mercredi 10 octobre 2012

Khaos, Le film



KHAOS - Les visages humains de la crise grecque

Un film d'Ana Dumitrescu, avec Panagiotis Grigoriou

EN SALLES CE MERCREDI, 10 OCTOBRE 2012

Grèce 2012
Khaos, les Visages Humains de la Crise Grecque aborde - à partir de nombreux témoignages et portraits - sans fards, la vie quotidienne du peuple grec, avec Panagiotis Grigoriou - historien et blogueur de guerre économique - pour fil conducteur.

C’est un road-movie au rythme du jazz et du rap qui nous mène de Trikala à l’île de Kéa, en passant par Athènes, à la rencontre du citoyen grec, du marin pêcheur au tagueur politique.

Bande d'annonce





* Photo de couverture: KHAOS - Les visages humains de la crise grecque. Affiche cinéma

13 commentaires

titika a dit…

c'est avec impatience que nous attendons de voir khaos, nous habitons un petit village du sud de la France,cordialement Christina

Anonyme a dit…

Cher Bernard,
Je partage partiellement , voire un peu partialement, ton analyse frappée au coin du bon sens d'Européen convaincu
que j'aimerais rester malgré les vents mauvais en provenance de Germanie.Mais l'Europe n'est pas que marchande, et je pense comme toi , cher Bernard, que les peuples qui ont construit les mêmes Cathédrales, à la suite des temples doriques, ont une une même communauté de destin.
Et si nous devons tout à la Grèce qui, de Barbares a fait de nous des peuples civilisés,convertis,nourris aux sources de la démocratie athénienne et de la philosophie platonicienne, ...il ne faut pas oublier - pour revenir à l'Europe des marchands et à l'actualité qui fâche - que l'Allemagne quant à elle, doit une partie de son redressement spectaculaire d' après-guerre, à l'immigration massive de travailleurs grecs fuyant la guerre civile et qui ont contribué à sa prospérité économique retrouvée.
La visite de Mme Merckel était une provocation inutile quand on se souvient des propos qu'elle a tenus, je cite la Badische Zeitung de ce jour :"Es muss wehtun !", habe Angela Merckel 2010 bei den ersten Verhandlungen über das Hilfspaket gesagt.."
Un es hat weh getan: Mme Merckel, en dehors des lambris présidentiels, n'a vu aucun des 250 000 Grecs...
"die jeden Tag, ne vont pas à la plage, sondern in den Armspeisungen der orthodoxen Kirche verköstig werden"; Dans sa limousine blindée aux vitres fumées, elle n'a entraperçu aucun des miséreux retraités qui doivent dorénavant vivre à Athènes avec parfois moins de 400 euros par mois...Aucun membre de familles éplorées, qui ont perdu un des leurs, souvent le chef de famille, préférant se donner la mort plutôt que de faire les poubelles, comme ses aînés qui rôdent, comme des chats amaigris, autour des détritus des marchés de la capitale.Le taux de suicides à Athènes a plus que doublé en moins d'un an. Car en dehors de l'accueil musclé hier des manifestants souvent débordés par l'extrémisme montant, les Grecs ne descendent plus dans la rue, ne font plus grève -je peux en témoigner-, laissant ce luxe de pays riche à nos agitateurs patentés de la CGT...Les petits commerçants du quartier populaire de Monastiri, ont mis la clé sous la porte, ou se suicident, comme cet ingénieur de Siemens qui récemment encore, s'est jeté par désespoir dans le vide, du haut de l'Acropole...le sacrifice d'Iphigénie, réimmolée par Mme Merckel pour qu'un vent favorable gonfle à nouveau les voiles des exportations de son pays,est quotidien...
Même la très démocrate chrétienne Stuttgarder Zeitung s'en est fait l'écho. J'aimerais que l'Ami-Hebdo qui compatît
- sur toute une page mais... avec talent - aux malheurs de Salman Rushdie et des victimes de l'islamisme fanatique, consacre quelques lignes à la réalité d'un peuple que Mme Merckel n'a pas rencontré..
"Es muss weh tun !" et ce n'est pas fini : Athènes brûle et les hommes pleurent sous les bombes lacrymogènes de l'industrie chimique de la Ruhr, mais en Allemagne comme en Alsace, tout le monde s'en f...t !
On va faire ses courses au Kaufland ou chez dm -moi le premier-, la Grèce c'est loin, juste bonne à devenir un Euroland du tourisme nordique ou une maison de retraite pour les Seniors qui trouvent que les Canaries ou Mallorca sont décidément devenus trop chers. Encore un effort camarades, et la Belle Hellène sera toute à vous,elle se prostituera s'il le faut, mais elle ne perdra jamais son âme et la révolte grondera comme jamais, les Turcs en savent quelque chose...

Kalimera, bonjour, car on est déjà demain! Le jour va bientôt se lever sur le Cap Sounion et il faudra tenter de survivre...
Nix fer unguet,d' Kirrich meus im Dorf bliwe!
El greco-Alsaco

josé meidinger


Anonyme a dit…

Bonsoir

http://www.khaoslefilm.com/

Cré-@ctivement votre
El Sinsé

Nicolas VDR a dit…

Une partie de votre message me semble quelque peu ambiguë.

En effet, lorsque vous écrivez "les Grecs ne descendent plus dans la rue, ne font plus grève -je peux en témoigner-, laissant ce luxe de pays riche à nos agitateurs patentés de la CGT..."

Est-ce que c'est votre propos ou bien l'extrait d'un article paru quelque part ?

Toutatis a dit…

Malheureusement il passe dans un tout petit nombre de cinémas...

titika a dit…

C'est bien là le problème,il faudrait par la suite pouvoir voir ce film à la t.v comme documentaire,cela serait profitable à tout le monde.........Cordialement Christina

Axelle Frebutte a dit…

Et en Belgique, sera-t-il projeté ? et où ?

Agan a dit…

Les vrais raisons du maintient de la Grèce dans l'UE:


http://leblogalupus.com/2012/10/11/zone-euro-pour-certains-analystes-la-vraie-raison-pour-laquelle-un-grexit-est-totalement-exclu-nest-pas-celle-que-lon-vous-a-donnee/

titika a dit…

Merçi pour le lien.Cordialement Christina

Anonyme a dit…

JL Attac

Je voudrais faire passer votre film ds une salle art et essais, je m'y prend comment? Voici mon mail.

jlvaret@gmail.com

Antoine Manessis a dit…

Agapité Sidrophé,

Je viens de voir le film "Khaos" qui devrait passer à 20h30 sur France2 si nous avions, en France, une direction de chaîne publique qui se respecte et donc respecte les citoyens qui la financent.
Ceci dit si le film rend compte avec finesse, justesse, humanisme la situation du peuple grec, de l'impact de la crise sur les différentes couches sociales, je me permets de pointer ce qui me parait une faiblesse politique : c'est Syriza qui semble, au vu du film, comme l'alternative possible à travers, en particulier, l'intervention de Manolis Glézos. Sans contester l’intérêt de cette intervention en particulier lorsque Glézos souligne le risque d'une explosion nihiliste.
Or il me semble qu'au-delà d'une tactique peu lisible, et son électorat le lui a fait durement comprendre, le KKE reste potentiellement l'axe autour duquel un changement démocratique peut s’esquisser en Grèce. Son histoire, ses militants, son enracinement dans la classe ouvrière, sa lutte contre les illusions réformistes, en particulier sur l'Union Européenne, ô combien présentes dans Syriza, font du KKE le roc sur lequel le peuple grec peut s’appuyer.
En tout état de cause merci pour ce film.

Antoine Manessis a dit…

Un mot à propos de l'UE.
Comment peut on après des années de pratique européenne oser se dire "européen" sous prétexte franchement comique qu'en Allemagne, en France....on a bâti des cathédrales!....Ça rappelle les aristocrates de 1789 qui se disaient descendants des Francs alors que les roturiers descendaient des Gallo-Romains !
Un peu de sérieux svp! D'abord nous n'avons pas construit de cathédrales en Grèce , mais des Basiliques à Constantinople pillées par les Vénitiens (déjà l'Europe en marche!)mais là n'est pas la question. La question c'est qu'un Français ou un Grec est plus proche culturellement d'un Algérien ou d'un Tunisien que d'un Letton ou d'un Suédois, même si ceux ci ont construit des cathédrales.
Qu'est ce que c'est que cette vision étroite de la "communauté culturelle européenne" ? Un mythe.
Pour ce qui est des choses plus sérieuses constatons que l'UE a été construite dès le premier jour comme une arme du capital contre le mouvement ouvrier et ses organisations, contre le bloc socialiste qui, malgré tous ses défauts, était son grand arrière et les conséquences de sa disparition le prouvent amplement.
Chaque action, chaque acte de l'UE est une attaque contre les conquêtes sociales, contre les nations comme pôles de résistances à cette offensive du capital.
Et qu'on cesse de nous leurrer avec les âneries de Mélenchon ou Tsipras sur "l'Europe sociale" : il ne peut pas y avoir d'UE sociale, pas plus qu'il ne peut y avoir de Goldman Sachs sociale!
L'UE est intrinsèquement, génétiquement capitaliste. Culturellement inepte, socialement destructrice, politiquement dangereuse.
Bâtissons des coopérations inter-nationales dans le respect des souverainetés populaires et des indépendances nationales car c'est encore là que se situe l'espace d'expression et d'organisation démocratique et brisons les chaînes de l'UE !

alexandre clement a dit…

Entièrement d'accord avec Antoine Manessis. La construction de l'Europe sociale c'est un leurre. Elle n'a jamais été pensée pour cela. Attac attend que les peuples se mobilisent pour la demander et pour l'imposer. L'europe est d'abord une machine de guerre contre les Etats Providence, l'outil pour appuyer la contre-révolution conservatrice. Son but est de gagner la guerre des classes de façon définitive. Ce n'est pas pour rien que les eurocrates ont toujours préféré l'élargissement à l'approfondissement. Culturellement elle n'a pas de sens, économique elle a fait les preuves de sa malfaisance, et politiquement elle n'existe pas, ne peut pas exister.

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