samedi 25 août 2012

Raisin de Corinthe



Les séquentialité dense en faits critiques et forcement de crise, dépassent cet été les “communes mesures” de jadis. Entre les mesures annoncées de la bancocratie troïkane par Samaras et ses autres His Master's Voice, l'effondrement du système de santé, et la stratégie holistique des faits devenus trop divers, les habitants d'ici, sur ce champ de tir de l'Union Européenne des Banques, subissent et véhiculent à la fois leurs propres mutations.



* Photo de couverture: Sur le barrage d'Achéloos. Thessalie, août 2012

7 commentaires

kwarkito a dit…

Quand même quelques nouvelles réconfortante d'une socialité qui ne se perd pas tout à fait et peut même émerger grâce à la crise

Anonyme a dit…

Kwarkito a déjà tout dit ! C'est la résurgence de ces réseaux d'échanges matériels, sans passer par l'argent absent, qui est réconfortante...
Merci à vous, Panagiotis, pour votre mémoire historique – j'avais oublié l'affaire Lambrakis, malgré le film de Costa-Gavras, que je me remémore seulement à l'instant –, et les liens, les parallèles que vous établissez avec le temps présent. Précieuses chroniques...
Dominique Gerin

Anonyme a dit…

Je n'y vois rien d'autres que tentatives de survivre...

Réseaux ou pas, survie ou pas, la crise est là et le monde qui l'a produit aussi.

Il faudra autre chose que ces simples mécanismes de réajustement du quotidien pour commencer à espérer autre chose et éviter la guerre civile à venir masquant la guerre véritable qui n'est autre que sociale.

Et pour l'instant de ce que l'on peut lire sur le blog de Grigoriou, l'on en voit pas vraiment de trace... Mais que peuvent faire les grecs, seuls face au capitalisme mondialisé. Peut être qu'un jour nous verra nous rejoindre tous pour faire face. D'un bout à l'autre du monde avec des intensités et de temps différents, alors apparaîtra l'espoir et l'on remettra enfin en cause l'ordre régnant.

Nous n'en sommes pas là, reste la survie et ses stratégies. Reste le politique qui manipule, étouffe et caresse les peurs, s'accroche à son monde, de toutes les manières possibles.

Pierre Grandmonde a dit…

Merci Panagiotis,

Je lis tes récits depuis plusieurs mois via Rezo,et je les partage.
Merci pour ces témoignages sur le terrain,ces tranches de vie qui nous donnent à toucher la réalité grecque et nous donne un aperçu de ce qui nous attend si nous n'y prenons pas garde.
Tu nous fait naviguer dans le pays des désillusions et d'une certaine forme de fatalisme, avec d'un côté le fascisme qui pointe, et de l'autre une solidarité retrouvée pour faire front à la troïka et sa thérapie de choc.
Je te souhaite à toi et peuple grec beaucoup de courage pour faire face.

Bravo pour tes textes toujours bien écrits et les photos qui illustrent tes propos

Anonyme a dit…

merci pour cette fin d'article sur les montagnes d'Epire, descendante de la Haute-Savoie, je connais bien cette 'résistance' montagnarde, la gnôle remplace l'ouzo, et on trafiquait le tabac entre les vallées des Alpes françaises et suisses... enfin il y a eu 10 % de la population de mon village qui a migré en Argentine à la fin du XIXe siècle...

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir,je vous remercie pour vos commentaires fort encourageants, relevant également de indispensable esprit critique. En effet, je me pose également la même question que certains parmi vous; c'est à dire, dans quelle mesure "il faudra autre chose que ces simples mécanismes de réajustement du quotidien pour commencer à espérer autre chose et éviter la guerre civile à venir masquant la guerre véritable qui n'est autre que sociale", et j'y ajouterais pour imposer un véritable autre projet collectif. D'ailleurs en observant et en subissant en même temps le nouvel univers issu de la crise, je sais que les tentatives de (meilleure) survie, elles ne conduiront au mieux qu'à la survie. C'est ainsi que les "programmations" venues d'en haut et de la géopolitique en cours ne seront nullement annulées, ni même entravées. D'où sans doute, un certain fatalisme qui n'est pas forcement synonyme d'inaction. Il est aussi évident que certains espaces géographiques se prêtent davantage à de formes de résistance et de réappropriation du quotidien face à la crise (comme la montagne), ce qui pourtant n'apporte pas non plus la "solution globale". Par exemple, nous ne savons pas encore si les montagnes grecques redeviendront attractives ou si au contraire, une nouvelle émigration aura lieu. En tout cas, la vague supposée (et annoncée par les médias) de citadins retournant dans leurs campagnes n'a pas (encore ?) eu lieu.

zozefine a dit…

quand irons-nous cueillir les raisins de la colère ?

chrisi avhi. golden dawn. qu'en faire ? si ce gouvernement avait un peu plus de c*uilles, ou y trouvait moins son intérêt (le plus bas, le plus tactique, le plus pusillanime), il devrait purement et simplement interdire ce parti. pas de liberté aux ennemis de la liberté. on me dira : ça n'empêcherait rien. mais au moins, ça ôterait la façade légale de ces vrais de vrais néo-nazis. car je crois que personne ne le répètera assez : ce sont des vrais gros, immondes néo-nazis, et la bête immonde n'est pas morte. et c'est ici, en grèce massacrée, bien plus que le fn en france, bien plus qu'orban en hongrie, que cette bête immonde reémerge. qu'au moins on lui ôte la légalité de montrer son sale mufle.

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