mercredi 12 septembre 2012

La fille du roi



Il était une fois un roi sur son île, Syrna, aussi nommée Agios Ioannis sur les cartes nautiques. Son royaume s'étendait sur cette petite île de la mer Égée, d’environ 11 km², mesurant 4 km de long sur 2,5 km de large et sur les îlots rocheux proches, Tria Nisia (“Trois îles”). Theodoros Metaxotos, surnommé “le roi de Syrna” vécut sur son île seul avec la famille, ses bergers et ses bêtes jusqu'aux années 1970, où il quitta définitivement son royaume pour l'île voisine d'Astypalaia, 20 milles marins plus au Nord dans l'archipel.



* Photo de couverture: Eleni Metaxotou. Astypalaia, le 11 septembre

13 commentaires

Magne a dit…

Excellent article qui nous donne un éclairage sur la vie passé et les problémes du présent , triste de voir que la Grèce ne peut investir dans le solaire et l'éolien qui sont les energies d'avenir pour toutes ses iles

titika a dit…

Christina


Vraiment,j'ai pleuré en lisant l'histoire de cette femme,elle est belle cette personne,ainsi que toute sa famille une sacrée leçon de vie et de courage et quelle belle image des grecs et et d'un passé si cruel,merçi monsieur Panagiotis de nous offrir ces pages de vie,ça redonne espoir dans l'humain......

Anne a dit…

Je viens régulièrement à Amorgos deux mois d'été (et parfois au printemps) depuis plus de dix ans, j'y ai construit une petite maison dans le sud de l'île; Cette année, en plus de l'inquiétude tangible des amis grecs de l'île - qu'ils vivent dans l'île ou à Athènes - il semble aussi qu'un projet de parc éolien et solaire désespère les habitants. Ah oui! C'est une entreprise allemande qui porte le projet... ça passe d'autant moins qu'aucune retombée sur l'île n'est prévue. Difficile de démêler le vrai du faux mais cette opacité en elle-même illustre bien le problème des Grecs... Merci de votre blog que je suis depuis le début...

Anonyme a dit…

Je n'ai pas non plus compris "le commutateur ontologique"...
Je ne suis pas d'accord avec le précédent commentaire, j'aime bien votre style, même si je le trouve étrange, grec, sibyllin, quoi!
Merci de ce bel article

Anonyme a dit…

Suite du commentaire... Je m'inquiète toutefois, en tant que prof d'allemand amoureuse de la Grèce (je ne suis pourtant pas Allemande!) de cette haine que beaucoup de Grecs ont envers l'Allemagne. Ils confondent tout. Il y a la politique, il y a les banques (surtout elles!) et puis les gens en Allemagne, qui commencent vraiment à en avoir assez d'être critiqués ainsi!

Je ne comprends pas les Grecs, même si cela fait 20 ans que je passe tous mes étés chez vous... Mon amour pour votre culture date de longtemps, puisque tout a commencé pour moi à onze ans, lors des premiers cours de grec ancien (donnés par un prêtre défroqué d'origine ... italienne!)
Bref, si je n'avais pas cet amour si profond pour votre culture et votre pays, que je connais quand même pas si mal, même si je ne fais que baragouiner votre magnifique langue, hélas, je ne me permettrais pas de vous parler ainsi.

Non, je ne vous comprends pas. Qu'ont avoir les touristes allemands, qui vous apportent tout de même de l'argent, dont vous avez pu aussi profiter, n'est-ce pas, avec tout ça. Et si des gens essaient d'installer des éoliennes et de développer le photovoltaïque, n'est-ce pas une opportunité?
Vous êtes sur la planète guerre de 39-45, je trouve votre article très beau, et le moment d'après, il m'énerve au plus haut point. Mais arrêtez les amalgames!!! C'est, dans le fond, le niveau de la presse de boulevard de chez vous qui associe les photos de la dernière guerre (en noir-blanc) avec les envahisseurs teutons de Bruxelles.
Moi, je me reconnais dans l'Allemagne de l'expressionnisme, de la résistance intérieure (elle a aussi existé, die innere Emigration, celle de Marx (originaire de Trêve, en Allemagne donc!) Thomas Mann, de son frère Heinrich Mann, de Brecht surtout, de Benjamin (juif allemand, mais allemand!) , de Fassbinder, de Wim Wenders, pour ne citer que ceux-là...
Et aujourd'hui encore, l'Allemagne accueille des milliers de Grecs, si c'était une population aussi détestable, personne ne désirerait aller se les geler là-bas.
Un peu de dialectique, que diable!
Je signe ce coup de gueule: Nathalie Boy de la Tour

jiemo a dit…

Chère anonyme ,
vous ayant lu avec attention , je pense que vous êtes soit mal informée soit , comment dirai-je , malhonnête !
En effet dans les dernières lignes de votre commentaire , vous omettez sciemment , ou pas , de préciser les causes d'une migration massive vers l'Allemagne : son vieillissement et son futur manque de main d’œuvre , concomitant à un chômage grandissant des jeunes européens du sud , vous ne me ferez pas croire que vous ignorez que madame Merkel fait en ce moment un recrutement massif dans les pays qu'elle a contribué à "assécher" financièrement par ses refus économiques successifs.

Je vous concède la qualité de professeur d'allemand mais surement pas celle de professeur d'économie allemande encore moins celle de sociologue... et si effectivement nos amis grecs se trompent de guerre , ils ne se trompent pas de crise , eux !

Bonne soirée !

Anonyme a dit…

A propos du regard de commisération chagrinée que de nombreux Allemands jettent sur les Grecs (parfaitement illustré par le commentaire laissé un peu plus haut), quand ce n'est pas un regard franchement hostile mais toujours de bonne conscience, je recommande le très intéressant article du Monde Diplomatique de juillet, intitulé "L'effroi du retraité allemand face à l'épouvantail grec" (http://www.monde-diplomatique.fr/2012/07/CYRAN/47928). Il montre comment les médias allemands s'y prennent pour enfoncer des préjugés racistes anti-grecs dans la cervelle des gens. Mieux vaut s'"énerver au plus haut point" contre les Grecs que contre les banques...

Toutatis a dit…

Je pense que c'est une erreur de s'en prendre aux Allemands. C'est le système qui est coupable, et pas l'Allemagne. Système qu'une majorité de Grecs ont approuvé. L'argent nécessaire à soulager la crise existe : les centaines de milliards détenus par des Grecs riches dans les banques suisses et autres. Un des effets du système économique européen est de désolidariser partout (par la liberté des mouvements de capitaux) les riches du reste de la population. Inutile de s'en prendre après aux retraités allemands. Il se passe en ce moment en Espagne la même chose que ce qui s'est produit en Grèce : une fuite des capitaux gigantesque, qu'on demandera ensuite à des contribuables du nord de l'Europe de combler, en les culpabilisant.

dorothea a dit…

Allemande en France, je m'inquiète moi de l'Allemagne. Depuis que la "crise grecque" a commencé le lis la presse allemande (die Welt, Focus, der Stern, der Spiegel ...) et j'ai honte. Un tel ton, un tel mépris, une telle haine par rapport au peuple grec est impensable en France, même dans la presse d'extrème-droite. La guerre 39/45 est fini, Brecht et Benjamin sont morts. Ce qui me préoccupe, c' est le présent et il est vraiment inquiétant.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour merci pour vos commentaires que je ne commenterai pas car tout ou presque est déjà dit, y compris sur l'Allemagne.

Effectivement en Grèce on ne se trompe pas de.... crise !

Anonyme a dit…

En passant ...

La Grèce relance son programme de privatisations
(Le Monde.fr avec AFP | 12.09.2012)

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/12/la-grece-relance-son-programme-de-privatisations_1759142_3234.html

Cré-@ctivement votre

El Sinsé

Magne a dit…

Pour certaine je recommande vivement la lecture de l'excellent livre de Paul Mazower "dans la Grèce d'Hitler " vous comprendrez peut être que le comportement actuel de l'Allemagne est pour le moins déplacé , et de vous renseigner un peu sur le scandale Siemens pour des corrompus il faut des corrupteurs

jiemo a dit…

Étrange cette impression d'une nouvelle Treuhand , pour ceux qui auraient oublié ou pas connu , un aricle de Libé en 1995:
http://www.liberation.fr/economie/0101130585-mission-accomplie-la-treuhand-s-autodetruit

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