mardi 9 octobre 2012

Cité interdite



La crise, c'est d'abord un temps fragmenté. Elle devient la trame des ruptures, des perturbations et des mutations multiples, lorsqu'elle ne débouche pas ouvertement à la conjoncture du chaos. Et en Grèce, tout indique que ces mutations, les nôtres, concrétisent déjà, l'union de la rupture et de l'incertitude.



* Photo de couverture: Athènes, le 8 octobre

12 commentaires

David a dit…

Je pense que votre compte est piraté et il est pratiquement impossible d'envoyer des textes et je vois que les intervenants sont plus rares sans doute pour cette raison là. Et Google publie des alertes en ce sens d'états qui agiraient en ce sens là. Rassurez-moi

Axelle Frebutte a dit…

Quant à moi, comme je l'avais déjà signalé je ne parviens à lire que le dernier article que vous publiez et encore, uniquement si je le lis le jour de sa publication. Pour les autres, je ne vois que le titre et les plus anciens, je ne les vois plus du tout... Plus d'archives, plus rien même la disposition de votre page est modifiée ...

Kendavros a dit…

Merci pour l'info…
J'essaie de corriger ce (petit) problème… (d'IE)
MAIS…
Pas de panique svp (…on en a assez en Grèce!)
Utilisez plus tôt Firefox ou (à la rigueur) Google Crome… (Pour le moment…)

Merci encore…
Le Webmaster

Kendavros a dit…

Merci à vous... (Voir solution plus haut)

Salutations

Kendavros a dit…

Encore merci pour vos messages... Situation rétablie (ouf!)

Axelle Frebutte a dit…

BRAVO SOU !!! Si le reste pouvait se passer aussi bien, ce serait le paradis !!!

Personnellement je travaille dans une administration et cela fait plus d'une semaine que je suis bloquée dans plusieurs de mes tâches urgentes pour des soucis informatiques qu'aucun de mes collègues informaticiens n'a encore pu résoudre... Je passe un temps infini à essayer de faire malgré tout mon travail correctement mais cela provoque un de ces retards... Je vais leur dire d'embaucher un grec car eux au moins, malgré les préjugés trouvent des solutions !!!! Comme quoi, il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte !!! Mdrrrr !!!

Anonyme a dit…


Lettre d'un citoyen européen à Mme Merckel,en visite à Athènes...
"Votre Europe n'est pas la mienne!

Mme la Chancelière,ne soyez pas choquée par ces images viriles, car vous nous avez déclaré la guerre ! Une guerre économique dont le but est d'éliminer le maillon faible de la zone euro que vous dirigez, sinon de jure mais sûrement de facto! Et comme citoyen europén des bords du Rhin que nous partageons,
j'ai bien peur que certains,
et sûrement,plutôt sicherlich,l'incorrigible Walkyrie germaine qui sommeille en vous,pensent que la Grèce doit être brûlée sur le bûcher de l'Euroland,comme le fut jadis Iphigénie en Tauride,immolée par son père Agamemnon pour plaire à la déesse Artémis. Comme le fera aujourd'hui à Athènes,à vos pieds,le premier ministre grec commis d'office pour excécuter la sale besogne que vous lui dicterait.Ce faisant,l'offrande d'Iphigénie se répète:elle s'identifie toute entière à la Grèce exsangue que vous voulez sacrifier sur l'autel de votre intransigeante Realpolitik, pour qu'un vent favorable souffle à nouveau demain dans les voiles de la zone euro, du bâteau ivre européen dont vous êtes un peu la timonière, même si votre mousse préféré a été réformé..
Un sacrifice,pour tout dire un suicide sur ordonnances, selon les règles budgétaires draconiennes,dévastatrices que vous voulez imposer à ce pays déjà profondément meurtri que vous menacez de vos gris huissiers, demain noirs croque-mort, en tout cas Besserwisser,Besser..wickser,de la sinistre Troïka bruxelloise.
Le sacrifice réitéré d'Iphigénie,Mme la Chancelière de l'Euroreich,serait un naufrage, une catastrophe pour la zone euro toute entière!
Alors,méfiez-vous inconséquente,stur wie a Fass, obstinée Merckel,que les mêmes alizés ainsi par vous déchaînés, ne permettent aux Grecs d'aller reconquérir un jour, la Troie du Nord des rives de la Spree ou de l'Europe des marchands du
temple bruxellois. Comme Berlin en 1945,dans les trümmerliche décombres de votre monstrueux prédecesseur,Broksel,Brüssel par vous annexée,un jour tombera...Ulysse et Mélénas,l'infortuné mari d'Iphigénie,veillent au grain ! Alexandre ou Charlemagne un jour reviendront et rendront l'Europe à la princesse phénicienne que Zeus,-méfiez-vous de lui-, métamorphosé en taureau, avait su séduire..

Malgré vos coups de boutoirs répétés,hässliche cousine germaine,la Grèce survivra,car nous lui devons tout:la fondation de l'Europe ne commence pas-comme vous le pensez-
chez les épiciers grippe-sous de Bruxelles,ni dans les traités pé-pères de Rome ou de Maastricht, mais sous les cariatides pillées du temple d'Athena où Ernest Renan avait eu ces mots prohétiques: "Le monde ne sera sauvé qu'en revenant à toi,{Athéna],en répudiant ses attaches barbares. Courons, venons en troupe. Quel beau jour que celui où toutes les villes qui ont pris des débris de ton temple, Venise, Paris, Londres, Copenhague, répareront leurs larcins, formeront des théories sacrées pour rapporter les débris qu'elles possèdent, en disant: « Pardonne-nous, déesse ! C'était pour les sauver des mauvais génies de la nuit » , et rebâtiront tes murs au son de la flûte, pour expier le crime de l'infâme Lysandre!"
L'infâme Lysandre ou l'intraitable Merckel, même combat! Puis ces cités repenties iront à Berlin,"maudire le sol où fut cette maîtresse d'erreurs sombres, et l'insulter parce qu'elle n'est plus." écrivait encore en 1865, européen prémonitoire, Ernest Renan,dans sa merveilleuse Prière sur l'Acropole.
Aujourd'hui,plus que jamais, nous sommes tous des enfants d'Athéna et de la belle Iphigénie massacrée,mais dont le sang versé,engendrera peut-être un nouveau mythe fondateur dont votre Europe,qui n'est pas la mienne, manque cruellement....

josé meidinger

alexandre clement a dit…

Décidément l'Union européenne aura su réveillé les vieux démons anti-allemands. Il y a quelques trente ans on nous vendait l'Europe comme facteur de paix et d'amitié entre les peuples, c'était au temps de la prospérité. Aujourd'hui toute l'Europe déteste l'Allemagne. Même en France où on commence à comprendre que l'euro c'est l'impôt de l'Allemagne prélevé sur le reste de l'Europe.
Il n'y a plus guère que les illuminés qui pensent qu'on peut encore faire une autre Europe : Avec qui ? Comment ? Mystère et boule de gomme.
En tous les cas bravo pour votre blog !! Même s'il est très déprimant tant on ne voit pas l'issue d'une telle mascarade... si ce n'est le chaos !

Anonyme a dit…

Cher Pangiotis
J'ai eu le plaisir de vous voir à l'émission "28 minutes" sur ARTE et le déplaisir de voir comment, même sur cette chaine, à cette émission, où l'information est d'un genre différent, comment elle s'est déroulée (l'émission). Et j'enrageais quand on vous coupait la parole et, que pire, on préférait la donner à Carl Meeus ce pro-libéralisme à la noix !
Je vais aller voir Khaos, (une fois n'est pas coutume je vais si rarement au cinéma), j'y retrouverai sans doute un peu de Catrastroïka ...
Merci à vous
Catherine

Kendavros a dit…

Merci pour le compliment.

Cependant, je suis certain que votre idée d'embaucher des grecs ça serait use chose facile à réaliser, vu que notre pays est en train de subir une hémorragie, et de perdre une grande partie de sa jeunesse, la quelle, désespérée, part à l'étranger. Bientôt il n'y aura plus personne pour 'trouver des solutions' !
Concernant mon propre départ, cette idée me paraît irréalisable, vu l'état de mes rhumatismes et la distance qui sépare la Belgique de ma plage préférée. Elle, en tout cas, elle n'est pas encore vendue…
Peut-être un jour… Serais-je encore la ? Mais ça serait vraiment dommage pour mes enfants, et pour ce pays qui a vu naître les plus grandes valeurs et idées, sur lesquelles est basée notre société actuelle et auxquelles on fait toujours référence, sauf bien sûr, quand on veut affamer et exterminer un peuple au nom d'une économie décadente.

Je ris aussi… noir…

Bon courage à vous.

Anonyme a dit…


PHILE MOU !
Je partage partiellement , voire un peu partialement, votre analyse révoltée, la mienne étant toute aussi scandalisée, mais également, frappée au coin du bon sens de l'Européen convaincu que j'aimerais rester malgré les vents mauvais en provenance de Germanie.
Car l'Europe n'est pas que marchande, et je demeure persuadé que les peuples qui ont construit les mêmes Cathédrales, à la suite des temples doriques, ont toujours une même communauté de destin.
Nous devons tout à la Grèce qui,de Barbares a fait de nous des peuples libres,européens,pour tout dire civilisés,nourris aux sources de la démocratie athénienne et de la philosophie platonicienne, ...et il ne faut pas oublier
- pour revenir à l'Europe des marchands et à l'actualité qui fâche - que l'Allemagne quant à elle, doit une partie de son redressement spectaculaire d' après-guerre, à l'immigration massive de travailleurs grecs fuyant la guerre civile et qui ont contribué à sa prospérité économique retrouvée.
La visite de Mme Merckel était une provocation inutile quand on se souvient des propos qu'elle a tenus, je cite la Badische Zeitung de ce jour :"Es muss wehtun !", habe Angela Merckel 2010 bei den ersten Verhandlungen über das Hilfspaket gesagt.." (il faut que ça fasse mal, avait-elle dit lors de l'attribution de la première aide européenne à la Grèce)
Un es hat weh getan,et cela a fait mal!: Mme Merckel, en dehors des lambris présidentiels, n'a vu aucun des 250 000 Grecs... "die jeden Tag'',chaque jour, ne vont pas à la plage, sondern in den Armspeisungen der orthodoxen Kirche verköstig werden" (mais dans les restos du coeur de l'Eglise orthodoxe). Même la très démocrate chrétienne Stuttgarter Zeitung le Journal de Stuttgart s'en est fait l'écho.
Mais dans sa limousine blindée aux vitres fumées, la chancelière n'a entraperçu aucun des miséreux retraités qui doivent dorénavant vivre à Athènes avec parfois moins de 400 euros par mois...Aucun membre de familles éplorées, qui ont perdu un des leurs, souvent le chef de famille, préférant se donner la mort plutôt que de faire les poubelles, comme ses aînés qui rôdent, comme des chats amaigris, autour des détritus des marchés de la capitale.Le taux de suicides à Athènes a plus que doublé en moins d'un an. Car en dehors de l'accueil réservé à Mme Merckel,... musclé,viril et pour tout dire excessif dans ses caricatures nazies de la part de manifestants souvent débordés par l'extrémisme montant, les Grecs ne descendent plus dans la rue, ne font plus grève -je peux en témoigner-, laissant ce luxe de pays riche à nos agitateurs patentés de la CGT...Les petits commerçants du quartier populaire de Monastiri, ont mis la clé sous la porte, ou se suicident, comme cet ingénieur de Siemens qui récemment encore, s'est jeté par désespoir dans le vide, du haut de l'Acropole... prolongeant le sacrifice d'Iphigénie à Tauride, ré-immolée en quelque sorte par Mme Merckel pour qu'un vent favorable gonfle à nouveau les voiles des exportations de son pays...

"Es muss weh tun !" Ça fait mal..., et ce n'est pas fini : Athènes brûle et les hommes pleurent sous les bombes lacrymogènes de l'industrie chimique de la Ruhr, mais en Allemagne comme en France, tout le monde s'en f...t !
En Alsace où je vis périodiquement quand je ne suis pas dans ma maison de Céphalonie, on va faire ses courses au Kaufland ou chez dm -moi le premier-, la Grèce c'est loin, juste bonne à devenir un Euroland du tourisme nordique ou une maison de retraite pour les Seniors qui trouvent que les Canaries ou Mallorca sont décidément devenus trop chers.
Encore un effort camarades, et la Belle Hellène sera toute à vous,elle se prostituera s'il le faut, mais elle ne perdra jamais son âme et la révolte grondera comme jamais, les Turcs en savent quelque chose...
josé meidinger

Axelle Frebutte a dit…

Sas katalavenw !! Votre réponse m'a ému car je connais votre situation au pays, ma fille est à moitié grecque et bien avant sa naissance, depuis 1983 en fait, je vais chez vous aussi souvent que mes finances et mon travail me le permettent... La Grèce est dans mon coeur et dans mon âme depuis mon enfance (j'étudiais le grec, le latin, l'histoire...). Après l'obtention de mon diplôme, fin des années 80, j'ai failli venir vivre en Grèce pour enseigner le français mais la rencontre de mon mari, un grec dont le père s'est exilé en Belgique pour travailler, et la naissance de ma fille en 1993, m'ont fait demeurer ici... Mes contacts en Grèce, les amis que j'y ai découverts depuis toutes ces années et avec qui je suis toujours restée en contact, la communauté grecque dans mon pays et surtout l'intérêt et l'amour que je porte à "n mikri patrida mas" font que je connais la souffrance et le chaos que vous vivez. Mon coeur saigne et je suis souvent en colère face à cette injustice qui vous est imposée tous les jours...Et je me sens si impuissante ... Je vous envoie toute mon affection en espèrant que cela vous apportera un peu de soutien dans ce monde cruel et déshumanisé... Solidairement vôtre, Axelle ou Xanthi pour mes amis

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