mardi 13 novembre 2012

Bonne presse



Nos univers sociaux s’entrecroisent sans forcement se rencontrer. Cependant, les manifestants du dimanche place de la Constitution, pas très nombreux d’ailleurs, ont fini par se mêler aux promeneurs du soir bien plus tôt que prévu. C’est alors sans se précipiter qu’ils empruntèrent la rue de la Métropole, les banderoles soigneusement pliées et les visages crispés.



* Photo de couverture: Sur l'île d'Eubée, le 11 novembre

18 commentaires

Anonyme a dit…

Tiens ! Un masque...

Sinon, pour faire peur, estimation du coût de défaut grec :

La faillite de la Grèce coûterait 17.200 milliards d’€ à l’économie mondiale

La France serait le pays qui en souffrirait le plus avec un prix à payer de 2900 milliards d’euros. Elle devancerait de peu les Etats-Unis (2800 milliards d’euros), la Chine (1900 milliards d’euros) et l’Allemagne (1700 milliards d’euros).

http://lejournaldusiecle.com/2012/10/18/la-faillite-de-la-grece-couterait-17-200-milliards-de-a-leconomie-mondiale/

Il n'y a pas de démonstration, juste des assertions.

Bernard Samson a dit…

Sachant que le PIB français est d'environ 2 000 milliards d'euros, les chiffres ci-dessus semblent complètement farfelus.
Ils n'ont de sens que pour amener la conclusion : "Un scénario catastrophe à éviter absolument, concluent les deux économistes."
On n'est pas obligé de les croire.

Anonyme a dit…

Je me pose le même genre de questions. D'autant plus qu'il s'agit de faire reposer sur la Grèce l'avenir de l'économie mondiale, ce que je trouve un peu fort de café. L'économie mondiale se trouvera bien d'autres moyens de se réorganiser sans en avoir à passer par la Grèce. Les approches systémiques sont parfois utiles, mais de là à tout faire peser sur un petit pays, c'est faire fi pour ces approches de trouver des plans B.

Anonyme a dit…

Grèce : les maires des grandes villes menacent de démissionner

La colère gronde chez les fonctionnaires grecs quelques jours après l’adoption d’un nouveau plan d‘économies de plus de 18 milliards d’euros.

Une série de mesures drastiques qui touche en priorité les salariés des collectivités locales.

2.000 d’entre eux devraient se retrouver sur le carreau rien qu’en 2012.

“Nous poursuivons notre combat pour demander au gouvernement qu’il renonce aux licenciements dans le secteur public. Il doit au contraire exiger de la troïka que le secteur public soit renforcé, soutient Kostas Tsikrikas, représentant syndical.”

Condition préalable imposée par la Troïka pour le versement d’une nouvelle tranche de prêt de 32 milliards d’euros, ce plan prévoit le départ de 125.000 fonctionnaires d’ici au plus tard 4 ans.

“J’ai deux enfants, des jumeaux, et la situation est tragique. Ce que je veux crier à la face du monde, à tous les fonctionnaires, c’est “descendez dans les rues et donner de la voix pour que ces mesures ne voient jamais le jour”, tempête Evangelia Katsaropoulou, fonctionnaire au chômage.”

Et les bailleurs de fonds de la Troïka ne s’arrêtent pas en si bon chemin puisqu’ils exigent aussi des autorités grecques qu’elles fournissent une liste nominative des licenciements prévus.

Pas question, ont répondu les maires des grandes villes qui menacent désormais de remettre leur démission.

http://fr.news-republic.com/Web/ArticleWeb.aspx?regionid=2&articleid=5111267

Anonyme a dit…

Bref... tout ce que prédisait les experts si la Grèce ne se pliait pas à la doxa... espoir en moins !

<< La Grèce va-t-elle s’en sortir ?

La réduction des déficits public et extérieur en Grèce, qui ramène le pays vers
la solvabilité budgétaire et externe, a conduit à la « destruction » de l’économie
(aussi bien à court terme qu’à long terme) >>

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=66942

Anonyme a dit…

Pourquoi aucun juge Grec ne fait arrêter les représentants de la Troïka à l'aéroport. Il pourrait le faire au moins cela honorerait la profession.

Anonyme a dit…

Demande toi plutot pourquoi la grande majorité juges Grecs ne s'intéressent pas à la corruption en Grèce .....

Anonyme a dit…

C'est un autre propos mais si la majorité des juges Grecs ne s'intéressent pas à la corruption ils en restent un peu pour agir.

Anonyme a dit…

Actuellement la planète est recouverte d'une vaste mare d'essence et il suffit d'une étincelle et tout s'enflamme.
Je pense bien au contraire que le défaut grec entrainerait la fin du système monétaire impérial du dollar et du dollar par la même occasion, de l'euros aussi et des banques ! Vous négligez l'interconnexion bancaire et le niveau exceptionnel et unique d'endettement généralisé des Etats, des Banques centrales, des banques privées, des ménages et des entreprises. Le système ne pourrait pas faire face et s'effondrerait, cela me parait très cohérent et logique. Regardez le Japon : production industrielle en chute de 4,1 % de l'activité industrielle et de 5% des exportations et ils en sont à leur 10 ou 11ème plan d'émission monétaire ! (planche à billet pour banque en déroute), les USA en sont à leur 3ème QE, mais cela ne suffira jamais à combler les trous abyssaux des banques privées alors en cas de défaut Grec, je ne vous en parle même pas. Ajouter à cela la réaction des marchés et des bourses : panurgisme de la panique : les dettes souveraines peuvent ne pas être remboursées !!! aie aie aie...
Sincèrement, Je pense que dans le contexte explosif qui est celui que nous vivons actuellement, vous sous estimez l'impact de ce qui peut se passer en Grèce (ou ailleurs du reste...).
La force du système (mondialisation à volo et "puissance des puissants") est sa plus grande faiblesse (théorie des domino).
David
(Lyon)

Michel a dit…

"Adespote". Je note!

A voir: "Chroniques d'un hiver européen" Une série documentaire sur l'austérité en Europe.

Vous pouvez regarder/écouter le documentaire en ligne ou le télécharger pour le conserver et le partager.
Episode 1 : Athènes, première partie
Episode 2 : Athènes, deuxième partie
Episode 3 : Athènes, troisième partie
Hors série : Athènes, conclusions
Episode 4 : Irlande, première partie (disponible début 2013)

Ici: http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/

Anonyme a dit…

Par delà la tragédie de la situation actuelle, faut il rappeler que les Grecs ont adopté durant ces 15 dernières années et encore plus à partir de l'euro en 2000, le style de vie "à l'européenne" grâce à un surendettement généralisé qui était complaisamment orchestré par les banques européennes (et leurs filiales locales...)... cette situation ubuesque satisfaisait tout le monde...tant tout ce qu'ils consommaient faisait tourner l'industrie des principales économies de la zone euro.. bien que cela ne correspondait en rien à la réalité de leur pouvoir d'achat...comme dit l'adage: " e finito la musica, commenza la fiesta"...

Rostov a dit…

A peu près tous les pays dits "développés" sont en situation de surendettement. La Grèce n'est pas un cas isolé, elle est tout bonnement le reflet d'un système en pleine décomposition.

Pour mémoire, quand la panique autour de la Grèce a commencé il y a quelques années, sa dette représentait 120% du PIB. Aujourd'hui les USA, le Portugal et l'Irlande sont autour de 110%, l'Italie est à 120%, l'Allemagne et la France à 90%, l'Espagne devrait passer les 100% en 2013. Quant au Japon, c'est le champion du monde, avec une jolie performance de 250% (!!!).

Mention spéciale tout de même aux USA, qui sont passés en quelques années de 60% à 110% (9 000 milliards à 16 000 milliards).

Anonyme a dit…

Selon Sapir :

Au-delà de la catastrophe économique et sociale, c’est donc à une catastrophe humaine que nous assistons. Un crime se commet sous nos yeux. Un crime que nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens d’éviter. Mais ils se refusent à l’idée d’un défaut, pourtant inévitable, de la Grèce, et ne cessent d’exiger toujours plus de sacrifices à une population qui est aujourd’hui à bout de forces.

Gageons que Monsieur le Président de la République, digne représentant du socialisme compassionnel, aura une larme pour les pauvres grecs. Une larme, mais pas plus…

http://russeurope.hypotheses.org/490

Anonyme a dit…

Le troc la nouvelle monnaie de l'union européenne.

Manessis a dit…

Ne désespérez jamais du peuple grec.
Comme avec l'EAM-ELAS "on ne dira plus les Grecs se battent comme des héros mais les héros se battent comme les Grecs".
Le peuple grec a vécu des tragédies sans fin, la dernière guerre civile a laissé des traces, brûlantes.
Mais malgré ces traumatismes le goût de la liberté et de la dignité sera plus fort que tout.
Le peuple grec se lève. Le temps des tempêtes approche.
Ici soyons prêts à soutenir, aider par tous les moyens quand ce sera le moment. Mais soyez sûr que le moment vient.

Anonyme a dit…

Tant qu'ils ne se battent pas comme des Ayraut...

Axelle Frebutte a dit…

Après cette journée de protestation du peuple européen

αφιέρωση σε όσους υποφέρουν - dedicación a los que suffren - dedicazione a chi soffre - dedicação aos que sofrem

o kaimos (with lyrics in Greek and Spanish)
http://www.youtube.com/watch?v=Q7DvajNmK7A&feature=related

Questa è la traduzione al italiano - La tristezza
E` grande la costa, è alta la onda, è grande la tristezza, è amara la vergogna, fiume dentro me, il amaro sangue della tua ferita e il tuo bacio sulle labbra è più amaro del sangue. Non conosci la fredda sera senza luna, perche non lo sai su che momento il dolore ti prenderà, Fuime dentro me...


pierre grandmonde a dit…

Merci pour tes articles toujours aussi éclairants à défaut d'être optimistes, mais on le serait à moins.
J'ai hâte de voir Khaos qui sera diffusé à Marseille le 3 décembre et aussi de te retrouver aux rencontres d'Averroés.
Je t'avais parlé de ton éventuelle venue pour présenter Khaos à Aix en provence le 3 janvier, tu m'as demandé de t'écrire en mp ce que j'ai fait à cette adresse greek.crisis.blogg@gmail.com il y a au moins 3 semaines mais n'ayant pas reçu de réponse je doute que tu l'aies reçu...

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