jeudi 8 novembre 2012

Asphyxies structurelles



L’asphyxie devient incontestablement un élément essentiel et structurant du temps troïkan ainsi que de sa “gérance”. Tout y passe, les institutions démocratiques, certes déjà suffisamment parodiées, l’économie réelle, le monde du travail et ses règles, nos vies, nos rêves, nos projections imaginaires. Finalement, c’est l’hologramme de nos anciennes existences devenu “hésitant”, qui doit disparaitre asphyxié, nous emportant avec lui.

45 commentaires

Anonyme a dit…

Je ne sais pas quoi dire.

Anonyme a dit…

@ Anonyme
Je crois que plus personne ne sait qui dire tellement c'est ...

Du coup j'ose à peine poser ma question.
Panagiotis, j'avais lu quelque part, peut-être sur votre blog (mais je ne sais plus quand) qu'il y aurait désormais 20 000 SDF à Athènes. Est-ce exact ?
Merci
Catherine

Anonyme a dit…

Vous vous trouvez face à un défi : passer des manifestations à l'insurrection dans laquelle la police à sa place pleinement mais à vos cotés.
Pour mémoire, l'article 35 de la déclaration du 24 juin 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Une insurrection en Grèce aurait des conséquences sur le monde entier en ces temps trouble ou l'on voit bien que le château de carte est près de s'effondrer à tout moment.
- Elle provoquerait un panique des marchés financiers,
- Un défaut ipso facto de la Grèce dans le remboursement de sa dette(ce qui serait la meilleure des choses),
- la fin des l'ensemble des mécanisme mortifère du FESF, MES, TSCG et autres face au trou abyssal des pertes des prêteurs,
- par réaction en chaîne, sur le plan politique, elle constituerait le refus de la fatalité et l'espoir de changer en profondeur le système,
- Ceci provoquerait aussi un effondrement systémique de l'actuel système monétaire international et de son arbitre : le DOLLAR US...ce dont les USA ne se relèveraient pas mettant un terme à leur hégémonie moribonde; Bon débarras que celui de cette fausse démocratie totalitaire vouée au culte de la consommation effrénée et de l'immoralité profitable.
- La chine aussi plongerait du fait de la crise financière et monétaire et la consommation des pays occidentaux, en forte baisse permettrait au peuple chinois de revendiquer une politique progressiste en matière de droits sociaux, économiques, politiques

En bref, l'avenir du monde est un peu entre vos mains si l'on fait un pas de coté et que l'on essaye d'analyser tout cela de manière raisonnée et lucide. La force de ce système basé sur la mondialisation est aussi sa plus grande faiblesse : il est actuellement au bord du gouffre, il suffirait de pas grand chose pour qu'il tombe comme un chateau de carte !

Je me sens solidaire de vous et du peiple Grec et nous sommes des millions en France et ne plus croire la propagande de la médiacratie et des élites qui la gouvernent.

On prends l'espoir ou il est, sinon, autant en finir.

Ce n'est pas un hasrad si l'administration OBAMA a exercer de nombreuses pressions avec succès pour que l'UE diffère la publication de son rapport sur la situation en Grèce...

Vous êtes à quelques pas de renverser tout cela, condition sine qua non, pour que le reste tombe.

La grèce peut renaitre et devenir un modèle martyr de résistance à la dictature des banques. Ce n'est pas à nous de vous sauvez, c'est à vous de nous sauvez, en vous sauvant vous même.

J'ai l'espoir.

Fraternellement !

David
(Lyon - France)

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre commentaire, je dirais que la réponse est plutôt oui, mais je ne dispose pas de chiffres disons exacts. Je sais aussi que les personnes qui chaque jour se retournent vers les soupes populaires de toute sorte se compte en dizaines de milliers.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre analyse, la question reste entière : est-ce possible, à vrai dire même nous ici depuis le cœur du réacteur du chaos nous ne pouvons pas répondre. Il y a aussi la mauvaise option, une implosion sociale sans renouveau avant longtemps...

Anonyme a dit…

Vu la situation, les manifestants pourraient s'équiper de masques à gaz pour la respiration et de lunettes de natation pour protéger les yeux.

10,43 euros pour le masque :

http://www.vetiweb.fr/vetements-de-travail/masques/masque-pour-gaz-et-vapeurs-1.html?utm_source=twenga&utm_medium=cpc&utm_campaign=twenga-wizi

http://fournitures.twenga.fr/masque-a-gaz.html

1,99 pour les lunettes :

http://www.greenweez.com/friedola-lunettes-piscine-protection-chlore-p12313?ectrans=1

Comme on dit : " A la guerre comme à la guerre..."

Et puis ce matériel correspond plutôt bien au titre du billet.

Anonyme a dit…

Amis Grecs ce que vous subissez nous aussi nous allons le subir, cela a d'ailleurs déjà largement commencé. Comme d'habitude ce sera un gouvernement "socialiste" qui ira le plus loin dans la génuflexion devant le capitalisme avant que des gouvernements d'union nationale (autrement des dictatures larvées) s'imposent un peu partout. A moins que les citoyens refusant de se laisser dériver sur "l'Achéron social" décident de se débarrasser définitivement de tous les nautoniers libéraux et de leur hubris .

Anonyme a dit…

Je pense que vous n'avez pas le choix.
Cette implosion sociale sans renouveau avant longtemps pourrait aussi être le prix du renouveau.
Ce qui est sur c'est que dans ce cercle vicieux, ce qui est devant vous à plus ou moins court terme, c'est la fin du peuple grec et l'avènement d'un régime fasciste d'extrême droite.
Les crises, malheureusement, ne profitent jamais à la gauche. Le mensonge est immédiat, la vérité prend du temps et nécessite savoir, culture et ouverture.
Face à cet horizon qui est inéluctable, il n'y a pas d'autre alternative que de tenter une autre voie.
Ou est le choix ? Je n'en vois pas.
La Grèce me semble comparable à un homme braqué dans le dos et au bord d'une falaise, s'il ne saute pas il est sur de mourir, s'il saute, l'espoir est permis même si rien n'est sûr.
Bien à vous
David

Axelle Frebutte a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=WRdT4V8F0CQ&feature=player_embedded


Voici un lien que l'on m'a transmis, vidéo très intéressante de la manifestation d'hier, 07 novembre sur la place Syntagma à Athènes

Axelle Frebutte a dit…

Et voici une photo des gaz lacrymogènes place Syntagma hier, 07.11.2012

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=418528024881226&set=a.164480476952650.41063.160227514044613&type=1&relevant_count=1

Anonyme a dit…

Un pays qui n'a plus le contrôle de sa monnaie a de fait perdu toute souveraineté.
Je pense que la Grèce, comme à peu près tous les autres pays européens à part l'Allemagne, ne pourra jamais s'en sortir tant qu'elle restera prisonnière de cette monnaie contre nature qu'est l'euro-mark.


Marc a dit…

Ces policiers qui répriment dans la violence ne sont-ils pas non plus touchés par ces mesures d’austérités ?

Également, sans vouloir remettre en cause votre article, les journaux ici en France parlent de manifestants violents (+/-300) à l'égard des policiers...en étant l'avocat du diable (et ce n'est pas simple), n'est-ce pas normal que ces même policiers contre-attaquent face aux jets de molotov qui leur sont destinés ?

Et je me pose une autre question : est-ce que ces même policiers se limitent réellement à réprimer ces personnes où bien foncent-ils dans le tas sans faire attention si oui ou non la personne en face était pacifique (ce qui dans ce cas semble grave...et dont je redoute la réponse) ?

Dans tous les cas, bon courage à vous...à nous plus tard !
La démocratie est belle et bien morte en Europe, nos manifestations ne servent plus à rien...ce qui est un comble car c'est quand même notre moyen de montrer que le peuple n'est pas d'accord avec les décisions prises par les dirigeants élus qui sont censé le représenter (je me rappelle très bien ici en France, lors des manifestations contre les retraites, N. Sarkozy inviter et s'entretenir avec un footballeur).

Anonyme a dit…

Il est sinistre d'entendre dans les médias du jour que l'ancien escroc de Goldmann Sachs et promu directeur de la BCE par la maffia au pouvoir , un certain dénommé "Mario Draghi" - (dont je ne doute pas qu'un jour prochain sa tête soit mise à prix par les peuples européens levés d'un seul bloc contre la nouvelle barbarie à visage friqué ) - a annoncé la prochaine arrivée de nouveaux billets de banques : les fameux Z'" Euro " au graphisme très peu contemporain... une première pourtant dans l'histoire des billets de banques européens puisqu'aucun personnage n'y apparaissait jamais...Tout y était toujours vide et désert, à peine quelques ruines et quelques ponts mais sans plus...

Tenez-vous bien : Le lancement de cette série, baptisée "Europe", du nom de la figure de la mythologie grecque qui a donné son nom au continent va bientôt arrivé sur nos étals!

Vous voyez la suprême ironie de l’oligarchie qui nous gouverne !

Au moment où la Grèce est dépecée et tandis que le peuple Grec est crucifié sur l'autel des marchés, pour la première fois un visage apparait et c'est une visage grec !

Europe en personne d'après nos commentateurs Pigistes payés aux lances-pierres : Un visage implorant pourtant plus proche de la Vierge aux mille douleurs qu'une femme ravie à en croire l'image, l' " hologramme portrait"

Article : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/08/des-nouveaux-billets-en-euros-des-mai-2013_1788146_3234.html

Premier visage du sacrifice populaire ?

Michel a dit…

Résilience de la résistance: http://www.dedefensa.org/article-r_silience_pour_r_silience_09_11_2012.html

Anonyme a dit…

Qui aura le courage d'en appeler publiquement à l'insurrection ? Pour l'instant je n'ai rien entendu

Bernard Samson a dit…

Merci pour vos chroniques.
Pour nous Français, ce sont les chroniques du Jour d'Après. Chacun sent bien que ce que vous subissez aujourd'hui, nous le subirons demain si nous laissons faire.
L'indifférence ici pour votre situation me sidère.
Courage.
PS : est-il vrai que les députés grecs (et les employés du Parlement) sont exonérés de rigueur? Que, contrairement à tous les fonctionnaires, leurs salaires ne sont pas amputés?

Magne a dit…

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/02/heureux-qui-comme-un-d%C3%A9put%C3%A9-grec-a-touch%C3%A9-le-pactole.html

Magne a dit…

mon précédent message est à revoir avec l'aide de celui ci
http://europegrece.wordpress.com/2012/02/10/remuneration-des-deputes-grecs-la-reponse-du-president-du-parlement-grec-a-larticle-de-j-quatremer-liberation/

Rostov a dit…

Panagiotis, les députés grecs ayant voté tous ces plans d'austérité depuis plusieurs années mènent-ils une vie "normale" ou sont-ils obligés d'être encadrés en permanence par des gardes du corps ? Peuvent-ils se promener dans la rue en toute sécurité par exemple ?

Avez-vous des nouvelles de Lucas Papadémos ? Que devient-il ? Est-il reparti vivre à l'étranger ?

Je ne sais si vous pourrez répondre à toutes mes questions mais je vous remercie par avance et vous souhaite bon courage, à vous ainsi qu'à vos compatriotes.

Anonyme a dit…

Trois gouttes de pluie, Quelques gaz lacrimo et pfuitttt ..Le désert et plus personne en quelques minutes.
Les députés doivent bien se bidonner en observant ça.
A quand la prochaine manif ?

Anonyme a dit…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3YaOuferf5M

Anonyme a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=kJ9FvBaGqhg&feature=related

Anonyme a dit…

« HONTE, HONTE ! » par François Leclerc / Blog de Paul Jorion
Article complet : http://www.pauljorion.com/blog/?p=43453

Extrait : " Angela Merkel prépare de son côté son voyage à Lisbonne de lundi prochain, qui s’annonce spectaculaire. Une interdiction de l’espace aérien portugais est envisagée par les autorités et des Portugais ont commencé à draper de noir toutes les statues de la ville. Le surlendemain aura lieu une grève générale simultanée des Portugais, des Espagnols et des Grecs.

À Madrid, une manifestation spontanée a eu lieu à l’annonce d’un deuxième suicide lors d’une saisie immobilière, les Madrilènes scandant « banquiers assassins! » et « honte, honte ! ».


Mort aux banquiers ? Mort à la Troïka ? Demain l'insurrection européenne des peuples ? Bientôt le Printemps Européen ?

A bas l'ultralibéralisme, ce prusso-libéralisme ! A bas Friedrich August Von Hayek, A bas le pinochétiste Milton Friedman ! Mort à Thatcher !

WE ARE 99 % , WE ARE THE BIG ALTERNATIVE !

Toutatis a dit…

Je crois que vous faites erreur en incriminant Hayek. Le système dans lequel nous vivons n'a rien de libéral, la définition la plus proche de la réalité est à mon avis "socialisme pour les riches". Les manipulations auxquelles se livrent les banques centrales n'ont rien de libéral, ainsi que la notion de "too big to fail" appliquée aux organismes financiers. Il est vrai que tout est obscurci par les prétentions des dirigeants au libéralisme (il s'agit en fait de "libéralisme pour les pauvres"). D'ailleurs les gens qui sont les plus proches du "libéralisme", les libertariens américains, sont partisans en majorité d'un défaut massif sur les dettes et de la disparition de l'euro (magnifique exemple de construction étatique, certains appellent l'Europe l'EURSS).
Quant aux saisies immobilières, elles sont la conséquence de la bulle immobilière, à laquelle des millions de victimes d'aujourd'hui ont participé fanatiquement en pensant s'enrichir (ça marche comme ça une bulle). Alors j'ai un peu de réticences à plaindre ceux qui en souffrent.

titika a dit…

quelle tristesse,je reste sans voix,et je me sent tellement inutile
face a mes amis grecs ................

Anonyme a dit…

Toutatis

Bien d'accord, il ne s'agit pas d'un système libéral mais d'un capitalisme de connivence comme l'était le capitalisme d'état soviétique ou l'est celui du PCC en Chine. Les oligarchies privées et publiques se taillent la part du lion sur le dos des contribuables. Raymond Aron avait très bien vu ce fonctionnement.

Anonyme a dit…

Excusez moi mais la démocratie passe par le vote "notre moyen de montrer que le peuple n'est pas d'accord" c'est de voter, or en Grèce, en France et ailleurs, on vote toujours pour les mêmes partis politiques...après manifester ne sert plus à grand chose.

Anonyme a dit…

« Le courant représenté par Hayek prône ainsi que la « science » économique soit tout le contraire d’une science : qu’elle participe plutôt de ce qu’il appelle un projet d’hégémonie culturelle recourant à l’endoctrinement, fondé sur le principe qu’une fiction deviendra réalité si l’on peut faire qu’un nombre suffisant de personnes y souscrivent. Il s’agit donc là d’un mythe que l’on métamorphose en réalité par l’endoctrinement. »

Lire : " À propos de MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE de Paul Jorion. Fayard, octobre 2012".

Blog de Paul Jorion : http://www.pauljorion.com/blog/?p=43491#more-43491

Alix Sébastien a dit…

L’asphyxie voulue par le FMI , la Troïka en imposant une nouvelle cure d'austérité aux pays du Sud de l'Europe comme la Grèce est un danger pour la démocratie. En effet, même si tout paraît calme en surface dans d'autres pays de l'Union européenne, les populations rejettent les partis gouvernementaux et les partis dits traditionnels et en fin de compte la démocratie elle-même. En vous imposant l'austérité que nous allons suivre bientôt, les politiques menées ne font qu'appauvrir la majorité et la jeter dans la misère. Un peuple qui a faim devient incontrôlable.

des pas perdus a dit…

Un petit bonjour de Paris où le gouvernement "socialiste" a mis en place un plan d'austérité (30 milliards d'euros "pour rembourser" la dette) et s’apprête à mettre en oeuvre un choc de compétitivité ("le coût" du travail est parait-il un problème). Le PS français suit la même voie que le PASOK...

Et merci pour ces infos que nous n'avons pas ici, hormis trois secondes d'antennes dans les JT...

Panagiotis Grigoriou a dit…

Certains manifestant en sont déjà équipés pour se protéger !

Panagiotis Grigoriou a dit…

On peut penser que si pourtant, mais ce n'est pas efficace car la taille critique (nombre de manifestants) n'y est pas.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Ils subissent l’austérité mais beaucoup moins que les autres fonctionnaires. Le gouvernement a (provisoirement) renoncé à faire subir austérité à cette catégorie d'agents.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Non Papadémos est à Athènes et il vient d'être nommé (en septembre) au conseil d’administration à la fondation culturelle de la Banque Nationale de Grèce ! Les hommes politiques ne sont pas très à l'aise lors de leurs apparitions publiques, évidemment qu'ils sont "encadrés", d'autres (pas tous évitent certaines sorties, tandis qu'effectivement certains ont quitté le pays !

Panagiotis Grigoriou a dit…

Non, tout le monde est utile, la prise de conscience en Grèce et ailleurs a déjà un train de retard, elle est lente mais réelle (bien qu'insuffisante).

Youpla a dit…

Si même Le Point (pourtant pas très à gauche)commence à en parler...
http://www.lepoint.fr/societe/les-nouveaux-suicides-de-l-europe-11-11-2012-1527723_23.php?google_editors_picks=true

Anonyme a dit…

Lire l'article d'Agnès Maillard sur le site : LE MONOLECTE

"Le délire des grandeurs " Par Agnès Maillard publié le vendredi 9 novembre 2012 :

http://blog.monolecte.fr/post/2012/11/09/Le-delire-des-grandeurs

Anonyme a dit…

Votre réflexion est intéressante et je vous rejoins sur le fait que dans un système purement libéral, les banques n'auraient pas été soutenues et auraient fait faillite !
Pour autant la crise qui frappe le monde occidental est bel est bien la crise du système libéral et de son agent économique : le capitalisme.
La seule recherche du profit abouti au système tel que nous le voyions or cette recherche est la raison d'être du libéralisme : soyez libre de vous enrichir.
Dès lors, nous avons assistés à une extension sans limites depuis 40 ans aux principes clés du néolibéralisme : application des logique de marché et de mise en concurrence dans des secteurs qui en étaient privés jusqu'alors: compétition entre les individus, les entreprises, puis entre les régions, les teritoires, les pays, les établissement d'enseignement, les hôpitaux, les mutuelles / sécu, ...etc, la liste est sans fin.
Cette logique basée sur un mythe : celui de l'individu autonome et de l'homo economicus.
Bien entendu que les classe moyennes et moyennes aisée se sont aussi fourvoyées dans des investissements dans l'immobilier locatif...etc. Mais c'est bien parce que c'est le modèle qu'on leur vend années à après années. Le culte du bonheur par la consommation a réussi à contaminer enfin toutes les couches de la société. Mais cette contamination est loin d'être le fruit du hasard et des théoriciens très orientés comme Hayek ou Friedman portent la paternité des politiques qui ont été mises en oeuvre partout à partir des 70's-80's.
La bulle financière est bien entendu causée aussi par des ménages surendettés, mais cela étant dit, vous omettez dans votre raisonnement, le fait que c'est le système qui a favorisé cela et que c'est la finance qui a largement contribué (pour ne pas dire plus) à cette bulle en inondant le marché de produits dérivés en tous genre dans un secteur totalement déréglementé ! Bref on le voit, ce sont des choix politiques et non des choix soi disant éclairés ; il n'y a qu'à voir en Grèce et partout en occident l'orientation générale des médias main stream : 0 objectivité, 0 diversité, 0 pluralisme !
Le socialisme pour les riches comme le dites si justement est précisément l'aboutissement du néolibéralisme dont l'intérêt et le but est de forger des sociétés conformes à sa doctrine en y faisant quelques entorses : on sauve les banques, pas les peuples. Le néolibéralisme ou libéralisme peut importe comment on l'appelle, créé cette caste de de riches qui va détenir de plus en plus de pouvoir jusqu'à pouvoir s'exonérer des principes qui les ont portés là où ils sont (concurrence féroce, immoralité généralisée, profits prédateurs...).
Les déréglementations de ces 40 dernières années ne sont pas le fruit d'un renoncement des politiques, ni du hasard : ce sont des choix politiques. Ce n'est pas la politique qui a perdu le pouvoir, ce sont les peuples.

Lorsque l'on met tout cela en perspective, on peut et on doit compatir avec ceux qui souffrent et d'abord lutter et militer partout et autour de soi pour faire avancer des idées progressistes.

On récolte ce qu'on sème !

David a dit…

http://www.pauljorion.com/blog/?p=43538#more-43538
Voici le constat d'impasse fait sur le blog de Pol Jorion par François Leclecq ce jour concernant la politique européenne. Intéressant éclairage.

Anonyme a dit…

La Grèce pressée comme un citron !

Tard dans la nuit de dimanche à lundi, le Parlement grec a adopté le budget de rigueur pour 2013 exigé par la chancelière de l'Euro-Reich le mois dernier, lors de sa visite éclair au gouvernement grec qui avait enflammé Athènes. Cette fois encore les Grecs se sont mobilisés, pour exprimer leur colère place de la Constitution face aux nouvelles mesures d'austérité, les quatrièmes en moins de deux ans,qui prévoient des coupes sombres dans les retraites et les salaires ainsi que des hausses d'impôt.''La Grèce a fait ce qu'on lui avait demandé de faire, maintenant elle attend que ses bailleurs de fond tiennent leurs engagements''a dû concéder un peu pitoyablement le Premier Ministre Samaras que les caricaturistes surnomment «presse-citron», l'humour ici comme ailleurs étant sans doute ''la politesse du désespoir''. Mais le temps presse, car le pays sera à court de liquidités d’ici la fin de la semaine. Et la Grèce, une fois de plus, est au bord du gouffre, du dépôt de bilan.
Ce qui se passe actuellement en Grèce - et que reflète bien le film «Khaos» que l’on peut voir actuellement sur les écrans – rappelle à s’y méprendre le sacrifice d’Iphigénie immolée par son père pour plaire à déesse Artémis. La Grèce - où le mythe n'est jamais loin - s’identifie aujourd'hui toute entière à cette nouvelle Iphigénie sacrifiée cette fois sur l’autel de la rigueur pour plaire à la déesse Merkel qui avait exigé «du sang et des larmes» en déclarant qu'il fallait que''ça fasse mal!'' au moment de l’attribution de la première aide européenne. On pourrait également faire le parallèle entre la ciguë qu'Athènes infligea à Socrate condamné, et ce poison que l'Europe donne à boire à la Grèce dans une coupe mortelle. ''Tu vas dépérir privée d’âme sans le pays qui t’a conçue, toi l’Europe'' n'a pas craint d'écrire le prix Nobel de littérature allemand, Günter Grass, en apostrophant directement Mme Merkel, dans son poème l’Europe de la honte. ''Le Chaos est proche, parce que le marché n'est pas juste'', une mise en garde claquée comme un oracle, pour montrer comment l'Europe a mis la Grèce au pilori, en la plongeant dans la misère et la récession.. Si Grass condamne également la pauvreté qui frappe le berceau de la démocratie, il partage avant tout la colère des Grecs.
Mais malgré les mesures drastiques imposées par la CEE et la chancelière de l’Euro-Reich au peuple grec, la Grèce survivra,estime-t-il, car nous en sommes les débiteurs. Pour Günter Grass, la fondation de l’Europe ne commence pas chez les épiciers grippe-sous de Berlin ou de Bruxelles, ni même dans les traités des pé-pères de l'Europe, de Rome ou de Maastricht, mais sous les cariatides pillées du temple d’Athena sur l'Acropole qu'Ernest Renan avait salué par ces mots prophétiques: ''Le monde ne sera sauvé qu’en revenant à toi, Athéna, en répudiant ses attaches barbares. Courons, venons en troupe. Quel beau jour que celui où toutes les villes qui ont pris des débris de ton temple, Venise, Paris, Londres, Copenhague, répareront leurs larcins(...) en disant: ''Pardonne-nous, déesse ! C’était pour les sauver des mauvais génies de la nuit''»
Pillé par le passé, l'Acropole sera peut-être demain privatisé, transformé pour être rentable en parc d'attraction archéologique, badigeonné aux couleurs de l'Euroland, mais à l'instar de la Grèce, il restera debout, tel un géant sous le soleil, planté comme un colosse de pierre entre les hommes et les Dieux.
josé meidinger

Anonyme a dit…

Oui évidement si la grève générale dure et qu'il y a un millions de gens dans la rue..mais là on est plus vraiment dans la contestation, c'est peut-être à ce stade là qu'il faut passer, mais je pense que beaucoup de grecs ne le désirent pas...

Anonyme a dit…

La seule solution pour la Grèce : un "effacement massif de dette"

Les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce doivent consentir au plus vite un effacement de dette "massif" pour combler le trou de financement du pays, a assuré vendredi 9 novembre Arvind Virmani qui vient de quitter ses fonctions de représentant de l'Inde au FMI.

"La dette grecque ne peut pas être supportable sans un effacement de dette massif, qu'on désigne poliment sous le terme de restructuration, quelles que soient les réformes que le gouvernement grec appliquera", a indiqué Arvind Virmani.

Au sein de la zone euro, les Etats les plus solides ont refusé de reconnaître cette réalité, même après que le FMI a commencé, peut-être un peu tardivement, à l'admettre", a ajouté Arvind Virmani, qui a siégé au conseil d'administration du Fonds monétaire international entre 2009 et octobre 2012.

Selon lui, c'est aux pays européens dont les établissements financiers ont quitté en urgence la Grèce et d'autres pays frappés par la crise de la dette d'assurer "la plus grande part" de cet effacement.

La Grèce, qui attend le versement d'une tranche d'aide vitale pour ses finances, fait face à un double problème de financement et de dette abyssale que ses créanciers internationaux (FMI, Union européenne et Banque centrale européenne) peinent à régler.

Les ministres des Finances de la zone euro pourraient annoncer avoir trouvé un terrain d'entente lundi lors de leur réunion, même si l'Allemagne a affirmé jeudi qu'un accord ne serait pas conclu avant plusieurs semaines.

Plus on retarde la décision, plus le coût sera grand pour les créanciers et la population grecque", note Arvind Virmani dans un courriel.

"C'est lié au fait que dans la situation actuelle en Grèce, les nouveaux fonds apportés au pays servent surtout à rembourser des prêteurs imprudents (et les pays qui souffriraient d'une contagion)", déplore-t-il, sans donner plus de précisions.

Arvind Virmani reproche par ailleurs au FMI d'avoir privilégié "la pensée conventionnelle européenne" en prônant des plans d'austérité drastiques en Europe, dont le Fonds lui-même commence à douter.

Selon lui, l'institution a négligé les voix "non-conformistes" qui mettaient en garde contre l'impact négatif d'une réduction immédiate des dépenses sur la croissance et la dette.

Le Fonds a récemment admis avoir sous-estimé cet impact, estimant par ailleurs que l'austérité pourrait devenir "socialement et politiquement" intenable.

Comme dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais", a commenté Arvind Virmani, qui assure par ailleurs que le FMI "risque de perdre sa légitimité" s'il n'accorde pas plus poids aux pays émergents.

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20121109.OBS8867/la-seule-solution-pour-la-grece-un-effacement-massif-de-dette.html

David a dit…

L’Union européenne, la Suède et la Hollande ont fait lundi 12 novembre une donation de 19 millions d’euro à l’Autorité palestinienne afin de l’aider à payer les salaires et les « pensions » du mois d’octobre de 84200 fonctionnaires.

« L’Union européenne est consciente de la complexité et de l’importance de la crise financière de l’AP » a déclaré John Gatt-Rutter le représentant de l’UE.

« Dans ce contexte, nous continuerons notre soutien financier et resterons l’un des donateurs les plus fidèles et les plus résolus afin d’assurer la stabilité financière de l’AP et protéger les efforts de construction de ses institutions », a-t-il ajouté.

Dimanche, le ministre des finances palestinien a annoncé qu’il payerait intégralement les salaires des familles de prisonniers (des terroristes pour la plupart), et que les fonctionnaires du secteur public recevraient 52% de leurs salaires.

On étouffe un pays européen et on alimente en milliard d'euros les palestiniens qui veulent la fin du peuple juif.
On se croirait vraiment dans un régime nazi....

Panagiotis Grigoriou a dit…

La géopolitique du Proche et Moyen Orient et les implications de l'Occident, dont celles de l'U.E. est bien plus complexe et historiquement "explicable", que ce que suggère votre analyse. D'ailleurs la somme des 19 millions d'euros (et non pas milliards comme vous laissez entendre par la suite) est presque symbolique, comparée aux enjeux des dettes dites souveraines des pays européens et des programmes d’austérité en cours. D’ailleurs je précise, que les enjeux du Moyen Orient (tout comme les relations entre la Grèce et la Turquie) n'appartiennent pas à la thématique de ce blog, non pas par "ignorance" ou par une quelconque "neutralité" intellectuelle, mais tout simplement parce que la thématique choisie ici ne permet aucune autre ouverture "encyclopédique", sinon, la gestion du blog deviendrait humainement et intellectuellement impossible à défaut de faire appel à une équipe de confrères spécialistes !

David a dit…

J'ai bien compris la thématique de ce blog. Ce n'est pas l'avis de tout le monde ce que vous dites. Car après Israël, ce sera l'Europe qui tombera ou vice et versa si cela devait arriver. C'est ce qu'a dit l'ancien premier ministre espagnol Aznar notamment, le premier ministre canadien également, suite à la politique européenne par rapport au Moyen Orient ou à une non démocratie représentative entre autre, qui y sont liés en Europe. Enfin les choses sont mises en évidence. C'est le but.

13/11/12 12:17

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