samedi 3 novembre 2012

Décompositions



Nos existences se transforment chaque jour davantage au gré de “l’accomplissement mémorandaire” dont vraisemblablement la mise au point... est réglée à l’infini. Et ce n’est plus la normalité apparente d’une certaine sociabilité du centre-ville d’Athènes par exemple, qui dissimulera la concomitance ahurissante dans la décomposition des parures et celle, des parousies humaines.

21 commentaires

Anonyme a dit…

Bonjour
Je suis très attentivement votre blog depuis la Belgique et concernant la question de l'avenir d'un pays hors de l'euro, je suis persuadé qu'il existe et qu'il est même la seule solution pour liquider définitivement tous ces politiciens à la solde des financiers.
L'ambiance devient de plus en plus tendue en Europe, en Belgique aussi, la Grèce a quelques années d'avance, j'espère pour vous qu'une vraie solution pacifique arrivera chez vous donnant le ton aux autres pays.
Courage, vous n'êtes pas seul!

Anonyme a dit…

Les renversements de débats, amusant :

http://latelelibre.fr/libre-posts/la-strategie-de-la-vaseline/

Aupetitgendre JF a dit…

Salut Panagiotis,
Je sens que ça vient... l'idée que la "recomposition peut se concevoir hors de l'Euro-prison..." Que nous a amené la belle idée généreuse et pacifiste de l'UE? Un boulevard bien dégagé pour les technocrates et les chiens de garde du capitalisme le plus sauvage... L'UE ne résiste qu'avec tout le poids d'une pensée unique qui nous a empêchés d'en voir la perversion. Mais en Grèce, comme dans les autres baronnies, les solutions émergent, cette fois locales, autogestionnaires, démocratiques. Je pense aux mouvements tels que celui de la Révolution des patates, de Tutorpool pour la culture, de Bouroume pour les repas offerts aux plus démunis, de Giné Agiotis pour le lien producteurs-consommateurs et bien d'autres. La Troïka impose la loi du profit à tout prix, écrasant les plus faibles au profit d'une minorité, le peuple invente d'autres paradigmes, comme l'idée de gratuité, cette "arme absolue contre le néolibéralisme" comme disait Raoul Vaneigem! Les Grecs sont peut-être les mieux placés dans cette transition, eux qui pratiquent depuis toujours le don et contre-don dans leur paréa, sans discours ni trompettes... Je fais confiance aux cobayes grecs pour nous montrer le chemin, pourvu qu'ils arrivent à sortir du labyrinthe de la pensée unique et de son minautore troïkan. Courage!... Jean-François.

Anonyme a dit…

On nous a vendu l'UE comme une garantie de paix, mais c'est la prospérité économique et sociale, ainsi que la guerre froide qui ont permis la paix. 2 guerres mondiales, les européens se sont dit ça suffit sans avoir besoin que l'on leur souffle...

Par ailleurs, le tourisme et divers voyages étudiants ont probablement tout autant contribué à favoriser la paix.

Quand on a découvert un pays, sa langue, sa culture, qu'on y a passé de bons moments, il n'y a pas vraiment de motivation à y faire la guerre. C'est une autre forme de coopération européenne qui est nécessaire, celle en cours ne fonctionne pas.

Axelle Frebutte a dit…

"Marie France Garaud, l'euro c'est un deutchemark " Intervieuw de 2010 !! Ou l'Allemagne ne voulait pas des pays de l'Europe du Club Med !!!!

http://www.youtube.com/watch?v=uGitsO4aOeY&feature=share

Intéressant, non ? Des mots clairs sur un ressenti de tous les jours...nié par nos politiques et nos médias ! On nous accusera encore de la "théorie du grand complot" comme le nuage de Tchernobyl qui a évité la Belgique ou les réseaux de pédophilie qui existent partout sauf chez nous...paranoïa quand tu nous tiens !!! lol !! d'ironie bien sûr !

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre commentaire, je sais que l'ambiance se dégrade aussi ailleurs, mêmes les pays centraux de l'U.E. ne sont plus épargnés.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour Jean-François, Merci pour le commentaire, c'est vrai que nous sommes (disons) mieux placés mais le temps presse. La situation se dégrade rapidement tant sociale que économique. C'est une course contre la montre...

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre commentaire, vous avez raison, c'est surtout la guerre froide et la géopolitique de l'après 1945 qui nous éviter le pire déjà. Puis, on peut penser que la construction de l'U.E. actuelle et même historique possible, loin de là. Les peuples de l'Europe peuvent aussi se connaitre et s’apprécier mutuellement par d'autres biais et pourquoi pas, par une autre forme de "coexistence croisée".

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour le rappel, certaines vérités évidentes sont pourtant souvent "ignorées"...

Toutatis a dit…

Il semble que les ennuis se rapprochent. En Espagne
http://www.rue89.com/2012/11/04/crise-lespagne-mapprend-comment-sortir-de-ma-zone-de-confort-236757
une nouvelle loi permet à un employeur d'imposer une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire. ça se passe à Barcelone, et bientot en France ?

Anonyme a dit…

Comme le mentionne Sapir, le scénario actuel a déjà été essayé en Russie avec les mêmes effets :

Il faut signaler que, ici aussi, une comparaison avec la Russie s’impose dans la mesure où on est en présence des mêmes erreurs, fondées sur les mêmes théories, en ce qui concerne les effets présumés des politiques d’austérité. À croire que les économistes n’ont rien appris et tout oublié . La zone Euro est en train de vivre le même scénario que la Russie en 1997-1998. Mais c’est un scénario dont la fin est écrite.

http://fr.rian.ru/tribune/20121102/196501229.html

Anonyme a dit…

"Dans cet article exceptionnel du Spiegel, traduit pour nous par Etienne, on apprend que des documents du gouvernement allemand récemment publiés révèlent que de nombreuses personnes au sein de la Chancellerie d’Helmut Kohl avaient émis de sérieux doutes à propos d’une monnaie unique Européenne, lorsque celle-ci fut introduite en 1998. Les experts avaient avant tout pointé du doigt l’Italie comme étant le maillon faible de l’Euro.

Pendant que Kohl faisait passer en force la monnaie unique envers et contre tout, ses experts confirmaient notamment les estimations du centre gauche Gerhard Schröder, alors candidat à la chancellerie du Parti Social-Démocrate. Schröder qualifia alors l’euro de “grand prématuré”."

http://www.les-crises.fr/naissance-euro-1/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour ces éclairages supplémentaires, je signale aussi le dernier billet de Jacques Sapir : Le coût d’une sortie de l’Euro (russeurope.hypotheses.org)

Michel a dit…

Bonjour,
olaf05/11/12 15:06 "À croire que les économistes n’ont rien appris et tout oublié ."

Ben non, ils n'ont pas oublié, mais ils appliquent une politique économique fidèle aux normes libérales. Et tant que les citoyens ne bougent pas ils peuvent continuer. D'ailleurs, en Grèce, Espagne, Portugal Irlande ils ne se gênent pas pour aller encore plus loin !

Ils sont capables de tout et surtout du pire. Mais bon, les médias, aux ordres, veillent à faire comprendre qu'il n'y a pas d'autres politiques possibles !

En France le pendant de Papandréou, Holland réou se réveille et du bon côté. Après tout, si les citoyens électeurs ne les connaissent pas encore j'ose espérer (car rien n'est sûr) qu'ils comprendront enfin qui ils sont !



Anonyme a dit…

Michel

Il n'y a pas de politique si libérale en Europe.
Le libéralisme inspiré de Montesquieu n'a rien à voir avec cette salade actuelle qui est un capitalisme de connivences entre les politiques et les lobbies.

La Suède a appliqué des mesures dites libérales et des mesures non libérales comme la TVA à 25%, refusée aussi par la gauche française, alors qu'une TVA compensée par impôt négatif pour les bas revenus serait plus équitable que la TVA actuelle qui est inique.

La Suède a toujours un système social tout en ayant une économie en bonne forme.

Anonyme a dit…

Et puis quelques données sur la richesse des pays :

« La dette nette de l’Etat est de l’ordre de 80 % du PIB et le patrimoine net de la population française de 510 % du PIB. Au total, les Français sont encore plus riches que les Italiens, avec environ 135 000 euros par tête en 2011. De quoi faire rêver les Allemands : le patrimoine net des particuliers et de l’Etat y est de 320 % du PIB, très proche du ratio finnois, mais avec un PIB par habitant plus faible, cela ne représente que 100 000 euros par tête. »

http://s182403251.onlinehome.fr/spip.php?article886

Toutatis a dit…

Je pense que le soit-disant "patrimoine" des Français est une conséquence temporaire de la bulle immobilière, qui n'est qu'au début de son effondrement en France. On en reparlera dans quelques années, où le patrimoine net aura fondu.

David a dit…

http://traverses.blogs.liberation.fr/yves_michaud/

Voici un avis sur ce qu'il se passe en Espagne, qui ne semble pas du tout éloigné du constat que fait Monsieur Grigoriou en Grèce.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Je vous remercie, très éclairant sur la situation en Espagne, sa conclusion pourtant reste prisonnière du concept "TINA" : "Je me demande seulement combien de temps cette descente aux enfers peut durer - et jusqu'où" - je crois que tant que les pays et les peuples ne retrouveront pas leur souveraineté et le seul cadre décisionnel potentiellement démocratique (y compris pour [re] instaurer les conventions collectives et une fiscalité déjà moins injuste socialement, c'est à dire sortir du cadre de l'U.E. la descende aux enfers se poursuivra. Dépasser le cadre de l'U.E., n'est pas "automatiquement" synonyme de bien être, la route sera longue et douloureuse mais au moins les peuples auront une certaine chance dans la reprise de leur destin en main, actuellement c'est impossible.

Toutatis a dit…

Ce qu'il y a de commun dans tous ces pays en crise, c'est l'excès de dettes, qui a été rendu possible par les politiques accomodantes des banquiers centraux des pays occidentaux depuis le début des années 2000.
Les diverses sociétés ont réagi de manière différente à cette politique d'argent facile et pas cher. Les causes de ces différences sont à chercher dans ces sociétés, leurs structures sociale, politique et économique. On pourrait trouver de telles différences entre les individus. Si on en prend 10 au hasard et qu'on leur prète chacun 10 millions d'euros à 0,1% d'intérèt, on verrait probablement 10 attitudes différentes, du meilleur au pire. Pour les pays c'est pareil. Le Danemark par exemple a bénéficié des mêmes conditions de crédit que l'Espagne. Mais il n'a pas rempli toutes ses côtes de béton et l'intérieur d'autoroutes et d'aéroports déserts.
Maintenant il faut voir qui paye les dégats. En Espagne ils le sont en grande partie, mais pas entièrement, par ceux qui ont participé activement à la folie, en particulier les acheteurs d'immobilier à prix dément qui devait monter jusqu'au ciel. En Grèce il semble que ce soit plus compliqué, et que la plupart des victimes soient innocentes.

Anonyme a dit…

Il semble qu'en Italie ils commencent à comprendre que la mafia plombe leur économie, qu'en est il en Grèce ?

http://fr.myeurop.info/2012/11/05/la-competitivite-incompatible-avec-la-corruption-en-italie-6245

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