer les factures de se rappeler cela mais ça permet de garder espoir.

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