| Athènes - 09/2012 |
Dans
ce pays, jour après jour, nous nous éloignons (aussi) du silence.
Ce silence dont le poète Elytis n'a cessé d'affirmer la nécessité
: « ce n'est pas uniquement un phénomène acoustique, car
par-dessus tout, le silence instaure de la distance ».
Elytis n'était (et n'est) pas le seul à stigmatiser, à combattre,
ou à fuir, cette lente mais inexorable destitution du silence
fondateur. Pas plus tard qu'hier à Athènes, un ami de la Grèce et
de longue date, se plaignait du bruit dans les îles : « comme
si, ses habitants, ses commerçants ou les vacanciers (restants)
seraient devenus complètement impénétrables par l'harmonie des
lieux, et ceci, en l'espace de seulement trente ans ». Sans
doute, une conséquence à la fois issue de l'acculturation véhiculée
par la mondialisation (c'est à dire du marché, plus libre que
jamais), et aussi, de ses « paraphrases culturelles »
endogènes, autrement-dit, le lifestyle du royaume du déchet,
dont le bruit, ce pylône, alors promu en... pilonnage,
caractéristique des tranchées de notre modernité. Inutile de
rappeler que sous le régime de la Troïka, le bruit devient aussi
une arme de destruction massive. Car son usage, savamment combiné à
celui de la peur propagée par les bancocrates, ainsi qu'à la
déperdition de nos repères liés au temps (et intrinsèquement
connectés à nos repères revendicatifs), tout cela, peut (aussi)
expliquer la passivité relative des Grecs, évidemment sans
« l'excuser ».
| Athènes - 09/2012 - Affichette oubliée depuis juin ! |
Il
fait chaud cet après midi, 35ºC vers 15h, ainsi, nos plages se
remplissent de nouveau, de gens de tout âge, c'est aussi une
conséquence du chômage. C'est sur une plage, d'ailleurs accessible
en tramway, qu'une chinoise ayant épousé un grec, estima que la
moitié de ses compatriotes installés en Grèce depuis plus de dix
ans, ont déjà quitté notre pays, plutôt pour s'installer ailleurs
en Europe, que pour revenir en Chine. Sauf que la future grande
histoire du dernier bruit de la Grèce, retiendra ce lundi 1er
octobre, comme étant celui du retour des Troïkans à Athènes :
« ces
connards (sic) d'employés à la solde des usuriers internationaux
(…) et de la psychopathe de Berlin, agissant à la manière d'un
nouveau Hitler
(sic), ce
que l'ancien chancelier Helmut Schmidt a tenté de le lui expliquer
paraît-il récemment, certes avec plus de diplomatie »,
selon le "commentaire-réquisitoire" du journaliste Giorgos Trangas ce
matin sur Real-FM. Le ton du moment me semble-t-il est déjà donné pathétique dès « l'inauguration » de ce 29ème mois sous le
mémorandum... oui, c'est mal parti, et nous avec.
| Athènes - 09/2012 |
Le
pays se décompose en mille et une Babylonies des âmes dans un
vacarme assourdissant. Plus personne ne contrôle grand-chose, hormis les Troïkans et les
escrocs du grand capitalisme local, qui contrôlent certaines ministères. Des mesures
pour tous et des scandales encore pour eux et contre nous, comme cet
escroc d'envergure, Karouzos, ami ayant une parenté spirituelle avec le
Président du Parlement (Vangelis Meimarakis), voilà condamné
depuis onze mois à de la prison ferme mais « paradoxalement » encore libre. Le mandat d'arrêt vient d'être émis mardi dernier
(28/09), sauf que Karouzos demeure introuvable. Meimarakis doit être
assez « naïf » en tout cas, pour ne prêter aucune
attention aux activités mafieuses de son ami, car (selon les
reportages) cet ancien patron de boites de nuit, devenu par la suite
multi-entrepreneur dans l'immobilier, et dont « l'ouverture »
auprès des banques excède les 350 millions d'euros, s'est toujours
présenté devant les guichets comme étant le compadre
de Vangelis et l'ami des politiques (Real-FM, 01/10).
| Athènes - 09/2012 - "à louer" |
| Athènes - 09/2012 |
| Athènes - 09/2012 - "à vendre" |
Du
bruit, encore du bruit. L'implication de Meimarakis dans cette
affaire n'est pas prouvée, néanmoins certains... oiseaux du
poulailler des journalistes, chantent tout bas que Voulgarakis,
l'autre politicien présumé impliqué dans ce scandale aurait
davantage profité des... parrains et des amis. Ce dernier, ancien
ministre de l'Intérieur, déjà mêlé au scandale Siemens ainsi
qu'à celui du Monastère Athonite de Vatopèdi, s'est retiré de la
vie politique pour entamer une carrière d'universitaire cette année
à Chypre, sauf que le Recteur de l'Établissement chypriote, vient
(dans l'urgence) de déprogrammer les conférences de l'ancien
ministre. Tout le monde ne s'appelle pas Giorgos Papandréou pour se
voir offrir un strapontin d'or à Harvard, (officiellement) acheté
par la famille Angelopoulos. Et on apprendra concernant les
Angelopoulos (et certains autres... amis des Papandréou et de la
Suisse) :
« qu'à
part Johnny Hallyday et l’armateur grec Peter Livanos, qui ont fait
bloquer leurs données fiscales « seulement » à partir de 2010
(...), la quasi totalité des personnes soumises au forfait fiscal
font systématiquement bloquer leurs données. Ainsi par exemple les
ressortissants grecs suivants, alors que leur pays est au bord du
gouffre : Monsieur Theodoros Angelopoulos et famille, armateur
et magnat de l’acier, Madame Gianna Angelopoulos-Daskalaki,
ancienne politicienne, Monsieur Spiros Latsis et famille, banques,
raffineries de pétrole, marine et aviation, participations,
immobilier. C’est un scandale ! Ce faisant, ils rendent impossible
toute transparence au sujet de leur situation financière. De plus,
ils cachent dans la boîte noire de « l’impôt forfaitaire » le
secret de leur menue contribution à la Suisse, pays dont ils
jouissent si volontiers de la bonne infrastructure. Leur comportement
est tout simplement contraire à la démocratie et inacceptable. Ce
faisant, ils escroquent non seulement leur pays d’origine, mais
privent aussi la Suisse et, en ce qui concerne les personnes
susmentionnées, également le canton de Berne et la commune de
Saanen, d’une contribution fiscale équitable: nous parlons ici
certainement de millions, probablement de milliards de francs. La
commune de Saanen fait état pour 2011 de rentrées fiscales sur le
revenu de CHF 18,6 millions et de 9,6 millions sur la fortune. Quels
seraient ces chiffres si les personnes au bénéfice de l’impôt
forfaitaire étaient taxées comme les contribuables suisses ? »
(Rapport
de Margret Kiener Nellen, conseillère nationale PS /BE ).
| Athènes - 09/2012 - "à vendre : 78m2 - 38.000 euros" |
Nous
espérons que nos amis Helvètes (c'est à dire le peuple) trouveront
leur solution, et nous... notre problème. Hier dimanche, le grand
journal de la propagande ambiante To
Vima,
faisait sa « Une » sur le prétendu putsch qui n'aurait
pas abouti en octobre 2011, sans aucune preuve tangible, mais dans un
contexte où certes, « les
militaires étaient en ébullition ».
Telle fut également la version des faits dont s'accordèrent
apparemment, Giorgos Papandréou et par exemple, l'homme politique de
nationalité allemande, principalement implanté politiquement et
médiatiquement en France, à savoir Daniel Cohn-Bendit. Je crois (et
je ne suis pas un « oiseau isolé... ni de mauvaise augure »),
qu'une fois de plus, To
Vima,
veut nous effaroucher pour nous pousser à admettre combien notre
« Démocratie » serait en danger, alors qu'elle se trouve
déjà abolie depuis longtemps, officiellement en tout cas depuis
2010. Yannis Pretenderis, « nôtre » plume distinguée
chez les oiseaux du royaume médiatique Lambrakis (Ta
Nea, To Vima, Mega-TV),
n'a pas hésité un seul instant à nous prévenir : « Vaut
mieux réduire la santé (sic),
les salaires et les retraites, plutôt que la démocratie, non ? »
(a-t-il déclaré récemment, lors d'une émission de télévision, cité
par Giorgos Trangas sur Real-FM – 01/10).
| Athènes - 09/2012 - "Peuple - sortons de l'UE" |
On
admettra par la même occasion qu'au nouveau pays des bijoux à
vendre et du bois de chauffage à acheter qu'est le nôtre, les
électeurs du centre ne devraient pas trop se reporter sur SYRIZA,
qui d'ailleurs se... centraliserait à son tour... avant l'heure, au
point où on se demande déjà (y compris en son sein), (et) dans
quelle mesure, il deviendra... ou pas, un bon, ou sinon, un mauvais
Pasok ! Aliki, militante (et même cadre) au sein d'un courant
SYRIZA politiquement situé très à gauche est en colère :
« Tsipras
a présenté à Salonique un programme sensiblement différent de
celui de juin dernier. On se droitise, puis on caresse les
Euro-maîtres dans le sens du poil. « L'Économie basée sur la
solidarité des citoyens » ne veut absolument rien dire,
[car] soit
on brise le système d'en haut et d'en bas, soit on rentre chacun
chez soi pour ainsi ruminer la crise... Et il n'y avait aucune
urgence pour que Tsipras aille voir Martin Schulz, le président du
Parlement européen. »
![]() |
| "Nous avons distingué la photo du chef Pasokien Venizélos" |
| "Et sa caricature" - Ornerakis 2012 |
Mais
a
contario,
le journal Avgi
(SYRIZA) daté du 30/09, estime que « le
message d'Alexis Tsipras devient enfin audible en Europe
(…) et
que Martin Schulz, lui a réservé un accueil digne d'un rang de
Premier ministre »,
soyons donc rassurés.... et confiants, l'avenir viendra ! Et du
côté de la presse, pendant que nous y sommes, nous avons distingué
la photo du chef Pasokien Venizélos, choisie par le journal Le
Monde dans
sa version électronique la semaine dernière. Elle en dit plus et
surtout autre chose que l'article du journal, au point de se
demander dans quelle mesure, les concepteurs de la page n'ont pas
opéré ce choix volontairement. Le hasard a aussi fait, que
pratiquement au même moment, j'ai découvert une caricature de
Venizélos visitant l'exposition « Dessins issus de la crise »,
à l'École de dessin de Spyros
Ornerakis. Ses étudiants et jeunes dessinateurs présentaient
leurs travaux, invariablement d'actualité. Lors du vernissage, on
pouvait simplement grignoter et... grignoter par la même occasion
l'avenir. Que faire, où produire et comment vivre dignement de son
art ? Rester ou sinon quitter le pays à la fin du cycle. Cycle
d'études bien entendu, pas de la crise.
| "Ses jeunes dessinateurs présentaient leurs travaux" - Antonis Kakoulidis |
| Alexis Tsipras vu par Makis Theologis |
Car
nos jeunes partent. Leur mot d'ordre : fuir. D'abord un pays
occupé et inexistant, mais aussi un pays dont la mafia c'est l'État,
plus les (autres institutions). Avec une certaine amertume, Aristidis
Baltas dans son
éditorial (Avgi
30/09), estime « qu'au-delà
de l'horreur,
[et] à
part cette prise de conscience nous faisant admettre que notre monde
est soumis à ces forces invisibles qui déterminent de fait nos
destinées, le livre
[Gomorra:
Dans l'empire de la Camorra
de Roberto Saviano] pose
implicitement une question qui nous concerne aussi directement :
Pourquoi la Camorra ou la Mafia n'existent pas en Grèce ? Pourquoi
on n'entend parler que « du milieu » ou « des parrains de la
Nuit », anonymement et sans trop de précisions ?
(...)
La
réponse serait plus claire si l'on considère un paramètre, mis en
exergue par le livre de Saviano. En Italie voisine, à travers toutes
les batailles que l'État mène contre la Camorra ou la Mafia,
d'ailleurs non sans pertes, il s'oblige à une certaine
auto-épuration. Et de toute façon, il fait la guerre contre la
Mafia par certaines de ses institutions et services spécifiques,
sans oublier les tirs à balles réelles, gagnant parfois ici ou là
de batailles importantes. Plusieurs « parrains » se trouvent
d'ailleurs déjà derrière les verrous des prisons italiennes.
| "Ses jeunes dessinateurs présentaient leurs travaux" - Giorgos Tokas |
Risquant
un certain excès, je dirais que cette lutte n'est pas menée en
Grèce, non pas parce que nous ne connaissons pas de Camorra ou de
système mafieux... comme si la Grèce était un endroit idyllique.
Non, bien au contraire : l'équivalent de cette organisation
anonyme a noyauté dans le silence, l'État et ses institutions.
Exagération
? Peut-être. Mais peut-être que non. Pensons à ce que nous savons
de l'histoire et essayons d'admettre, au moins en tant qu'hypothèse
de travail, le lien entre le passé et ce qui se déroule sous les
feux des projecteurs en ce moment. Nous savons que pendant la guerre
civile et jusqu'à la dictature des Colonels, un certain « État
profond » a presque ouvertement confisqué la gouvernance du
pays. On sait aussi, que comme la dictature fut considérée comme
relevant « de l'infraction instantanée », l'épuration
n'a été en somme que trop partielle. À partir de là, on peut
raisonnablement supposer que finalement, après la restauration de la
démocratie, cet « État profond » n'a pas disparu pour
autant comme par magie, mais qu'il a « intégré la nouvelle
situation ». Donc, d'après ce que nous avons pu constater,
nous pouvons raisonnablement déduire que tous les gouvernements
d'après-dictature ont fini par réinventer un modus vivendi avec
lui, car s'y opposer, affronter ces structures bien établies,
comporterait un « coût politique » apparemment
insupportable. En contrepartie, ces structures si bien établies
garantissaient aux politiciens l'affiliation de leurs réseaux
clientélistes, non sans en profiter évidemment.
| "Ses jeunes dessinateurs présentaient leurs travaux" - Kypriotis Aris |
Ces
éléments, nous conduisent à supposer que les divers « scandales »
ou « affaires » seraient de fait en interconnexion.
L'affaire Siemens, le scandale de Vatopedi, celui des écoutes
téléphoniques, celui manuels universitaires, les obligations...
structurellement truquées et ces autres délits d'initiées à la
Bourse d'Athènes. Ajoutons que les journalistes n'ont pas toujours tout
vu : les commandes d'armement, l'affaire des « juges initiés »,
le « circuit des usuriers escrocs Thessalonique », la
contrebande des carburants et la contrebande tout court, les
« irrégularités » financières dans les municipalités
et dans les préfectures, les « entremetteurs »,
« intermédiaires » et les autres maîtres-chanteurs
dissimulés ou apparents, les condamnés à de lourdes peines qui
s'échappent de prison comme de chez eux, les matchs de football
truqués et ce dopage, inextricablement impliqué dans le sport tout
comme l'argent mafieux, la corruption chez les prisonniers, chez les
gardiens et chez les agents, au sein de la police et jusqu'aux juges,
mêlant contrôleurs et contrôlés, journalistes et membres des
partis, des députés et des ministres. Et tout cela alors que la
Constitution quant à elle, assure la presque impunité, car
l'immunité des parlementaires est levée au compte-gouttes et en
réalité presque jamais, lorsqu'il s'agit de ce type d'affaires
(...)
| "Rendez-nous ce que vous avez volé" - Athènes 09/2012 |
Et
il ne s'agit pas, comme on dit parfois d'un quelconque
« dysfonctionnement ». Car le capitalisme grec est un
capitalisme largement nourri par l'État. On y rencontre notamment,
tous ces «Entrepreneurs nationaux et sous-traitants de toute sorte,
propriétaires de médias, banquiers, gérants de fonds de pension
et d'entreprises appartenant à l'État, ou d'entreprises privées
dont l'unique client est l'État. Il s'agit d'une interminable
collecte de fonds publics sans règles ni limites, distribuant ainsi
des avantages dus de manière asymétrique (et) à travers des liens
correspondants à des structures caractéristiques de l'État
profond. Ce système relationnel qui pourrait bien ne pas être
soumis à un centre qui le guiderait d'en haut, mais qui néanmoins,
agit comme s'il lui était soumis. L'harmonie même parfaite qui
caractérise la production du discours public à travers les médias
électroniques et traditionnels, semble toujours obéir à un « ordre
du jour », comme s'il est délivré par un organisme
compétent, d'un « grand » pouvoir exécutif. Alors, en
quoi ce fonctionnement serait-il distinct de celui de la Camorra, ou
de la Mafia ?
Laissons
donc cette question ouverte. Quoi qu'il en soit, tout laisse penser
qu'un éventuel gouvernement de gauche aura devant lui une tâche
très lourde à accomplir (...) »
| Conférence de la Ligue grecque pour la protection des oiseaux (LGPO) |
Telle
est une certaine vision de notre gauche. Elle n'a pas forcement
valeur de « vérité absolue », mais elle ne serait
pas foncièrement mensongère non plus. J'y ajouterais
« simplement », que la jonction entre le « système
de rapacité interne » et cette « autre » rapacité
de la bancocratie mondialisante, aurait engendré ce « cas
d'école », à savoir « l'expérimentation grecque »
sous le mémorndum.
Et
c'est ainsi que nos jeunes partent. Comme nos oiseaux
d'ailleurs. Chassés une fois de plus et de trop de leurs dernières
réserves naturelles que sont ces îlots inhabités de la mer Égée,
car mis en vente (et en exploitation potentielle), au profit des
« créanciers ». Un désastre dans le désastre, et
d'abord destructeur de silence, selon les travaux de la Ligue grecque
pour la protection des oiseaux (LGPO), communiqués lors d'une
conférence sur le sujet, organisée vendredi dernier (28/09). De
cette conférence, tout comme des autres noms d'oiseaux il sera
aussi question dans un prochain billet de ce blog. Besoin d'un peu de
silence aussi....
| "La peur" - Rue Granikos - Athènes 09/2012 |

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4 commentaires:
Et pendant ce temps.......
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/09/28/en-grece-la-banalisation-d-aube-doree_1767494_3210.html
Bon courage à toi et à tous(tes) mes ami(e)s grec(que)s.....
Tout est à reconstruire. Avec de meilleures fondations et avec un urbaniste au service des humains et non plus pour faire de l'argent...
Quelque chose de concret (si ça marche) qui pourrait rapporter beaucoup d'argent à la Grèce
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/afp-00468320-petition-en-suisse-pour-le-transfert-d-une-liste-des-evades-fiscaux-grecs-368194.php
Pétition en Suisse pour le transfert d'une liste des évadés fiscaux grecs
beau papier panagiotis, merci ! et, ah dis donc, l'édito de Aristidis Baltas... il "envoie la purée" comme on dit paraît-il vulgairement ! très, tout à fait convainquant. ça me fait rire quand on parle de la grèce comme berceau de la démocratie : entre-temps sont passés, pour l'en vider de sa substance, les troupes romaines, jésus, les ottomans, la guerre civile et les colonels, le squelette avait bel aspect, faisait illusion, soleil, mer, moustaches et souvlakia, mais le dépeçage laisse le roi nu, et son squelette n'est rien d'autre qu'osses à ronger pour les hyènes qui rôdent. de la grèce ne restera qu'un club med aux touristes servis par des escalves typiques et autochtones, auto-chtones, nés de cette terre qui, plutôt, semble les vomir.
et l'hiver ne sera peut-être même pas chaud, n'est-ce pas ?
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